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Full text of "The Book of Religions: Comprising the Views, Creeds, Sentiments, Or Opinions of All the ..."

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1 



^"•^ ^.. /d'Z^ 



DICTIONNAIRE 



{tiBREGB 

DE LA FABLE. 

SblTfON STfiRSOTlTFE 

• FAXTB 

iLH MOVER DE MATRICES MOBILES EN GUIYRE^ 

o*ArBis 

tE PROC^Dfi DBERHAN. 






/*s. * , 






SENLIS, 

IMFRIU&RIE Sji&AoTVfX OB TKEMBLAT. 



M 



f iiiG'rrbNNAiRJi 
DE LA fable; 

POUB ' 

('■•CKLLtttlRCt DM rOlTBI, DM TABUIAIIX BT DU 

PAR CHOMPBfi. . 




^ CBB! M". VKCTE DlBa, 

'B14. 




#-' 



.1 



: f 






THEN EW YORK 

PUBLIC LIBRARY 

. . . ^ 

ASTOR, LENOX AND 
TILDEN FOUNDATlOM«» 

1897. 




I : 



1 : . 



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• if- •'■? »■ i .■•'■''•■l' ^i*V" i-'ti-i *. ■ ■' 



AVERTJSEMENT. 



Oh salt que la Mjtiioldie «8t an tissn d'imagi- 
nations bizarres , nn amb oonfas de faits , qnel- 
qu^fois yrais dans le f<lid , mais sans presque 
ancnne chronologie , saD ordre , sonyent mSrae 
repetes sons differens nims ; qu'enfin c'cst un 
assemblage de contes mislrables , la plupart desti- 
tn^s de vraisemblance, el dignes de m^pris. Mais 
on sait aussi que la cdnnoissance le ces chimeres 
poetiques et paiennes est absolument necessaire 
pour entendre les auteurs. Dans cette yue , Ton a 
ici rassemble , par -ordre alphabetique , ce qu*il y a 
d'essentiel k savbir sur cette matiere , afin d'epar- 
gner aux jeunes ^ens la peine d'aller puiser dans 
des sources souvent empoisonnees , ou , apres une 
etude dangereuse et degoiitante , il nj a rien a 
gagner pour la raison , et ou il 7 a tout i perdre 
pour le coeur. 

L'e succ^s de cet onvrage a parn exiger qu'on 
le rendit le plus complet qu'il etoit possible , en 
J inserant une quantite de mots inconnus a ceux 
qui n'ont pas encore une suffisante connoissance 
de la Fable : tels sont les mot» qui ont rapport a 
la geograpbie poetique , ou anx surnoms des divi- 
nitea paiennes , comme Thaumantias , Virago > ^d- 

^epAmgmt, Tardipti , CtC Par ce mOJ«a OTk ^ftx^ 
Die. 0te h Fable, d 




ij ATEATI$£U£{iT. 

tclaiiei Mir-le-cbaup en Jant les beliDSM«n*J* 

II d'mi pai nud k pipoa cependaot de Gxn 
encore p)fu «xiictemeat 'objet de ce petit. Dic- 
tionnair«,pauri|elujpi demandacceqni.liuMt 
■ etraDger. On Mltend pa la Fabl« lei comei qw 
le paganitme a iaiti d«: dieui, des deni - dicnx 
et des her05 qw lei poiei ODt chantes , avec le( 
fitea et les ceremoniei le rcligian qn'on j o^^- 
lervolt. Voila de qaoi i I'agit poui rin[e)ligeiiea 
des poetBS. Noui D'avoapu entieprit d'expliqne^ 
ce cjui est cache sous oa voilei ; e'est uae antM 
esjiece delude. Lea IclL-s det [frincea qui M toat 
fait adorer, les apotlieoMS des empereurs roDKia* , 
lesnomsdetoat^slesdiTinitcsdesancienspeaplai 
I)ai'batcs,ridi}lkriede3 a'auTagei am^ricaiog; toiU 
cela n'a.pas plns^e rappon kl'Histoirr poetiqae, 
que lea Fables d'Eiope , ou les psgodet del Indei , 

OnacoDtiDne&faireuDeatteii4onp~articulUielk 
ricono1ogie,c'est-j^dite,iireiplication des statue* 
ct des tableaux delaFable.dont les peJQtresetle* 
Eculptean out fidilement maiqoe les sjnbole*. 
L'usage 'de cette partie du petit Diciionnaite, con- 
side I'ableiaeat aagmeDtJe, eit tODJoun lo m^me. 
Pour gaToir, par eienple , ce que c'ett qu'aaa 
figure d'homme port^ tat an Aigla, ou armee 
d'uDe Faux; ce que c'est qu'uoe figuve de femme 
av«c ua Creiiiant an une Tour sue la tete , il but 
cherchtc le mot •<(j(«, qki renvoie k JupiteiOD ' 
GaoTHiede . Faux k Salume . CroiuuHl a Diane 



lyERTlSSEMETfX: ii^ 

iSleiin articles , on compare le ta(V>leau~ou la 
,atae qu'on considere ayec celui Hes recits qui le 
caract^rise.. 

Nous avons encore tliche de'perfectionner ce 
Lexique , et nons osons presque nous'flatter d'etre 
parvenus a en faire une esp^ce ?e Commentaire 
general de Mythologie , sur les textes des anciens 
auteurs , non seulement en ce qui constitue This-' 
torique de la Fable , dans les articles tels que ceux 
d' Achate, d'Ajax, etc. ; et cequi regarde la religion 
pafenne, eomme dans les articles Ambrosie, Dieux) 
laidnes, etc. ; mais aussi , dans ce qui conccrne la 
geographic poetique , les noms patronimiques , et 
les surnoms des fausses diyinites. En voici quel- 
ques exemples , pris setdement de lalettre A. Si on 
lit dans Ovide : Mmonias si quU decurrit ad artes ; 
et dans un autre endroit : Per tamen adversi gra~ 
dieris cornua tauri JEmoniosque areas: encherchant 
ici I'aYticle JEmonia ^ on j trouvera que par artes 
Mmonias il faut entendre ta macfie, et la constella- 
tion du Sagittaire par Mmonlos areas. 

Si on lit dans un endroi| de Yirgile : Memor lite 
matris Acidaiiai , et dans un autre : Sacri monstrat 
nemos Argileti; on trouvera k Tarticle Acidatie que 
c'cst Venus , et pourquoi ftUe est ainsi sumommee ; 
et k I'article Argilhte, ce qu'il faut entendre par 
sacri nemus Arcjileti, 

Enfin , si dans Horace on b't : DiVoi" gratum 
ijtuiB r^gis Antium ; ou bien : Laivis Agyieu, on 
trouvera, aux articles Aniium et Aggtus , quelles 
fldnt les divinit^s dont le poete parle dnns ccs 
dtUM eadroits» 



iv AVERTISSEMENT. 

Hen est de m^me pour les noms patronimiq 
Qu'on lise dans Horace : Quin el Atridas dm 
superbos, etc. ; dans Virgile : Hortator scelemm 
tides ; et dans Oyide : £olis inierea tanlorum i^ 
maloFum; on trguyera a I'article Atrides qu 
sont Agamemnon et Menelas ; a Tarticle MoU 
cjue c est Vlytsfy et k l^article MolUj q[ue c est 
done* 

Ontre les obseryations qui cegardent Tii 
Ugence des autenrs, on en a recueilli quel< 
autres C[ui , sans j ayoir un rapport aussi dir 
peuyent neanmoins jcontribuer : comme a Tar- 
AchiUe, en a obserye que la fable qui le sup] 
inyuIneFable n'etoit pas re^ue du temps d* 
meve; k celui de Colchide, qu'on j a suppose 
yilie de Golcbos qui n'a jamais existe ; a celu 
Sirines, qu'elles n'etoient pas des monstres m( 
femmes et moitie poissons comme on se les fig 
mais des monstres si differens de ceux-lk , 
Piine les appeUe des oiseauz fabuleux , etc. 

Si Ton ne trouye pas ici bien des articles q\ 
yoit dans de nouyeaux dictionnaires preten 
portatifi sur la mdme matiere , c'est que ces 
tides sont ^ on etrangers k la Mjrthologie , ou i 
des noms defigures et barbares. 



DICTIONNAIRE 

)E LA FABLE. 

ABA 

Cette leltre, cbex les Grecs, ^it tcganF^ comme 
tauTais angure dans leiira sacrifices ; car c'etoit ordi- 
iment par die que conuneD^ient les menaces que 
linistres de leur religion leur jQnsoient de la part des 
X. De la Ics Grccs designoient frcquemineot celte 
s pour nn mot de leur Lngtie qui coxmncnce par un 
: qui signifie menace, 
BA ou Abs, ville de la Phocide, ainsi appel^ da 

d'Abas, fils de Ljncde et d'Hypcrninestrc C6loit 
i une ville de L]i;cie , ou il y aToit un temple d*ApoTlon. 
BAoiB ou Bettle. C'est le nom de la pierre qu'Ops 
ibde , iemroe de Saturne , emmaillotta lorsqu'ellc mh 
ter an monde, pour la presenter k son mari, qui 
>roit tous ses en&ns mftles , de crainte qu'ils ne le 
^nassent On a mal k propos confondu cette pierre 

le ^eu Terme, puisqu'il'n^^oit pas moins reverb 

la figure d'nn picu on d'nnc tuile que sout celle 
e pierre. 
.BiEus. ApoUon ^toit air>si sui*Dommf d'un temple 

avoit h Aba , ville de la Phocide. 
BANTiADiSf nom patronimique de Pers^, pelit-fils 
ws, roi des Argiens; dou encore les rois d' Argot 
3t noxnmds Abantiaiies. Comme il y a eu plnsimrs 
s du nom d'Ahas, lei rs fils ss tronvciAl aus%\ Awv\% 
oeieSf Jesii^ncs par cehii d' Ahantiades, 

t. de U Fable. X 



( 



ABD 

AsilNTrAi, nam pmrDiiiiui.jiie Je Pa'^nffr il'AlaUMCi 
•inn deux pcliu^-lilln d'ALas, rai Jrs Aij,Uni. 

AnARBAn^, U0C Jfs Naiades', ^ur Dacoliuii , Gb aiod 
K I.sonHkl(ia,ipoiiBg, el doiK il nil Jtuifiti, ieijit •! 
edasc. Ham. 1.6. It. 

AbAMis dtoit un fvcjlbe, qui, pour avoir cfaanli Is 
ijBje d'A(»l1oB nu iiaj* Jcs [lyperbon'tM, fiit fait 
'and-pt«lredccedicu,ctrG{iitdelui, outre i'etpnl de 
vinauoD, une Dedit lur laquclle il traverMnl la nit*. 
II 4lit qu'ajaiil laimipui noe (Utuc de tCuerve ilea oi 
: Pv-lops, il la TBBjit auiTrofen.', qui crimut, ma it 
iinle, que cclte ttalue vcnoit du c.cl, d'ou il I'ariHt 
•iiv A dewi'tidie. C'dl cc uniulacrc qui dcpuii fnl c#- 
l!« sous le QODI de PaUaiiiim. ' 

Il J a cu deux outrcs Aliaiis; un qui fut lu^ par Per- 
c, et I'autrc qui le flit pat Eurjalc. 

AaASf Gisdu Utilaujre et d'Hippollroon, c|uel4]nn-m» 
5t'iit ie Glldus. II fiit dungi cu Kinrd pnr la dcesu 
kii, paice qu'il s'eloil moijud d'eile <A de ces saa'ifmi, 
L tu regardant boin avec Irop d'avidii^- Ou croit quft. 
:si le lueme qiie Slellf. Met. I. 5. 

II y ovoil nn eompagnou d'Eiice, el un CeiilaUK de 

11 y ent uD autre Abas, roi ties Argicws, Gis dr l.jn- 
c tl d'Hypcrmnettre, cl, scion d'aulres. dt: ISclus. II fill 
le dcTrCEltis et d'Acrisc, ct aieiil de Fursw. II oiuiuil 
luioiin^ent la guerre. 

C'qloil aussi le luan d'un des pnnclpiux (ircci qui 
rent tur^s la Duit do ta prise dc Ttoic. 

Aa tSTEa . fuD do chcwix de Plutan. 

Abatos. C'^oit un gmnd roclier ft'parci de I'ile tb 
lilil' il.nns Ic Nil, ou emit lo-timibeau d'Obiris dani lUt 
ii:y/e ami Ini Aiai <LVfin. 



" ,, ABI " J 

i'-ifclKontde, Gibttir. Scla^ifaattci.ce fin Bjw rij yii 
lltti (Mb jilk e^ llonrlMt 3a iM 6m AbiMrai,'qB> 
w«4|t <M dfrw! p«r In dmrnr^ ^ ffimntdK Lm AhdB- 
rinmt Mrat afsex commilDimeDt nnkratfi pv (u an- 
■liw,- ilt ^ p rti t ma <>Ui> fcti JWW «T«c ODcirM- 
HMW Mn^dM ([ui «b t'lCEordt goMa ncE !■ psMioa 
qii'il« avniciit puut l.i piiL^ic, pom In ni»!FiqBk N poor U 
dcctamiljon dcs piivci >lc tlieAtre, ■iiitoiil ^ tng^iu. 
■Is fiurCDI cniutsiut9 d'sbandDnucr leor vilfe, I caua 
d'nne quinlilG prodi^iicUH de grenoalUci'M dB rau qui 
M mohiptiment dBi»G^pa;s, el ib k lerirtMM diui h 
Hacddoinc-Pomp. .fitliii. 

AoDiani. juiine Grcc qui ful d^vocc pu Itl ditruu 
'dEDiiiIuMCiqu'tiercdIc, Dpib les avoir olarA k Cc n» 
ifcllicace, lui nvoii doniiea li gardn. itiiolL, 

i^HEiiLE*. Voy. AiUlre. 

AniJAOti , .yaci-anc divinile dci (i.tiili>&. C'nl U 
■6Bi qn'ApoUM an la SqIfU) fM )e> OMm apntloiuDl 

' jAafont'lt Apfon ,' diviniiA qui priddncDt aux 
. »9im»i la'jvcoiiice.in ddpvt, ct Taatie k ruiivee. 

ki , fib dc pqglua rt da Tnu. Qa emit qw 



9. To;.*><(oriif^iMl. 

Aiu, SlIcd'tlcienk.MeMTcinnaTiMd'HyllDi. Ell* 

avail un lecqilc fiunmi nr Metsfnia. EUc M nHira ilani 

> . ll TiUa dtra, A l«(iicUe ellk dnuni Mn DOm, et qui Tin 

I'una da Hpt tIIIci qa'AguireiiinaB promit i AcLillc. 

iHoFiMr. 

Aux**. iMUplia ihGcjdtic, voiaiiu det Hjiwns d* 

Tliriea. Cb a Dial i previa conlbndu dnni Hunure ca 

ScjAm arec )e> tf ippoiAulDiiui CeiQ ci , qu'im nommoii 

' au«i OaiBctophatin , faisoirM du Uil da ^dkui lent 

/rbd^ Mwmtum i'aitti ki llucna , kt uni , 4ix. «», 



f 



4 ABR 

vivolent dans U o^libat, et lea autrfSi tenoient II Hioimiiii 
d'cpooser un grand nombre de fcnuues. Horn, Strahon, 
Abila. Voy, Abtla. 

Abondajice , dlyinite al]6j;ork|iie , qu*on repr^sente 
sous la figura d'une jeune fille au niiiieu de toutes sorlet 
de bieiis, avcc heaucoup d'embonpolnt , des couleuii 
vives , et tenant en sa main uue coine remplie de fleuM 
et de fiiiits. On dit que c est ctlle d'Achelous ou de la 
cbevre Aniallb^. Cette deesse se sauva avec Saturne, 
lorsque Jupiter le detr6na. Ovid, Met, Voy. Come. 

ABonioiNES, pcuples que Saturne poli^a, cc qu'il con- 
duisit d'Egypte en ftalie; ou iis s'etabiirent. Quclques 
auteurs ont cm que Ics Aborig^nrs ^toient venus d'Ar- 
cadie, sous la conduite d'QEnotrus, ct que c'est pour cela 
que Virgilc Ics appelle (Mnotrii vwLli y a.peu d etymo- 
logies plus incertaines que celle du nom dc ces peuplcs. 
Lcs UU9 le font vcnir d'atrhcrrenda ^ens , peuple abomi* 
nablc; d'autres d'^ZyaTi^enes , peuples vagabonds, etc. 

Abb ACAD ABU A , nom qui servoit k former une figure 
siipcrstiticuse ii laquelle on attribuoit la vertu de prive- 
II ir lcs maladies et de les gu^r.Les lettres de ce noin 

(Icvoieut ^trc dispos^es ainsi : 

• 

ABRACADABRA 

ABRACADABR 

ABRACADAB 

A B R A G A D A 

ABR ACAD 

ABRACA 

ABRAC 

ABRA 

ABR 

AB 

A 



AC.V 5 

Cette figure ^tant piiucipalement compost 'de% lettres 
du noin Abraca, le m6me qix^Abracoj: ou Abraxas^ (ju'ou 
croyoit ktre le plus ancicn des dieux , ctuit eilr-mdxiic re- 
veree comme une esp^ce de'divinite. Yoy. Abracax. ' 

Abbacax et Abraxas, diviuite sin^uliere que quel- 
ques-uns croient £tre Ic Mitlira des Perscs. On a volt iin 
grand respect pour son nom, dont Ics IcUres en carac- 
t^res grecSf prises chacune pour un cLifiVc, ferment dans 
leur totalite le nonibre de trois cent soixante-ciiiq, qui 
est celui des jours de Tanu^e. Yoy. Ah'acadubra, 

Abrftaitus, sumom de Jupiter. Yoy. Abretie, 

Abr^ti**:, nyinphe qui douna son nom k la Mysie, 
H*o£i iupiter, qui y ctoit adore, fnt aussi surnomme Abre- 
tanna, 

AasiE , g^ant , fils de la Terre et du Tartare. 

Absyrte, fi-iire de Medee. Cefte maglcicuhe le coupa 
par niorceaux, et sema «^es ntemhres duus le cliemin, pour 
rctarder son p^'re qni la ponrsnivoit lorsqu'elle se sanva 
avec Jason. Un fleuve dc ia Colchide sur Ics bords du- 
quel on disoit que ceci se passa , en fut aussi appel^ Ab- 
syrte. 

Abtdos , villo d'Asie sur rHellrsponti et patrie dc 
U6vo et de Leandre. 

11 y en avoit encore unc de ce "uom en figypie, ou 
etoit \e fameux lemple d'Osiris, et oii Meiiinou faisoit sou 
sejour ordinaire. 

Abyla ou ABif-A, raonta;.'.i»c d'Afriquc, et Cai.p4, autre 
montagnc en Espa{3;iie sur \c dJtio'n dc Gibrullur : c'cst 
cequ'on appeile Ics co]onnes d'Ucjciilp Cu Ibint que ce 
prince vagabond Irouvant ces d. nx D.oiMagncs uiii:.'s, Icf* 
»ei>ara, et fit par ce moy. n coiuiuunivjucr les eaux de 
rOcean avcc la Meditenance. 

AcACALLS, nympljc qu'yVpoI on cpousa. Cc Cal tLV\^s^v\t 
jw/p J'uoe //J'e dc Minos. Puus* 

I . 



6 A C A 

AcACiiSirs, suinom Ac IMciciirc, liic du uom de son 
p6ie nourricu'r Arnciis, fils do Lycaon. 

AcADiN^ , fontiiiic: colchrc ilc 8icilc. Elle ctoh consa- 
cicc aux fr^res Puliqucs, divlnites particuli^i'einentybo- 
nortecs dans citte ile. On nttribuoil u cette fontainc une 
propriute Qiervcilleusc pour fairc connoitre la sincurit^ 
des scimcus. Ou \e.s dcrivoit sur des tobiettcs qu*ou jetoit 
dins Veiw'j el si dies lie surnageoicQt pas, od ctoit per- 
suade que CCS t<i]>Icttcs lie contcnoient que des pnijui-es. 

AcALE ou Pfnoix, ncveu de D^dale, inventa la scie 
ct le conipas. Uk'd.ilc en fut si jaloux, quMl le prccipita 
du baut d'anc tour; mais Minervc, par compa»iou, le 
nictamorplioKa en perdrix. Hyg, 

AcAi.LS ou AcAsis. On croit que c'cst la mcine qu'Aca- 
calls. Voy. Actisis, 

AcAMAnciiis , nymplie, fille de rOrcan. 

AcAMAs, fils de TlievVc'e el do PlicJre. II ctoil au siege 
de Troic, ct lul depute avcc DioiueJe poiu- allcr redc- 
ni;iu.tcr Ik'l^ne. Pendant cette anibassadc, <^at fut inu- 
tile, Laodicc, fitie de Priam, eul de lui un fils qui fut 
f'levc p'lr liliira, a'icule palcrnclle d'Acamas, que Puris 
avoil emuicnci; avec Hcieuc. Ouaiid Ics Grccs se reu- 
direut niaitres de Troic, Araraas, que Virgilc nomme 
Alljanias, fut un de ceux qui scloicut enformds dans lo 
cljcval de bois. Au milieu du carnage, ce piince out la 
double joit; do rcconnoitie Ethra avcc son fils , el de Ics 
letiici d'entre Ics mains des Grccs. Voy. Ethra. 

AcAMUE, jcuiie honniie qui fut nu'tamorplios*; vn 
oisc.iu. Anl. lib. Aucun autcur auclcn ne parlu d'une 
pi»:l<'iuluc nymplic dc c." noni cl:»jugcc en plantc. 

AcANTHO. La tbeologie paluunc .idnjctloit cinq diSe- 
icns soleils, ct dounoit AcantLo pr.ur ni&rc au qn:tt|iejiic. 
Cic. dt uat- Dcof. I. 3. Ainoh. I. .\. Un ♦raductenr da 
I'unviagc De fudura Dcoiuni s'cbl singuliirtnient mc- 



, a WE, 7 

^Mdite^Cichipauele qnalti-ne solci't. ... 
,'<Am F^ affcU (Mnntf. Tcmc 3 , p. lui. 
JMUKf ((D*i(Ka d'k'pice. U j avoii umsi une t^ 
ttt'memta figjfU,etmETiIlB au[ii^ite Sjrra- 

, Du I'oD voyoii lui vicUi Kmple dcdi^ it JafAlct 

jinpiea. yiinc. tav. Thiuyil 

^^jlcARBAs ct AMrnoTKRU^, fttm, «Dfaiu d'AlcnHJnn 

,ff^ Callicltoc. Lour iniri^ obtbit d> JiqiJKr qn'ib dc- 

' fibsEcnl gruids lout d'uii ci^ panr anger la mort df 

tuiiTpire, ijuc lu fri^res d'Atpfaerilrfa noMQt lu£. Voj. 

AuAsii, Gilt dc MLiios. ^non I'^nu, ct gd tut 

AcASTE, faniEux (baisetu, Qi de Ff liu , roi de Tbci- 
wtia. Cr^lliGis sn fernmc. quo quelqaei - ilni nomnKnl 
Wpjkiljtc, aynnt niiDB Pifi>'«, ^ui n* loulnl pa* I'JCoa- 
Ki, en (ill « irtiiee , rju'dlc faccnsi nn^rts d« son miri 
d'ltvtfl altEDlu i SHU lioancUT. AcMW, di»illlHlant mn 
AiGtin . conduiriit FeUe duns nne pank de cliasse sur le 
voul PeKud , el I'abniidDtuia tux CenlaDTM ei siu b£ic! 
uuv^-s. Mali Chirnn dcfcndil conlre cc> mouslns, ci 
en dcllvTa cc niollieiunu |>ciQce, qm, avcc tc secoiirg 
des ArgonautPj , alli ic VRU^ de U Gniuit<> d'AcdiM el 
du dhwuues lie Ci:,!lhi!i>. 

AcDiile en auui 1c ouin d'uocDjinpLe, fillc dc I'Ooeu 
El dc Tethyi. 

Ac*TE. Vnj, -f'diilt '■ 

, # Aco«,9ieui'Gtuinipjj'^rdpG*niUlc,[e!tKdesVDlsfiucsL 

AccA-tAUnRiTU , w-'ur de OmiUe, niue An Vnls- 
quei. II y eut uni: autre hcta'hitarto&i, fxaaca At Fam- 
Uhis, qui riletra Remiii ci lUidluliu, M i qui pour cila 
leaAomaim duccTtieiciit At\ bonneiirfl diviitf. '^- Ged. 

^rx.iv.n, nn di-t (Us dllDioulc, qui donna Mn tiom \ 



8 ACH 

AcERSECo.'.iEs. Tea (Ircos donnolcnl ce snmom a Apol- 
lon, que las T^atins app.loient dans le ni6nie seijs Iiiton-' 
sits, c'( sl-h-dirc <jut ne sc fait pas cou^jer les chevewx. 
On representoil en elFct ce dicu avec une longue che- 
voluic a sans bari:e. Dacs Juvinal, co mot nest qu'une 
^pitli^te, sacs auqun rapport u ApoUoa. Sat. 8. 

AcESiUS et Alcxicaccs. On appeloit ainsi ApolIoD 
conimc dieu de la Medecinef ce mot signifiant (lui delivre 
des maludies. On douuolt aassi a TdlcspLore le surnom 
d'Acesius, 

AcEsTE, roi de Sicdle, et 61s du fleuve Crinise. II re$ut 
liouorablement l^uee, et fit ensevelir Anchise sur le niout 
JfUyx. 

ActTE, capitaine d*an valsseau tyrien. II s'opposa k 
scs compagnons qui vouloleut emmcQer Bacclius qulls 
trouvcreut, sans lu connoiU'e, siir le bord dc la met, 
dan:i Tesp^rance d'cn tirer unc grossc ran^on. Bacclius 
f* siii^e-cliamp se decouvrit, ct les nietainorpliosa en dau- 
pliius, except^ Ac^te, dent U fit son grand sacrificateur. 

il y eut un autre Aci^te, fils du iLoLil et de Pcrsa. Il 
doDna sa fiUe en niarlaj^e a Pbryxus. 

C'titoit aussi le iioni de Tecu} er d'^vandre, roi dltalle. 

Acu.€A, suinoni de Ceres, dun mot grec <j[ui. sigiiifie 
afpictipn, en mcmolrc de la douleur quVlle eut en cber- 
cb.ant sa fille Prosci-pinc que Phiton avolt enlevoe. C'ctoii 
aassl un surnom dc Pallas, sdus Icquel elle avuit, dans 
i'Api^lie, un temple dans Icqurl on prelcudoit couservt^ 
Ivs uimcs de Dlbm^e ctdc ses soldats. Comme i!s dioicni 
(Jrecs, c'est apprcminent pour cel-i que Pallas cloii sur- 
iiommce Achfca en cet e&'iioit, comiuc qni duroit Palais 
la Gjecque. 

AciLtus. Voy, Achai^f Acheus, 

AciiaIe, Gontrcc ue la Gr^o au midi 4e la Mac^do^ne, 
Dials plus particttlicremcnl province du Pelo^ondM} 



ACH Sf 

opiois toute enticre sous ^a Jenomi< 

chaie. De U, dans les poeles, les 

livus, Acliceus, Achceas^ Achcsii^ 

;cs et ce qui les concerne. 

! des filles de Danaiis. 

d^e oompagBon d'£ii^ 

106 , fille d'Achelous. 

)irtnes e'toient ainsi sumomm^ dni 

r p^re. 

rOccan et de T^thys ; selon d'autres,' 

re. A jant aime D^janire , et sachant 

!r un grand conqiierant , il se battit 

s il fut vaincu. Aussitot il prit U 

sous laquelle il fut encore d^fiut; 
ireau , sous laquelle il ne r^ussit pas 

1e prit par les comes , le terrassa , 

L le contraignit d aller se cacher dans m 

iut depuis appel^ Achelous. Il donua ' 

me d'Amaltliee, ou la comed^AJbon- 

I sienne. Voy. Periclymene, 

£ge'e , donna son nom k une partly 

des compagnons d'Ulysse. II dcbappa 
Polyph^me, et s^attacha depuis S 
ec bonte sur ses vaisseaux. Vir^, 
IM05 , fr^e de Basalas ou Passalus,' 
lis 6toicot si querelleurs, qu'ils atta- 
qu'ils rcncontroicnl. Seunon , leur 
3C pas tomber, s'ils pouvoient, enCre 
pyge, c'esl-a-dire, do rLomme aux 
r ils reucoutrerent Hercule endormi 
'insult ^reut Hercule les lia par les 
a massue, la tdte eu bas, \&\a a^vD\ 
on cote, et ks porta svit ton 4s<^V()^^ 



10 ACH 

conime les rliasseiirs iKiiiciU Ic gihior. Cc fat en cette 
pinisantc posture qu'ils ilit-eiit : VoiU le M<5Ianipyge qne 
nous devions craiudrc. Uercule y Ics entcndant , se pril I ' 
rire , ct les laissa aller. 

AcHEitoiSf ^pilbete qii'Hoin^e donnc'an peapUcr 
Mane , comme etaiit consacre aux d'lenx infemaux , ct 
p.ircc qu'pn croyoit que ccC arbre croissoit sur les boids 
du flouvc Aclioron. 

^cnKnoN, fiis du Soleil et de In Terre. II fut cbanj;^ 
en fli'uvc, et precipite dans ics cnfcrs, pour avoir foufoi 
de I'eau aux Titans , lor«qu'ils declar(ntiiit la gu.'TFC h Ju- 
piter. Scs eaux deviurent bourbeuses et ain^rcs; ct c'est ^ 
un des fleuves que les Ombres passoient sans retour. Mf i 
n plusieurs fleuves de ce noni ; nu dans I'^pire, un autre i 
dans I'Elide, un troisicme en Italic, un quatriSme dans | 
la nitbyniC) etc. j 

AcuEiiusE, cavcmc sur Ic bord du Pont-Ctixin. On 1 
pnteudoit qu clle commuuiquoit aux cnfers, et les habi- 
tans du pays sovitenoient que cetoit par-l<\ qu'on en | 
avuit tire ie cbien Cerl^^re, etc. Xcnoph. Euslathy etc. 

AcuEnt'SiE, marais anpriis d'lleliopule , en l^ypte. 
Cc marais ctoit cntre ITcliopoIe ct le lieu dei^tint^ h Tin- 
biiniation des niorts de cette ville ; de sorte qu'il falloit le 
traverser d.'^ns une barque pour y arriver. Comnie 8n 
Maccordoit les bonneurs funt^brcs qu'a ccux qui avSient 
Ui(Mi vccu , il n*ctoit pas perniis au Batelier, qu en langue 
cf;yplieiine on appeloit Chaioiij dc rcccvoir dans sa l.ar> 
que les corps des ni^cbaiis. Uc la la fable de Cbaron et dc 
sa bai({ue. Yoy. Caion. 

Un avoil encore dunup le noni tXAchcritsic a nn ma- 
rais piochc dc Capoue, et a une pie.'-qn'ilc Jans In Pont. 
C'rii dans cette prcsqu'iie <ju'«ni plajoil ia fanicusc ca- 
vernc d Acbrruse. Vov. Achcnisc. 

AcuLUS^ suruoinjue Callicuii, (Jrcr. q.ii sc distiirgua 



ACH II 

par des traits d*unc stuptdite sin^ilicre. Enire antrcs il 
avoit pris un pot de Icrrc pour liii scrvir d'oreiller ; niaiv, 
It; trouvaut trop diir, il remplit de paille^ crojanl lo 
reiidrc ainsi plas commode. Eusl. in Odys, 

Il y eut an autre AcKeus , fils do Xuthus. 

AcHiLLE, fils de Pcl^, roi de la PhtliioUde en Tlies-' 
salie, et de Thetis. On dit ^uc aa m^re le plongea dans Ic 
Styx pour k rcndrc invulDerable. U le fut par tout le 
corps, exceptc au talon par lequei ellc le tenoit en le 
plongcant On le mit sous la discipline du ccntauie 
Chiron^ qui le nourrit de moelle de lions, d'ours, do 
tigres , et de plusieurs autrcs b^cs sauvagcs. S« mdrc , 
ayant su de Calcbas qu'il periroit dcvaut Troie, et qu'on 
nc prendroit jamais cctte viile sans lui, Tciivoya h la 
T:our de Lycom^de, dans Tile de Scyros, en habit de Hlte, 
sous le nora de Pyrrha , pour I'y tcnir cache, l^tant ainsi 
dcguisu , il se fit connoitre k Dcidamie , fille de Lyco- 
roedc. Il 1 epousa en secret, et en eut un fils nomm^ Pyr- 
rlius. Lorsque les Grecs s'assemhl^rcnt pour alter assiegcr 
Troie, Calchas icur indiqua le lieu de sa rctraite. lis y 
d^putercnt Ulyssc, qui sc dcgin'sa en marchanjd; et en 
prescntant aiix dames de l.i cour dc LycomSde des bijoux 
el des armes , il rcconnul cc jcunc prince, qui pr^fdra Ics 
armes aux bijouX) et rcmnnna avcc lui au sioge deTroie. 
Achillc fit bientol voir qu'il eloil Ic premier heros de la 
Grece , cl dcvint la lerrcur de lous srs cnncmis. Pcudnnt 
le siege, Agamemnon lui nnlcva une captive, appelee 
Hippodamie, et surnommue Briseisj du nom de son pore 
Bnses ; cc qui fut cause qit'il s:? reliia dans sa tcntc, ct ne 
voulut plus combat trc. Tant que dnra sa rctraite , les 
Troyeiis cirrent ton jours ravantage; mais Patiocle, son 
ami, ayant etc tu6 par Hector, il rctdunta au comU^v^^^V 
I.- vcn/;ea en taunt iIcc:oi\ qii'il tinina Ivin^ ^o\s u\\Vo\a^ 
des jjJUJ'.iWcM, Vayaut altuchi a sou ciiur \)aT V% v\^v\%% 



12 ACl 

puis il le rendit aa\ larmesde Priam. Ayanl ensuite £611911 
de la passion pour Polyx^ne, fillc dc Priam, il la demanda 
en manage; et lorsqu'il alloit I'epouser, Puris lui d(k:oc]ia 
una fleche aa talon. 11 mourut de cctte blcssure. On dit 
que ce fut ApoUon qiii conduisit cette fl6che. Les Grecs 
lui ^lev^rent un tonibcau sur le promontoirc dfc Sig^, 
sur lequel Pjrrhus, son fils, lui immola Polyx^ne. On 
conte encore de lui que Thetis lui avoit propoa^, dans 
son en£ince , de vivre long-temps sans rien iaire poor la 
gloire , ou de mourir jeune et chai^ d'honneurs, ct qu*il 
prit ce dernier parti. 

Il paroit necessaire d'observer id que la &ble qui sup- 
pose Acliille invulnerable n'^toit pas re^ue du temps 
d*Hom6re. Ce poete dit prdcisement le contraire. 11 n*»* 
voit garde de donner dans une fiction qui auroit d^ior 
nord son h6x)8. Horn. Nat. Com, Voy. Pyrisoue, 

AcHiLiiE, lie du Pont-Euxin, ainsi appiel^ du nom' 
d' Achille , a qui on y rendoit des bonneurs divins. 

Il y avoit une fontaine de ce nom aupr^ de Milet ; on 
Tappcloit ainsi , parce qu*Acfaille s'y etoit bai n^. 

AcHiixtE^NEs, i&tes qu'on c^l^broit dans la Laconic 
en rbonneur d'Achille. ^ 

AciiiRoi f petite-fille de Mars. 

AcHivus. Voy. Achate, , 

AcHLTS, ddesse de Vobscoriti^ et des t^nfebres. H^- 
siode en fait nn portrait afli^euv. Scut. Heic. 

ACHMOH. Voy. Jchemon. 

Ac HOB on AcHOBUs. Voy. Myagre. 

AciDALiE. C'^toit nn nom qii'on donnoit h V6niis*, 
considdr^e corome la deesse qui caiisoit des soins et des 
inquietudes. On pretend aussi que c'dtoit une fontaine ou 
Ics Grdcrs alloient se baigncr. 

AciLTUS, AciTHius ou Acis , fleuve coulant de I'Etna 
ebzrs la mer de Sidle. W tiroit son nom cVvvw \c>xw* 



ACR i3 

ippete Ads, que Poiyphemc nvoit lud, ^t qui fut 
pbo6^ CD fleuve par Neptime , h la^ri^ de Gas 
loot Acis avoit etc airad. 

fils de Faune et de la Dyraplie Simcetbis. I) 
Mir sa beauts la tendresse de Galatbee, que le 
lypbixne aimoit. Ce cyclope^rajaot un jour tur- 
: Galatbee, r(k:rasa soiis nn rocher qu*il lui jeta; 
lympbe, p6D^tr6e dc doulcur, cbanigea sod sang 
uve appel^ depui» Acis. Tlieoc. Ov'ide. Voy. Aci- 

iius. Voy. Aciliwi. 
HEf, nymphcs de Veniis. 
V, fils de la Terre et p^ dc Coeius. Son cuke 
bre dans Vile de Ci-^tc. 

BiiOE , un des Cyclopes. On donne aussi ce nom 
e et k Coeius , comme fils d'Acmon. 
'fes. C'etoit un p^clieur , qui n'est connu que 
;ante description de sa pauvret6, dans le$ Meta- ^ 
esd'Ovide, I. 3, /*. 8. 

CE, jenne bomme de Tile de C^e, d'une rare 
mais pea favoris^ de la fortune, l^unt venu h 
•ur sacrificr, il aima ^pcrdument Cydipx)e, qui 
t point router; et ayant perdu toute esp^ra^ice 
iser ) il grava sur une boule ces mots : Je jure far 
deoneCy de n'iitre jamais qu^a vous. Cydippe, 
s de qui il avoit laissc tomber cette boule , la ra- 
it cet ^crit sans y penser , et s'engagpa de m5me. 
IS ibis qn'elle vouloit sc maricr, elle ctoit attaqu^e 
vre violentc; et croyant que c'Aoit une punition 
i f ^Ue dpou«a ce jeuue bomme. Ovid. Ceroid. 1 9 

tZy nn des fils de Lycaon. 
ou AcBon. Voy. Myacjre. 
I, suruom douue u plasieurs decssi(% ^ coTMOft 



t4 ACT 

celiii d'Actceus k Jupiter ct & d'anircs, parce qu*il y avoit 
des temples ^i feur etoient d^ics sur des inoutagnes,du 
inot grec Acra ,. mont , sommet. 

AcRiRPRiirs , surnom d'Apotlon. 

ACBiEUS. Voy. Acnea, 

ACBATOPOTB et AcRATOPHORB, surnoms'deBacchufi 
lis signifient : Qui hoit le vin pur et i^ui le poiie hien, 

AcRATOS, mot grcc qui signifie yin pur. lies Athe- 
nieiis en avoient fait une dlviuit^. 

Agree, tille d'Astcrion, et Tune des nourrices de Ju- 
non. 

AcRiSE,roi d'Argos. Ayani consuhe TOracle, it apptit 
qu'un de scs pctits-fils le tueroit un jcur. I*our prc^enir 
cc malheur, il enferma dans une tour d'airain Pnnad , sa 
fille unique ; luais Jupit^, qui voulnt la mcttrc au noro< 
hrc dc ses fcmrnes, descendit en pluic d'or daus la toiv. 
Acrise, avcrti que Danad ctoit enceinte, la (it cxposcr 
dans une petUc barque sur la iner. Poiydecte , roi dc Se« 
riplic, uncdes Cydadcs, oil alwnk cettc barque, tnnta 
bicn Danae, ct fit clever son fiis Pcrsee, qui, ctant de- 
voou grand , se niit k conrir le in ndc a la nmnit^n; des liu- 
ros fabulcux , pour y clicrcticr des occasions dc signaler 
son courage. £u passant par Lnvis<)c, il y trouva son aicul 
Acrise, qu*il recoonut. 11 se prepuroit k partir dc cetle 
ville avec lui pour rcioui-ncr a Ar^os , iorsque dnns dci 
jf'ux gyniniqucs, voulant fairc prcuve de sor. ndressc a 
lancer ledisqiie qu il avoit invcnt6, Ic disquc reiomba mnl- 
licurcusciuenl sur Acrisc. qui en tiU frappo si nidcment; 
qn'il mourut du coup. Voy. Pcr:<ee. 

AcnisiONEiS, Danne, (illc d'Acrisc. 

AciusioNiADES , Persec^ pctit-fils d*Acr!s&. 

AcT.'EA^ Ofitliyie, du n:ot Acte^ ancien nona de I'Al- 
//y//A C'etoii aussi iiiie Jcs Nereides. 

Acr^VS. Vov. Ji'linrnt 



ADD i5 

Aciis, ancicn roi dc rAttujiic. C'l'toit sussi le nom 
d'QD des dkux Tclcliines. Voy. Tclchincs, 

Acriov, fils d'Aristec,ct peltt-fils de Cadmus, fut 
^lev^ par Cliiron , et dcviut un grand chasseur. Ayaiii iin 
jour surpris Diane dans un bain, cettc dccsse en fut si 
pK|ii6e, qu'elle le mclamorpkosa en ceif , et ses proprcs 
cLiens le dcybrferent. Un des chevaux du Soleil se nom- 
Booift Acteon, 

AcTiACUS, AcT!U8 et AcTJEUs , sumoms donncs ^ 
ApoUon , du promontoirc d'Actium , qui lui ctoit consa- 
cr^. On en ddone encore d'autres raisons. Voy. VHistoiie 
des Dieux de Giraldi. 

AcnAQUZS, fi^tes qn'Auguste institua en Dionneur 
(d'ApoDon , ii Toccasion dc la victoire qu'il remporta sur 
A otoine, auprCs d'Actium. 

ACTIAS, c'est-^ dire Alhcnienne, surnoro d'Oritliyic. 

ACTiauS) fib du Soleil, (iit babilc dans rastrologic. 
' Acrivs. Voy. Actiacus, 

AcTOH, p^e de Menoetius, et aicul de Patrocic, 'lui 
poor ctla est appeie Actorides. II y eut un autre Acio* , 
p&re de dcnz Gls, qu*on surnomnia aussi ^c(ortc?c.f. lis 
avoient diACun deux tfites, qualrc mains, et autant^de 
ptcdft. Hci-cule ue put Ics vaiucre qu'cn Icur tciidaut des 
piflges. 11 y a cu plusicurs autres Actors : un conipnpnon 
d'Herciilc ; un fits dc Mcj>tuuc^ uu frerc dc CcpIiaV:. 
Voy. hlohonides, 

AcrontoEs. Voy. ^ctor. 

Adad, Adargatis ou AxEncATis, divinitcs dcs Assj- 
rions. On croit qu'Adad est Ic Soleil, ct Adarg-itis , la 
Terrc. 

ApAMAJtric, nourricc dt* Jui)itcr. Ptut-ctrt' csl-cc la 
m^ine qu^Amaltb^e. Voy. Ainallhce. 

Adahgatis. Voy. Adad. 

JkvDti'UAGiE ou Adkpuagie , CD latin Voracllaft> 



i6 ADM 

deessc de la gourraandise. On lui rendolt des lionneur 
divlns dans la Sicile. Son nom est compose de deux mot 
gncs, phago, manger, et adji^n ou aierit amplement 
excess! V(;ment. Jhlien, liV. i , et Athenee^ liv.. lo. 

Addephagus, insaiiahle ou tres- gourmand ^ surjion 
d'lTercule. II fit un jour un defi de gourmandise avec ui 
certain L^preus, petit- fils de r^eptune. Il s'agissoit d( 
mnu.^er un Lceuf entier. On servit k cfaacun le sien, doo 
Us vinreat 2i Lout I'un et Tautre; mais Hercule cut plu 
tot fait que Le'preus, ce qui lui fit adjuger la victoire 
Comme tis avoient bu h. proportion de ce qu ila avoien 
mange, iJs se direat des injures « qu'Hercule termina ei 
assommant son antagoniste. Gette prouesse valut k Her 
cule le beau surnom d'insafia&Ze, dont il paroit que le 
b^ros fubuleux se faisoient bonneur. Ulysse, tout 8ag( 
qii'iI6toit, paroit aussi I'avoir envie; etHomSreluidonn< 
un caract^re de gourmandise dont Atbeut^ est lui-iuinv 
cboque. Allien, \lv. lo. 

Adeone. Voy. Aleone. 

Adephagie. Voj. Addephagie. 

A DBS ou HAois. Voy. Aidonee, 

ADMixE, fils de Pb^r^s, roi d'une contree He la llies- 
salie, dont Pb^e 6toit la capitale, fut Tun des princci 
Grecs qui s*assembl^nt pour la cbasse du sauglier d< 
Calydou. Il eut encore part ^ Texpcdition desArgonautes 
Ce fut cbez ce roi qu'Apollon fui rdduit h garder dot 
ti'oupeaux, lorsqu'il fut cbasse du ciel par Jupitet. Ad- 
mele,ayant voulu epouser Alceste, (llic de Pelias,ne pni 
obti'nii- cette princesse, qu a condition qu'il douneroit i 
Pe'lias un cbar traine par uu lion et par un sauglier 
Apollon,reconnoissant des bons offices d'Admdte, lui en- 
scigna Tart de rdduire sous un m^me joug deux animau} 
si icroces. Ce dieu obtiut encore des Parqucs que , loi s- 
fff/e ce/ftwce ioBcheroit a sou beure detmerc , \\ ^ux tv" 



"■ adW-^"^ 17 

let la mort, pnai'vn qn'il se trouvSt rjue!ifi>'un nsei gi!- 
nireiu; pout s'j liviirr eii la pbce. Admtle .lyjiDt ^le »t- 
tsqui d'une mjladii! mocCi'llc. ci |ienoi:ni^ iia •'(iBiirnt 
pm^ lui, Akesle le Gi gciiarr.iieiin:!!!, mai-i fldiuiitB on ' 
fat 91 chagrin, que- ProsoTpiue , louilKle de s» hrnits, 
voulul Ini reiidre sa femtne, Plulou s'j ctsol oppose, 
Bercule deuenJit aui anfets , et ku tira A Itote: Apuliou ' 
reudTE utie iuGoild d'antres scivices k AiiiuHe jieudAnt n 
iFiraitc.Joraoispriucen'pssuynplusdfl iraniiia que lui; 
mail les dieai h pror^^ut toujoiiti pBrtifulibemenl b 
cnuse de aa vurlu, Otfi'ile , Milam. Iw. 3. 

I\ J Hit iLOB piiitresse dc J'luun ^rii le noAiBiail Ad- 
mbu. Ce fut auisi le nnm d'uiie oymphtt. 
Adoi>. C'esi 1b mtoc quAitud. Vaj'. .^Jail.' 
AoaatE ou AaOSEUs, d'un mm Lebreii qtii iigniSe 
. Seii^naiT. C'ftaiL lui bqihoid coniinun I'l plusieiiii diviui' 
lis, i Jupiter, a BaccLus, i Pluloii, dc. 

Asota, jtew boMM-dtrtnaBoK bc«i, fiU de Ci- 
'1^*, pdldp <tjfn, «t da UjiFlii M 6Ue. tl Aoit girfd 
dMiaMkiTAn* F^m a pnuonDdnrBDt, quells giiitio 
b<Mpinr k«i*(«putoiit; jwqtteduu lei tafia ec 
aarlitWBl^ai.oaCl (UliUpar nn uDgliec. Tviiui, 
ineoBwlkUe & Tavcnr padu , fit naiue rAnt'inoiic da 
■OB ntf , tc I'ubmdaiuu loDg-lroipi a la pliu'rive dou- 
Ictt. Db U la denil, teilanun cl ka gdiuMd^cDs <j< i 
Ai«Di«l k eatniUre diRinctit dM Bin lugoljrca c[u un 
itMim U aonlionBeurmu'lc Danid''^doiiia,' car ua ' 
cn'Gt DBdicHfOn h>i bttit da tan^ki, ale. Adonia, se- 
loo b Pddt. dtoit alMitMiveiDtat mi moii i> la coui da 
■MMctloa, Mill owfa i odl*^ Ttnu. 



-.%; 



i8 , ADR 

nicic. On I'a Msec georfnUemcnl confimda avcc It pf6ed-' 
dent. 

Crphce et d'uutrcs ancicns ont consider^ Adonis 
comnie etant le Soleil, dont ils lui ont doQii6 tous les. 
attributs. Nat, Com. L 5, c. 16. * 

AnonEA, divinltc qu*on croU Stre la niteie que la Yic- 
toirc. Qu appelok aussi Adobea desi^tcs ou Ton oflroit 
aux dieux des g^tcaiix sales, du mot Ador^ pur froment. 

Adporina, on ApoBHniA, ou Asporoia, sumom 
donne k Minerre, d'un temple qu'elle avoit sur un mont 
cscarpe. On croH que c'est le mont Ida. On I'appeloit aussi 
Montana yoe qiu revient au mtoie. 

Adramelech , idole dcs Assyricns. On croyoit Thono- 
rcr en cxposant aux flammcs, et en £usant bruler des en- 
fans sin: ses autels. 

Adrakcs ou Adba9US , dieu dont le culte etoit c&l^ 
bre dans touie la Sicile. 

Adrasta, nymplie, fiilc de lOcean, et nourrice de 
Jupiter. 

Adrasi-e , roi d*Argos , fnt oblige de se sauVef t^tnst 
Polyhe , sou aieul patemel , pour fuir les persecutions de 
i'usurpateur qui s*etoit empnri! dc ses Etats. II leva uue 
puissante armck; ccmtre les Tbobuins,coniinaudee {>ar Po- 
lynice, T}dee, Amphiarai'u, Capanee , Paiilicnopde 
Ilippomcdon , et lui-menic qui en fut le clief. Cost ce 
qu ou appelie Icntreprisc dcs se[)t Preux qui as»ieg6roti^ 
Tbcbcs, et ou ils perirenl presquc tous. Peu apres ii 
o.cita leurs cn£ins a vengcr la moit de leurs pOros, lev 
unc aimoe semblable a lu prcnucic; ct ccllcci fut ap|)e. 
Ice I'arm^ dcs Epigones. II y qiu. Puuhre, Euripide. 

II y cut an autre Adroslc, roi dcs Doriensj que Tcid^ 
mnqne tua a cause 'dc sa pcrGdie. 

11 y eut encore un aulrc Adraslc, 6Is de Iilida*;, qui toa 
jfar wadverttuKe AtySf CkU dc Cic«iis. il en cut ti>ut do 



■•9 

!iaulc>ir,qiiiw]iie Ci^tui \e Iiii cut |iBri]onnL',gu'il M Uu 
lor le lombcaD d'Alya. 

ADuaTt. Vdj. Aniiati. 

Aoiiisi^, i>om du la dik'sw Ntuioti^ l^l).? diMi Glk 
'de Jnpiler et Je la Nu:e!iiiil.i , auhtriueiit ausM ippelce 

II J «il .ine njmplic ei une csclavc d'Ili;l^ae de ce 
Dom. OJyaet, Uu. ij. 

Allans, divu c[iii picsidoit d la maliuileHcs gnini.', 

ADCucg. Dana lea uaii.igcs on inToqiiait ]u|>it>f loni 
te T1D1D, ct Juonn bqiib cvlui d'<lilulln, pour oIiIctut leui 
ptoteclion CDDlre In dongn^ auxquels h vie des ntliiui 
cat expa«'« iuaqu'l I'Agc aduttt. 

Sk ct JUqce. CAercAea f ni' E (es nons talini f a'nn 

faciDbi, Acliille, ii«lit-Gli , on P^nbiis , airiire^pe- 
lil Cisi'Maeta. C'cM uu^ Pliucus ou I'lilcc , CI:, d'^acm. 

£U, iuviioiii do Cii-cu, Voj. Eb. 

ailTiii, MedcG, fUlc d'l'^cri's. 

£crob , TbiMC, fil« d'l'lgCc. 

■Cohan. Voy. ^jipn. I 

jEoiUtBUs. Voy. EjioclritJ. 

Ji.ijpw, diviuilii lirs tajjilitrts : c'tsl Ic ctnt 

' jBhmU, l*nii«ttUa,uuna(V*W> pvV poiilei, 

^ (^ pop i'Mttaa, Im de •« roU. Glli Omt edlfibie par la 

Filil'- HH'l^'Hii djiipir ivri JBaHMOi artn. Le minm 

MiW ddvplf lo ronMcUatkni du Sigittoin fm ^numii 

^aWiPareaqi^diiranDvmt «ccBdamUIlie>s.illc. 

Jiifolnia juvetit, la»D,GI( tl'^HiD, mi tlellinsBlic. 

lawraiietqiialijiKfciilciRoiiuJiiiipncequ'iliiaclca 
^oiani daKsndrc dci Tro;«iu. 
> ..■fcrif'tf Ccu.lules on iKOgW, QU d'Enrc 



20 AG A 

eyplie ; 4es deux d<Miiiet8 , fils , etles deux autres, t>etitt-filf 
d'l^ole. 

JEous, Alcione, fiUe d'l^ole. 

'Colics, Athamas, fils d'^ole. 

:£sciTLAin7s, dieu de la monnoie dc cuivre. 

A^DON ou AiDOin:, £emiuc du roi Zctbus,&^ d'Ain- 
pljion. Comme elle portoit euvie k la femme d'Amphioa 
de ce qu'elle ^oit m^e de six jeunes princes , elle tna , 
pendant la nuit son propre fills Itylus, que I'obscurite 
Tempecha de reconnoitre , et qu'elle prit pour un de ses 
neveux, nommd Aman^e. Aedon, a} ant vu son errear, 
pleura tant la mort de son fils, que les dieux, toucbds de 
compassion, la changereot en cbardonncret 

li y eui une autre A^oQ,fille de Pandarce,£pli^sicn, 
qui er ousa un artisan de la ville de Colophon, nomme 
Polyt^cLnus. Les deux epoux y vecureut heureux ct con-, 
tens, jusqu & ce que,s*applaudissant dc;^ douceurs de leur 
union , ils oserent se vanter de s'aimer plus parfaitemexit 
que ne faisoient Jupiter et Junon. Les dieux irrites leur 
eavoyerent, pour les punir, un esprit de division, qui 
fut pour eux une source Oe uiaux ofireux. 

-\ L!.o , Tune des Harpies. 

yTsoKiDEs oa ^soirnis heros^ Jason, fi's d'l^son. 

yEsyaiNETts. Voy. Esymnete. 

TTt'iekea , surnom de Pallas et d autrcs diviait'fs 
acricnnes, pris de I'orlgine fabulcuse du Palladium. Voy. 
Palladium. 

jL'iojvs heros. Voy. EioUe. 

Alx. Voy. Aix. 

Ai T.iE sorores , les Sceurs africaines , c*est-a-dire , les 
Hcsperidcs. 

Ai Ricus , Tun des principaux Veots. 

AcAui:D£ el TnoPBomus, fils d'Krginus; d'autres di' 
s»/j/ J'ApoJIoii et dEpkasic, lis ctoicnt gr&ud^i atcVAvtc\c% 



AGA 21 

et encore plus grands fripous. lis en (lonncreiic des prcuvrs 
k Dolplies, et par la construction du faiueux temple de 
cette ville,et par le moyen (^u'ils avuient trouve de pillcr 
)ouriiellemeut le tresor du prince. Comnie on ne poiivoit 
decouvrir ni surprendre les volcurs , on leur teiidit un 
piege oil AgamSde se trouva pris, et dont il ue put sc de- 
barrasser; de sorte que son fr^re n'iniagina point d'uulre 
«xp^ient poor se tirer lui-mSme d'afiaire, que de lui 
couper la t&te. Quelque temps apr^ la teiTC s eutr ouvrit 
sous les pas de Troplionius, et Vengloutit tout vivant. 
Tout cela m^-itoit bien quon efx fit un dicu , ct uu dieu 
2 oracles. Voy. Trophonius, 

Agamemhob , roi de Myci^nes, fils de Plisih^ne, et nc- 
veu d'Atree, fut le chef de I'armi^e dcs Grecs coatre les 
Troyens. 11 eat au siege de Troie une grande qucrclle 
avec Acbille, pour une captive appclee Briseis, qu'il lui 
avoitravie. La vilie ^tant prise, Cussandre, fille de Priam , 
lui pr6dit qu'il seroit assassine en arrivant chez lui; niais 
il ne la crutpas, et il le fut eflectivi'ment par E(;istJ]ts 
ami de Glytemiieslre. Voy. Clyteinnestre ^ Iphujeiiie, 
Oreste, Electief Flisthene. 

Agam£M!Ionio£s , Orestc , fils d'Agamcmnon. 

Agaric!e ou Aglaosice , fenune qui ayant connu la 
cause et le temps des eclipses de la lune, en voulul pren- 
dre occasion de faire la lua^clenue ; ce qui lui ulliru de 
^ands maiheurs. Plut, 

AoAKirpE, fille du ncuvePermessus,qui coule du pled' 
Uu mont Hflicon. EUe fut metaraorplios^ic en foniaine , 
dont les eaux avoieut la vertu d'inspircr les poiilcs ; ci 
cette fontaine fut consac'ree aux Muses. 

AGASirPEEiS et AGANn»piDEs,!>urnonis des Muses. On 
les appelolt ainsi a cause de la fontaine Ag mippe ([iii 
le«r etoit consacr^o. 

AGAF^yoM, BL d'Aucve , fui un des prmce%(^uv ;i\uV\\V 



23 AGD 

vouiu 6pouscr IlelQnc. 11 alia au siege dc Trole, el se lot- 
gnit pour cela a la flottc des Grecs avec soixante vaiMeaux. 
Apr6s la prise de Troie , il fut jetd par une temp^ dan» Tile 
dcChypre, ou il Mtit la ville de Papbos. Hy^in. Paus. 

AGASTHimE, roi des l^lcens, et p^ de PolyxiSnuSy 
qui alia avec les autres Grecs au si^e de Troie, 

Agasthophe, Troy en qui fi&t tu^ par Diomide. 

Agathodxmoisies, c'est-h-dirc, Genies hienp^isans, 
Les paiens donooietii ce nom aux dragons ou serpens ail^ 
qu'iLs Iionoroient coinme des divinit^s. Lamp^ 

Agathok , lui des fils de Prinm. 

AGATHTniiDS, fils d'Eole, qui donna son dobi h 009 
ville qu'il batit en Sicile. Diod, 

Agathtkse, 6Is d'Hercule, pSre d*an peaple cntel, 
qui fut appele de son nom. 

Agave, fille de Cadmus et d'Hermionei qu*Ifygio 
nomme Harmonie. Baecfaus, pour se venger de Pentliee^ 
Ills d'Agavd , qui n'avoit pas voulu le reooonoitre pour 
dieu, ni recevoir ses my stores, inspira une si grande fu« 
rcur h sa ni«^re et & ses deux tantes Ino et Antouod , qu^dlet 
le mlrent en pieces de Icurs propre»-nuuns. 

Agave fut aussi le nom d*une des Nereides, celui d*une 
des fiUes de Danaiis, et celui d'une Amazone. 

Agavus , I'un des fils de Priam. 

Agdestis et Agdistis , monstre Lommc et finmne tpqtl^ 
ensemble , fils de Jupiter ct de la pierro nommee Agdu^^ 
II flit la terreur des honunes « ( t mome des dieux. L<es 
GiTCs Tadoroient conune un puissant Genie. Paus, 
Arnohe, 

Agdus, pierre d'unc grandeur extraordinaire, de la- 

quelle on dit que Dcnciilion et Pynha prireut celles qu'iU 

jel^rcnt par-dessus leur t£te pour repeuplcr le mondtv 

Jiqjiier, dpris des ch0nncs de cette pierre, la meUunor'^ 

phosa ea fewme, dont il eul A^^deslis. ilrnobc. 



Ad E ii'0». C'dloil le r&;ne ife Salurno ; )iarce que , Ics 
homines livaiit Jaru rinnocf iiiv , _ Ui letre froiltiisitU 
'd'ellc-nJaH: laulct Ics c^ininioJili's de In vie. Vo}. JiU\t, 
L'emliUiiia di I'fige d'or t»l ime Viet^e d'une Iwauii: 
■parCiite, coutoanve de flcui-s, arcc una oarne d'aboQ- 
dancc dmiaxu mains, el assise aupr^ d'liii otjvttr. 

AaED'AKaERi.C'isllc temps (|ui! S^lurne [>dssb tlnns 
I'ltnlic , oil >l ainugna I'lirt de cnUiver la lerie qui rcfu- 
suit dc preitiun , paroc que les Lumuics commcu^icDt h 
■tevenir injiuUi. Ou repnaeniu cci f>ge put una jcuno 
femme avcc qaelques Dtnetueui , s'apj>uyanl <ur un sac 
dc ebamie, et lenaol unc gerbe de ]i\i. 

Ass D'AiKAnr. Cetoil lonqu'flFrJs \c r^uc dc Sa- 
larnc le liheTlinage el riujustio: cniDiacnc^ ent li rc^in. 
Ce« ige ril repnjaniri pur unliomms avic uue pi:jiu de 
lioD >ut la tile, eluu javcliK liU iiiain. 

Abe UK Peii On appelnii Einai Ic lemps nufpitl nn 
nimiiieltoil Im ciiircB ]a plus liaiTii'lcs.Lcs poi]Ii.'s oiit 
fcinl ^lu la Icrre alors ne [imduiaiU plus ricn ,parcc i{uc 
tin Iiouiniea lie a'accupalcul que du sain d^ >« uomjJtt 
Ics uos lc« autrot On le lepiSienle par uu liointne it'nn 
n^ard Kiocc et nvnacanl. avcc uu casqiiE qui a unc I^te 
de Innp pour cimier, leunul one epiJe nuc d'one maia tt 
oq baoelifT de I'sutic. 

AcELAf, Aaii^str:, on AciL'JiUS, Ills dc Damasb^r. 
flit iin dc ccnx qui vuuloiuit ^poosei Puiliilo^ ptiklaitl 
rabsence d'Clystc. Odj-if. uo. 

AailKM ilojt r.Is dc Heptune el le Laiye. Il epOLi^a 
Tri(plin»Ei, liiiianieiju'Agrioiw, lieqiii il buI Emciic, 
rjdHius,Pliaii»e|(;Lit,Knroi!B»jnm.dl(! cnlevde put 
Jupiid, et dgAor, i|C Mtlmul cc qu'olle tloit dt^venuo , 
mdaoag i sa Els, d'aJler k cler^lier, M'ecdufetiM is to 



24 AGL 

r/oioit aiissi le nom d'un roi d'Argos et d*un fils d*A 
U'nor. 

Ac.ENORiD^, Cadmus, Bis d'Agenor. 

Agknoris ou Ag£rone, deessc de rindustrietdn Ta 
prloit aussi 5freni(a, Agissante. On lui opposoit la does 
Murcic ou Murc^e, c^est-a-dire, la dcesse de la I&cltet 
[)avcc qu'clle rend les hommes lAcb^ ct eflr^mui68. 

Agerochus, (lis de I7^I6e et de Cbloris. 

Aci&RONE. "Voy. Agenorie. 

Ag^.silAS, $urnoin de Pluton, parce quil attiroit I 
morls et les fuisoit conduire aux cnfers par Mcrcure. 

Ag^t^s ou Agt^tis, fils d'Apollon et de Cyi-^nc, 
frorc d'Aristde. . 

AoKUS ou ARoius , le mdmc qu^Actrfes. 

Agi:.aia , la ni^xne qu'Aoi.ATA et PAsirnis. 

Aglaorice. "Voy. Anantce. 

Aglaope, nom d'une Sir^ne. 

AGLAOPts. Les Lnc^d:dmoniens appeloient ainsi Eeci 
Inpe. 

Aglauhe ou Acraitle, fillc de Cdcrops. Ellc promi't 
Morciirc de faroriser sa passion pour sa scciir Hri's^ 
inoyennant une r(^compcnse ; mats Pallas , indignde < 
ccttc convention , versa dans le sein d'Agl^ure une tei 
jalousie contre Hei-se , qu'cllc niit iout en ceuvre poi 
los brouillcr. Scion Ovidc , Mercurc cliangea A^laure c 
une statue de pierrc; mais, selon d'aulros, Pallas doni 
aux trois soeurs Aglanre, Herse et Pnndrose, un pani< 
ou etoit enfermd J^'rirtbonius , avec defense de I'ouvri 
AglaureetHerse, ne pouvant commander a leur curiosit 
ij'etjrenl pas plus tot onvcrl le panier, qu'elles furei 
agitccs des Furies, tt so precipilcfrnt du baut de Tcndro 
le plus escari^c dc la citudclle d'Ath6ncs. Ovid. Pwts. 

Miiicrvc est aussi surnommcc Afjrauh. Il y avoil c 
i^jj Jjonaeiir dcs fCtcs nomn\ce8 A(;rA\}L1ES. 



AGR ' 25 

I/une des Graces avoit re meme nom. 

AclaCs, Ic plus paiivre des Arcadiens , qu'Apollon 
juj^a pins heureux que Gyges, pnn:e qii'il n'avoil jamais 
\as%e les bornes de son petit heritage^ et qii'il vivoil cou- 
tent des fruits qu'il en reliroit. Vah Mods. 

AoLATA, Tune des trois Graces. Voy. Grdces. 

Agubolus, un des dieux des Palmyrenicns. Dans It s 
nncieos monumens on le trouve toujours acoooipap^iie 
d'nue autre divinity nomnide MalachhHus. On croit que 
sous le nom du premier c'^toit le Soieil qu'ils adoroiont, 
ct que sons celui de Tautre c etoit la Lnne. Voy. Lunus. 

AgloaphAve, unc des Sir^ncs. 

AftfiiTA ou Agnit£», surnom d'E.cculape. 

Agno on Hagno, une des nymplies qui nounircnt 
Jnpitcr. EHe donna son nom k unc foutaiue celuLrc par 
bien des menreilles fabuleuses. 

AcOEiATfs, flutes institneos par Nunia, que !es Re- 
mains relehroient en rfaonueur de JamiSf d'nutres dir.eiit 
d'Agonius. Les pr^tres de Mars otoient aussi surr.oninies 
Ago!«ales. 

/goues. On surnommoit ainsi les pr6trcs qui Trap- 
poient la viclirae. 

Aoo^iu.s, dieu qui presidoit mix dcsscins et aux en- 
treprises. 

Mercnre ctoit aussi appele Aoorvn's , paire qu'il pre^ 
sidoit anx spectacles , du mot grec Atjdn , qui signiBs 
comhat des athletes, 

Agobcus, surnom donnc k Jupiter et a Mercnre, 
pnrce qu'ils avoient des tr.niples aux places ]ml)liqiie.s de 
qnelqiies villes. d:i mot {:itc Aqora^pioce. Minerve etoit 
anssi suruommt^ /taorcru^ ponr la iiiemc rai.on. 

Acn.T.rs, c'est-i-dire , char.ipcl'c On donnoit ce nora 
h Apolinn et a Jupilcr. (?n dohuoil uuss'i cclu\ <.VA(^YCta 

Diet, de h Fsble, "^ 



nG AID 

Agkjeus, fils d*ApoUoD et de Cjr&ne, ftit pke d'A-^ 
risttte. 

AgbAi , Fun de» Titans. 

AaiiAtLE ott Agbaclies. Voy. Aglaure» 

AghEstis, Champitre, samom de Pan. 

AoniEtis. Ob adoroit les Titans sons ce nom. 

Agriooos, c'e6t-&-dire, Dent feroce^ c*fStoIt an des 
cliiens d'Acteon. 

AaniQiriES, fttes en llionnear de BaccBus. 

AGmoTC, femxne d'Ag^or. Eurj^ice, femme d'Or- 
phee , ^toit aussi nonim6e Agrlope. 

Agrius, fils de Partliaon et p&re de Tlicrsitc. 

II y cut uh autre Agrius, fils d*Ulysse et de Circ6, et 
iin autre frerc d'QEn^. 

AGROictEitA ct AGmmcnA, sumoms de Diane, i cause 
d'un temple quelle avoitdans un lieudc I'Attique corom^ 
Agra, 

AGROtis , divinity des Phcnicicns. 

Agteus Ott AGTiErs, durnom d'Apollon, pris d'un 
mot grec qui sigiiifie rue, parcc que les rues eioicnt sons 
sa protection. II y avoit h Athfencs des dicux qu'bu nom- 
moit Agyei , et auxqucls on sacrifioit pour detonrner les 
niallieurs dont on se croyoit menace par de certaius pro- 
diges. 

AgyrtI:s, pr^tres de Cylx;le, cu plut6l devins qui 
couroicntles rues ct les spectacles du cirque pour dire U 
bonne avcature, ct sc servoieut i>our ccla des vers d'Ho- 
m^re, de Virile et des autres poiites, Agyrtes fut aussi 
le Doni d'un parricide dout parlc Ovide. 

Ai A STIES. Voy. A\(t:r.iies. 

AiCHEKRA, divinit:; i!os Arahcs, 

AiD05E, fcmnic de Zethus. Yoy. AcAon. 

AiDostE ou Anis, roi des I^'olosscs, qui roil Tlj4s6e 
en pi'hoB pour avoir voulu , avcc \?'kt\\\»ov3A, c\\\mncc wj. 



AIU a;: 

fiUe lYoserpiue. Conune PlutoQ etoit aussi surnomme 
Ad^ ou Akbn^, de \h est venue la fable que Tlietec 
^toit desoendu aux enfers pour eolever la femxae de cq 
dieu. Toy. Pirithous, 

AiGEBErks. To J. Jrche^eneU\ 

Aious, Voy, JupiUr, hiriphas^ Promitheet Gany^ 
mede. 

Ailerons. Voy. Caducee. 

AiLBs , Sitr U tiUi aux talons, Voy. Mercwe , Persee , 
Calait, 

Attacked aux flanct d'un chevaL Voy. Pegate, — 
Aux epaulu d*une figure humaine, Voy. Boiec, Calais ^ 
psyche f DedaU, Rmommee, Victoire, N tmesis, Fa^ 
veur, — Au dos, Voy. Iris, — Au corps ^un monstre 
moitH chkn et lion^ avec un visage de femme, Voy. 
Sphinx, 

AiMEvi on EiiERi , Troyenne k. qui ou rendit dcs Lou- 
ocurs divios dans la Grfece. 

AiMiLDs, le in^iiie qu'Emylus. Voy. Emylus. 

A^B* Les anciens avoient fiiit une divinitd de cct eld- 
meet, qu'ila adoroient selon divers rapports sous les uonis 
de JupiteT) de Judod, de Minerve, etc. C'est la Venus 
celeste des Assyriens iet des Arabcs. 

AiB^KVEs, ou plut^t Areennes^ du root latin Area, 
i&U'B que les tal^oureurs cclebroient en I'bonucur de Bac> 
ehus et de C^te ; les Grecs les nomxuoient Aloennes, 

Aius LocuTius ou Aics Loquevs. De toutes les dIvH 
iiitds iabuleuses, il n'y en a point dont Torigine soit si 
cbire et si nette que celle-ci. L^an de Rome 364 » Ccdi* 
tins, bomme du peuplc , vint dire aux tribuns quo , mar- 
chant seul la nuit dans la rue Ncuve, il avoit entendu 
une vqix plus forte que celle d'un faomme, qui lui avoit 
annoaod d'aller avertir les magjstrats que les Oau\o\^ %^- 
fwodioieoL Cowme Q^ditius C^oh un liomxuc %iQ^ii^ iioisv. 



9.8 AJA 

ct que d'aitlcurs Ics Gatilois ctoicnt line nation fort dlui- 
gnec y et , par cette raison , inconnue » on no fit nucun ca: 
dc cet avis. Cepeudant , rannce d'apii>s , Rome fut pris( 
pur les Gaulois. Aprus qu on fnt deiivre dc ces ennemis 
Damiile, pour expier la ndgligonce qu'on avoit cue, ei 
lie faisaat point usage de lu voix oocturue , fit ordonm: 
qu'on eleveroit un temple eu I'lionneur du dieu Aitts 
Loculius^ dans la rue Ncuve, au m6nie endroit oii Cdditiii 
disoit lavorr eiiteudu. ccCe dieu, dit plaisaininentCiceion 
(( lorsqu'il n'ctoit conuu de personuc , parloil et sc fuisoi 

i (( entendre, ce qui Va fait appelcr Aius~LocuLns ; niai: 

u depuis qa'il est devenu cel^bre , ct qu'on lui a erige ui 
(( autcl et un temple, il a pris le parti de se taire, ct e.s 
« devenu muet.» De Divin. IxoUin, Hist. Rom. Tom. 2 
liv.6 

Aix ou JE\ t lie de la mer £gde , qui , etant pleine d( 
rrt hers escarp^s, presents de loin la figure d'une ch^vre 
qi e les Cirecs appeloient Aix. Pline dit que c'est du non 
dt cette ile {Aigos au second cas) que la mer ^gcc a pri: 

. Son nom. Aix etoit aussi le nom d'une nyhiphe, nour- 

j rice de Jupiter. Voy. Amalthee. 

Aja.\, fils d'Oilee, fut un des princes gi*ecs qui allerenl 

' fiu siti^c de Troie. li etoit si adroit dans lous les exerciccs 

I 

4 n corps, que personuc nc I'^galoit. II outragca Cassandic 
dans Ic lemplc de Minerve, ou cllc s etoit rcfugice pendanl 
rcmbrascmentde lairille.Min<.rve resolutdc I'cu puuir, el 
fit clever par lYeptune une teinp6te furieuse, d&s qu'il ful 
sorti du port. Apr^s avoir echappc a une infinite de don- 
g<'rs, il se sauva sur un rocher, ou i! dit avec iiiie im- 
pie'le' qui lui etoit ordinaire : J'en ccluipjicrai malni\'. les 
diciLJC. rteptune itKii£ne fendit le roclicr avec son triclcnl, 
ct I'englontit sous les eaux. Vii^ilc altribuc su niurt k 
Pallas, sans y faire inlcrvcnir Neptune. 11 s'ctoit fait iiue 
givudc repiiiulion piuc aon courage , cl U icudVl dci ^ti^w^ 



f 



AJA 29 

lervices aux Grecs pendant Ic si.'ge de Troiu. Horn. 

11 y eiit an autre Apx, dls de Tclamon, qui ne se 
rcndit pas muins ccl^bre que le premier. Ceiui-ci etuit 
iDvulncrable , exceptc daus uu eodroit de la puitrinc qt.e 
lul seul connoissoit, et etoit aussi impie que I'uutrc. ll 
fut an. siege de Troie, et s'y dUlingna beaucoiip. [1 <e 
batlit pendant un jour entier contre Hector ; et, cliuriurs 
Tun de lYutre, ils cess^rcut Ic combat, et se firer.t drs 
prcseiu fiinestes; car le 1 audiier qu'Hector regut scrvil 
a i'attacber au cbar d'Achiile, lorsque celul-ci le traina 
autour des murs de Troie, apr^s Tavoir tue. Ensni'.c 
Acliille ayant ete tuc, Ulysse et Ajax disput^rent ses 
armcs : Ulysse I'enipurta, et Ajax en dcvint si furieux, 
que pendant la nuit il se jcia sur tous Ics troupcaux du 
camp, et en fil un grand carnage, croyant tuer Ulysse : 
mais lorsqu'il revint dans son bon sens, il toiurna contre 
lui-uicme lep^e qu'il avoit re9ue d'Heclor, et sc tua. Son 
sang fut change en hyacinthc, flcur en laqnclle a volt diija 
etc change ]e jcune hommtf dc ce noni tue pnr Apollo 11. 
Quclqacs-uns disent qu((par la fleur d'liyacinthe il fatit 
eulcndre le pied d'alourtte, on Ton croit voir ces deox 
leiires AI , qui font en m£m" temps le commencement du 
mot 4j4x , et qui ferment le son naturel pai; lequel on 
exprimc sa douleur lorsqu'on se sent blessc, comme on 
suppose que Je jeune Hyacinthe exprima la sieiinc lors- 
qu'il fut blesse pur le disqtie qu'ApoIion avoit lance. 
Ccttc rennarque, qui poiirrolt paroitre inutile, est nean- 
moius n6f»3saire pour I'lntclligencc de deux vers du hr\ 
eudioit d'Ovidc ou ce poetc dccrit ies fuicurs ; t la niorl 
d'Ajax. Metam. L i3. 

Ajaxt;£s pour AUstiei?, fetes en i'honi>our d^Ajax. 

AhktATmvs , fils de Cslliilioc, qui fut mis au novr\\>\^ 
drg dieux. Soa culle t'loit ceiebre u Alaliauda, vWXait 
Cane. Ciccr. de Nat. Deoi: Ub, 3. 3 



3o ALC 

AlahgabAl* le m^ui^ qu'B^liogabale. Voj* Biiio- 

tjuhale. 

Alala, que Pluturcjue appclle la pile da la ^uerre^ est 
la m6nie qu'Enya 

AtAixiuAi^Nf;, sculpteur cel^hrC) qui fit une sialue de 
Miner ve, dout il ciaLlit lo culle dans ud^ ville qu'il bfttit 
en Bcotie, et a laqui'lle U donna son nom. C'cst de U que 
Minerve fut appelee Alalcomeneis, 

Ai<algom£]s£is, surnom de Minerve. Yoy. Alalcom^ne. 

A(.ASTQii , Tun de9 ohevaux de Pluton. Ce fut aussi le 
nom du frdre de Kciue, fils dc Nestor, et celui d'uu des 
co;mpaguons d^ Sarpe^on , qui fut tu^ par Ulysse au 
%\6':^e de Troie. Oo douuoit encpre le uom Alastores k des 
genies malfaisaos. 

Albakie , Gulilrde ^ TAsie sur lea cutea de la nier 
Gaspicnne, aiosi appvl^ parcc q\ic ses hnbitans dtoient 
ori^inaires du terdloire d'Albe en Italic, d*ou Us dtoient 
SQitis sioua la conduite d'llercule , apres Ui ddfaite de Ge- 
ryon. 

AtBE, ville dp Latium , bi.tie i>ar Ascngne, fils d'En^. 

Albiov et Behgiun, fameux g^ans, enfans de T^eptune. 
lU eureut I'audace d'attaquer Hei'cule, parcc qu'il n'avoit 
point ses fidches , et voulurent !'( mpcdicr de passer le 
Khiii j maxs Jupitci leg accabla d'uoc gvtMe de pieires. 

Aldcv^e, fameuse Sihylic, qui ri'ndoit ses oracles 
dcui& une fore^ proclie dc TiLur. qui lui cloit consacit:e . 
et appel^ de sou nox(i Alhiaiea, Celtc Sibyllo, qui etoit 
la db(i£me, se nommoit aussi Albuna , qu on croit eire la 
|B^e que Leucothcc ou Matutft. Elk eloit rtivcroe coiume 
une dcesse. 

Albubnl's, dicu revdr^ sur nnc xnoutagne dn muuie 
nom dan^ h Lucapie. 

ALCATsiES > £jtes cdleUees a Myc^nes ea I'lionneur 
S'AksthouM, 



■^.■ 



ALC 3i 

AuCATflocis, fils dc Ptilops. Ayant ^te fortcment soup- 
yoond d'avoir eu part u la mort de Clirysippe son fiere , 
\\ M r^ira k Megare, ou ii tna un lion qiii avoit devors 
Eurippe, fils du coi, dont il dpouaa la.fillc, ct a qui U 
•ucc^da. 

il J eut on Troyen de ce nom, qui avoit cpous^ IIip> 
podamie, fille d'AncUise, et qui fut tue au siege de Troie 
par Idoxn^nce. 

AuckEj fils de Peisee et mari d*Hippoin^ne, appclee 
aussi Hippooome. Il fiit p^e d'Alcmine , et aieaf d'Uer- 
cule, appeli pour cela Alcide. 

Il y eut un autre Alcce , fils d*Hercu1e , et qui fm 1e 
preuiicr dcs Hcraclides, appelos aiusi du nom d*Hcrcuie. 

Alceste , fille de Pclias , et femme d'Adni^tc , roi de 
Tliessalie. Ge prince dtaut tombe dangereusemcnt nia- 
lade, Alcestc cpnsulta Toracle, qui rvpondil qu'il moui'w 
roit, SI qi\elqu*tin oc subissoit le memo sort en sn pincc. 
Per.soiinc ne s oflrant, Alceste 5e devoua elle-m6me. Her- 
cule arriva daos ]a Thessalie Ic jour qn*Alceste fal snrri- 
Giie, Adm^c le re^ut parfailement bien, et Ic logea dans 
uu •ippnrtement separe, afin que scs malbcuis uc lui 
fissciu pas negligcr les devoirs dc rhospitalltc. Ilcrcule 
paya bicu son liv.te ; car il cntn*prit dc cuinballrc la 3f ort, 
ct dcsccndit aux cnfers, d'ou il retir.i Alccstc malgie 
Pluton f ct la rendit a son mari. Voy. Adwtlc. 

Alcide. On appeloit ainsi Herculc, du uom d* Alcce 
•uu aieul. 

Mincrve ^toit aussi surnommee Alcide, du n)ot r;rcc 
Jlcr, I'oi'ce. 

II y avoit aussi les Di7:ux Alcides. 

Alcoi&oe, ieuime d'liison ct mure dc Jason. 

AicmtDO^, fameux scu}/>t('ur. Il y cut ui^ siuVVQ \\ur 
mtkioa, heroBgrec. Voj. Echnatwras. 



32 ALC 

Aic.vot, femmc d'An:pl:iIoqi:e , a\Jir.t rctim !e sa- 
lalr ' dime pauvrc ou\rirre, ea iiit punic par Diane, qui 
lui i'ss) ira tiint de passion pour un noranie Xanthus, 
cpt'clle c]uitta $011 ntari et scs cufuiis pour ie suivre : inal> 
pt: ies attealions de ?£antlms, elle deviot si jalouse, que, 
le cioyauc iuiidule, die so prccipita dans la mer. 

iALctxoiJs , fils de Tfausitlioiis, ct roi des Pht^qurs ou 
rLcacicns d.-iiis i'ile de Corcyre. Sod noni est deveuu cc- 
Icbie par la heaute d(:s jardins qu'il cultivoit, ou plutot 
par KstucrveilJcs quen a dites Hoin^ie, a i occasion du 
iiaufrn^^c que fit U lyase sur Ies c<Stes de cette iic, ou il fut 
bleu accueilli, cl maguifiquement traite par Aiciuoiis. 
lioni. Odys. 7. — Ovid. Metam. 2. 

Alcion ou A I iYOSEE. C'ctoit ua geant, frcre de Por- 
plisrloii. II tua vingt-quatre soldats d'HercuIe, voulut 
ussoiunier cc licros, qui para Ic coup avec sa massuc , et 
fill tuc liu-monic k coups de llccljes. Scpl jeuiics lilios 
dont ii ctolt Ic pere en fmcnt si ipuclicci;, qu'i^Ilc^ sc 
prccipitcrcnt de dc-scspoir dans la mcr, ou elle:< furciU 
changccs e;: alcyons. 

Alc.ione on flAi.CYONt, fiUc d'liolc, flit inconsolnlle 
do la niorl deCeix son ir.ari, qui avoit peri dans un iihu- 
fr:-gc en allant consultcr Toracle de Cluros. EUe se juta si 
c[Kuduii]eut sui" son corps, qu'ellc aper^ut sur le rivage 
ou \ix iiier Tavoii rejtte, et ie pleura si amerement, qu'ils 
fuicul I'un et Tautrc cLang^ en alcyons. Eole voulut que 
la liter iat tranqullle dans le temp^ que pes oiseaiix fc- 
roi III ieurs niils sur Teuu, ou, dit-ou, lis le font ordi- 
uaii'LMnciit. * 

ALCiONiE, (umcux gcant, qui seccurut Ies dieux contre 
JiipiiiT. Miuerve le jela l:ors du globe de la lune oi; il 
s'ctoit posle. Il avoit la vertude se ressusciter : Hiais dans 
la suite Hercule Tccrasa. C'est le m^me qu'AIcion. Voy. 



p 



■ Alfi-'" 33 

■ -Jlkttalfi^flffe ^AfiMMi ei^ Bfarij fiit Hftedos femiucs 
dBWijjiUlMF'- "•^-' ■-;.'■■'■ -^ 
'- IlLrtiilt ^ tfle . «|0: VUn , ^u'ADfrddiliM flnknra. Mars ^ 
(Oiff*lM^|er>ta Uto; tim la^hHrlMew^ n ee fitt pour or 
Iul il Wify*>l teqt^<» jpgMBgntfd^ mi conaml com- 

Sy'lHliF^dMie-phidBirff-ntiAi-AlGippes: dm, fi1}<! 
JflPiittiim ; mill <Bri»^ iUe ^dip gfaf Alcfam-; nnetroi- 

' f Alttfc^Mlbiritop'jb^iiiiUs del e«^^ Qb croit que 

< ' JbMnilflP^INJwa^lf^lilln-^ qui, s'^unt mcii 

qitfu<Jii ttmrAJ'faJBllMiii; « ayiKtt lAvoilM et £ui tra^ 
viffkl 4* WMM M Ml *rtMl«t ir.U kiiie pendant qit'on 
i^Mtmi l«y«(gitii;,^te AJRtMoi^^^^ en chicive-soiuis, 

'*4MpAH/€H«4'^l«elryon^r«i de'Hyodiiek, et de Ly- 
lidfil&'lttltf''^|Mirii»4liDpllitryoiVf & eonditiMi qa'ii yen- 
^jt»AM^atM^fitr'ttm4^htei qtte^et TbdUbdens avoient 
firic iMMrir.. Ttedb qu'Ampbitryon ^it oocupe k k 
|*UMrA ,- Alitor -^ipil In Ibiato de eo prinee ponr trompev 
AleMte6.*'JlniMV«>4Bi>*At'<Itt0 cetic prineetee ^oit en 
tiwffiA 4^'ibfttt-t »'«p|^deii'ft ses coudte*, parce erne Jopi- 
ter.««M pvnfeb'dv ]^Ader dkAiiilM t Heicafi qui de- 
vdl oAilvi^d^lWAbe. Elle In fit'aooooeber d'fiurysthee 
avMitqaVIIp«oeoiiclil|d*HeiTiiie, tfin (pfe, oomme ahvi> 
Eiifyalirfi <edl quetqiie empire war I'avtrs. Oalauthis , 
•erv^Bte d'AJcmtee, trampa adroiteiQcnt Junon i la nais- 
micc d'Hemdc. MilMK-lw. g. Vny. Galanth'uf Rmard. 
AicmAm, fiVdVklmpliiiiraiia^Cat oba^dii dts i'niifs 
et dt Tombn de n ai^ l^ripliyV, cpi'il avoit tu^e par 
rordvtf de tte pfiv^ pMcc qu'cjle ftoit dtfootiYert le lieu 
oil tl t^MtlMM /K>sf ce point ailer Si in gue\-te de 
Aff/m099n>H anacb&v% Mcict'd*£ripl\y\e pout 



*.!» 



34 ALE 

an collier qni veiioit, ct iion qu'il avoit cu d'Hern^one^ 
fille ik* Mars et de Venus, et fcnixne dc Cadmus. Akmeon, 
touririente dcs plus afidcux rcmords k cause du crime 
fjn'il avoit commis, se n.'tii'a ji Psopliis dansi'Arcadie, 
pour y fuirc des expiations aiiii d uti'e dciivi'^ des Fnries ; 
ce rju'il Ht cnlre Ids mains de Pbugce, dont il (tpousa la 
(Ille Arsinoe, qiie qpiclqucs-uns Dommeut Alphesibee, et 
lui douna le fatnl collier (|u'il avoit ezoport^ avec kii. Ces 
prnniii'iet expiatious ayantdt^ sanssucc^, il ea alia fiiin 
d'autrcs cbez Adjcloiis, pcre de Callirbo^, qu'il 6pottsa 
au niepris de scs enga;;rmens avec Arsioo^ , k qui m^me 
rl alia repreudie le collier qu'il lui avoit donn^, pour eu 
fuii-c prcs4>nt il sa douvlIU femme. Ph^^ee et ArsinoQ 
furent fuit iriites de cet afiroot; mais X^^imis et Axioiii 
frcres d Arsiuoe, en fiirent si Airieux, qu'ik pounuH 
viicnt AlcmdoD et le tuerenL Callirlio«l| ayant apprb cela, 
pria Jupiter, et obiiut que ses deu^ fits Acamas et Am- 
plioterus, qui etoieot eooore enfans, devinssent en un 
iMonient hommes &its poor venger ia mort de leur p^re ; 
ce qu'iis fiivot en tiiant noD-seulementXemdnus et Axion, 
niais encore Pliugue et AiTsinoe ; et ib consacr^rent le fatal 
Golliei & Apoltou. Properce, an de ceux qui donnpot le 
nom d'AlpIidsLbee d la fdle de Pli^gde, dit que. ce fui 
clle-m^nSo qui pxa si-s fWires, poiur venger sur eMX l^s- 
sassinat de son mari, tout infiddle qu'il ctoit. Pausan, 
AyoUon, Diod, et M6lamorj)h, liv. ^ 

AlcomeseuSi soi'nani d'iJiysse, pris d'Aloomtoe, vil^ 
d'ithaque. 

Alcobi, fits dTjricihee. Voy. Eridlie. 

U y a plusieurs nutres Alcona; uu, .flU de Mars; un, 
fils d'Aoiycus ; an , fils dUippocoon. 

Alcyoji ou Axcton^. Voy. Aleion et Alcionee. 

AhtA, Riiuerre ctoit aiosi appelec 4 uue viUe de ce 
oom ea Arcgdhf ou ^Jie aveit uu V39a)|iW 



ALE 35 

Alectow, Pure dcs trois Eumentdcs ou Furic«. 

AtECTOn, rni dcs cLefs cles Argicns an si^gc de Tli^bcs. 

Alecihyobiastie, sorte de diTinacion qui sc faisoit 
par 1e moyen d'un coq. 

ALEClirrov, jeune soldat, confident ct favori de M^rs, 
Fauant uii jour sentinene, lorsqae oe dieu 6tcit avcc 
Tifnns, il s'endormit et les laissa sui'prendre par Vulcuin. 
Mai-s en fnt si ptqu^, qu'il le mdtamorphosa en coq. 

AtjkEnm on AziEi, filles qa*on c^^broit en Arcadic 
en llioimeaT de Minerre. Yoy. AUa. 

Al£mas08, b^ros des snciens Gemuiins, qui en firciit 
an dicn. 

AiiiMOCrA, d^esse tutelaire des enfans avant leur naiV 
sance. 

Attiiamts, Myscelus, fils d'Al^mon. Voy. "^lyscile. 

Al^ov, nn des dieux Dioscures. Voy. Dioscuies. 

kixs DEVS , le dicn oisean : c*est Mercurc. 

ALixfts , fils d'^gistfae , qni , ayant usurps le royaume 
de Mycines , fiit ta6 par Oreste. 

Alltides, f6lcs en llionncur d*Erigone, surnomnjce 
Ai-iiTis, mot grec qui signtfie vaqahcnde^ parce quelle 
cmirnt de lout cStrf pour chercher son p6re , dont elle ne 
rcfrouva cnfin que le cadavre. Voy. £ri(jone. 

Ar^Sy roi d^Arcadie, c6l6bre par plusieurs tomplcs 
quMl fit bltir. 

AiEXAmoRA , la m^me que Cassnndre , fiile de Priam. 
Tov. Catsanib'e. 

AiEXAirorE, fils de Prinm. II fat appelc PAris par Ics 
LorgPi-s qui 1 elevfercnt. Voy. Pr.ris. 

I! y cut un autre Alexancbe, fils d'liurystl.'ce. 

Alexia, villc dc la Celtiquc, latie pnr !!rfculc. 

AlextcACTJs. Voy. Aa'/ui:'. 

ALT.\inuoi oa AiYXOTiioty nymphe ([i\\ ful unt v\<!S 
fifmine§ de jptam 



36 ALO 

AijES, fi^tes cu ritonneur c!u Solcil. 

Aj.iGEn Arcas, rest - a - dire ^ VArcudien ailL C'cst 
Mercure. Voy. Arcasi. 

Amlat, diviiille dcs Ara1>cs, (]ui sous ce Dom ado- 
loient la matidre de tontes clioscs, ou la Dature, quils 
dchi^jnoieut par Ics croissans de la lune. 

A LI PES DEUS, le dieu f\ni a des ailes aux pieds, C'ett 
Merciire. 

AuTimius, sumom donne k Jupiter, ainsi que Oelui 
cVAlitekia h Certe, parce que daus un temp* de fiunine^ 
ils uvoiout empale Ics meuuiers de voler la £iriiie. 

AixopnosALLOs, c est-a~dirc, inconstant On samom-^ 
moil ainsi Mars, comme le dieu coznmun de doix armeei 
ctincniies, ciant tantot pour Tune, el Untot pour rautre^ 

Alltkothius ou Halubothids, fils de I<q»tiino.yoj. 
Alcippe, 

Almoi^ dieu d'un petit fleuve de ce nom dans k ter- 
riloire de Rome, et pi^re de 1^ Dymphe Lara. 

Almops. Cc fut UD des g6ans qui ddclar^rent la guenri 
u Jupiter. 

Aloebtnes. Voy. Aireennes. 

Atoiiiis ou Ai.oi)s, fameux gcant, (Ik de Titan et 'de 
la l>rre. II c^Musa Iphim^ie, qui, ayaut ^te surprise 
par Neptune, rait au monde Othus et Epbialte. AJpcui 
Ics elcva comme ses propres enfans. Yoyant qu'ik crois- 
soiont. de neuf pouces tons Ics mois , et iie pouvant allez 
lui nicme a la guerre des geans, a cause de Ston extrSms 
vie; Hesse, il les envoya en sa place; mais Apollon el 
I)i .ne Ics percoicnt a coups de filches. 

A LOiuES. Ce sout les en£ms d'Iphiroedic et de Neptune ; 
tig MtfsserentMars dans la guen*e des guans. yoy.Aloeut. 

Alope, fille de Cercyon, ayant' ecouie N(*ptune, «le 
qui ellc eut Hippotboiisf iut tu^e par son pere, et cbao- 
£et cu ibiUaiue. C'^oit attMi le noiu d'uue (ie&Vox^^cft. 



*;^■.'•:■ .. 



Alt 37 

CAok Se^; 0218 de IlkM, Voi dc Md- 
p«fc Am* ^Isrde pMmn pow ]liB(U» loi de Grtir , 
H'ONKMi'dMac^'dis M ^ ari e m , dk ampt ft ton p^ 
•m ifcfNji rtimi ^MpidtMrt 1« dertimtei db li tiIIc, qui 
ii>itirttiili IM «• bA^nw.^lfiMi. Rimi » nit en 
Jw<Mifa yuiu i ui f i <gtdeki«Biir;i^ 

AMMl te JjDMtfi. Dine fiit itoi wnMotaite d*no 

{■^''AjMft pOUIHUTl MBg-IOn^W AfdtnlMBy I^JUpM do 

ifMkli^il* ^^i| iiftitttM^ imeiNllM dft oetta 
iJiiVfcdk.Qt iit.^lWii ds I'ntM dct difiniidt tus- 

^AtlMfU'qit iMNlft, llBlllMMMI^Al BOM 

Auw i wH Ota ImM, file de PlriJ^ qpi'AfamAni 
jpbPlMig fliB 4u UHdonMiBlfcjQpit WfittilfSilMr^feoufct 

iiiiiiiU'iiHiliiiriCTri 

i^iBa de TbMiM M ftuMtdtlMi^ de 
}i!fdm^Oi fnamwj$m na jaar miMW Pint dam lo 



'fpw^B:B»v«iiHB«~ ■•.WJ»-iP«awiv*«aiu lUS* 



hi «i«nQ{Mr qm vint mm^bt Jm MMt 4t OMfdon. 
«»|rfam d* la cantidt, :t*dM9lt idnnit pQot MiMBKticc 

p^ 01b ih rot d'4wadic> GMia ^mmm 



33 A M A 

biefssa la premiere Ir* 5nni;Uer , dont nlr re^Mt Ics dc- 
pouilles do la main de iMolcagre, fil* d'OEnee : mais Irs 
fr.'rres d'Alihee, piques qu'on eui fait tout rhonueiir dc 
cette chasse Jk une fiHe , lui ei;lcvj':rent ces depouiilcs 
qu'clle emportoit. Meleagre, qui aimoit At.ilaate , en fnt 
si transport*? de colore, qu'il tiia ses deux oncles. Alllieo, 
pour'vengcr la mort de ses freres, jeta an feu le tisoo 
fatal auquel les Parqucs avoient attache la destinee dc ce 
priiice. A mcsure que le tison bruloit, Mele'agre se con- 
sumuit , et peril enfin : AllLee se tua de desespoir. Selon 
qiielquesauteurs, ce fut Meleagre qui oublia Diane dans 
ses sacrifices. 

Althem£:ne. Voy. Cralee. 

Althepus , fils de Neptune , et roi d'figypte. 

Ai.tit78, sumom de Jupiter, prb du culle qu'on lui 
vcndoit dans un bois sacni nomm^ Altis, proche d'O 
Ijmpie, 

Alumna , c'est-a-dire , nqurrice -, suroom de Cerds. 

Altatt¥3 ou Alyatteus, p&re de Crcsus, et roi de 
Lydie. Hm'at, 

Alysius.. C'est Jupiter , ainsi surnomm^ d*un^ mon- 
tagne de Tile de Crete , ou 11 ay(Ht un temple cel^bre. 

ALTxoTQot, nymphe el m&re d'Esaque, qu'clle ent 
dc Priam , dont elle (tit fort simee. 

Am^.A , surnom de Cer^ 

AaiALTHtE est le nom de la chcvre qui allaita Jupiter. 
En reconnoissance de ce bon office , il la playa avec ses 
deux chevrcaux dans le ciel, et donna une de ses corncs 
aux nymphes qui avoient eu soin de son enfaoce, avec 
la vertu de produire ce qu'cUcs- desireroieut. C*est ce 
.qu'on appeloit la cerne d'dhondalice. Quelques-uns di- 
9cnt qa'Amaltli^e ftoit fille de M^Iiss^s, roi de Crile , rf. 
<fu 'elle prit §oin de Tenilnce de Jupiiex, ^^'eWe x^^wttiv 



A M A 3y 

Be latt dt ct^mre. On dounoit aiissi ce noni I ia Sibylla de 
Cunies. 

Amahus ou OMANUSydivluil^ de$ Verses. On croll qua 
c'est le Soleil. 

Amabacus. C'est un ofBcier de la maisoti de Gynireou 
Cvnare, roi de Chjpre. Covnme il £toit cliarg^ dii soin 
des parfums, il eut tant dn chagrin d'avoir cassd des vases 
qui en contenoient des pliis excclirns, (|u'il en sucba de 
douleur. Les dioux, touches de compassion, le metanioi- 
phosdrent en inarjolaine. Flint, 

Amabusia, Amartnthia ou Amarththis et Amart- 
siA, surnonis assez comnuins de Diane, pris d'un bourg 
ou elle ^toit paitiruli'jren:ent adore'e dans Tile d'EuLce : 
d'autres discnl daus la Tlipssalle. 

AmATS, femme du roi Latirius, ct mere de Lavinic. 
Ellc 86 pendit de descspoir, lorsqu'elle vit qu elle ne pou- 
voit erap^c^er le m:in<i^e d*^uee avec sa fille. 

Amathoste, villc de Tile de Cli)pre, consa<?rcc h 
V611US. Les LaLilans lui avoicnt b.Ui uu superbe templr, 
au6si>Lien qu'it Adonis. 

Amatcohtie, Amathuse ou Amathusie. Vdmis est 
iduvcnt ainsi appelee du noiu d'AiuatbontCt villc ou son 
culte fut cdl^re. 

Amathcs, fiiS d*Kercule, douna son nom k la viile 
d'Amatbonte dans Tile de Cl)j|>re. 

Amathuse, nitre de Cynirc. Voy. Amathontie. 

A]mazo2<es. Vemmcs guerrlcres de la Cai>padoce , sur 
les })Oid!i du ileuve Therm<xloon. Files nc souffroicnt 
jKJJiii d'bommes av».c cllis,et n'en recevoient qu'unc fois 
I'an ; enr.uile tiles lc*s teuvDyoient: encore falloil-il, pour 
en avoir ,.qn'L'll"s cusseat*auparavanl luo trois de leuii 
eiingniis. lilies fuisoicnl r.:o.uii ou elles esUopioient leiirs 
enfaus m.lcs, ct ilovolent avec soin leurs liites, aux- 
quelle^ellcs hriihiau la mumdie dtui^t*, cric^e^c\(^U\t.uV 



4o AMB 

u liter dc Tare. Elles curenl de [,randes guerrcs avec leiirs 
voishis, ct furent presque detruitea par Hercule, qui fit 
leur reine prisonnitire. Voy. Hippolyte. Diod. Uv, 3 , 
Pline, liv. 6, Uerodote, 

AaiAzoHius , siiruom d'ApoIlon , parce ^'il avoit mia 
jfin k la guerre des Amazones contre les Grecs. Paus, 

Ambahvales, sacrifices en Vhonneur de G<5res. Le 
peuple suiyoit en forme de procession les victimes qit'on 
devoit immoler, en fiiisant le tour des bles avaut la muis- 
son. Ceux qui presidoient a ces (ttcsy ^toient douze pr6- 
tres appeles Abvales. 

A.MBITION. Les anciens en avoient fait une deesse. On 
la re[ resente avec des ailes et les pieds nus. 

Ambbosie. Rien n*est si obscur ni si cbnfus chez Ics 
poetes que la Testable destination de I'arobrosie et du 
nectar. On croiroit qii'ils ont pris u tAche de donner sur 
eela la torture aux graromairicns ; de sortequ'on est en- 
core a savoir certainenient si Ton mangeoit I'ambrosie, 
et si 1 on buvoit le nectar. Ce n*est done qu'en suivant 
I'opinion la plus commune qu'on regaixle I'ambrosie 
comme raliment qu on servoit sur la table des dieux , et 
le nectar comme leur bobson ; mMs, en oe cas, pour en- 
I tenclrc bien des endroits d'HomSre, de Virgile et d'autres 

poetes , il faut snpposer, comme ou le croit, qu'on faisoit 
bien des choses avec Tambrosie , et qu outre Tambrosie 
solide il y avoit de I'eau d'ambrosie , de la quintessence 
d'ambrosie , de la pomtnade, d^ la piUe d'ambrosie. 
Quoi qn'il en soit, la Fable ne pouvoit rien inventer de 
plus cfaarmant que I'dmbrosie et le nectar. Cette nourri- 
ture delicieuse et cette liqueur emLaum^e flattoient tous 
les sens k la fois ; elles donnoient la jcuncsse ou la con- 
strrvoicnt, rendoient la vie par&itement heureuse^ et 
procuroieftt rimmottalitc. Ccmune les anciens ne connois- 
M>}ciit rien de fitu doax que Ic miel , on ne sera paf 



I 



AMI 4i 

6toriD« que le poet: Ibicus , cite par Ath^ce , en ait fait 
la mati^ d'une conipiiraison par laqiieile il vetit doroer 
one id^ de la nature ct du gout de Tamhrosie. 11 dit 
done : « L'anthrosie est net:f fois plus douce que le miel ; 
tc et en mangeant du miel, on ^prouve la neuvidme par- 
te tie du plaifiir qu'on auroit en mangcant de Fambrosie. » 
Yorez h Mvante et at^reablc dissertation de M. le Franc 
tur cette inatl6re. Kile a poor titre ] Essai sur le Nectar 
et sw VAmhrosie, 

C'«koit ansu le nom d'une det Hyadcs et d'une Ute en 
I'honneur de Bacchus. 

Ambeuus : Jupiter ^toit ainsi sumomm^ ; Mine rve 
Ambulia , et Castor et Pollux AmsuLii , p.'Ut;e que ops di- 
vinites avoient des autels aupres d'nn vnste portique ou 
les Lftccdemonieiis alloicnt .ce promener. 

Amburbale. C'^oit line fete ou I'ou iminoloit une 
Tictime a laqnelle on avoit fait faire le tour dc la vil!e. 
A3IE. Voy. Mdnes, MortSf Psyche. 
Ajuenth^s. Plnton fat ninai sarnomm^, parce qno sa 
ienime lui ota une nymphe nomzn^ Menthe qu'il aimoit 
'>iuotu^m0ntfces8i!niifie, priVe tie Menf fce. Voy. IMfetilhe. 
AaiuoDAB , roi des Lords du Xanthe , dont la prinei« 
alo force consistoit dans la ChimC're, qui fut tade par 
sllt^ropi'.ou. Voy. Chimere. 
Aa:ith\on, celdbrc modccin, pfere de Mdlampe, qui 
ur eel a est sui-uonimd Amithaonius. > 

AuiTit. Les Grecs en avoient fait one divinil^. Lrs 
mains la reprcsentoient sous uu cmbleme dont ou nous a 
serve la description. C'*(loll Isi Gf;nred'nne jeune jwr- 
•le vfilue dune tuuique, sur la iraii^e de laqnclle on 
I ces mots : La nwrt et la vie. Sur sou front otoicnt 
da ces mots : L'c'te ef Vhiver. La figure avoit le ruto 
rt jusqu'au oGeur^qu'elle mo.itroit du doi^t a\ec ces 
: V^pres ei de loin. 



4» ■ AMP 

-AmmAs, nouiTire dn Di.tiie. Jlt;syvh. 

Afi:MOV ou IlAMftso.N. (]\'.i>{ ie iiirnte qur Jupi(er. U 
(^toit [>articuIiorenieut lioiiore a Ilielx'S, capUale Uc la 
hriute ^gj^pte. On d'll que Bacchus sV:tam trpuve dan« 
rAruLie d«serte, moiirant de soif , il implora ie secouis 
de Jupiter J, qui lui appariit sous la forme d'an belier, 
feqiiel, en frappant du pied ooalre lerre, lui montra une 
source d Vau. On diessa U ou autel supeibe a Jupiter^ 
quoii surnoroma Ainmon,& cause des sables qui sont 
dans ceite coutrce. D'autres disent que Jupiter fiit aiusi 
siiritoxDiiie 'd i'orraslon du premier temple qui lui fnf 
eleve pur uti |)ei^er appde Ammon. Lcs peupks de Li- 
bye lui en bAtirent un magnifique, sous ce nom, dans 
lcs Joseits qui soitt a'Toccident de I'l^gypte, ou Ton ve- 
uuit de bJeii loin cousulter la statue dc cc dieu 9 qui y 
renrloit de (Uuicux oracles. On le rcpr^seutnit sous ia 
furme J'uii l>uli<^ , ou s< ulement avec une lute el def 
curnes de belicr. Pline^ liv, 5 et 0. Lucain. Ailsto^li. eli. 
AmnMu (ul aussi le uoui d'on roi dc Libye , que quel- 
ques-uns prenuent pour Bacchus. 

AsfMoBiiA, stirnom de Junon, (^ar la ni6ne raison quo 
Jupiier fut nouone Ammoa. Voy. Anitnon. 

AMMOTuiE, nymphc, 6lle de yeroe et de Doris. 

Ammudates , un des dieux dcs Ronsains. 

Am2iisiaot% ou AN^1SX]>ES, uyuiplies ainsi »p^L'l<:c». 
d Amnisus , fleu^e de Tile de Ciiole. 

Amolr. Voy. Cupidvn. 

Ampki.os, Ills d'un salyrc et d'uuc uymfhc. f»il t'.n 
de^ amis de Bacchus, qui avoit aussi un urtHre de ce nom. 
Ce mot, qui sign'iip virjne^ fat encore le iioin d "un pro- 
montoire de I'lle de Samos; d'uue viiie dous la Cictc; 
d'unc autre dans la Macodoinc, etc. 

Ampelusie, pronioutoire d'Afri ;uc dans la Maurita-i 
vif, oli etch une cavern e con::acive a Uci^cuie. . 



AMP ♦ 4 J 

Ampuiahas ou /iAfiHiAiui's, Qs d'A^^oilon ct d'Hy- 
^?jfmneatre^ l&riphyle, sa (emme . enseigita a Polyjike, 
poiir UD colli r d\n'j le lieu ou U s'etoit cacho pour nb 
point aller k la guerre de. Thebes, o:: il devoit pcrir. I u 
veille qu'il iut en^Iouti dans la tcrrc avtc son cliar, eta t 
k table avec lea cbefs de Tarmee, un aigle foudil .sur sa 
laDoe, Teoleva, puis la iaisaa tomber dans uu endroit ou 
elk se oonvcrdt en laurier : lo iendcmain la terre s'ouvrit 
IOU8 lui 9 et il y fut abimc avec ses chevaux. Lss poetes la 
coiifbndcntquelquefbisavec Alcui'uon,aon fils. Plin. Ovid. 

Amphiab^-Es, fetes en rSioiiiK?ur d'AmpLiaraiis. 

AuiHiCTYQS, fib de Oeucallou et do Pyrrha. 

II y eut un autre Ampljictyon, fils d'Hiilonus, qui 
institua k AtL^iics le famcux tribunal auquel il donna 
ton nom , et dont !es decrels ^toient aussi respect us que 
les oroclcs des dieux. 

AsfvaiDAMAs , fils de Busirls , qu'Ucrcule taa. 

AHPHaoQUE, 61s d'Amphiaraiis 11 se trouva au sio.;« 
de I'roie. A son retour il bJtIt une villc h laqucUe il donn* 
ton nom. II futdepuis honoie comnie nn dieu. 

Ampbimaque. Deux des capitaiucs grccs qui all^rent 
au sie^ de Troie sc nominoieiit ain&i. 

Abiphimabiis. Yoy. Linus. 

AHPBXii£no:(, fils de Mcbnlho, I'nn de cenx qni vou- 
loient ^pouser Penelope. Tcleinaque le tiia d'un coup 
dcpe'e. U y eut un auUe AutpliinjeJon qui fut tue par 
Pn'&6e. 

Ampbibome, une des Ndi Jides. La m^re de Jascn se 
nommuit aussi Ampbinome. Voy. Jmphinomce. 

Ampuivomee ou AacraiSioM£,m^re do Jason, chef det 
Argonautes. Elle se plongea un poignard dans le seio, da 
respnet quelle eut dc la longue absence de. son fils , qui 
Aok allii i^ JiT conqn^tv dc la 2 bisoo dor. 



44 AMP- 

t AMPBiNOMr:s,uii de ccux qui voulolent epouser Vim 

I lope. U fut lud par Telemaque. 

j Amphion , fils de Jupher et d'Antiope, I'elne de Th^lic! 

II batit les murs de cctle ville par les accords de sa lyn 
Les pierres, sensiblcs k cctte harmonie , se rangeoier 
d*elle»-indmes a leur place. Ce i'ut lui qui iuventa la mv 
sique avec Zethus , son fr^re. 

i Un des Ai^onautesrse nommoit aii^i Ainphion. C'j^oi 

I encore le nom d*un roi d*Orclioiii6oie , fils de Jasiua et p^i 

j de Chloris. 

I Amphipthoa, c'estrk-dire, qui tient un fiambeau 

; chaqne main, samoDi de Diane. 

Ampbibbo:^, uue des nymphes dc I'Ccdan. 
Amphitho^, nymphe marine, fille de N^e et d 
Doris. 

Aai7HiTBXTE, fille de IVjc^n et de Doris, deesse de 1 
mcr, et fcmme de r^eptuue. Apr^ avoir fni le manage 
^^eptuDe eovoya deux dauphins qui la trouv^rent au pir 
du inont Atlas, la lui amen^nt sur uu charjen forme d 
coquille, ct ce dieu i'cpousa. 

A .rirniTiiTON , fils d' Alc^ , et petit-fils de Perse'e , s 'em 
pnra de Thebes, et epousa Alomdne. II fit la guore au 
T]]cleb6ens ou Teleboens, qu'il defit par le moyen d 
Cometho, fille de Pteielas, leur roi, h qui cette princes^ 
coupa un cbeven d'or , dont dependoient les dealing d 
ce prince. Ce fut pendant cette guerre que Jupiter , sou 
la forme d'Amphitryon , from pa Alcmene. Ce prince eu 
vabit les l^tats de Ptcrelas , devint formidable k tous sc 
voisina, et punit Comctbo de sa trabison. Planter, dan 
son Amphitryon, le fait ^eulement general des aCm^ d 
Cr^on , roi de Th^KS. I^ m6me chose arriva i Minoi 
lorsqu'il assidgeoit M^gare. Toy. Nims. 

Amphitbyonid^s et AM?BiTBX0HiAD£3|HercuIe, cgoovh 
B)j d'Amtphjiryoj^, 



AMY 45 

AmphituS. Voy. Rhecius. 

AsipnoTERL's. Voy. Acr.rnas. 

Amphixise , fleuve de Thcssalic , sur les bords duquel 
Apollon gai-doit Ics troupeaux d'Admrte^et ou il ecorcha 
tout Tif Ic satyrc Marsyas. Ce fiit \^ qu'il aima Evadne, 
Lycoiis et Hyaciotlie , ^u'il tua , saus le vouloir , en jounnt 
au polet 

C'est da noin de ce fleuTe que la sibylle de Cumes est 
appdee Amphrisia votes, parce qu'elle pretendoit ^re 
inspirde par Apollon. 

AaiPiciDis oa AsiPTCiDts. C'est Mopsus, fila 'd'Ampix. 
Yoy. Mopsus. 

Ampicus , Amfix on Amptx, fils de Cbloris, et pere 
de Mopsus. C'ctoit aussi le nom d'un fils de Pelias. 

Amsabctus , lac profond et environn^ de precipices et 
d'? for£ls dans le territoire d'Hirpinum en Italie. Il en 
exbalolt une puanteur si Lorrible, qu'on regardoit ce lieu 
comme le soupirail des enfers. 

Amm. C'est le m^nic qu'Ammon. 

Amtcla , I'une des fiUes de r^iob^ , que Latone 6pnr- 
gna auasi-b'en que sa soeur M^libee, lorsqu*elIe tua leurs 
frtees et leurs sceiurs. Voy. Niobe. 

AMTCiJeus.'Apu11on ^it ainsi sumommc d'un temple 
magnifique qa*il avoit h Amyclee , ville do la Laconic* 
G'eloit anssi an sumom de Pollux. 

Amtctjs , dk de Neptiuie , et loi des Bebriciens. Yoy. 
Bihficiens. 

II y cut un des principaux Centanres, et nn compa* 
gDon d'En^ de ce nom. 

II y eat encwe un autre Amycus , fr^ d'Hippolyle , 
reine drs Amazones, qui fut tu^ par Hercule. 

Amtmone, Tune des cinquante Danaides. Elle ^pousa 
Eficelade, qu'elle tua la premiere nuit de ses noces^ scion 
Toiiiiv de son pire. Pressce de reniords , eWe «e Yt^V\\% 



4G ANA 

dans les bots, ou, voulaiit lirer sur une biche, elle ble 

tin satyre qui la poursuivit, et dont elle devint la pr 

1 1 'Dialgre Neptune quelle implorolt. Ce Dieu, quoKj 

I Ieiiip5 aprds , la xu^tamoqphosa en fontaine. 

I li y eut une autre Amymoue , fille de Belus , el lU' 

li de Nauplius. 

I ' Am\9tas. C'est, dans les poetes , un noni de bcrgei 

I I Amyhtor f i-oi des Dolopes , peuple d'EpIre , fiit i 
I ' |)ar Ilerculc , pour lui avoir refuse lu passage par ses £t« 

U y eut aussi un Amyulor, (ils d'Egyptus^ qui fut i 
par sa fbnime la pmnlcsre nuit de ses noces. 

Amyittor dtoit aussi le uom du p^re de Pheuix. 

AMTNrojBiJD^, Plieuix, fils d'Amyutor. 

Amtthaon. Voy. ^mi(/iaon. 

Amac££s, £ites en lliouneur des dieux Dioscur 
qu'oii uonifnoit aussi Anaces. Voy. Anax. 

A DACES ou Ab^actes. Yoy. Anax, 

Anachis, un des quatre dieux lares tiver^ par 
I'^l^yptiens. Les Uois autres etoient Dymon , Ty^is 

luivoS. 

ANACLETftnA. Cetoit une pierre sur laquelle les Gi 
cioycient que Ccr^ s'etoit re|:osue apr^s les long^ 
courses quelle avoit faites pour cliercker sa fille. 1 
fcninies de Al^gate avoient luie grande veneration pi 
cetie picnc , qu on gardoic k AUi^nes i^upi^ du Fry 
litie. yaui, 

Ahactes. Voy. Anax. • 

AiiADYOvE!iE, suiDom de y^nns, pris d'un mot gx 
m\\ si^nifie sortir Jwrs de Veau. Auguste lui consacra s 
cc uom un tableau point par Apclle , ou clie etoit re^ 
s ntee au raomeat de sa naissanoe , sortant du sciu di 
uicv. Pluf. Plin, 

AsfAGOGiES, £&ies en I'Louueur de Yenus abs^n 
j-wur Is fner dc reremr. 



' . ANC 47. 

AffAlmiA oil Imtudewck. Les Atli^utens e:i avoieut 
fait une divinite. Pauaan. Cic. 

AsaItts, et mieiix As.ctis , noin sous lequel les Perses 
et les Arrneniens adoroient Y^us. Anaitis etoit la Diane 
lies LjdieiL*. 

Abtamelecr. C'est 1e m^e qu^Adramelech. 

AiTAPTS <m AifAPUS, fleuve de Sicile, auquel la nyra^ 
phe Cyane joignit ses eaux , lorsqu'eile fat rndtaroor- 
phosce en Inc. 

Atvatis. C'ctoit le nom que les Perses donnoient I 
Diane. 

Af atolb , une des Henres. 

A:«Aiiia7s , fleure dc la Troade, «ur Irs bords duqnel 
PAHs gnrdoit les brehis de FriHin. 

Anax, fits du Ciel et de la Terre. Son nom, qui signi- 
fie m, litre y seigneur, Aoit r^ver^ comme quelque cbose 
le !;rand et de sacre, de sorte qu^on oe le donnoit par 
1 oil near qu'aux derai-dieux, aux rois et aux heros. Si on 
l.;nr parloit, on si Ton en parloit au pluriel, on les nom- 
inoif Anactes ou Anaees. Plut. Cic. 

A?: AX ABIE, nyn-pLe qui disparul dans le temple de 
T*i n«, oil elle s otoit rcfijgiefc poiir ^iler les poursuites 
dApoHon. 

Anaxatidra, heroine rev6r6e comme une deesse dans 
In I^rotiic. 

At»a:^ AniTi , nymphe de Tile dft Chypre. Elle fnt m6- 
t;.mo: i>hosde en rocher , pour avoir refus6 d'ecouter Iphis, 

.' S \.\is . tils d: Castor et d'llaire. 

A-^axjth/e, une des Danaides, que Jupiter mit au 
•inmhre de ses femraes. 

-^*!iAxo, fillc d'Ancee, et, selon quelques-uns , m^e 
-- a cnune. 

■^vcajjm: on AncHAniE, deesse qu'on mvoquo\\. ccraKxe 
• nc.f 13:0ns des enncmis. 



48 ANC 

ANCAnius. Voy. Anchialus, 

Ancee, roi d'Arcadie, fut du nombre des Ac^pnautei. 
tJn de ses esclaves lui predit un jour qu'il ne boiroit plus 
de vin de sa vigne. Anc^ se moqua de cette predictioD, 
et se fit apporier sur-le-cLamp unc coupe pleine de vin : 
avant qu'il en but, Tesclave lui dit qu'il j avoit encore du 
cljcmin de la coupe a sa bouche. On vint en m^me tempt 
I'avcrtir que le sanglier de Caljdon etoit dans sa vigne ; 
aussitut il jeta la coupe , couvut a Tanimal, qui vint a loi 
et le tua. 

AscHEMOLE, fils dc Rh6tus, roi d'une contrte de I'lta-^ 
lie. l^pris d'uae passion criroinelle poor sa marutrc^ii lof 
fit un outrage dont son pcre ronlut le punir; ma is il prit 
la fuite, et se retira aupres de Turnus. 

Anchialus ou A^cabxus. Lcs paJiens crojoient que 
c etoit le dieu des Jwfs. 

C'etoit aussi le nom d*un. Grec, fils de Mentis. 

Anchise, prince trojen, et de la famille de Priam, 
^toit fils de Capysct d'une nympfae. Il dpousa secr^tement 
Venus, et en eut Itn^e. Ancliise ayant os^ «'en vanter, 
Jupiter , pour le punir de son indiscretion , \h fi*appa de 
sa foudre ; mais elle ne Tecrasa pas , elle nc fit que I'ef- 
flcurer. Apr^s la prise de Troic , ;1 sortit de la ville avec 
peine , k cause de son cxtrSme vieillcsse. Enee le porta 
sur son dos jusqu aux vaisseaux, tenant sou fils Ascagne 
par la main. II emporta scs dicux F6nutcs avec ce qu'il 
avgit de plus precieux, et alia mourir dans la/Sicile, ou 
Eii^e lui eleva un tomb.'im raagnifique. Vir0. 

AnchisudI^. C est J^nee, fils d'Aspbise. 

ANCHunus, fils de Midas. Un goufTrc s'etant ouv^rt 2 

Celene, ville de Pbry.^ic, Ancburus se d6voua pour le bieh 

public, et s'y precipifa avec son cheval. Cc gouffi'e se rt- 

i'crnia aussitot. Midas fit elever h Tendroit uu aulel k Ju- 

/f/t^r. r/ut. 



AND 49 

- Aacn^ G'est le nom qu'on donna h vn bouclier que 
Ifvma fisignit £tre toinbe dii del, ct d la conservation du- 
quel il pr^tendit qu'ctoit attachce la destin^e de Teinpire 
romaib. De pear qu*on n'enlev&t ce bouclier, il en fit 
finre onx^ antres si parfaitement semblables , qu'il e'toit 
impossible de le reconnoitre. Il en confia la garde ^ douze 
pitoes qu'il institua pour cela , et qu il nomma Saliens. 
Qvuind on portoit les Ancilia ou Bouclicrs dans one fete 
qiu duroit trois jours, au commeacement dc mars, on ne 
pouvoit se niarier, ni entreprendre rien d'important. 
Ovid, Tit-Liv, Voy. Saliens. 

AsctuA, Voy. AnciU. 

AacTJLES , dicuxet deesses des esclares. lis ^toient ainsi 
appeles, da vieax mot Anculcn'iy servir. 

AsDATE oa AaDBASTE. Les anciens Bretons adoroient 
la Yictoiro sous ce nom. 

Ardircve, sariiom de la mere des^dieox, pris de la 
ville Andlra , aupres de laqnelle elle avoit un temple. 

AsDRAST^. Voy. Andate. 

AirDBEMON, p^re de Tlioas, Tun des cbefs grecs au siege 
deTroie. 

li y en eat un autre qui fat gendre d'QEnde, roi de 
Calydon. 

A9ronocL^,ran;e des fillcs d'Antipoenus,qai se sacri- 
fi^ent pom le saint des Tliebains , suivant la rdponse de 
Toracle, qui avoit dit que la ville ne seroit jamais doiivrce 
de ses ennemis , s*il ne se trouvoit quel(pi'un d'unc des 
pins illastres fionilles qui voultit se sacrifier. Toulcs les 
iUles d'Antipcenus se talent. 

A3nonoGi^.E , fils de Minos. Voy. Minos , Minotaure. 

ABDROGisiES, S^tes atheniennes en rhonneur d'An^ 
drogee. 

AwDMOcios oa AsDnoatEt an des capiiaiae* ^<» wx 
i^e de Timd. 

Vict, de la Fable. 5 



To A N !■: 

Aaatoaist, cc^~i~d\rK. lowmi il f:iiinu.Vo}.Uii-- 
maphniitt. 

AnDROHiiQllt:, fille ilTfiinn, roi ds TbAri, laaiM 
il'HeClor, el mire d'Ailjonai. April li priw de Troie 
e\ie ijcliutcn pnrta|(i i Pyrrlius, qij I'mxioeM en tlpire 
(I r(!|-Qt(9a. PyrrbuB^UiH mox't, ella epousa Htleuiu, fi^ 
lie Pruim. Cetlc veave aims si tcndicmenl Hrcrot.qu'ellS 
DC reiKoIt piMul lie parler de liii ; elle lul fit ^l»re 
ini^iiifi|u« toin'.ieaEi ™ fipfrc ; (s; qui eniisoit bentiai^ |[ 
de JHloiult tt dv cliagrin H riiui ijui I'aiuii^rcni lucceur^ I 

A^DnoM^R, Rile de Ceplice, roi d'Kiliiopie, cl dt 
(Isisi.ipe, qui eiit U l4m*rile de dispuier de la benulri 
a\ cc Junon «t let TSiriidet. Junon , pour l» puiilr , con- 
JainuB AdJroni^e i kite lice par lei Ker^Jo avec del 
cliiiitiet, et expoMi! sor un rocker a un monslre nuTin : 
niuis licraee, Jtoiilf sor le cLeval P..-SnM, petr!Ea te 
II ona-.rc en lai inonlraul la I^lc de MiMuse, el delivra 
AtJditiir.Mc,qu'il rtudit ii (oa ptre.leqoel t-ii recoTinnii- 
s.,.ice, hi lui donnt en Diariagc. Vuj. ^Hl.ajone, G!leda 
Uuiuiidou. Oi-. fliel. I. ^, 

/.KuiioTiioa(><; , c'etl - ^ ' dice , hoiuiciJe. Ce nam Ail 
iloiiiiii i Vi>iiiu jHUT atuir liiili>iirirpar1apei:« Iii^aiiGoiip 
<iO TlieHsalii'iu, lea puui&iiani ajngi ui; la nioit ile Lai»t 
ijui HVtdl ^Ld lu^ duiu ion temple. 

Akuuoi ou AEimos, GU d'trlurjinaquc , donua toa' 
rnm n I'lle d'Andrui. Uu fib d'Anliu w iiomnioit niusi 

AbE, Vof. £ilene, JHirfat. 
Aheuqi^ Vof. .idoBii, 



ANl 5l 

AvG^Xl^ fil!« de Mrrcure, li]ui dtoit lui-mdiue kiur* 
momme An^eltUy Messagcr. Voy. /^rcure. 

AsAELVS, nn dcs fiU de ^ept(lIle. Voy. Anqelie. 
Av^iWLomALKS f Cites en llionneur de la ddosse A oge- 



AsGjEAOKE.divInitd qii'on iuvo'juoit pour 6tre ddlivre 
to iii^ui^udes et des cbagrius. On b confuud ordinal 
muent avec Ang^ronte. 

AflGEH^trtT., d^ease du silence. On croit (jne c'etc iu 
tlttane que Volu]pie, dewse de la volupt^. Voy. Harirv- 
cr«le. 

AvbiTU;, stimom de ^'-^'dee. Voy. Anguitia. 

AnatiFEii et AvGViTESEVs , le Scrpeniaire. Voy. 
OpKieiu. 

A]ioi;i<;E!i£, les thebaius, ainsi d^ign^ par Ovidc « 
parce ^e la Fable les £iit naiire det deuu d'uo dxa^oa. 
Voy. Cndinu$, 

Aii^uiftoEs, monstrea dont la d^arobe tbrtnrUse 
MMemliloit ii celle des serpens. Ovide lioane ce nonn aiix ^ 
g^ans qui Toiibirent detroner Jupiter. 

iAhouitia da AvoiriA, filte d*EeUs et soeur d^* Mdd^e. 
[>1I»-ci ^toit ausai sumonim^ Angiliiu 

AvmiuSy dieu du flcuve Anio, le Tit eroo. 

AmonE. Voy. Anyejer. 

Abigrides, nympbes du fleuve Anij>re.On Icur attri- 
bruit Ic pouvoir de donncr aux euux de ce fieuve une 
vertu cbntraire k Jenr quailite nntarelle. 

Ammales, divinity ainsi nomnKfes, pnrce que c'^ 
toicot ks &mei de ceus qui, apr<'» leur mort, avoiciu 
etu luis au nondjre des dieux, Animales dii. 

Ammaux huvant dans une coupi. Voy» Civet. 

Aniiis. C'est la in^me qu'Anaitis. 

Avics. mi de Vih de Dehs, et grand-prto« A' K\»c\- 
kna, Vgut de ss Ccnima Voni>e ticis dik:$, mttois *. O\i»vvo « 



52 A NO 

Sperroo et ]^lni$. coniuie<; sons la denomlQadon g6li4-' 
rale de Ccenoti-opes ofi iVOEnotrojycs. Ellfts avoient repi 
de Bacclius le don dc cliangcr tout ce qu'elles toucboient. 
Tune en vin, I'autre en blc, et la troisieme en hoile. 
Agamemnon, allant au sidge de Troic, voulut les con- 
traindre de Ty suivre, coroptnnt qu'avec \evte seoours il 
n'auroit plus fallu de {M*ovisIoos ; mais Bacchus , ^'ellei 
iniplor&rent , les cbangea en colombes. Ovide, 

Aif5A P&RB99A, deesse qui presidoit au^r Anndetty et 
k laqui'lle on faisoit de grands sacrifices a Rome, au mob 
de roars. Les uns ont cru que cette deesse ^toit la ra^me 
que la Lunc ; d'autres ont pc * e que c'etoit Tb^mis , oa 
lo, ou celle des Atlanddes qui avoit uourri Jupitep, ou 
enfin une nymphe du fleure Numicius , la raSme.qu*Aime| 
soeur de Didon. Ovid. Fast, Voj, Anne, 

Avne, soeur de Pigmalion et de Didon, suWit sa soea^ 
en Afrique. Apr^ la mort de Didon, elle se retira H 
Malte, d'ou, Pigmalion ayant touIu I'enlever, elle se 
sauva en Italic , ou elle fiit.trte-bien re9ue par Anie 
quelle j trouva etabli; mais bientot Lavinie en con^nt 
une jalousie si violente , qu*clle r^solut de la j^re p^ir» 
Anne , en ajant 6ti arertie en songe par sa sceur Didon , 
prit la fuite pendant la nuit, ct vint se jeter dans le 
fleuve r«uniicius, ou elle fut cbangee en nymphe. Vir^» 
Ovid, 

Ankedoms, dieuz des Clialdeens. 

Annoha, deesse de Tabondance et dtss provisions da 
Louche. 

AKOBnETH, nymphe, Tane des femmes de Satunie| 
ni^re de Jehoud. Voy. Jehoud' 

AvoGOU , fils de Castor et dllaire. 

Anosia, c*c8t4-dire, impitoyable. Venus eut ce nom 
pour lamtaieraisonqu'elle fatsumommoei^iidrop'-onot. 



ANT 55 

r^pomer, Sisyphe, fils d'Eole« la snrprit, et qn'il fut le 
veritable ptot dUljtse. Ovid, Metnm, Iw, k 3. 

AinnCTVE, Ue duos le golfe de Coriuthe, cci^re par 
ee qne digent les pov tes de rclieiiore qui y croissoil eu 
aboudmoe. 

Aimmra. Voy. Ant'.theesi 
■ AvTiaons, (Hie d*QEdipe et de Joeeste. Vdulanl rendre 
lea dcrnien dcroira k Polrnioe soo fr^, contre la d^ . 
fense de Cr^n , elle fut condaionee por oe cmel prince a 
mourir de taim dans une prison; mais elle ay etran^a. 
H^on , qui devoU lepoiuer, se tua de deaespoir but aon • 
coqM 

II J en enl nne autre, fille de Laom^dob. G^lle^n, se 
croyant plos belle que Jiinon, fat Uiangee en cigogne. 
Voy. CdMiope, itfitdromede, etc. 

.^.HTiGOKiES, ilfttes en I'houuenr d*un Andgouua peu 
connu. 

A2cnL0Q]CB, fiU de Neator et d'Enrydice. Ay ant suivi 
son p^re an siege de Troie, il y iht tud par Meniuon, 
fils de I'Aorore. Horn, Odyss, 

ll y ent an autre Antiloque, fils d'Ainpbiftraa. 

AsTniofis, un de cenx qui vonloient epouser Pene- 
lope. Vlyaae le tua dans un festin. Horn, Odyts, 22. 

il y'ent an autre Aotinoiis que TEmpercur Adnci% 
d^ nicttrfl au sombre den dieux. 

AanoPE. Voy. Anthiope. 

A^TtpniTis , roi dca Lestrigons. Voy. Lestrigons, 

A?iTfPHt}ftr ills de. Pri»ini, qui ftil tue par Agamemuon. 

11 y eul deux antrcs Autiphus : un, petit-fils d'Her- 
citV? ; t'C I'autre , ami d17l ysse. 

AvriTCEiit'S. Voy. ^ndroclee. 

AvTlTHio otk AiniDiEDX, inauvais g^iw qu'on s imn-' 
lifml occupy ft umnpcr lea hoinmci, €l V kvA Wv^^>^« 
uion,Jrnob€, 



56 A PA 

Antium. Voy, Antias. 

Anubis, roi dcs Egyptians, adoi-6 sous la-figuie d'u 
liomme avec une tHc de chieu. Quciqucs-uiM disent que 
c*etoit tin fits d'OsirU, d'atitres de A^prcure; d'autres 
croieni que c utoit Mercure hii-ineinc. Voy. Teutates, , 

Anxli\, Arxurus, Anxtt.us, Axuaua 6u Axm, c'est- 
a-dire , nans harht , oom sous le^uel Jupiter <koit adore- 
conime enfaat daiis la Campanie, et surtoiit a Anxur^ 
ville du pay* de» Volsquea. Vir<j. Scaliger. 

AsYOEB. C'est UD fleave de Thessalie, dans lequet let 
Centauvej qu'Herculc avoit blcss^ all^rent laver kun 
plaies. . 

Aon, fils de Neptune. Aynnt 6l6 oh\i^6 dc fnir de 
TApnlie, il' vint dans In Beotic, ou i1 s'^ablh sur dei 
nio!ita^nes qui fiirent appelccs Aonicniies de sdn nom. 
Ces iMotitagnes furent oonsacr6ps aux Mitses , et c*c8t de 
Ih (jit'eiles out aussi ^te appcKies Aonules, Ausone let 
nonn^e Bfeotia JPFuniina, de la Bt^olie, ou sont ces iiioa- 
tagiies qui out dcmnd le nom d'Aonie k la contr^e. 

Ao^^^iDEs et AoNEB. Vov. Aon. 

AoNius dms. C'cst Bucclins, parte qu'il ctoit de la 
Beotie. Yoy. Aon. Aonius ejsl^ussi nn nin-Dom d'Uercule, 
par la m^nie n:ison. 

■ AoBAf.iB,cVstok-dire^ invisibV.itiy allribnt que les 
pliiIusop])cs palens reconiioissolcnl dans leiu^ dieux. 

/.ousos on Avi:nss. Voy. Avenic 

-^^ATunlK, c'c8t-^-dirc , tronii7€Uie. C'est un aiirnom 
dc IMiiierrc ot de Venus. Cu itoiumoit aussi do la soite 
dcs ftttL's grocqucs qui ae ciilcbruieut h At^i^nes, et qui 
diiroiciit quutre jours. Entre pliiBieurs opiniona sur I'ob- 
jet dc c:s fdtcs, la plus yraisemblable est qu'ou s y re- 
jouibsoit de oe que. les fils dcs sdnateurs ctoieut admis au 
senat. La dcnoiuination Aya'.twia ctant i)Our homvpaiu^ 
/■/a, cowme qid ditvit, siiiiul cum pibibus. 



A?JT 55 

r^piotifer, Sisyphe, His d'l^ole, la snr(>rlt, et <|n'il fiit le 
veritable ptot dTilytse. Ovid, Metam, iiV. i3. 

AsnCTBE, lie duos le gulfi: de Corintlie, ccl6bre par 
ec qne diseBl ki ptKtes de rcU^iiore qui y cruissoil eu 
aboudmoe. 

Airmmix. Voy. Ant'theesi 
■ AvTiaoss, dhi d*OCdipe et de Jnceste. VouUnl mxire 
lei dcrniers deroin k Pdynioe soo (irin, cootrt U d^ . 
fense de Cr^n , elle fat condaionee pnr ee crarl prinoe i 
nourir de Uim dans nne pruoa ; mais elle ey ctnn^a. 
Hemon , qui devoii lepouMer, se tun de dctnpoir ear ton • 
corps 

II y eo eul one autre , fiile de Laornddot. Olle«i , le 
CToyaiit plos belle que Junon, fat UiaBgos ^ (^Sognc 
Voy. CtfMi'ope, Andtomedt, etc. 

ABTtaoBtBif tkte§ en rhonaenr d'un Antigouus pe« 
conniL 

Astiu)qv;k, fits de Nestor et d'Eorydioe. Ayantsuivi 
son pdre an siege de Troie, il y lot toe par Meaaiuoo, 
fils de rAorore. Horn, Odyss, 

11 y ent an autre Antiloque , 61s d'Ainphiaraa. 

Asmiofis, un de oeox qui vooloient ^>u8er P^d^- 
fojp^. Ulysse le tua dans un festin. Horn, Odytt, a a. 

JU j'ent on autre Aotinous que l*£iDpereur Adrici% 
(it mcttre au sombre dex dieux. 

AanoPE. Voy. Anthiopt, 

AaiTipniTiB , roi dcs Leatrigons. Voy. Lestrigons, 

AntiphUS^ Ills df! Priitni, qui fnt tue par Agaiuemtinn. 

II J cut deux autres Autiphus : un, petit-fib d'Her- 
cW«; ci I'autre, ami dTlyssc. 

AffTiTCEia'S. Voy. Andioclet, 

Avmntss oa AiniDiEux, mauVais g^ies qn'on s'ima-* 
j^inoil occap<<^ & ti-onipcr Ics hohuncs, et k kui fiuift \\\»l« 



58 ^PO 

Diane On I'apprloir Phaehus aa ciel , parce qu'il eondui- 
S')it ie c\ ar du Soldi, traine par qnatits chevaox; ct Apo^ 
h)ii sur la terre. On le regardoit comroc le dieu de ki pod- 
fiie, de la medccme, deia mnsique et des arts. II M tBit a 
la tc'tc des neuf Muses, et babitoit avec elles lea raontf 
Parnassc, 11 el icon, Pierius, Kg borda d'Hippocrind et idn 
Perniesse, ou paissoit ordiuak'cmeut Ic cLeval P^gaMi 
qui letir servoit de raooture. Jupiter ayant foudrojd Ea- 
cuia|)c, qui avoit rc^susclts Uippolytc, Apollon tna les 
Cyclopes, parce qu*ils lui avoicnt fourni' d."S fbudret. 
Ceite action le fit cLasscr du cici ; ct pendant cet exil il sa 
relira obex Adinete, roi de lliessalie, dnnl il garda les 
troupeaux, que Merciire vint lui deiober. Il voulut prea* 
dre son ai-c ct ses (lilies pour Taii'^ter, mais en v^dn, 
car Merc'.ire les lui avoit aussi voices. Apr^ cela, ne sa- 
cl'.ant que deveuiry il alia avic ]??eplnhe faire des briqnes 
pour aider Laome'don a relever les nmrs de Trole, et n'en 
re^ut aucun salaire. Toy. Laome^on. Lorsque les caux 
du d jluge de Deucalion furent retirees , il tua le serpent 
Python qui etoit ne du Union de la terrc, et qui desolcit 
les campngnes. La peau de cet animal liii servit & convric 
Ic trepied sur Icqnel s'asAeyoit la Pytlionlsse ou la pr4< 
trcsse pour rendre ses oracles. Les lieax les plus fanicii!( 
on ils se rendoient, ^ient t)elpbes, D^los, Ten^dos^ 
Ciaros et Patare Son temple le plus supeibe et le plus 
renomm^ ^oit h Delpfacs. Leucothod, l)ap1in^,dytic ct 
une infinite d'antres, furent les objcis de sa passion. La 
eoq, reperrier et loliTier lui ^toientconsacrcs, parce qiM 
ceux et oelles qu'il aToit aimcs avoicnt dte mctanjorphcH 
ses de la sorte. On le rcpnJscnle ordiuuircsneiit avec une 
couionne de lanrier, tenant en sa main sa lyre, ou au« 
pres de lui des iostrumens pour ie.s arts, et sur a:, cluir 
traine par quatrc chevaiix, parcoui-ani b I'od.aqac 
Aj'CLLOtfos , i^ies en rbonurur d'A-voVou. 



s 



ARB 59 

AvOBmirt} snrnom de Jnpiter, pris da pouvoir qu'oo 
hi attrifinoit inr K» mouclics. Toy. Myode. 

Apoim, fonUine d*}ta1ie pr^s de Padoae. On attri- 
bttoit d ses eaux one verta de divination. Suet. 

▲vqiOloiKf S. VOT. POM9iX3l9. 

AiOMiFA. Toy. Adporina. 

Apostbophie. On invo'juoit Venus sous cc nom, quaod 
00 lui demandoit d*dtre d^livr^ de quelque passion. 

AvOTBiotz. On nommoit ainsi b cerenionie par la- 
quelle on xnettoit quelqu'un au nombre dcs dieux. 

APOTROPEE5S. On nppeloit ainsi les dieux, quand on 
let prioit de detourner les nialLeurs dont en ^toit menace. 
Toy. AveiTuncufi. 

Itpiades. C*est un surnom de Pallas et de Y^nns, 
parcc qa i! y avoii un temple d^ie k ces deux divinltet 
anpres dcs caux Appicr.ncs a Rome. Cicer. 

Agu.vn.'us. Voy, Va'tcan. 

A<jM5.o? , v*»ui fnripux ct extrtoement froid. Les 
po"tP8 Ic font fi's d'Eolj el de TAiuoie. lis discnt qu'il 
ovoit nnr* queue i\t serpent et les cheveux toujours lilancs. 

Arabus, (lis d'ApoUon, que cjuclques-uns onl regard^ 
Lomme inventeur de la modecine. 

AnACH5F.^filIed'Idmon, de la vJllc de Colophon, tr;V 
hnbile brodeuse, osa un jour dcfier Mincrve a qui bro> 
deroK mirux une tap^sserie. La deessc, ofTensce •! u..e 
telle Icmeritd, rompit le metier et les fuseaux d'Anclinc, 
et In metamorphosa eu arai;>n(';e. 

Ahactnthe , monugne de la Beotie , cousocrc'e k 
Miner\e. 

AnATCEE. Voy. j4rnchr.€. ^ 

/.RAThE", fcters rn rboiin; nr d'Arntns, liero«i jrrc. ^ui 
fat mis 8u nombre dcs dieux ^our «\'olr rombattu ct dc- 
I'ait lies )yrans. Vhit. 
AiiBiTUATon, surnom de Jn pi t.er. 



6o ARC 

AnBBES. Hommes on fammes metamorphoses ^ doni 
hrufi s'eUvent en forme de branches d^arhres, et'doni 
pieds s'enfmcent dans la terre en fhrme de raciiief. "S 
Daphne, Phaeton, Lolis, Philemon. 

Anc. Voy. Diane, Cupidon , Action , Hercule, A\ 
rones, Chiron y Areas, Crion, Hippolyte,, Meliai 
Acuste. 

AncADiE, partie 4u Pdloponese, dont les habil 
ftirent ties-ccl^bres par leur gout pour la poesie et { 
la n;usique. Voy. Areas. 

Arcadius D£US, le dieu iArcadie; cest Pan. T 
Areas, 

AncAS , fils de Jupiter et de Calisto , donna sou no 
I'Arcadie : c*est le pays de toute la Gr^e dont on race 
I le plus de fables : U j avoit des anes d'une taille extr: 

tiiiiaiie. Le dieu Pan j ^toit honor^ plus qu'oiilei 
parce qu on dit qu'il n^en sortoit pas. Areas etant devi 
I grand, des cbasseurs le presentment d Lycaon, son ait 

\f^ qui le re^ut avec joie, et qui dans la suite, pour cpr 

\c.Y la puissance de Jupiter, lorsqu'ii lui donna Tho; 
tiiiitc, lui servit dans le fcscin les n^.cmbres d'Arcas. 
\Hicr, iudigne dune ejipcricncc aussi detestable, le cii 
^cii en loup, et Areas en ours, qui fu,t place dans le 
aupros de sa mi^re. Voy. ii peu pris la mcme lidile d 
Alree, 

Ce mot Areas, qui signide Arcadien, eloit un sum 
de Mercure, parce qu'il avoit cti ncurri sur la ntoiilM 
de Cyllene en Arcadie. Ovide d^igne aussi par ce ik 
Ancee, fils de Lycurgue. 
[| : Arc- en-ciel. Voy. Iris, 

;i . Abcksilas, un des chefs des Buotiens au si6ge dc 'lY 

j ; Abc^sius, fils de Jupiter et perc de Laertc. 



I 



ARC 6i 

dire, C/**/*, Principe; surnom d'ApoIIori et d'Hercute] 
On domioit aussi celiii d'Arche^tis u Minerve. 

AncH^OBBy BU de Lycurgue, roi de Nem-je. Ay nut 
etd mis par sa nourrice sur ane pLniite d'acho , pendant 
qu^eUe aUoitmontreruDc footaine aax princes qui alloieut 
v«eger Thebes , ce jeiine prince monrnt de la morsure 
dun serpent que les princes torrent. Lycurgue voulut 
puiai de mort la n^ligence de la iiourrioe; mais les Ar« 
giens la prireot sous leur protection. Ce fat en memoire 
de cet accickfnT que (urent in«titiic8 tes jenx N^eeos, 
i|iii se c^broicnt de trois ans en trois ans. Les Talnquaurt 
»e mettoieiit en deuil , ct se cotironnoient d'aclie. 

AnCHET. Voy. Ulruio, Jj)ollon,Orp1tee, Avion, Linui: 

AnCHiGAixK, on chef des (jalies. Celoit le premier 
des pffttres dc Cybi le. 

ABCHn^K^UE. poctc qtii inTenta les vers iambiqu^. II 
en fit de si niordans contre Lycanibc, qui, apr^ lui avoir 
promis sa fille Keobule, I'avoit nJannioins donndc fa un 
autre, que cet bomme se pendit dc dcswpoir. Qiiclqua 
teinps apr^y Arcliiloque fnt tui; dans un combat^On dit qti c 
1-waclc de Dclpbes'blftmn les irj:nrtricrs dc ce poiile, tnnl il 
Festimoit ik cauKe de la benutd f\t so:^ goni:'. fl eloit dc Tile 
deParos, et, selon quelqnes ims, dc Parium, dnns la Mysi6. 

AnCBinSy nom sous Icquel les Assyriens adoroient 
Tfoos. 

AnciTESEivs. Lrs poctes donncnt quelquefois ce nom 
h ApoliOD. Cest Ic pins souvont crlui de Chiron ou du- 
Sagittaire, Tun des stg:ies du Zodinque. 

Abctopbtlax. Voy. Bootes. 

Abctos. Cest le nom grcc dc la constellation de TOurse. 
Voy. Ctiliato. 

. ABCTunE. Quoiqne ce nc soit proprement que le nom 
done ctoile dans le Bootes f les poi'tr^^ T>r. ^exi ?A:\\^n\\ 
prpsr/acpnivs ffuc pcnr designer I'Ouisc \o^.BooV^%. 



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Ancles. On appeloh sinii di!I^iei» endiinti di 1* 'taU 
^Rame, que Huroa svoit ronsBTes auT dmai. (%■]>- 
pdtiit diuii Ar;^n, Arga, Sa Ggum d'bomiars d< joiMi, 
qm lea ViaUln iMoKut iqpt le Tibrc avec de gftinki 

Aboeittivd*, i<ini de li mainiDle d'argeni, 6lid'£i- 
Mmiu. 

. An&ES, I'ttn'des Cyttopei. ApoU. 

• Asaix, Gl!e d'A[1ntte et &innie de Poljnice, AM 
c)l> oj'a cLcicIiei le eaJavre avec AniigoQe, jioat Inf 
Mftln ht dFTDisra devoin ; a qni irrlta lellf neni Oton ,' 
qa*!! Im fit pihric toulEj deur; msia Irgie fin induiiaop' 
l.liDi.'e en niiE fonlninn de a uraa. Toy. AMi^one, 

qii'm] lui rcndoit 4 Ar.ios. 

incidtn. Eisi^lra, etani vena a'^taliUr en toht, 
dnnna I'hatpiulil^ a nn ceilnia jli^a, qui runna liieih^ 
til le defsein dp hii bier li vie el de i^ner k u phn. 
Le^gem d'£vindn, enEjinten dnnnoissunce, te tahvM 
ii L'i ift\ dece prince, qui, par rfflpect pour \a drollft'fiu 
vioU>les de I'lioipiljilll^ , lit Ciire den funi'irailks bono- 

r^Aiej ,'i ce iCiUerKI, el un 'aniLeau dans un lien qui d»- 

" as ful Bomnu AnjUfle. Vlrg. E». I. 8. 

-^so i!-aO!tTi , (urnura quon doone 4 Metcure poqf 
=* ir lue Azff-t. Voy. Jrijiii. 

— *J"»-i»i. Voy. Ago J. 
-^««. o, navite dti Atgunouiei tar lei|ne1 lawn, WW 

'^*»a9 saaa, alia eaaqairk la Toiioa d'oi, Oa -pft-. 



64 ARG " 

tt^iid (jue c'est Ic premier vai^stau qui ait tite mr mer. It 
fut appelti Argo du iiom d' Argus , ^lueux ardiitecte 
qui riiiventa, et ie iit uvec d(s cb^ues de la foret de Do- 
doiic ; ce qui 'ui fai.^-oit altribuer la vertu de parler et de 
reudre des oracles. 

AnGOUCi. Voy. Argos, 

Argous^ Alcni'^nef parce qu'elle ^toit du royuune 
d'Argos. 

AnooN, fils d'Alcee, et Tun des Heradides. 

AitGOHAUTES, princes grccs, aiusi nomm^ du vwh- 
f.eaii Argo , sur lequel ils s^cmbarqudrent pour aller dam 
la Colcliidc y conqucrir la Toison dor. Lcs priucipattz, 
sous la conduite de Jnson, ctoicnt CastoFf Pollux »Her- 
cu!c, Telaraon, OrplicCf Melampe, Tbesee, Ajnpliiuntt, 
TipIi}'Sf Eurydamas, Z^tes, Calais, etc. 

Abgos, ville de TAchaief c^l^bre par le culte ^ Ju- .' 
non , et par les be'ros dont elle fut la patrie. C'est du 
iioni de ctittc ville que, uou - seulement ses babitani,' 
muls encore toms les Grecs en general, spnt si souvent 
designes dans Yirgile et ailleurs pur les mo2s Ar^ivi et 
Ar(joUcL 

Auc.LS, fils d'Areslor. II nvoit, dit-on, cent yettx, 
dont ciuquante etoienr toujours ouverts quand les ciu- 
quanie aulres dormoieut. Junon lui coufia la garde de la 
v&clic lo, que Jupiter aimoit; raais Mercurc rendormit 
au son de sa flute, et le tua. Apres sa luort, JuUon ie 
mctaiuorpliosa en paon , et prit cet oiscau sous sa pro- 
tection. Metam. Apollod. 

l\ y eut un autre Ai^is, £uneux arcliitecte, fils de 
Polybe, et qui inveuta le navirc Argo. 

il y eut un iroi.'-ienie Vrgus, fils de Jupiter cl de 
M()l)€ ; il regnoit h Argos, et cultiva le premier l6& terret 
de la Grece. 

J} J' en eut cjQCore un autre. Vo^. ilr^ilctc ^ 



ARI 65 

AncisuiRS. C'cloil uu jeiiuc (Ircc qui se noya rn sc 
baignatit. Agaiueninoii, qui Icimjit leaucoup, fii biitir 
CD son lioimeur un temple qu'il dedia a \ euus Argyunis. 
Prop.. 

Adgybe, nymplie de Tlicssalie. Comme elle airaoit 
extrdmement Sclcnus son niari, qui raimoit aussi teudic< 
mejit, celui-ci sccha presqiie de douleur, sr voyant pris 
de la peidrc; xnais Venus, toucliee de piiic, les nieti- 
morphosa, I'un en fleuve, el rairtre en funtaiue, qui, 
comme Alphee et AretLusc , inAltTeut leurs f.aux enscmbl?. 
dependant Sel^us parviut h ou]>Iier Argyre, et il cut dc 
puis la vertu de faire perdre,. ^ ceu.x qui aimoitmt, Ic 
souvenir de leur tendresse , lorsqu'ils buvulent de scs 
eaux, ou qu'ils s'y baignoieut. 

Abiadn£. Voy. Ariane. 

AniADS^, fetes eu rlionneur dAriaiie. 

Arijise, fiUe de Miuos, roi de Crete. Elle lut si tou- 
cliee de la bonne mine de Tbdstce, qui devoit etre la 
proic du Miaotaurc, quelle lui douua un pelotou du iii 
pjir le nioyen duquel il sortit ilu labyiiuthe, apres avoir 
Taincu le Minolaure. Ellcs'eu alia avcchii; niais il Tuban- 
donna sur un roclicr dans I'il;' de Naxos, ou, apres avoir 
pleure an:^cmcnt son mall^eiir, elle sc fit pretresse dc 
Baccbus, qui l'cjK>usa, et mit la courounc de cette priu< 
ccsse au nombre drs conslellalious. Ovid. Prop. 

Aricie, fille de Pnllanle. V'»y. Vallunle. 

Ari05A, surnoni di* Di'ue, pris du «:uUe qn'on lui 
Tcndoit dans la foict d'Arlciv , u quelques milles dc Home. 

Aries. Voy. Phryxu:.. 

AnxMAnE, dieu adore cliez les Perses. Ou croit qua 
c'est le m6me que Plufon. 

A91OCI, fajiicux niuslcien. Etant sur un vais»cau , Ics 
n.itclots voulurent legorger pour avoir son argent; mais 
il obtint avdut de wourk, Ja penaiifiion &i \yMX \^ %v)u 



66 ARM 

lutli , au son duqucl Ie.s dauy'- iiui s^attroup^eot aa<« 
tour du vaisseaii : cnsiiite il se jela dans U mer; et I'an 
dv ces daiipliliis le porta a tcrre. II arriva cbet PdriandR, 
(|ui fi'. courir nprcs ces piraies, doiit la plupart fareut 
p iiiis de mort. 

Le cheval qiie Nepiuue (It sorlir de la tcnc d'lin conx^ 
de trident fut nommd Arion. Yoy. Minavt, 

Aristae, fill d'Apolloo et de Cjrtne. 11 anna bea«- 
coup Eurydice , qui , fuyant sea poursuitei le jour de an 
noces avec Orpb^, fiU piquee d'un seipent, et moumt 
sur-le-cLainp. Lea Dympbes , toucb^ de ce mallienri 
tutiitiQt toutes lea abeilles d'Arist^e. Sa ni^re Itu conseilla' 
dc consulter Protee, qui lui dit d'apaiser Ics mftnea d'Eu- 
rydice en l«8aii|t un aaorifice de quntre g^nisaea et de 
qiiatie taureaux, dea entiailles d(.'8quels il sortit dea ea- 
saims d^abeiilea^ Artal^ fut i;)is au nonibre dea dieox 
apr^s sa moit, et particulieremcnt revcrd par lea bergiTSi 
qui batirent dea temples en son i.onneur. Virq. 

AmvrBtsJLj ou phit^it Abesthasa^, bcrger qui troaya 
Esculape enfant, que sa m^i-c Coronis avoit abandonn^ 
sur le moat Tictbiou, procbe d'£pidaure. Pausan. in 
Corint. 

AristobulA, c'est-k-dire, d'excdlent conseil; lur- 
nom de Diane. 

Abistor, Els de Crolope, et p^red' Argus. 

ABiSTOBiDts , Argus , fils d'Arisior. 

Abmata Yebius ou Ytvvs abmi^e. L<^ Laced^ooiens 
adoroient Y^nus sous cc nom , en mcmoire de la vitetoire' 
que les femmes avoient remportee sur les Mi^ssenielis. 

Abbuf EB A AEA , la diesse aui porte des amies ; (i'csl 
Minerve. 

Armi^eb Jovis , r^cuyer de Jupiter : tl'^ TAigle. 

ABMXPOTEiia , surnom qu'on dounoit a pallaa^ quaiWl 
»» la eoDiidA^lt tomxit d^sae d« ^& ^evxe« 



ARV 67 

Ami'ky priucesse d'AtLi>iies. Ello fiit metaniorpbostie 
en c]:Ouette, poor avoir vonlu trcihir 3r pntrie eii faveur 
it fJmot, On croit que c* st la meme que Scylla , fille de 
Nisufl. 

AfiSitE f le mCme qu'Iros. 

AiOUEBis. Yoy. AruerU, 

AniiCHioi!)', nom d'un faxnenx atlil^te. 

AKsiHot, fille de Nicocr^n, roi de Chypre. Elle fut 
m.ht d'Arc^plion, qui moumt de depiaisir de d avoir 
pn lul pl»ire. Cettc fifle regarda tranquillement let fiizie- 
Milles d*Arccopl:on ; mais Venus la in^tainorphc»a en 
caillou. 

Aut. Ten Hneiens en avolent fait unn diviuit^. 

Abt£vis, r'est le nom de la sihylle Delpliique, qu'on 
r.nmnie anssi Tapline. Voy. SihyXie. 

(I'est arsiti le nom que leg Grecs donnoient «i Diane. 

A r.Ti''Mi«'E. Voy. "MauTole. 

/-HTLvisiES, I?tft8 en riionnour de Diane. 

AiirrMPASA, Rom sous lejuel lea Scythes ndoroicnt' 

VCISDS 

Ai:i;i':iiiK. Cettt 1« mSme (jirOius, fils d'Osiris ct d'lais. 

Am >ii-Tsoji AT\n!»«rrs. Vov. As'ewnu na. 

AniMicij*. a^ant m;'[>r;st* les ^\q^ de Bacchns, fiil 
jiii'ii par rr dien. qui liii fil t.Tnt boirc d« vin, qii'il pcr- 
Hi In I'-iKir. , !'t diislionora sa propve fille Meduiine. I'llle 
rn fut vi uulr. e, quelle tua cc malLoiireux p;TC. Vuy. 
i'j'iiiiip;if». 

Anisi'ici'itf onRARC.»Pu;ES. On nomuioit ainsi ceiix qui 
dj:ui Ies» jwnTJticcs prolcndoioiit , par i'insp'Clion dcs <mi- 
Waiilcs* C,e \v viciiiite, coiuioilrc les tvenJMj 'Cns fiiturs. 

AnvATji'* o« AnvAirx, society de doate homnies qui 
a appck.>U>i:t fibres, lis prc^sidoicnl aux suciifices <\u'ou Cav 
jtr/f J CX'ras pour ks Jbhns de In CCvre. ll» c6\6\ilQ^«iu\ 



68 A S I 

It.iiis Ct-les (leiix fois ran, en faisant Ic tou; dcs bids. Ccs 
prelres avoieut eto iiistitiu'^s jwr KoniiilUii. 

AsBOLUS, c'cst-a-dire, ihjU couleur dc suie i\iB <kf 
chiens d'Acteon. 

A^GAONE ou luLF., ou JuLE, flis Unique d'^nee et 6u 
Crease. 11 fut f'lunieii'i tout jouiie par son p«re dam le 
Laimniy ou il fonda la ville d'Albe. Virg. 

AscALAi>H<E, (lis de r Acheron et dc la Nuit. Ce fatliu 
qui declara que Proserjiiue avoit manj^e 8cpt pains. d* 
gt-eunde dans Ics enfers : ce qui fut cause que Cer^ oe 
put ravoir sa dWo. quVllc y alloit cherclier. Jupiter avoit 
pioinis de la lui rcndre, k condition qu'cUe n'y aurolt 
rieii n)an;^c. Pi-(>s:Tpinc fut si indignue coutrc Ascalaphe 
qui vinl luccuser, qu'tlle hii jeta de I'enu du ileuvc Flild- 
g'ton Qd visn^f!, et le metainorpliosa en bibou, oiscau que. 
AJijjcrve i^ritsou.ssa protection. parcequVAscalaphcravcr- 
tir.soii pt udaiit la iiuit Je lout ce qui se passi)it. i\IeU L 5. 

11 y eut un autre Ascalaphe, fits de IMars, et uu dcs 
cJ.ef:) des decs nu siege de Tioio. 

A>ci.£PiEs, fi'tes cu riionneur d'E.sculapc. 

AscoLiEs, f<Sies ailiotjlennes et rornaincs en riioisunur 
de IJaccliits. Ou le-j cek'J)roii m saut:!nt un pied on lair 
sur line peau de houc etiflec et f^raissei; d'Luiie. Cclui qui 
sc lairsoit toml^er ^toit la risee dcs autres. 

AM:nA, villc bAtic an pied de rilulicon, par QCcalus, ' 
p**ilt-fli.s de Nopuinc. C'cst ilcsiode qui est souvcnt dtbi- 
j-^uc par !<'. suri^om d'Ascrceus^ parcu qu'il etoit dc cette 
vliir. On a feint que c:; polite avoit ote cnlcve p/ir les 
Musis, pendant qu'il laisoit paitre un troupcau de bre- 
bi.s sur rilcHcon. 

Arcr.tus. Voy. Ascra, i 

AsERA ou AsEnoTB , idole Ues Chanancens. Voy. 
Celeste. 

Asiz. C'fBtoit une njrmphe, Ql!e dc TOccau et de J^ 



AST tiO 

Uiys, et femme de Xapet: elle doDua son noin 'd Tune 
det quaire parties du monde. 

AsDiA , diviuite adoree k £matb. 

Asms, sumom de Jupiter, prb de la viile d'Asos daos 
Tile de Crtte , ou il ctoit particuli^ment hooor^. Asius 
fut anssi le noxn d'un fr^re d'Hccube. 

AsoFE , fils de rOcdan et de T^ys. Il fut change en 
Heave par Jupiter, k qui ii voulut faire la guerre, parce 
que ce dieu avoit abuse d'j^gine sa (ilie. 

G*etoit anssi le nom d'un fleuve d'Achaie, ainsi ap- 
pele d'un autre Asope , fils de Neptune. 

AsopiADis, l^^ue, petit-fils du flenve Asope. 

Asons , £gine, fille du flcuve Asope. 

AspHAiios et AspH ALIUS, c'est-k-Klire , tiUelaire. On 
surnommoit ainsi Neptune. 

AspoBESA, suroom de la mere des dieux, pris d'un 
temple qu'cUe avoit sur le mont AsporenuSf pi-oche de 
Pergame. 

AspOBinA« Voy. Adporina. 

AssABiams, nom que les Etiiiopiens donnoient k Ju- 
piter. 

AssABAQUE, fils dc Tros et aieul d'Anchise. 

AsTABOTH, AsTABTE OU AsTABTBt, divlnitc dcsSido- 
niens. On croit que c'est la menie qn'Isis. OnThonoroit 
SOUS la forme d*une g^isse ou d'une brebis. 

AsTEBE. Voy. Pi^malion. 

AsTEBiE, fille de Ceus. Elle fut metamorplios^ en 
caille, lorsqu'elle fuyoit les poursuites de Jupiter. 

Il y cut unc autre Ast^e , de qui BcUurophon eut un 
fils. 

.:\5TERi09 , un des Ar^onautes. 

At rinius , roi do Crete ct pere de Minos. 

AsTCBODiE, fcmuie d'Eud)-iiiion, qui en eut plusieurs 
enfins 



II y cut une njinphc de ce i«onL 

AsTi.novE, une dcs Pleiades. 

Asi-EDOPEEf jeiine guerrier, qai, ^ant vema au«e- 
ooura deft Trojciia, fut tue par Ac^iU•, qall aToit mi 
ntlaqiier lorsqa'il reparul ucvant Troic , tout fiirienz d9 
la jiiort dc Patroole. 

AsTiAifAx, el micux Asttavax, fib imiqae A'JScttor 
et d'Andremaqne. Ce icnae prince donna de Viaqu^tadt 
aux Grecs apres la prise de Troie. Catehas hur oemieiBv 
de le pr^ipiter du haut d'une tour, parce qvCil pooRoit 
bien un jour venger la mort d'Heclor, et relerer lea nmrf 
de Troie. Ulysse le clicTcLa ; mais on pretend qu^on liti 
donna un auti'e enfant k sa place; qu^Astyanax fat aaani 
par sa m^ne , et qu'elle lenunena avcc elle en £pite. 

AsTiLE,run des Ceutaures, qni fut un devin fiuoeiiz. 

AsTOMES, ou hommes sans houche^ peopka fiboienXi 

AsTRAiACCs) , Iiuros gi'cc, qui fut cclSbre dans le Pfikh 
ponnese. 

AsTRfi frali'es^ les Tents, enfans d'Astr^us. 

AsTA^E, filie de Jupiter et de Tli^nib. Elle qnitta le 
del pour babiter sur la terre tant que dura I'ige d'or : 
ninis les crimes des hommes Ten ayant chass^, elle re- 
monta au cicl , et se pia^a dans cette partie da Zodiaque 
qu'on appelle le sigi.e dc laVicrge. 

Asrniis , cufaus d'Astr^us et d'Heribce. On co&te q«e 
c'cloicot dcs Titans (jui vuuiurent cscalader le ciel ; les 
uns dcineurcrent attaclies au ciel, et les autres fiirent 
foutlroyes par Jupiler. Voy. Castor , Cephec. 

A.sTnsrs, Tun des Titans, pero des Vents etdes-Astres. 
'^'oyaat que scs frjrcs a vuicut declare la guerre a Jupiter, 
il ainia dc son cote Is Vents ses enfans; mais Jupiter 
les prccipita sous lis caux, et Astreus fut atlacli^ au ciel 
ct cbang^ en astre. Beaucoup de poe'tes font cepcudaiil 
ki Vents cufana d'^ule. 



p 



ATA 71 

AsTBOPHE, line des Pleindes. 

AsTTAix, Troyen qui fiit tud par Neoptol^me. 

AflTTAHAssE , scrvante d'Hel^ne , faineuse , oomnie sa 
majtraMc, par le d^reglement des moeurs. 

AsTTAVAX. Y07. Astianax. 

AsTTDAsoz, one des femmes d'Hercule. C^toit aussi 
le nom d'unt femme d'Acaste. 

AteTLUt f Yxux des Cent aures. T1 avoit consellld h. ses 
frires de ne pais s'cngager dans la guerre coutre les La< 
pithct. 

AsTTniiiiiTSC , seoonde iemme d'QEdipe, qui calomnia 
les en£uu dn premier lit, pour les rendre odieux k Iciir 

Asmroici, fille de Clirysfes. Voy. Chryseis. 

AsTTOcirf ou AsTTocHEE, femme de TcU^plje. Cest 
aiissi le nom de Ii mete d'Ascalaphe, el eelui d'une des 
femmes dUfrcnle , qui en eiit Tl^polcme. 

Asttpalee, fille de Phe'niX) qui donna son nom d 
una dct Cjclades. C'est du cnlte qu on rcndoit a Apoilon 
dans cette ile qu'il est sumomme Astypalrus. 

Asttbeka et AsmiETE , surnoms de Diane , pris de 
divers lieoz ou on I'adoroit. 

AsTTBis, snrnom de Minerve, fn-is du cultc quon 
hii rendoit k Atiyra , viile de Pheuicie. 

Ata. Voy. AU. 

Atabtbius. Jupiter etoit ainsi surnomnie duns I'ik «je 
Rhodes , d'un temple qu-'ii y avoit sur Ic moni .A lab v » e. 

Atalabts, fille de Jmius, roi.d'Arcadie, ct cio Tii- 
mhat : elJe ^pousa ]VWlea(;re, dont elle cut Pcirt]ie:!ov:>c. 
Eile avoit beaueoitp dc passion pour la clinsse, ri h'rs ;i 
la premiere le san»lier de Calydon, (uor.t elle re^iit !es 
dopouilles de la main de M61eai;re, avant quils lusicut 
U'.ari^. 

Ji ymt nne autre Aiahutc , fiilc dc Sclivuec, L\\fe ^v\^ 



71 ATH 

rerl:erc1i^ en maringc par pUtsiours jeanps princes; Aftif 
son {ihre ne la Toulut doonor qu'a oelui qui la vaiocnHt 
Ik la course. Rippom^ne eut oct avantage par le seoooif 
cle Venus, qui lui conseilla de jeter dans la camtee dcf 
poHinies d or , qu'Atalante s'amusoit k ramasaer. £uM 
entries Vun et Tautre dans nn temple de Cyb6le,leur pai- 
sion Ics aveugla au point doublier le respect qa*ilt de- 
Toient & la deesse. lis (nrent metanio) piloses , ran en 
lion , et 1 autre en lionne. 

On paile encore d'une autre Atalante qni, dans oor 
portie de cha.sse,dtant rntree dnns une cavcme aTeciin 
jriine liomnie nouim^ Milanion y y fiit devorce avec Ini 
par un lion et up.e lionne. Ce qui a fait 'dire d'cnx qnlb' 
iivoiont t'to metamorphoses comme I'autre Atalante aree 
Wippomeiie. 

At^. du At\, deesse nialfaisante qui prenoit plaisiri 
cn7»;;er les Iionmies dnns des mallicurs, en leur troul>laDt 
I'eutcndenneiil. 

ATF.RGATAf AxAna TA ou Atergatis. Yoy. Derckti 
Adad. 

Athamantiaues , les fiis d'Athamas , savoir : Pbrjxns, 
Mt'liccrte et I.eavque. 

Athamastis, Iuo ou Leucotliee, femmc d'Afliamas. 
Ovidc dcsignc aussi la mer d'lonie par le mot AiiuumM' 
(is, i^nrce que ce fut dans cette mer qu'Ino se ]^recipila. 

Athamas, fils d'i^olc, et p^i^ de Pliryxus et de Hell^i' 
qu'ii eut de ^'epheIe, sa premiere femme. Il epousa co- 
suiie Leucot])(fe,qui,par ses mauvais Iraitemens, obl^;ici 
Pliryxus el Hcllc de s'enfuir. Voy. leucotlieCy Phryxut. 

ll y eut enc>-re hu autre Athamas. Yoy. Acamas. 

AiiizNA ou AxhENG. Cest le nom que les tirers donp 
iiricnt a Minei vc. 

A inENEES , fcti:& eii rhonneur de Minerve. 

ArMtDiLSf villc i:a]^Ua\e deY\vv.\vpft.N\i^.M.viv«««. 



ATR 73 

iTiin. Voy. Athyr. 

iTn6s,,fiiineuse mnntagnc entre If Mae^!oine et h 
ace, ou Japiter etoit paiticiiHirement ador^j a? 4111 
1 bit doDDer le surnom d'Athout. 

kniiB, c*est-k>dire , la nuity let tcnehret; diTinit^ dei 

ptiett. 

kTiAimADis , McTCure , petit-fils d' Atlas. 

^TLABTiDES. C'est le Dom dels quinze fiJles d'Atlas et 

'Idione : oe soDt lesm&mes que les Hyades , les Pleiades 

Ltlas. C etoit iin gcant, fils de Jupiter et de Clym^ne. 

iter lui donna la commission de soutenir le cicl sur 

6paule». Ayant un jour etc averti par Toracle de se 

ner de gai*de d'un fils de Jupiter, 11 deviut si misao- 

ipe, qu'il ue voulut rcceTcii* personne chez lui. Perede 

ia, et fiit trait^ commc les "autrcs : cc qui le pifpia 

anent, qu'il lui deroba dcs pommes qu'il gardoit soi- 

lueiueuti eusuite il lui montra la t^te de M^duse, et 

iiangea en montagne. 

Itbacia Vir^o et Athacis , Hippodamie , Glle d^A- 

• 

kTBAGES on Atbaoobs. Yoy. Atrax. 

kTSiXy loi 'd'JStolie, donna son noxn k un fleuve de 

5 contree; et celui d*Atraces ou d'^f racides aux Eto- 

I. 

kTBte, £la de P^lops et d'llippodaniie. Irrit^ de ce 

lliyeste son iin&re avoit dcs familiarity avec Erope 

*inne,il loi fit manger son propre ills dans un icsliu. 

dh qne le Solcil rebroussa d'Lorreur pour ne point 

iier une action ainsi diStestable. Cettc £ible resscmblc 

lies de TcreCf dc Pkelops et d' Areas. 

kniruE5; Agat^pmnoa et M^n^ts, BCVtux di' kvxct cX 

s-Sh de J\ffop$, Voy, PlUthint. 

U» do Im Fable, - 



Jl AUL ^ 

ATn^irot, I'luic ilci Irois PanjUTi. C'vit G<:lie qui a 

cnupc le fil deU vie. Voj. Pnri|u«. ■ 

Attis, Ami. nu Ama, Ic mfme qu'Atju. ? 

Atts, inline Phiygicn , i qui Cjibele laiuH le loin Si 

ioi sacrifices, i candilinn qu'tl tie violeroit pus son nm pi 

de clistteld ; mail y ajanl mDnqu^, bb ■'■llacliaiit 4 la t 

iiyniiilieSBugaiisDu SauguiilciCyliile le niEtsniorplKin I 

11 y eul un autre Atyi, fils d'Hcnmlc el d'Omphalt; 
cl iin sutce qui fm ti ~ Tyd^^loIsqa'i1Blloic^ou9e^ | 
l5ini7nG,filUd'0 

II y eul eocr" ■•-e Atyi Toy, Adrasle. 



kvai, Adc 


3A,P"! 


dAli^ 


.. Ayant l.abiii 


awe Uewile, > 




lo'u accouclier de Tdli- 


pliii. Ce prince - cv 


enc 


md, a'a 


vanca beaucoup 


dumkcour- !, 


loi 


My™, 


die. qui Aug* 


«ctciil rifiigi ;■■ 


- la cc ! 


'redesi 


in pire. Wlf phe 




irrij, 




nulaconnoiire; 


vt Aug^ ne Toulaoip 




in arenl 


lorier, elle alloit 


]« luci lorsqu'elle fnt enriiyee pu> 


un serpent; ce qui I'yr 


tiLa. Cela leac donna Dcci 


i.iDn de se dire 


qui il. eioienl; 


et niors ils K reeonnnreiit 


.En,ip.<rif«pB 


r Sirut. LV. 3. 


AuciAi ou AtroiAl , 


rai de I'Elide. 


11 convint a>-K 


Hci'cule de lui donim li 


1 dixitine paru 


« de »n betnil 


I'our netloyor u> litaUei 


, dont le fmnic 


.r infecloit Tail. 


licjicule delourna, pour 


en Yenir i bol 


>t, ]«< eauK di> 


flMivoAtpheeiensuileil 


Inn CB toi ijui 


lui avoit lekU 


8oiiiiatiure,eldoiiDa t« 


£(aul 


1 Pliili^i 


1 ami fil<k Ov:l 



ina^lraU nmnmes AuQMnc 

Am.tDE,]»tilpBysdel!ik)lie,danLlacapilide i 
jimit Aalii. Seion .Strvins, c'etoit mr i^iUe ^Vl i 



AtiS 2S 

port tmfthk de conlenir dnqiunite Ttifseaux. Ce Ait U' 
qoe M mmMteeni les Osisei, loi^lb aUteeni aaaifti 

Anubf sonoBi de Blioenre, prit d'nn iMt grec q^i 
Mgniii jUtey dont qnelqiiet^iiw hd «tfv3NMat Iliiveiir 
lioo.CdlokMlirileiiolnd'iiMVffie. Voji if uluie. 

AlUNi, fik de TUtuaktMtf hitOB^aut loqael les Greet 
SfOMB UMU CPOp CM ▼enoration* 

.AiniiiuaAi Pend e, ainsi tamoaani de la pfctie dor 
eB laqneBtf ii cbaiDflM TvffHiBt pontr eutrcf daiis kl'iour oik 
hoU ta atee DanaA. 

Aimou» fiHe de lltaa at dela Tetn. Ceit elte qui 
pHaUe I b naiiiaiKfi dn jbnr. On la r epffA ten te ayec 4e» 
ailea te ivwHaale anrdeinisik laiAt^i on dam nn palais 
de TMlWril f BMBiitfa el ttvliite acir iiii cnar de ce metal. 
Bile ai— loldi mdmtj Tithen , }wmt prinee eflftbre par 
M iMifcMy ila de Laomfidmiy l^etdera, riponsa, et en 
eitt iB'flii ^*iAa appak MammuL Sa'paarioApdur lui 
fttt ii ptMlBfifmj kn ajantvptopoarf d^ fci demander ca 
qaU fUMJMtpdai 9I9B de aa teudhaa e^ Urn obiint udo 
I0119M -%it^ ds fOffte qvH panrint I una tieiOesfle si et- 
ty tfiL'vfnt bm/ttMaaaat perdn pn^nqoe ioute sa 
»U ae tn»f4 iddnk 1 n'toe plui qn'oiie cigale , 
m qaakfk fiit dan^li Aprta eabreUe aiaia G^pfaals , 
qa^dk aaleva k 9ntm m ftomie ret poor i^en fiure ar-^ 
■ft, eile braidtta eaadamt ^ota iinab ikae racooinino^ 
dfcitat; olCtfpbale vfua «& [eitr tiitf Ik la diaftae Procrb 
par «%»de ,%AMiQttt r eafcm e na oi Sjrrie , daiatle T^khisa ; 
et est mi ftW de hd. Lonqu'dle en fiit ddgoilt^, eUe en« 
leva eiiBOM Orion I el apfia ut beataoonp d antres. 

'AmssGoa, la mteie qo'^^verruncia.. 

'Ainoa^i fib dUlpae et d« Calypao. U alia I'ftablir en 



7G AUX 

AusosiE. Voy. Alison, 

Aisi UES, cdr^monies par lesqueUes on pr^ndoit de- 
coutrir la vulonte des dieux. C'6toU Tart des Auguresu 
Voy. Augure. 

/usTED, vent extrtmement chaud, fils d'Astreus et 
d'lierib^e, selon quclques-uns ; et fils d'Eole et de I'Au- 
rorc , scion beaucoup d'autres^ 

AuTEL. Voy. Caliirhoe , Priam , Iphi^enie , Ido- 
nietice, etc. 

AvTui, une des Giles d'Alcyon^e. Voy. Alcion, 

Altoieon, general des Crotoniates. Combattant no 
jour contre les LocrieDs , qui laissoient toujours au ni»- 
lieu de Icur armde une place vide pour Ajax le Locrieoi 
cnmme s'U eut i§tiB en vie, il fundit en cet cndrait , et fut 
hlessi: k la poitrine par le spectre d'Ajax. Il ne 6it gueri 
qu'apres avoir apaise les m&nes de ce h^os. 

AuTOLiQUE, fils de Mercure et de GLione. II apprit de 
cc dleu le mdtier 'de voleur, avec le pouvoir de prendre 
diilerentes formes, et den donner a ses lardns. Sisyphe 
le dccouvrit, et le joua lui-m^me; mais enfin il fit amitii 
avec lui, parce qu'il aimoit sa fille Anticl^. Met. liv. i. . 

Altomatia, nom sous lequel on adoroit la Fortune 
comme la deesse de Theureux Jiasard. 

AuTOii^DON. C'^toit le nom du cocber d*AcbilIc, apr6s 
la niort duqueLil fut t^uyer de Pyrrbus. 

AuTOMRE , saison de I'ann^ , representee sous Tem- 
blt'me d'uii jeune bomme tenant d'une main une corbeille 
de fiuits, et caressant un cbien de Tautrc. 

AuTOBoi , fille de Cadmus , et m^ d'Acteon. 

AuTONOEius HSBOs , h beios fils d'Autono'i. C'est 
Act6on. 

AuxisiE et DauiA, divinit^s reverses par les babitans 
de Ticz^ne, par oenz d'£gine et par ceux d^Epidaur^ 
Voy. Lapidation, ' 



AZO 77 

AuxoetHEGEMONE. Les Atlieniens ne rccoDnoissoicnt 
que deux Graces tju ils honoroient sous ces noms. 

Av£2iTnf , fils d*HercuIe, qui donna du secours k Cn6e 
contre Tumiis. 

AyxBHE, marais dans la Gampanie, consacr^ k Plu- 
ton, d'ou il sortoit des exh'alaisons si infectes, qu'oni 
crojoit que-c'^toit I'entrde des enfers : les oiseaux qui 
passoient par-dessus en volant ne pouvoient y resister , 
et tomboieut morts dans ce marais, le m^me que I'Aon^e, 
Aornos, 

AyEBBUirCDS on Anuvcns , dieu que les Romains ado- 
roicnt, surtout dans les temps de calamity, parce qu'ils 
croyoient qu'il ^it tiis-puissant pour d^oumer les 
maux et poor y mettre fin. tjfuand ils prioient les eu- 
tres dieux de les preserver ou de les ddlivrer de quel- 
ques malbeuKB, ils les surnonmioient qnelquefois Aver^ 
ruuci. 

Avinov ou Rabie. Toy. Caron,5atiirne, Arejonautes. 

AxmoMAHTiB , sorte de magie ou Ton employoit une 
csptee de pierre nomm^ Gagate. PL 

Axiov, fils de Pheg^ et &kte d'Arsino^. Y. Alcmeori. 

Axuai on Axubiis. Yoy. Anxur, 

AzAv, montagne d*Arcadie, consacree ^ CybC'Ic. Elle 
fut ainsi appeWe d'Asan, fils d*Arcds, le premier dont la 
mort fiit lionorue de jeiix fon^bres. 

AzESiA, surnom de Proserpine. 

A%nu8 , surnom de Mars. 

Azores. On appeloit ainsi les dieux qu'on croyoit 
eommnns & tons les peoples, savoir : h Mferc c!es dieux, 
le Soleil, ia Luue, Plalon et Mars. 



78 BAG 



BAG 

Baal. Voy. Bel 

Baal-Beritb, Q'esl'k^m, Seigneur ieVaUianetfiUk 
phcnicieime. 

Ba al-G AD , c'est-^-dire , Dieu At honheur , antn idok 

phenicieone. 

BAAL-P]^OBf BAALPh£gOR. BXEUPUkaOE, BELPHiGOl, 

ou Phegos , divinite infi&me des Moabites. C'est le Priipe 
dcs Lalius. 

Baaltis ou Beltis , divinit^ des Ph^nicienft. Od croit 
que c'est la m^me que la Lune. 

Baal-Tsephou , c*<!st-d-dire, Dieu centineUe. Les nut- 
gieiens d'l^gypte avolent mis cctte idole daiis le desert, 
comme uuc barri^re qui devoit arr^er les Hebreax, el 
Ics empdclicr de fuir. 

Dabactes, sui-nom de Bacchus, prb d'un mol grec 
qui sigoifie jeter des ^ands cris, tels qu'en faisoient les 
Daccbantes en celelirant les oi^es. 

Babia , idole des Syriens. 

Babts, bkre de Marsyas. Apollon voulant le traker 
coinine son fi'dre, lui fit gr&ce a la pri6re de Pallas. 

fiAccuA:iALES , t^tcs cn riiouneur de Bacchus. On les 
crleitioit par toutes sortes de debauches. 

DACCHANTEf. On ap^K'Ioit ainsi les femnies qui sui- 
viiciit Bacchus k la conquete des Indes, faisant partout 
de <;randes acclamations pour publicr ses victoires. Pen- 
dant la c^r^monie des Bacchanales et des Orgies , elles 
couroicrt v6tues de pcaux de tigres , tout ^hevchV;^ . 
tenant des thyrses, dcs torches et des flambeaux, et puus- 
saut des hurlemens efiroyables. 

hACcaiMOgif /Us de Persee et d* A^udroinbde* 



BAC 79 

BACCmAOES. C'etoit une faniille Hes Corintliiens, ainsi 
ippel^ du nom de Bacdiia, fille de Bacchus, de iaquelle "^ 
elle pf^tendoit descendre. Cette fiunille, ayant et^ bannie 
de CoriDtbe, vint s'etablir en Sicile. 

BACC0IS, taureau consaci^ an Soleil, et r6v£rS li Hcx^ 
mondrfs, viUe d^gypte. Le poil de ce tHareAa croissoic 
et remontoit en un sens contraire a celai des aatrcs aai-^ 
maax. 

Bacchus, fils de Jupiter et de Semele. Plusieafs le 
font fib de lYoserpine. tl y a eu plosieurs Bacchus ; Cice- 
ron en oompte jusqn'^ cinq ; et c'est peut-Stre pour ceb 
^ue les auteuis ne s'aocordent pas sur cette fable : mais 
le plus grand nomine la raconte ainsi : Junon , toujours 
outnfe centre les concubines de Jupiter, pour te venger, 
conseilla k S^m^^, pendant sa groasesse, d'exiger de Ju^ 
piter qu'il ae fit voir dans toute sa gloire ; ce qu'elle ob- 
tiut diffidlement. La majesty du dieu ayant mis le feu 
daus la maison , elle perit dans les flammes. De crainte 
que Bacchus, dont elle ^toit grosse, ne fut brulc avec 
elle, Jupiter le mit dans sa cuisse^ oa ille garda Ic rcste 
des neof mois. D£s que le temps de sa naissance fut ac- 
compli, on le mit secrdtement entre les mains d'Ino sa 
tante, qui en eut soin avec le secours des Hyades, des 
Heures et des Nymphes. Quand il fut grand, il fit la couk 
qu£te des Indes, puis alia en ^gypte, ou il enseigna 
I'agHculture aux Iiommes, planta le premier la vignc, ei' 
fut adore comme le dieu du vin. 11 punit s^v^rement 
Peuth^ qui Touloit s'opposer k ses solennit^s , trionipha 
de tous ses ennemis , ct sc tira de tous les dangers aux- 
qiiels les ptTsccutions de Juuon rcxposoienl contiuuell«- 
ment; car les ressentimens dc octte d^esse ne se bornoiLitt 
pas seulement aux concubines de Jupiter; elle les fai^Ull 
eucore retomber sur les cnfans qui en naissoieqtt. Bacc;- s 
fe imuimna en lion pour devorer les 8QKD1 1^ t\ct\^* i 



80 BAS 

doient le del, et fat regard^, ^ite^apiter, comtne leplat 
puissant dcs dUeux. On le repr^sentoit qnelqaefoia avecdes 
comes k la t^te, parce ^e dans ses voyages il ft'^loit ton- 
jours couvert de la peau 8*wi bone, anhnal ^*on lili sa- 
jcrifioh : taat6t.astta sur uq tonneau, taniftt snr tun div 
train^ par de» iligres, des lyiyi on des pantliteea ; ^jpiTeat 
aussi tenant nae coupe d*nne main, et do Vatttte ni 
thyrse, dont il s'^it servi ponr fidre coaler des fimtaines 
de vin, 

Baos, fjtmenx devin de Btfolie, doni le nom patta it 
j)lusieurf de ceox qpxy aprte Ini, ie mfiUrent de pcitfdin 
ravenir. 

Bago£ , nymplie qvl ensdpia anz Toacani I'art dtf do-. 
v'mer par }^ fbudres. On dit qne c'^tpit la aibjlle firy^ 
tbrde on i^4x>pJiyle. Toy. By^cu ^ 5 Allies.- 

Baovette. Voy k Baec&f^ntes , Janut , Praviie^eit* 

BA121. Voy. 9ifi»e, AeUon, Cajitla. •< > , 

Bal, le m^nie (|ue Baal 

BALA9CS. Toy. Thijmt. 

Balcazab. Toy. Pi^malioit "^ 

Bauus et J&kSTBUs, dievaiUL d'Achilfe. Humte. St! 
qii'ils ^<H6m im]|Ai;tel|^, et p^ de Z^irtf et do PMlaife. 

6a>dsmi siir Us^oufu Toy. Fortttite, CiipubMs, Fo- 
veur, 

Baptes^ pr&tres de la cUcQse Gotytordom q^jC^Mbtoit 
les f(Stes la nuit, par des danses ef|par toatea ao^naa da' 
debauches. 

I 

Bahoes , poetes ombres des Geltes, ^ ka )avtifiaikt en 
grande v^b^ation. 

Basque. Toy, En/cf , Caron, 

Basalas on Pamalus. Toy. AcltimoH,^ 

Basiu£e, c*est-&-dire, Reine, fiQe de Ooeliia et dt 
Tiiea. On qroit que.c*est la m^me-que Gyb£le ou JitApih 

Basjus , c*est-a-(Ure , Aeine , snrDOim de Tthius, 



BAU 8i 

BASSAiiiB, stuTDom de Bacchus. Oo px^teud qne c'^toit 
le cri qa*on fiuaoit entendre dans les filtes de ce dieu : 
mais ce qui paroit plus vraisemblable , ce mot ne siguifie 
rien aatre chose que vendangeur. I)acier sur VOde 1 8 
du liv, I d^Harace, 

BAssabxdes , pr^tresses de Bacchus : on les appeloit 
ainsi de Bassareus, surnom.de Bacchus. 

BAxiA , 011e de Teucer, et femme de Dardanus. 

Batos, cocher d'Amphiaraus , k qui on rendit les 
Lonneurs divins. Yoy. Janus. 

Battus, famenx herger qui fut t^moin du vol des 
troupeaux que Mercure prit k ApoUon. Mercure donna h 
Battus la plus belle vache de celles qu'il avoit prices , et 
tira parole de lui qu^il ne le d<keleroit pas ) mais , ne <:e 
fiant pas trop k lui , il feignit de se retirer, et vint peu 
apros , sous une autre forme et avec une autre voix , lui 
ofirir un boeuf et-une vache, sMl vouloit dire ou etoit le 
Letail qu*on cUercIioit. Le bon homme se laissa tenter, et 
decouvrit tout : alors Mercure le m^tamorphosa en pierre 
de touchei dont on se sert pour eprouver I'or, et dont 
on croit qn'^toient ordinaiiement faits les simulacjes 
^yptiens. 

II y eut uni autre Battus, fondateur de la ville de Cy- 
r&ne , ou il fat depuis adori comme un dieu. 

Baubo ou Bicuio, femme qui dcnna Ihospitalit^ h 
Cerfes, lorsque cette deesse cherchoit sa fille. Yoy. Stelle, 

Baucis etoit une vieiUe femme panvre qui vivoit avec 
son man Phil^on , presque aussi vieux qu'ellc , dans 
une petite cabime. Jupiter, sous la figure humaine , ac- 
compagn^ de Mercure, ayant voulu visiter la Phrygie, 
fut rebate de tons les habitans du bonrg aupres duquel 
demeuioient Philemon et Baucis, qui furent les seals qui 
les re9urent. Poor les r^oompenser, il lour otdowY\«L d& V. 
guivn^a haut d'uoe montagae ; et lorsqu \\s tes^axilLew^-xA 



f-2 DEL 

deiri^re cux , ils vireot tout le bourg et les environs sub- 
merges, exoepte la petite cabane, qui fiit ckangee en un 
(emple : Jupiler leur promit de leur accorder ce qu'ils 
demanderoieot. Les bonnes gens soubait^nt seolement 
d'etre les ministres de ce temple, et de no point mourir 
i un sans I'autre ; leurs soufaaits furcnt accomplis : par- 
venus h. une extreme vieillesse, ils (orent tbus deux dans 
le meme moment metamorphose en arbres, Pbildmon en 
cli^ne , et Baucis en tilleul. 

Baudrieb. Voy. Ajax, Menalippe, 

Br^RiciXKS, peoples qui pr^tendoient descendre de 
Cebrice, une des filles de Danails, etqui sortlrent de la 
Thrace pout aller s'etablir dans la Bithynie. Sous pr6* 
(exte de dbnner des jeux et des divertissemens publics, 
ils aitiroient le monde dans une ibr^t, et en fidsoient un 
massacre horrible. Amycus , leur roi , fiit tu^ par Pollux 
ct les Argonautes, auxquels il avoit dresse les m^mes 
cmbiichef. Strdbony Lucain, 

Becubo. Voy. Bauho. 

Be£lfh£gob. Voy. BaaUPeor,. 

BEELzisuB. Voy. Myagre, 

Beebgios, un des ills de Neptune, qui fut tu^ pai 
llercule. 

Bkl ou Belus , fils de Neptune et de Libye , et roi dei 
Assyrians. On rendoit les houneurs divins k sa statue : 
ensuite les Chaldeens et d'autres peuples radorcrent sous 
le nom de Baal ; on adora aussi Jupiter sous le nom de 
Bel. Joseph, Hist, J ud, 

Belatucaobus, nom sous lequel on adoroit le Soleil 
dans les lies Britanniques. 

Bel^inus, un des dieux des Gajulois. On croit qae c*cst 
le m^me qa'ApoUon. 

Belette. Voy. GalanthU. 

BiuDgs, £He8 de Danaui, autremeul d\\e& V>ai\^^^ 



I 



BEL 83 

On Ics appcloit Belides deBelns, dont dies etoient petites- 
filles. Belides est aiissi un surnom de Palamcde , arricre- 
pctit-fils de Belli s. 

BELfcn, Qu ti&te, ou comes de liclier. Yoy. Ammon, 
Vltryxus, 

Belisama ou BmsAVA, nom sous lequel les Gaulois 
adoroient Minerve. On donnoit missi ce surnom & Junon, 
2i Venus et i la Lune. Cc mot signifie Reinc du del. 

6ell^bopuo5, fils de Glaucus, roi dl&pire. Ayant tue 
par malhenr a la chasse son frbre Pirrene , il alia se refu> 
gicr chez Prcetus, roi d'Ai^os, dent la fcmme, appelce 
Stbenob^e on Ant^, Iiii fit dcs piopositions auxquellcs 
il fut insensible. Stlienol^ee , piqiiee dc ceite indilTtrencc , 
accusa Bell^ophon aupres de son mari d' avoir voulu at- 
tenter k son bonneur. Proetus nc voulant point violer Irs 
droits de Thospitalit^, Tenvoya en Lycie, avec des letti cs 
adressees h lobat^, p^re de Slbenobee, a qui il recoirt- 
maodoit de Texposer a des perils ou il put perir. En con- 
sequence, Bell^pbon ayant eu ordre de combatuc In 
Chim^e, moo^ le cheval Pe'gase, ct defit ce monstre. On 
lui suscita nne infinite d'enocmis dont il trioroplm ; ci il 
sortit, par sa valeur et son adresse, de tous les daiigers 
auxquels <m I'exposa. Il dompta les Solymes, les Anin- 
zoncs et les Lydens; cnsuitc il cpousa Pliiionoe, Hilc 
dTobatte, pour prix dc ses belles aciions, et api-<^s avoir 
prouve son innocence. 

Beixeiius on PnmtKE , fr^nre dc Bcllcrophon. 

BsLLnius, e'est le m^ine queiidienus. 

Bellipotess , surnom de Mars et de Pallas. 

BELL05AIRES, prfttrcs de Bfllonc. lis ccielsroicat les 
fi'lea die cctte deesse en sc piquant le corps en son lion- 
/'C3ur avec des ^peeS) et en lui olfi'ant le sang ((ui soiioU 
'^cs Icurs hkt§uns. On les coasideroit autaul <\u.e \ft& \<>\^ 



84 BER 

BeuJ»E, appeUe nuisi Duelloni, dense de la g 
M neiir Ae Men. Cetuit elk qui liii pn^poroit ion c 
tn chevaDi lorsqu'il alloii i li Ruerts. On la rupc 
lennolmi (Ibhu ou une verge leinio do long , lea dl 
epors, et le feu dam k» jeiuc. t'lrj. 

BEuaScoB. Toy. BaaUPior, 

Beltis. Voj. Baahis. 

Belcs , toi de Tjr « pire dc Didon. Voy. Be). 

Bemiluciks, surnomde Jupiier, 

BtNumiu, filei en I'Lonaeur de DiAie, lunio 

ISeidis, dlviniledesThniceii.C'eitlsintiac que 1 

lituTiE, pnivince de In licice, Tof. Cudmiu, 

Bkbckau. V07. Diictyia. 

B^R^ciVTHE on BEBicmHiEi nam qai fnl da 
CjbiJe, parca quVlle nvoit ua temple sur la moi 
de BcruojDllie en I'lirjgie. 

BinECTHTDlus Heuos. C'e&t Midits, roi de Pbcygi 
cat \e Rionl B^r^rjnttie. 

BiBEBtCK, fbmme dePlolpmie Eversjile.SB eoii 
ebowui el Ita offtit am dipnx, lelnii le vceu que 
avoii fait, pour la pnnperite des armea de son 
PiuWinee fut ir^a-uittihle i ccttc losrque de ten'dre 
ia leiiimE-, de gocle qne, qoelqucs jaurB npr^, u 
[laa >u dnns le temple les clieveux consacrca, il 
dunfiiiuegiandccal^ie contre let piitree qai nc lia a 
pHii gardoa aver pliu dc soin ; mnis Coiiou dd Samo 









'• P"» ' 



□ice, en soutenaDtque co cbeveoi avoicnt ttd liu 
t^ su del. On le ctut; eL Id uoni de U Chevchire 
rinice, ju'i! donna a lept eloilei pri-a de la ijiU 
iion, rcite encore aujoord 11111 li cent coiii\E\\tftiQn 



BIC 85 

BCBGEB. Toy. Amyntas, Baltiis, Endymion, f.rjuii^ 
Enipee, Citheronf Pdris, Adonis, 

Dbbgioh. Yoj. Albion. 

Bznoi, Tieille femme d*iS:pidaiire , dont Junon prit la 
figure pour tromper S^me]^. Toy. SemeU. 

II y en eut one autre , fiUe d'Oc^an et soeur de Clio. 

BETABM05IES , sumom des Corybantes. 

BiTE a plusieurs tStet, Voy, Envie, IlercuU, Hydre, 

Blttle. Voy. Ahadir, 

Beza, divinite ^gyptienne, ador^e dans une ville da 
m£;:.e nom dans la haute ^gypte. 

BiAnon, sumomme Ocnus, fils de Tiberis et de Manto, 
foiida la ville de Mantoue. 

li y ay oil un prince troy en de ce nom, qui fut tue 
par Agamemnon. 

CiBfisiE , d^sse des buveurs. 

BiLLis, fille de Milet el de la nympbe Cyane'e. N'.jyant 
pu (ouclier le coeur de son frcre Caunus qu'cUe aimoit, 
titc [jlcura taut, qu'elle fut cbangee en fontainc. 

BiCHE aux pleds d!airaiii. Cette bicbe , qui etoit con- 
sacree a Diane , ravageoit tout le pays qui dtoit aux envi- 
rons du mont Menale ou etle s€f retiroit. Bile fut Vohjet 
d'an des travaux 'd'Hercule, qui la vainquit k la course, 
ct s*en rendit si absolumcnt maitre, qu'il lui arracha des 
cornes d'or qu*elle avoit a la tete. Comme Ips biclies n ont 
point de comes, quelques-uns , entre autres Ausone, en 
font nn cerf avec des pieds d'airain ct un bois d'or. Agn~ 
memnon, etant k la cbasse, tua une autre bicbe, qui np- 
partcnoit anssi k Diane. Pour s'en vengcr, ecttc deesse 
. frappa le camp d' Agamemnon d'urfe pcste liorriblc, ct 
oLlint d*i^ole la suspension des vents pour cnipcchcr Ics 
Carecs d'aller k Troic. Ces mnllicurs durcYent \\\?.^\\-iv tit 
Tx " *AgamemnoD McnGdl sa fiUe Ipliigcme) ^jxow "^t^Vi^^ 
^^^pendtat que Diane sau va. 



86 BIS 

Lcs Troyens en tuerent unc autre consacr^ aqisi I ' 
Diane , en arrivant en Italie ; ce qui causa la guerre enUv. ^ 
cux et lcs Rulules. Yoy. Diane , IphigenU, Tiliphe. 

BiconNiGEn ou Bjcoimis , ^u/ a ieux comes,. sumoiA 
(1e Baccbus , pris de la hardiesse quHl inspire. La Inne ert 
aussi surnQDim^ Bicornisy k cause de ses croissans. 

BiDENDAL ou BidestAl. On appeloit ainsi un ^ndroit 
ou le tonnerre 6toit tomb^, parc^ .qu on y sacrifioit une 
brebis, quon nommoit hidensy quand elle avoit deux 
drnts plus longues que les autres. Get endroit deveDoit 
un lieu sacrcl ou il n'etoit pas permis de marcher. On 
Tentouroit d'une palissade. 

BiENSius. Jupiter fat ainsi sumonun^, du qom 3e 
Bicunus, un des Curates. 

BiFORMis, DiHonPHOS, DiPHUJ^, c*est-h-dire, iima 
deux formes ou deux natures. Baccbus etoit ainsi sur* 
nonimc, parce que le vin rend les boronies ou gais, oa 
furicux. 

BiFBONS ou G^Misus, luTpo/n dc Janus, eomme ayant 
deux visages, et vovant en meme temps devant et dep- 
ri^rc iui, le pass^ et ravet^r. 

BiGois. Voy. Byqois. 

Buocx. Voy. JchiUe, 

BiMATEn, surnom de Buccbns, parcc que Jnpiler, 
apr^s Semele, lui servit de m^re, Voy. Bacchus, 

BiODOAE. Yoy. Zidore, 

BiPESMFKRf surnom de Lycurgne, roi de Tbrace, 
pris de la bache dont il se scivit pour se couper let 
juiubes. Voy. Lycura^ne, 

BisALPis , lino des fenunes de Neptune. 

BisALTis, Xbeoplanc, fille de Bisa!tu8, la m^eque' 
Bisalpis. 

B1ST05, fik de Mai-s et de CaIUrbo6, qui bAtit dons It 
Tbrace une ville & laqaelle 'd douua «oiv ixom^t ^^Vx 






BOO 87 

Intmies cb ek p«ys fbtent appdii BbtoAi^s, et let 

Bi iiiXi i Urttt , ftnunet de Tbnoe, qoii dads Horace, 
Mot lit'iiteM 4M bs BtodudrtM. Toy. Bwfon. 

IhiMMtt l^fMtf, DkkiUUb, ioi de Utraoe. Toy. 



nrauroii 1 flu wintji inx fim't MUdoni do Bbn. 

A^, 1&«^, ISrftM dcrtaldHO/deia mite d*£nee. 

BiTfMf. Toy. CU06M. 

Bofa»iiMiM« tett§^ let AdNSdeiis c^ldnoient en 
MfaioM dlbio Yfttiwra'qti'ib aroieiit remport^. G'^oit 
eo llioiiiMar d'A^oIloii| qn& poor eda ftoit foniomiDd 



BcBoriA ihmofA, les Itaaef. T<ly. Aon, 

BcBOrBi Toy. Caimui^ CKbuniuis, Ifo'cule, Cacus, 
ApiM^Ei&ope^b4t6u, 

itov titiif. lies paSi^ aToient en g^^al beaucoup 
de ydlji^ration pour les ibrftts. H li*y aTbit presqae poiut 
de tenlple am oe fht aoconipagiij d*iiii bois consacre k la 
divinit£ qu on y adoroit. . 

BonsEAii ntr la tit$ tun homme. Toy. Seraph. 

BoiTB. Toy. Pandort. 

BouLTBES , sornom de Satnme. 

BoLUAy nympiie qui he jeta dans' la mer pour ^ter 
les pcmrsvj|es,d|Ap(|Uoa : oelui-ci, toacbi dc cdknpas- 
Mon , liii lendit la vie , et Tonlitt qa'elle ftt immortelle. 

BomxDiES^ Let nns pv^tendent que c*^toit Gyb^le, 
(es aubei tiAis oa PAiserpiiie. ' On rappcloit encore 
Fakna^ FoliM et Senid, 

Bovus IMa, e*flsl4-dire, le Dim hienfaitamt, Cest, 
lekn PausaniaSy le nliDe que Jupiter. 

Bomxi Btevtus, c'est-kr^uw, rfceureuo: ivinemetu. 
U» ptee en aTOMOt fait use diviniti. 

f, ehft-S^Sre^ qui a dm j^fux dc Wmf . lunofv 



88 BRA 

I'toit ainsi sanioinmee, paice qii'on lui supposoit de grands 
ycnx. • 

BooTts ou BouyiEB. C'est une constellation qui est 
nuprcs de la grande ourse, et qui paroit suivre le chariot, 
comme un bouvier ou un charretier suit sa voitui^. On 
crolt que c*est Icarius. Yoy Icarius. D'autres neaumoiDS 
pensent que c'est le m&me qu'Arctbphylax ou Areas , qui 
fut metamorphose en ours, et mi9 au nombre de^ cons- 
tellations. Voy. Areas, 

BoREE , vent du scptentrion , ct Tun 'des quatre princi- 
p^ux. Il e'toit fils d' Astreus et d'Heribee. La premie chose 
qu'il fit ^ant grand, fut d'enlever Orytbie, fiUe d*£i-ech- 
t1>ee ; il en eut deux fils, Calais et Zet6s. Les habitans de 
]\IcgnIopolis lui rendoient de grands honneurs. Il se trans- 
furma en che val ; et , par le moy en de cette mctan^orphose , 
il procura & Dardanus douze poulains d'une telle vitesse, 
qu'ils couroient sur les epis sans les rorapre, et sur la 
surface de la mer sans enfoncer. Les poetes disent qu'il a 
des brodequius aux picds et des ailes aux epaulqs , pour 
cxprimer sa legerete ; qu'il se couvre quelquefois d'uo 
manteau, et qu'il a la figure dun jeune f^ar^on, 

Bouc. Voy. Bacchus J Venus, 

BoucLiEB. Voy. Mars, 

BovLE. Voy. Aconee , Pdris, 

Bouvier. Voy Bootis, 

BnAscHE char^ee de fruits. Voy.Tanfale, Minave, 

BnAncBiDEouBiiAiTGHiADE.On appeloit ainsi Apollon,' 
Si cause d'un oertaia Brandos, jeune bomme que oc dies 
avoit beaucoup aimi , et & qui il avoit elevtf un temple. 
De la les pr6tres de I'oracle d'ApoUon Diiynueus se 
noiMinoient Branchides.' 

Branchus. Voy. Branchide. 

Pi^AirnoNiE, snmom de Diane, pns du culte qa^onloi 
rendoit u Braurone, ville do I'Attique. 



BRO 89 

Bbebu. TroupeaU de hrehis autour d^un geant, Yoy. 
Polypheme. 

Bbxab^. Voy. E^eori, 

Bbimo , divinitc infernale , la m^me qn 'Hecate. 

Bbiseis , nom patronimi^e d'Hippodamie , iilie de 
Bris^, pr^re de Jupiter. Achille, ayaotassieg^Lyrhesse, 
^ousa Bris^is apr^ s'6tre renda maitre de la ville. Aga- 
memnon la loi ayant eiiley<^, AcIiiUe ne vonlut plus 
combattre ; mais la mort de Patrocle lui fit reprendre Ics 
armes centre les Troyens, toujoiy? victorieux depuis qu'il 
fi'etoit retir^ dans sa tente. 

Bbiseus, et mieux Bnisxus, surnom de Bacclius, 
pris ou de BrisQt promontoire de Lesbos on il ayoit un 
temple, ou, comme q[uelques-un8 I't-xpliquent , de Tiri- 
vention qu'on lal attribue , de fouler le raisin pour en 
lirer le yin. 

Bbitoxabte , fille de Jupiter. Elle se jeta 'dans la mer 
pour ^ter les poursuites de Minos, et fut mise au nombre 
des immortelles , i la pri^ de Diane. 

Bbizo , deesse infernale qui pr^idoit aux songes. 

BBODEQUias. Voy. Boree, Thalie, 

BROMina, somom de Bacchus, pris Hes oris de joie que 
iaisoient les vendangeurs, qui dans Icurs chansons repe- 
toient souvent io Bi'omie, d'un mot grec qui signifie petil- 
lemenf du feu; cc qu'on peut aussi entendre du hruit que 
font les ivrognes. 

Bbomus, un des Centaures, tud par Cenec aux noces 
de^rithous. . 

I 

BBOSTfDS, c'estra-dire, le Tonnant , surpom de Jupiter. 

Bbont^^ou Bbot£s , fanieux Cyclopc, tils du Ciel ct 
de la TerrcJ C'etoit lui quiforgeoit les fuudres de Jupiter, 
avec St^rope at Pyjatmon , autres Cyclopes. 

Bbotuix^ fiJ« do Yukaia et de JUinccvc Sc vo^qavX^ 



90 . F) U S 

ris6e dc tout ie mouUe, h. caiuc de sa laideur, il le |et« 
dans le feu du mout Etna. 

BnuMALiEs , f6tes en I'honnour de Bacchus , qui ae ce- 
Icbroient au ioUtice d'hiver. 

BnuTiiRi^ Voy Myricceus, 

BuBASTis. Ou appeloU ainsi Dlnne en £^gypte , da Dom 
d*une ville ou elle etoit particuli^reiuent adorce. 

BcBONA , deesse qu'on invoquoit pour la conservaUoni 
des boeufs et des vacbcs. 

BucENTAunEs. Voy. Csntoures, 

BucHER. Voy. Didoiif tlvadne, Hercule. 

BucoLTOS , fils de Laomddon. Voy. Aharharee* 

BuDEE, surnoro de Minerve, de Bud^, en Magnesie. 

BuGEN^s, suTDoxnde Bacclius, pris des onrnes quon 
lui donne comme k un bceuf. 

BuissoN. Voy. Cephale. 

BuL£U9, surnom de Jupitqr. Bulaia, PaUas. 

Blxis, Voy. E^ypius, 

Busus ou BuBTON , fils de Mercure et d'Alcidaniie , butit 
un temple kJunon, qui pour cela fut surnonun^e Buncea. 

BuPALE,8Culpteurc^l^bre,qui le premier fit une statue 
de la deesse Fortune. Ayaut represente le poete Hipponax 
sous une figure ridicule, 11 fut lui mcm^ si ibrt tourn^ en 
ridicule dans des vers que le poete fit contre lui , qull se 
pendit de dcsespoir. 

BupHA&us , c*est-k-dire , maiiqeur de hceiifs , surnom 
d 'Hercule. Voy, Addephagus, 

Euphonies, ^tes danslesquelles on immbloit un grand 
nonil>re deJ3oeuf8. Ellesse celebroient ^ Atlicnes, en i'lion- 
neiir du Jupiter Polieus : le sacHficateur se iioinnioit 
Buyhonos. 

BcRAicus , surnom d'Hcrcule , pris d'une villc d'A- 
cliai<' , <lu niOni • noni , ctHfcbre par un oracle du Ii^ro«. 

Bisims, fjls de Neptune et de lihye. Ce fdt un tyian 



BYG 91: 

cruel d'figyple, qui immdoit a Jupiter tous les ^tran^ers 
qui abordoient dans ses J^tats. H fiit tae avec son fils et 
avec tons ses pr^es, par Hercule, k qui il pr^paroit le 
ni^me sort. On croit que Busiris est le m^nie qu'Osiris , 2 
qui les ilgyptiens ixnmoloient des victimes hamaines , et 
que c*est la barbare superstition de ce people qui a 
donnd lieu h cette &bte. 

Bute, ville d'J^gypte, o^K^bre par nn oracle de La* 
lone. Strah. liif. 17. 

Jyjrrka , fils de Bor£e. II fiit obUg^ de quitter les Ktats 
d'Amycus, roi des Bebriciens, son p^ putatif , qui nc 
vottlut pas le reconnoitre. 11 se retira en Siciie arec queU 
ques amis ; et pendant sa fuite il enlera Iphim^die , Pan-- 
Gratis et Goro&is siir les cotes de la Thessalie, lorsqu'on 
celdbroit les Bacchanales. Bat^ garchi ponr lui Goronis : 
mais Bacchns, dont elle avoit 4lU nonnice, inspira a 
But^ une telle fiirenr, qu'il se jeta dans an pnits. D'au- 
tres disent qu'il epousa Lycaste, snmouimee Y^nus k 
cause de sa beaut^, et qu'il en eut Eryx.< 

On trouTe dans la Fable plusieors autres personnagrs 
de ce nom: un Pr^tre, un ^rgonaute, un Troyen tiie 
par Gamille, et un fils de Pandion, roi des Atheniens, h 
qui on oflroit des saciific^ comme k un dicu. 

Bcthhote, Title d*^ire, ou £n^ rencontra An'dro- 
piaque, qu'H^leiius y avoit epous^e. 

Byblis. Voy. Bfblis. 

Byblos ou T^yblcs , Title de Pb^nicie oti it y avoit un 
temple de Venns, qui en fut surnommcc Byhlia. 

Btgois, Big ok oil BiCrOis, nympbe d'tuurie, Jt qui 
Ton aitribuoit un livn* sur XArt d'ohserver le tonncrvCy 
et de consacrer les tieux frappes de la foudre. Ce livre , it 
Tusnge des Augures, eioit conserve a Rome dans le Capi« 
tolc, aussi religieusement que ceux des sibylles. C!est la 
wahue ^foe Bago^, 



\ 



)j CAB 

Dvzims, £ls ie Nepluoe, qoi k nodil celil-ta pa; 
'culi^DK liberW ivec laqucUe il diwil toul ce (jali^ef- 



-- CAB 

Oaaeithe, Gil da I'Ocian. Ajinl eu oc^ra 3a nd jda* 
de pourmivie ApoUcn.qni an>it cnkri •» acmr Hdii^ 
ft DC pouTuii le coDUuodre i Is rCndre, il nul^ col^ 
le feu i UB Inhi cou>*ci« a ce <iiea, ^,.pou[tapiiiuri 
Ic tua A coupi da llictiei. 

CABjUJjn , fanbiDC qui prend u loaice an piej do 
njont BelicDO. Elle eat t'onucr^ *ui Uuio : c'eM la . 
mime que celle d'Hippgcrine ^ car c'eH eomma u I'oD 
disaic, fontaine iu chaicl Pegaie. Toj. HiTPOcafans, 

CUAUiU. On appelje aiiui I'ile jf Paioa, li cause da 
Cabaiuui , Wser de cetie coptrea, ^ cUcuunit'i dff^l 
l'«nl4iementde»ElIeJ' ", \" '' .' '!, . 

CAB£iiiA,i^piaiiidcCir^. ^ 

Cabiha, filk da'Prot^, Cnuue da Tukain, «t ai^ 
des Cabiridn. 

Cahihes, dicux qu'oo lionoioit avrc besucoiip do 
mystferes duos I'ile de Soinollirnce. Eiitrepliisieurs iionu 
qu'oa t«iir donuolt, on let o^poloit Osiris, bis, Thoi, 
Aacalapbc.' Qudqiies-uiu n'en leconnoiucnl et n'en 
uammcnl ijue troia i Plutou, Proscrjiioe Pt C^is, 

II y avoil Buui des dieux Cahiir j ou Cabitei en Ph^ 
niciei ou plulol le mot Cablres, rn pWaicEcn sigainant 
jiuisaaals, pouiruit ii'Bvoirele cmplnjii que poui dcsi- 
Enor lea dietix., ^ . .,.,.,...„ 

CXjiiBiDEi,b]rinp^|GnadaTaJbiinet«CiLbum, , 

CABBna, CAPBinoaCuiiiin/diiiaii qoiloBaMn^^ 
finii de petila po'sson* Mlei. Sijn <;ii^'.^Uiit |t>i,j{J^'i^ 
rtiaielii ea Pawpliilie, . " ' 



CAD 93 

CACA/ioanr 3e Caciu. On jHrSteod qu*elle d^uvrit 
iHdrcnb k-ToI de ton fr^, et ^le pour oela elle racrita 
let iKHDnean ^cnm qa*oD. kii rendoit h Roine. S&viiis. 

.GAC4»i,4m.GACiM, ifificfcant, frmeux brigand , fiis 
de Tnlciiii. H babitoit les enyirDiit da mo^t Aventln. II 
dMbm dim hodnA k Hevciile, et les fit eptrer dans sa 
ui*g r — k raeokiM^afin^'HtiCiile ne put les retrouver : 
mmt QB d'^nx ii*^taiit' mis A magir kntjue le reste du 
troupna pasn, lEferenle enlbn^a la porte dc la cavemc , 
fit astonttiMlelbrigaod. Virg, l^niuL L 8. OvU. Fast. I. u 
GAnATX ottaeAe jmr kt pUdt a un char, Y07. 
icfciZla.Hfdhr. : 

GAiMite QU GAmiict , Tb^in ; Cadmea , Cadmeia 
OQ CmimiUf Tb^baine; tons oouss patronbuiques pris 
de CaJbuiis, fondateor de Tb^^ 

CaioiuSs ni de TbAbes, fila d*A^or et de Tcl^^ 
phaiM. Jopitar ajraat enleT^ Europe, Cadams eut ordre 
d'Af/aoQK dialler la dbocber, et de ne pwnt revenir. sans 
dle^ n oomnha Torade de Del^ei, qui, an |icu de le 
Mliifiba nfria dwande, bu ofldonna de b&tir one ville 
k YmAvh 9ikym boBof le oondniroit. H partit dans la 
itehcfam de patoouiir la noade. Lonqa'il arriva en 
•Motia, E fit ■■ sac ri fica ans dieos, et envoya ses com- 
i: k'fMlBbM de Dboi pour y puker de I'eau ;, 
&i 4fapnBl'dftf«tii par im dragoii. Mmerre, pour le 
r, bd ODdMrnad'aUer attaqfoer oe.nionstTe et de le 
*; et qn-ajam ^» il aema lea dntjts de ce dragon , 
; dee boninies tout armes ^ qui s!entre« 
I, I la reserve de cinq, qui Taid^ 
wtA k bitir b TiUe de Ibibes dans rrndroit ou le boeuf 
dcMit Foneie bii avoit porU le conduisiL 11 epousa Her- 
maiotm,9 fiUe de V^nos et de Mars, dont if eut Semel^, 
InOy Atanoii et AfgKv4. Vu second oracle lui ayant a^- 
prii qm 9i^gokia$^ tfUut laeaacKe dcs plus %x«n^ m^V- 



n.} C.EC 

lietirs, ii se bannit pour oe pas en etre t^moin, 86 retSra 
cu Illyrle, et fat cbang^ en serpetit, ainsi que sa femmei 
ou, selon d'autres, envoy^ par Jupiter dans les Gbampt- 
Ii!ysees,surun cbar traine par dcs serpens. Itfefam. Iw. 4* 

Cadbav. Voy. Heures, 

Caduc^e. C^toit line verge qat Mercirre re^t 3* A* 
poilon , lorsqit'il lui fit present de sa lyre. Un jour Mer- 
cure rencontra sur le mont Cytheroh deux terpens qui se 
Iiattoient, et jeU entre eux cette ver^ pour les stSparer. 
Les deux serpens s'entortilldrent h Tentour, de mani^ 
que la partie la plus elevee de leur corps fi>rm(Ht im arc. 
Mcrcure voulut depuis la porter de mdme, comme un 
symbole de paix, ct y ajouta des ailerons, paroe qa*ii est 
le dinu de I'dloquen^^, dont la rapidity 6st marqiiee pa4 
les ailcs. Voy. Mercure. 

CADtJCiFEn. C'est Mercuic Voy. Caducee. 

CiEA ou Csos, lie de la mer Egde, appelee ainsi dii 
nom de Caeus, fils de Titan. Elle etoit fertile en yen a 
sole ^l en troupeaux de bceufs. 

C^ciAs , Tun des vents , qui souffle avant le temps de 
re({uinoxc. II tient des deux mains iin boucUer rpnd, 
dont il paroit verser de la gr^lc. 

CscuLus , fils de Vulcain et de Pr^este. On dit 
que, sa mSre etant assise aupr^ de la forge de oe dien, 
une etinceQe de feu la frappa , et lui fit ineltre au mondff 
un enfant an bout de neuf mois, h qui elle donna le 
nom de G^eculus , parce qu*il avoit dcs yenx fort petitfl. 
Lor^qu il fut avanc^ en fige, il ne vivoit que de tc^ ci 
de brigandages , et alia 1x1 tir la ville de Prdneste. Ayant 
donne des jeiix publics, il exliorta les citoyens h allcc 
fonder une autre ville ; mais comme il ne pouvoit pas 
les y engager , parce qu'ils ne le croyoient' pas fils ds 
Yuicnin , on dit qu'il invoqua ce dieu, et que TassenibleB 
f/ji aussitot ejivironnee de ilammes*, ce c^v U saisit dl*u 



1 



CAL 05 

lille lkiyji y i .^..qpVlle lui proinii di; iiuire tout ce quil 
ynm^f^jltU BWtiw disaii^ qu« des bergen tronv^rein cet 
en&ot ^ans les flmniiM* |aD8 dtra l^olj^; oe qui lour 

■voit doBS^ liea dt fe croire fil> db Y«Icaia. 

■ • I, ■ I 

Gspfan, mrxMNtt dt liqpller, ft catue di| pmnontoiie 
ii* OMe r itt cm Iiii iohIoiI d^ |prf|idi hopnana. Ow^V?. 

XI y ptjL ^nl^nal^Smt6»ce,momp€||l^ 4t& fille 

•om It iKNii 49 ;p^ifiut, aroit o^lenti d« Neptune d'etre 
duini^ CB iMlqaie mTiilD^nible.S*^t»nt irouy^ ii la que- 
telle dm Ijipi^wy et di| GeiitAUFet, ceixx-ei, Tpyant qu jl 
tflok en eiet Juvnlnlnriile, Faficrijl^iebt d^une &r6t d'ar- 
liret ; et il fnt jnrfcvpojgplKMi en oii^UL Mei^m. uV. 1 2. 

GiBsns. Toy. CeBniut, 

CKforaons, jpoMW det filles,d*^liiii9t. yoy. Anius, 

. Cb(M. Tor. Cceo. . 

•^ •• .>'-..■ . ■ '• ■ -If ' ■^■. 

GsnosDt niuuii; Keptone^ ^^'^j*t^ ??P'^''.' "'"^^ 
aimel^ de la conl^ des ean^ detlamer. Ccendei iii , les 

dicoj(;<lB li|,Ker. : . . . ':.■■..,,, .^. .. 

Cnop^ !*■ PWf «? B4eM^.fi^«»%X;^ der- 

nier d/m en&nede Japiter, jwton Wi Oygcs^ ^ I'lidoroient 
ffnu«a )e ^i^t^dv^io^mpttj^i^^ la in&iiie divi- 

,^kx^i,,^W|ijf(i#,.<)*p)a^ qui 4o^TlA son^ nom a un 
fi(qipi^fs4f^,ii^^ O.U jc^lexnoijriif , ausa-bicn qu'au 



r)6 CAL 

les Tiarpies de la lliruoc. On les rq>r&ente «vec let 
(■paulus couvertcs d'ecailles dcrecs, des ailes anxjp^edsi 
c;t une longue dbevelure. Voy. Phinee, 

Calaoidies, jeuz qu*on pretend avoir et^ c^Mbr& etf 
riionneur dc Diane, dans la Loconie. 

Calcaa 6u CalcbAs, famnixdevm. II suivit Yarmie 
des Grecs ^ Troie, et predit en Aulidfi que le si^ dare- 
roit dix ans j et qne les venta ne seroieut £ivorabies qn'a-i 
pres avoir sacrifie Iphigenie, filie d'Aganieinnon. Lior8q[ue 
Troie fat prise , il alia d Colophon , ou il mourat de cha- 
grin pour n'avoir pu deviner ce qus Mopsus, autre devio, 
avoit devine. Sa destlnee etoit de cesser de vivre quand il 
tiouveroit un devin plus liabile que luL 

Calciope. Voj. Chalciope. 

Calendabis , sumom de Junon , pris du jour des Ga- 
lendes , qui lui etoit consacre. 

C ALICE ou Calyce, fiUe d'£old, lemi^e d'iEtblios, et 
mere d'Endymion. 

Calisto ou Hklic^, fiUe de Lycaon, et nympbe de 
Diane. Jupiter, ayant pris, la figure de Diane, la sarprit; 
ei Diane s'etant aper9ue des diiilculles que cette nymplte 
fii de se deshabiller pour prendre le bain, la cLassa de sa 
( oinpagnie. Calisto alia dans les bois accoucLer d'A]|;cas. 
Juuon, toujouis aitentlve aux dcxnarcLes de Jupiter, et 
cnneiuie implacable de toales celles qui pouvoi^ill par- 
lager le coeur de son nsari , xne'tamorpbosa cette pymphe 
en curse, et Areas son fits en ours ; mais Jupiter les plaga 
dans le del. On dit que Calisto est la grandc Qurso, et 
qu'Arcas est la petite, ou Bootes. 

Callianasse ct Callianioe, nymplios qui pi'eaidoieDt 
u la Iionne conduite el a lu dccence des nicKurg. 

Cailichoue, Iicu.de la Pbocido ou left BaccLautci 
cb)<sr)]ej;t on Tbunuotlr dc Bacchus. 
Calucos. \6y, Aclitm, 



- CAl ^ 97 

C*V''SkSnBj,""'""i" ■''' Wris, ou, scion cjuelqnci- 
< una, UDE 4^ ^'^. Tiymtlirs Cl'aatrcs rroieiil que c est im 
siruom tie cciic d.^eiSB,ijii'on dnmioil auaii i Tellua. 

C^uiul'];, l'"ue do ocuf .tloscs. Elle prcfiduiL ^ I'elo- 
quencu el i la poisie Vioiijue. Lea pities la r^prjten- 



main drdte uue uompelie, daps is gnui^he un livre, et 
trms uttKi nupfis d'ello, qui soot, I'UUde, I'Odjise^e el 
I'kn&Se. 

CALLDATinA, fcmmc gncque, <}ai, s'flant degnisse 
en maltre d'ejerciee^pour ntcompogner son Gla aui jeuj 
Oljinpiquei , oa il n'eioit pas puimii dux femuiBs ^e sc 
trouier, I'y fit reconuoiCre par lea trat^sporu de joie 
qu'ellc eut do roir son 6h voiiiqucui. Lea jiigts lui fiwnt 
gilctiiuaisilsnrdonnarcnl.pnr line loi, que lesnuilres 
i'esapat ««!Dad,cuMl]|^p«i ^bluj^ d'ttre^mu, comme 
'rjtci^nilltaMliMeiipi%iToicDt uu(riii[>'et qa'ilicoo- 

CAUJTiHof:, jCDiie lille d^ Caljdan, <[ue Caresus, 
gmnd-prtlre ita BncchiiB, aima upeiiinmenl, Voyant 
qu'elll at Touloil pas ropouser, il i'admsa ^ Baechus 
pour le rengir de celle imcnsibllke ; et ci' dleu frapps 
Im Calydonicni d'uDC ivrcsse q:u Irs leiid-jit Furieox. Ce 
penple alia caiisaltcr rorncte^ tjtri rLi'^'undic qu£ ce mii] 
DC fiairoiL qu'en imiiiolDnL Catllr]]0{i, ou quclqne autre 
qoi s'oDiiroit a In iroit pimr elle. Pctsoniie ne s'efcmt 
oQen, on la cooduiiii i Vanw]; a. Coiaas, Te grand 
eacrificstPur , la voyaui ornce -le (leun et suivie de loul 
riil>pareil d'un sacriGco , au lieu dn lourner sou couleaii 
contrc elle, «■ penja (tu niCme. allirrLoe, inirWe d'uno 
Tc. •'inpobpour apaisei les mAoes da 



i)8 CAM 

Llle cpousa Tros, dont cllc cutllus, Gnnymcilc ci Assa- 
raque. 

ll y en cut encore une troisi(>me, qui fiit femmc d*Alc- 
iiie'on, nicurtrier do sa mere 6ripliyle. ^'oy. AlcmSon. 

Callist^es , (etes en riionnenr de Jiinon et de Ger^s. 
ll y avoit un prix pour la plus belle dcs^bmmes qui s j 
trouvoicDt. Les J^leens c^leliroient ccs (&tes en llionneac 
dc Mincrve ; niais le prix etoit pour le plas bei homme. 

Callisto. Voy. Calisto, 

Calomnie. Les At)i6)icns en aroient fait une diviniU. 

Calpe. Voy. Ahyla. 

Galus ou Acalus, est le mdmc qn'Acale. 

Calyd^, pr^trcsse de Juoon^'dont AlcctoQ prit la 
figure pour exciter Tumus contre ^Ince. 

CALTD05, ville et for6t d'^tolie, o& Mddagre tua nn 
sanglicr monstrneux. 

Caltdosis, Dcjanire, parcc qn'clle ctoit de Caljdon. 

Calydonius , suniom de Baochus, pris du culie qu'on 
lui rcndoit h Calydon. Calydonius heros' c'est Meieagre. 

Calypso, nyinphe, fille du Jour, selon quelques-uns^ 
ou deesse, fiUe de I'Ocean et de Tethys, scion d'aulres. 
I'ille liabitoit Tile d'Ogygie, oil elle re^ut favorablemcnt 
Ulyssc , qa'une temp^te y avoit jete. EIlc i'aiina , et 
vecut sept ans avec lui : mais Ulyssc prefcra sa patrie et 
Penelope a cette deesse , qui lui avoit cependant promis 
rinimoitalile , s'il eut voulu demcurcr avec elle. 

Caihahise ou CAivJEnniE , f<unenx mmais dans la Sicilc, 
dont les eaux exiialoient une puanteur Iiorttble. Les Sici- 
licns ayant consultd Toracle d'ApolIon , pour savoir s iU 
feroicnt bien de Ic dessd;her, Toradc Icur i^pondit qn'il 
fuMoit bien »'en garder; mais, n'ayant point eu ^ard k 
cntc roponse, ils le dcssdcliercnt , et faciliterent par-U 
rcutrdo de leur lie aux cnncmis , qui la saecag&rent. 

Camels ovl Gaueijb i>e£, c esl-o^-dire, les die&s^ hk 



CAN P9 

; divmites que les fiUes invoquoieot quand dies 
or le point de sc marier. 
nm, Yoyez Camoente, 

sts, priDce d'Italie> qui j partagea la souverauie 
•▼eo Janus. 

XE, reine des Yolsques, soutint long-temps en 
: Tamiee de Turnus contre Enee. Personne dc Iu 
it & la course, ni au maniement des amies. Elic 
d'un coup dc javelot. £neid. L 1 1 et 1 2. 
)pcloit Coiuillcs de j^unes gar^ons et de jeiiiios 
. servoient dans les sacri6ces. Camille , Cadniile 
He 6toient aussi de9 surnoms de Mercury 
IE , fils d'HercuIe et d*Iole. U b&lit dans ViX.' de 
loe viUe a la^uelle il donna sou nom. 
zvM , et mieux Cameh^ pour CAsiEBiE , du verl^c 
u, comme on conjecture, Camenoi pour dm- 
u Carmerus, du nom Carmen, On appeloit aiii.*>i 
s , k cause de la douceur dc leur cliant. 
AGKB D£8 LAiLMES, Cam]ji lu^cntes : c'etoit Ten- 
enfers oix on croyoit qn'etoieut ceux que la vio- 
letur pasaon avoit fait mourir. 
£, i^li^e du Tarlare, qui avoit la garde des 
ans les enfers. Elle fut tu^ par Jupiter , poicc 
▼oit refusei de les luisser sortir pour allcr a sun 

LK, une des dlvinites des Saljins, ou Mars lui- 
uvoque sous ce nom par les Salicns. 
ck , dlle d'^lole. Ayant epousc secrHeroent sou 
le mit au mondc un fils qui fut expos6 par sa 
, et d^couviit sa naissance p<'ir scs cris k son 
ile } indigne , fit uianger d scs cliicns le fruit dc 
te , et envoya un poignard h. sa fille pour s'en 
e-T^me. Macnnic, son /rcre ct son maii^fte usxNik 
t, ou II ae /It pnlic d'Apollou. 



lOO CAN 

Casach*, c'est-ii-dire, bcHir; un des eliirns d'AdJoo, 
Ca(i*tk, nmnu^oe d'Kspagne. Oa erojciit (£UB la 

flANATHos, ftntninf proche de fTanpIir, i>u Jiinoo ve- 
noit se Imigner tani Ibs ana pour »e [lurlllei-, Cii dil ijut 
Ics fcmmes gceoqiics f Dlloicnt |Kii>r In lafnie raisnu. 

Caiced oa x'flCBEVisiR , fiit raniaul qiie Junim en- 
vovB coniTe Hercidc, loraiiiill mmhattit Yhydte do ir»- 
Fdis di; Leme, et dont t1 fitt mordu au plwi; niais il li 
luH , et JuDOD II nut lu Dombrades douie signn du Zo- 

CA3UAIILEOU Myhsile, m de Ljdie, Gls de Mjraui, 
pt le dernJti des F^raclidci. 11 Bimoit pasammienieat si 
feiumc, et VoOlot un jotiriju'elle porul avec indeeence ) 
la Yitt d'un da 8C9 &Torii nonjm* Uigis. T.B rciiie eii fill 
si piqilil! , qn'elle comlainda i Gig^ de tuiti Canditule , 
Ft I'pouia ce fhTori. llend. Clio, 

Cahebtb , M Diieux CAnSHa, retnine de Piciu. EUe fu'i 
IclleiiicQl aecolilee de chagrin d'o\-oir perdn son mail, 
que Cirrf OToIl ctangi en pivot. qU'elle en cnucjut unc 
dduleiir qui la caainul]a,dE solM que son corps s'svirpon 

CAi>£?naBE9. On donnnil ce nom 3 des Giles d'm rang 
d^iiugn^, qui dnns les prfKTssionj; fhirloient des cor- 
bellies, ou eloit ee <jal detail lervir U It ciilcbraliou de 

CahicMb. Toy. Icariaa, 

C^sopK , divinity fisfptienne , dont les prJues pas- 
soieiit pout de griinds Inti^iclRns, On I'udDrait &oils la 
fi;;iiri: d'uD grand v^se siirninol^ d'une Itlc Immaine DB 
de celle d'an Epervier, et muverl de GurDClcreslii^mglj- 
pliiquiK. Lea Cliaidi-eoa, qui adoioIcnL lo (cu, dffimenl 
/c» iiJcia de lontca les aulves naliuM.covameiif'jintnua 



CAP loi 

d'or, d*argent, de pierre ou de bois, de pouvoir resister 
aa lew. Ud prStre du dieu Canope accepta \c defi,et I'ou 
mit les deux dieux aux prises ensemble. On alluina mi 
grand feu an milieu duquel on pla9a la statue de Canope ^ 
dont , an grand ^tonnemeut des Chald^ns , il sortit udq 
grande quantity d*6au qui eieignit entierement le feu. Le 
dieu Canope demeura ainsi vainqueur , et fut regarde 
comme le plus puissant des dieux; mais il ne dut cet 
avantage qu k I'artifice du pr^tre ) qui , ajant perce le 
vase de plusieurs petits trous, et les ayant ensuite exac* 
tement feaniis avec de la cire, Tavoit empli d'eau que la 
clialeur du feu avoit bientpt fait sortir, apr^s avoir fondu 
la cire. 

II y avoit aussi une vijie d'Egypte , ainsi appelde de 
Canobus on Canopus , pilote du vaisseau que montoil 
Blenela8.Ce prince ayant 6le ]et6 par unc tempfitt «ur les 
cotes dl^gypte , Canobus y mourut de la morsure d'un 
serpent. Mendlas, pour bonorer la memoire de ce pilota 
qu'il estimoit, bAtit dans ce lieu-Idi une ville k laquelle il 
donna le nom 4^ Canobus ou Canopus. 

Cavopius HsftCTOfS, c'est Hercuk r£gypUeti, ainsi 
surnommd de Canope, ville d'l^gypte. 

Gavthus , fils d'Abas , fiit un des Argonautes tue par 
Caphaurus le JJbjen, avec un fragment de roc. 

CASULiu , une des qnatre Yestales cboisies par 
19iima« 

CAPAsn^B , fils d'Hipponoos et d'Astynome , fut un 6q 
oeux qui donn^rent du secours a Folynice au si^ge de 
Tbti[>es , ou il commaudoit les Argiens. U y fut tue d'un 
coup de foudre par Jupiter, irrite du mdpcis qu'il aflbc- 
tolc d 'avoir pour les dieuX. 

Capabeia CO0JI7X , la fimme de Cajtanie ; cc^t 

Cafuam£S, prcmaatoire J&jueux dc Vile d'EuikKft. O 



loa CAR 

fut Ui que Nauplius vengea la mort de sod dU Palam^. 
Voy. NatgpUus, 

Capis, fils d'AssaraquQ, , et pere d'Anchlse , prince 
troyen. Voy. Capyt, 

CAPiTOUHva, suTDom de Jupiter, prb du temple qu*il 
avoit sur le Capitole. 

CAPNOBlAHTi£,art de tirer dcs augures par rinspection 
;de la fum^e. 

Capricobke. C'dtolt le dieu Pan , qui , craignant le 
g^Dt TyphoD , se transforma en bouc ; et Jupiter , puur 
cela , le mit au nombre dea douze signes du Zodinque. 
On dit aussi que cetoit la cbdvre Amaltbee, qui allaita 
Jupiter. Celui-ci, pout la r^mpenser, la pla^a dc ni6n;e 
dans le Zodiaque. 

Gafhivoba. Voy. E^opha^e, 

Caprotise, sumom de Jundn, d*ou lea Nones de 
juillet, qui lui ^loient consacrdes, furent appcl6cs Ca- 
protinea. Cetoit un jour ^e grande £^ pour les scr- 
.vantes. 

Gapbus. Toy. Cahnu. 

Capts, Troyen qui vint avec £nee en.ltalie, ou il hi- 
tit Capoue. II ne fai^t pas le confondre avec Capia. 

CADiEiis, c'est-^-dire, jrand ^ eUve; suruom de 
Jupiter. 

Cabda, Cabivba bu Cardibsa, d^esse dea. gonds des 
portes ; c est la mSme qua Cama. 

CARiA,une dca Heures, fiiles dc Jupiter et de Tb^iis. 

Carie, province ..de TAsie mineure, entro la Lycic ct 
rionie, cel^re par les mctamoxphoscs qui s y firent, ct 
appcloe ainsi de Carius, fils de Jupiter ct de la nympbe 
'i orrebie. 

Cabics, fils de Jupiter, a qui Ton attribne Tinvenlion 
do la musique. C'ctoit aussi un sumom de Jupiter, pris 
cJ/i cuke qiiou hii rendoil dans la Caxifi. 



CAR !o3 

GAnuims , mom col^brc en Jud^e , qui a cle rdveiti 



comme im dieii. 



Caiumerta on Cahmestis, ou Nicostkate, dcvinc- 
resse, m^e 'd'i^vandre. Elle fut honoree comme une decssc 
en rLonneor de laqiieHe il y avoit des f^les noraniecs 
Cannentales. Toy. Nicostrate, 

Gabna, Garde a ou GAnoiSEA, deesse qui preside It uu 
coeur, an foie et aux entrailles du coips liuiftaiu. Ovidc 
lui donne la fonction d'ouvrir et de fermer. 

GABBi, m^re de Britomarte. 

GAnsiEir , surnom d'ApoIIon. 

GAnniES. Yoj. Ctwnus. 

Gabhus, fils de Jupiter et d*Europc, fut on potTtc re- 
l^bre et un grand musicien. Co fut dc son nom que dcs 
combats poetiques en Ilionneur d*Apollon furent appolos 
Cam^ 

Gabov, mieux Chabon, fils de lUlr^be et de la Nuit. 
On croyoit qu'ilpassoit les Ombres dans une barque pour 
une pidce de monnoie qu'elles ^toient obliges de lui don- 
ner sur le bord du Styx ou de TAch^ron , et des autres 
fleuves. II refusoit de recevoir dans sa barque Ics umcs 
dc ceux qui n'avoient pas Hi inbum^s. II les laissoit error 
cent ans sur le rivage , sans £tre touch^ des instances 
qu'elles faisoient pour passer. 

Gabquois. Voy. Diane, Cupidon , Calisto j Acleon^ 
Areas ^ Orion fHippolyte, HercuUy Chiron f Milea(jre, 
Amazones , Atalante. 

Cabthage , fille d'Hercule et H'Astdric , sceur dc La- 
tonc, reveree par les Tyriens, qui donu«5rcnt son nom a 
une ville d'Afrique. 

Cabyatis, surnom de Diane. Voy. Carycnnes. 

Cmwudz ou Chabybde, fameux gonfli-c dans Ic dc- 
iroit dc Sicile. On lUt que C'lrybdc eto\l ur.c Vcwwwc , 
*/f//, itvuui vole des lands k I!cicul«, ful IviVwXvo-^ec \»vx^ 



io4 CAS 

Jupiter, et chaogce en ce gouffre, qui n etoitpas loin d'un 
autre appeld Scylla , ou Ton entendoit des hurlemeus et 
dcs aboiemens a6i%ux. Ces goufires ^toient si pr^ Tun de 
I'autre , qu'il falioit voguer directement au milieu ; sinon 
Ton couroit risque, de tomber dans Tun i quand on s^jeloi- 
gnoit trop de Taulrc. Voy. Scylla. 

CAnvsNurss , £StC8 qui se cclebroient k Caryum , villa 
dc lu Lacoi^e , en rhonneur de Diane , sumoouucc elle- 
nionie Caryatlsj du nom de cctte vilJe. 

Casius, surnom de Jupiter, pris du culie qu*on lui 
rondoit sur deux ifiontagnes de ce noni, I'une proche da 
riilttpiiratc , et Tautre daos la basse l^gypte. 

Casque ayant j>our cimier une tite de loup. Voy. A^t 
dc /i r. Sur la tete d'uue femme, voy. Minerve, 

ClAssAiSDRE, fillc dc Ptiam et d'Hecube. Cette prin- 
rcssc avoit promis k Apollon de I'epouser, s'il vculoit lui 
donncr la counoissance de I'avcnir; mais lorsqu'ApuUou 
lui eut accordc ce qu'elle soubaitoic, elle ne vQulut ]!luu 
tenir sa parole; et ce dieu, pour s*en vcngcr, lui dcclara 
qu'oo n'aJQUtaroit pas fbi k ses predictions. On sc moqiioic 
d'elle aussitot qu*elle se m^oit d'en £drc. Elle n ctoit pas 
d'avis qu on fit entrer le cbeval de bois dans Troie ; niai« 
on oe Teconta pas. Ai^t ^^ d'Oilce, Tiosulta au pied 
d'un autehensuite il la traina bors du temple, regardant 
comme des outrages les malbeurs qu'elle lui avoit .pre- 
diis. Apr^ le sac de T^oicy elle 6chut en partagc a Aga- 
iiicmuou, a qui elle pr^t que sa femrae le feroit ossassi- 
ner ; mais il nc la crut pas. Elle fut ellc-m^me assassin ce 
uvea iui pai' ^istbe, en arrlrant h Lace'dcmone. Horn. 
Virg. • _ 

i^ASsiopE OU Cassiopee, fcuune dc Crphee, loi d*/^- 
tliiupie, et m^ d'Androiuede. Cette reine ent la vanite 
de se croire, avcc sa fille, plus belle que Juuou et quo 
es licrcides, qui pricrcut ISeplune de les vcn^f Cv Ge diec 



r 

CAT "io5 

euftfjm Wk'HnofiMn qni €t de$ raragHs ^nTantables ; et 
G^pMe ayant eonsulte I'orade, on apprU qne kss mallv;uni 
Be finiraienl qii'en expoaant Aiidn»fede attach^e avea 
dea cUnea anr tm rodier, pour Itre 'd^or£e par U 
iiioi»ttf.]laiaPeriie, «i%elat!i§wde'Bbiditte, etmontd 
ior W ebeval P^ne , mft amoip hoay oe monrtre en ro- 
cfaer, diffivta AndrooDMav^ obdnl de Jupitbr (pie Gas-* 
iiope MMii plaefe pa^rtti lea astrea. Voj. CenclirU| 
Cfcion^ylVaeickt, Anii^cm. OM. Uitam, Hv. 4. 

CAWAuiln. Oik^ afppdoit aiusi lea tfnaea , da noxX da 
Caatalieyfeiitaiiie qui lens ^itcoQaact^ ^ 

CAfrixii,iijiii^ie ^AjpoUdn mllaiiioriflioaa en fo'n- 
lane. H dtaui k atti eaiiz la yertd dln^ptrer le gifnie de la 
|»o6aie & ceql ^eo lib k - oi e ut , let Wtomaan anz Muses. 

GAarJUtef, «tf 'dfe w w ir cwifc da Parttaaae; qui donna 
aon Bom li la fontebe de Gaatafiei U eut one fille appelde 
GMlidl*V qalpoliMi'aiiilii; 'er q[ai i dbifAtf lieu ii la mc- 
ta«ioiplM«air€afcttlk'^'-''- " ■•*• - • 

<XaainidfamA^«n4 te ftdiaiea'dtf I>Ain. 

' ^CAMfor^filMtK^ fi^ d'&SUmeM de dytenmestre , 

enfbii'de'Jt^^itirilr^lidd. Ha ai:dviitl&t Ja^n dana^la 

' CbldhWVpMii' ft UdqliM W la* Ttiistm d'df. lis s*ai- 

BMrfiBlfldi MitNibebi, ^tk'iie M ^nifUldit^int Ju- 

^mialvftimiKmik iLPlJhttV qUr b ^«rta^ avcq 

CaiMri^^f ' dpikW qiim Vf^ uMrtneut altertinti- 

diill|le ]^faiiieun taU^kk^ iim pint sou- 

filad dtt 6^. JUfiir^ ni^taiiiotpho8<ls en 

aatm ; «C lpab6^ ^4i^ U'Zcuiiaqtti mua le bom de tie- 

"^meaax, iH^fi'tltjii' Mii» 'U^^, Oh k$ leprcaenie ajaol 

ehaam 11110 dtoile aor la tite. Yoy. JLeda. 

CiTJUAsidt. To^: Cafs^ates. 

CATAdmrae. On appehnt «iai lea aacrificateora dana 
phttieon tiUet' 4* la Urtee, et les prSUetlei, Ctf3»s.\ 



io6 CAU 

CATiEBAxis , surnom de Jupiter, pris dcs prodiges par 
lesquels op croyoit qu'il £iisoit oonnoiue sa voloDte : c est 
par la mAme raisoo qu'ApolIon etoit ajipeU CutahaMitu 
on Brodi^ialii, 

Catamitus , surnom de Ganymede. 

GatascopiA, surnom de Y^uus, pris d'un mot grec 
qui siguifie considerer , pane qa'oo lui avoit bAti un 
temple dans I'endroit d'oii Phddre adipiroit Tadresae d*Hip« 
polyte k conduire un char. 

• Cathaiu on, c*est-&-dire , les dUux purs^ ancicuncs 
divinity de VArcadie. 

Cathamies ou GATHAitMATBs , sdcTifices d'expia|ion, 
dans lesquels on immoloit des hommes pour se dcUvrci 
'de la peste ou d'autres calamites publiques. 

Catillus , fils d*Akm^on , b&tit la vUte de Tibnr eo 
Jtalie. 

CATiHBirsis , G^r^ , aiusi sumomm^ de la ville d« 
€atane en^icile, oti elle avoit un temple dans lequel il 
n'^toit pas penni#aux bommes d*entrer. 

Catxus 9a CAUTfVs, dieu de la prudence ct de la sub* 
tiUt^. 

Cahgasb, montagne fSuneuse dans la Golcbide. Ce fill 
BUT son sommet que Prom^tbde Itit enchain^ par I'ordre 
de Jupiter. Yoy. Promethee, 

Caumas , c*est le nam d'un fameux Centaure. Les aU' 
tres dtoient Grynius, Rlxetus, Am^, Lycidas, Medoo 
et Pys^nor. Cbiron, Eurytus, Amycus, Phohis et Caumasy 
&<^ient les plus renomm^s. > 

CAUBtius , aumom de Cupidon. 

Caitkcs , fils de Milet et de Cyan^. Yoyant que n 
•oeur Biblis bruloit pour*Iui d'une flamme criminelle, 3 
abandonna sa patrie, et alia batir une viile dans la Carte 
Metom. Ii«. 8. 
Cavmus ou COBUS , Vun des i^)na&\^\a.'^^Tx\», 



s I pere a JCiupiieine , qui coDaiusit un seoours 
able de Thraces aux Troyens assiegds par les 

C£bus, C£pus ou Cephus, monstre a3ore k Mem- 

itoit one esptec de satyre ou de gros singe. 

[OV, un des geans qui firent la gnerre aux dieujc, 

lar V6nus. 

ut un autre C^rion , Gls nature! de Priam , qui 

>ar Patrocle. Horn. Iliad. 1 1. 

». Voy. Ceh. 

OPiDES ou Cecbopieits. Les Atheniens , ainsi sur- 

de C^rops. Ovide d^signe aussi en partieulier 
lar Cecropi^s. 
DPis , Aglaure , fille de G6crops ; et qnelquefois 

ador^ k Athene^, appel^ aussi Cicrcfiej du 
Cdcrops, un de ses premiers rois. 
DPS, ^gyptien ^rt riclie, qui quitta sa pairie, et 
.9 TAtti^ue, ou il dponsa Aglanre, fille d'ActSe, 
Ltheniens , h qui il 8ucc6da. Il fnt s urno m m^ Di- 
Bi form's , soit parce qu'il fit des lois pour Tunion 



u 



1^ 



am^^mA «K«k«»«»4h 



io8 C E N 

Dt^dalion , que , ronlgr^ la tendrctse qu'il aYoit pour i« 
fonime Alcyone, qui vouloit le retenir, il voulnt allet 
consulter Toracle d'ApolIon ft Claros ; mais il p^t dam 
ce voyage. Voy. Alcyone. « 

Celaoov , un de ceux qui fiirent tues aux noces de 
Persce et d'Androm^. Ce fot mmi Id nom d'un La- 
pi tlie. 

Clues A , lieu de la Campanie consacr^ h Jnnon. 

Il y avoit aussi dans TAsie nne montague de ce oom, 
aupr^s de laquelle Apollon punit le satyre Marsyas. 

Ceijevea DBA, Cyb^le, alnsl |urDomni^e dc G^l&nes» 
ville de Phrygic, ou elle etolt adoree. 

Cel^ko, fanieuse Harpic« Toy. Harpia, 

Celebes dejb , Us deesses Uteres. Les Heures. 

Celeste, la m6me qu'Asera, divinity des Ph^nidens 
et des Caiihaglnois. Les Grecs Tappeloient Uranie. On 
croit que c'est la Luce, et la mi^me qu'Astarte. Quelques- 
uns croient que c'est Venus. Quand on consideroit cctte 
divinity comme deesse , on la nommoit Coslestia ; et quand 
on la regardoit conime un dicu, on lui doE^oit le no||D 
dti CivUstus, 

Cii.tus, roi d*£leu8ioe , et p^re de Triptoltoie. Cen^, 
en reconnoissance de I'Lospitalitc quelle avoit rr^ue de 
lui , lui euseigna ras^riculture. Jamais prince ue fut log^ 
ni nieublc plus simplement. Cvid. Fasf, L-.^. 

Celme , p^e nourrlcier do Jupiter , qui I'aunn beau- 
coup; mais dans la suite, ayant osc dire que Jupiter ^oit 
nioi (el , celui-ci le changea en diamant. 

Celmis. C'6toii un des Curates, qui fut chass^ par ses 
fi^i'es pour avoir manque dc respt'cl a la miiTe des Cienx. 

CENiEUS ou CiENis. Voy. Ctcnens. 

Cencquias ou CENcnnEE , fillc de la nymphe Pirtoe. 
Ajrant §t^ tnde par accident d'un dwcd <^<& \i\a»fa bmqfut 



CEN 100 

R line bfite «nnTa.?e. «a njerB en fnt «i nffli»'5e, et vcrv 
tant de lames, (fa'clle fut changcv en une fontaine, <fa\ 
lut appelec Pir^Jie de soft non*. 

Cehchrts, femme dc Cinyre, et tn^reirle Myrrha. Aywnt 
ofio as Tantpr d'avoir line Hlle beaiicntip plna b«lle qiie 
Vemia, CPtte dense » poiur te vcng(?r, inflpira A oetta EUe 
rne passion crimineile qui la rer.dit abominable k ton 
jjroprc p6re. Voy. Myrrhti. 

GE5CHDirs, flevve d'Tonie, dans leqnel on dit que 
Ijiitone fill InT^ par to nonrrice iratsitot apr^ ta naiatanoe. 

Cehtaqiibi, qn'on mnmooit que)qiiefoia Bucentaures^ 
peuples d'ane contrce de la Tbessalie, enfiiiM ^l^ion et 
ds la r^ue. Cetoirnt des monatrea, tela qne des cbcvaux, 
(iont la partie stiperieure du corpa, c'est-^-dire , la t6ie 
nvcc le coa, avoit la figure humaine, des bras et des 
trains. lis ^oicnt tonjoiin ema^ de mhssuci , et ae ser- 
voieot adroitement de Varc Oeux «[ui fiirent invito aux 
noces de Pirithoas et d*IIippodaniie se querell^rent avec 
les Lapitbes, anFrie race inonslnieuae. lis faisoient nn 
bniit epourantable avec Icnr Toix, qui ipprocboit du 
hcnniasement dt» chevanx. Hrrenle d^fit oes monstres, et 
les chaaaa de la Tbessalie. Metam. I i su Natalii Comes, 
Voy. CmumatL 

QnTAuiius, on ie Gestaikbb proprement dit, eonme 
le pins eilibre dfs Centaurea. II ^oit fik de Saturne et de 
Pbilyre. U se noimnoit an^i Cbiron. Voy. Chiron, . 

CM nc iCEW BelluA, It hitt atuc cent tiles; Cerb<Jre, 
ainsi aumonuM de la muhitudc de serpens dont sea trois 
t6tes ^lent charger t. 

CEziTpiAvrs, qui a cent mains; le geant Briaree et 
d'aatres. 

CEVTUMGrMTVus , Cent fois double. Quoique ce snr- 
noiD paroissp plus exprimer que Cefitimonus^ oe^^€nd(K\V. 
c'est dn mime Briaree quVI fant Tentendte. 

JMct. de U Fahh, lO 



no CER 

CipBALE, fils de Mereure ^ de Her&^, et Buri de 
Ptocrit^ fille d'flreclith^. Aarore renleva, mais inniilc- 
ment. Cetle deesse, outr^ de ses refus, le mena9a de ft*cii 
venger. EIhe le laUsa retourner aupr^t de Procris sa femme , 
qu'il aimoit si passionn^ent, i^'ayant vouln eprouver 
sa fidelite, il se d^uisa pour la surprendre : cUe I'ecout^-, 
puis il se d6couvrit , et lui reprocha amiremcnt sod infr- 
dolite. Procris alia se cacher de bbnte dans lea bois, ou 
Ccphale I'alla cbercber, ne pouvatit virre sans elle. A 
sop retour, ell* lui fit pretient d no javelot et d*un diien 
que Minos lui avoit donu^, et ainra k son tour teliement 
sou man I quelle devint la plus jalouse de tontcs fes 
feipmes i cc qui plaisoit beaueoup A Cecals. Un jour 
elle se cacba dans \m buiwon pour Tepier; et Cepbak, 
croyant que c'^bit une b£te sauvage, la lua avec le dard 
cfu'il avoit re^u d'elle. II reconnut son errcnr, et se per^a 
de desespoir avec le mdme dard. Jupiter les metamor- 
pliosa en astres. Voy. Adraste. Hy^'m. Metam. i. y. 

Gbph^b, roi d'^tbbpie, fils de Pbcnix, et pdrs d'An- 
drom^de. Voy. Catsiope. . 

Il y eat uo autre C^pbde, prince d'Arcadie, aimtf de 
Mincrve. Cette ddesse lui attacba sur la t^ un cheven 
de ceile de MMuse , dent la N-ertu le rendoic invinoibla 

CipBiSE , fleuve de la Pfaooide. II aima une infinite ds 
nymphes , desquelks il Cut loojourB m^prise, Ovtd. itf «li 
\W. I. 

CiPHisius, ]Narcisse, fils de C^pliise, 

CtPHUs et Cepus, Voy^ Ccfc. 

C^nAMTNTBE, sumom d'Hercule, pour la-'m^BMi 
raise a qu'Apollon etoit sumomm^ AcisvM, Yoy. Ac^ 
nius. 

Ci^RAsTES, peuplcs de llle de Cbypre, fort cmeb, qas 
Venus cbangea en tauroaux, pai^ce ^u*iis sacrifioient ki' 
dinngm-8 i Jupiter, 



CER III 

CiuBAiriiius ou FuuiisATOB, c'e:it-a-dlre, (lui lanct !a 
fpudfCf suroom de Jupiter. 

GERsinE, diien h trois t^tm et h trois p^ueulos, qui 
gardoit Lb porte des eafera et-du pulais de Platon. II na- 
^it da g^nt Typhon et dit xBMistre J^hidna. On dit 
qu'i] caresftok les imes OKiUienvcuses qui deteendoieDt 
dims les cnfen, et devoroient ceUes-qui en yooloient 9Dr- 
tir. Orphic , allant cberoker Eur jdiee ^ rendormit a a son 
(fe SB lyre ; et lorsqu'Hercule j descendit pour en retiree 
/Uccste , oe beros TendiBina , et s'en -fit suivre. 

CsBCAPHDfl, fils d'J^ok , et biMieal de Phenix. 

CiBciis, nymphe dc la raer, fiUe de rOccan et du 
llkbys. 

CEBCIC9. Yoy. 'Rhichia^ 

Cebcopbs, habkans de Pitheruse, ilc voisinc dc la f i- 
cile , que Jupiter cbangea en singes , parcc qu'ils s'aban- 
donnoient a toutes sortes de d^auclies. Metam. /. i a. 

CsBCCMnTBiQVJE , divtfiit^ cgyptiemie. C'est la iDdme 
que Cd>. Voy. C«&. 

0EBCTQ5, (ameox brigand <pii d«so1oit VAttique, e( 
q[Qi, forgant le& passans k luttcr centre lui, massacroit 
oeux qu'ii avoit vaincns. Il altachoit un bon^me h deux 
giroi arbrea courbda et rapprocb^s par Li cime , Icsquels , 
ea se redressant, le mettoieot «n pi^es. Ib^^ d^t ce 
tolenr, et le punit da m^nm suppliee qii'il aroit fait 
Knflrir aux voyageivs. Sa fillc Alops s'etant abandonnde 
i Neptune, Carey on en fnt si irrit^, qu'il la fit exposer 
avee son enfant dans lea boU, pour y ^tre devorde. 

GsBDEMPOnus, c^est-a-dire y inthnvsif wide de ^it; 
fuVnom de Mcrcurc ^ dieu dm trafic. 

Cebdos, c'e8t>i\-dire ^ gaiu : 1q m6nie que Cerdcus, 

GnDoOs. On. donnoit ce surncmi k Mercure , par la 
raftme raison que les prcaJdens ; et 2i ApoUou ^ V coxxi^ ^ 
U ^^oalitr dc tag oracled. 



' 1 



ua CER, 

C^AJtALES , (Cl^ eu I'UouueuT lie Cer^ ^ iusutuet 
!l'iiptol^e. 

CJ^Rjbs, fiUe die Satume et di; Cybdle, et dies 
ragriculture, EUe Toyagea long-temps ayec Biicchi: 
eo$<;ignaut ragriculturQ aux Lomnies. Pluton lui 
euleve sa fille ProsQrpme, elle alluma deux flam 
sur le moot Etna, pour la chercher de nuit comi 
jour. Lors^u'ell^ arriva h U coor de Triptol&me , el 
seigna pavUculiJirimient a oe pi'ince Vart de labou 
tcire , ct ^e cl^aigea du 4oin d'^lever elle-m^me aoi 
appclt^ Dtiipbon, qujeUe nourrissoh de son lait p 
reudi-e inuuoitjd, et qu'ellc; laiasa bruler par riudist: 
de Mcganire. (Yoy. Deiphon). Elle couliiiua sou vc 
ct icncoiilra Arctliufle, k qui eUe demanda dec dou 

i|i de sa 6Ue Proserpine. Cette nymphe lui dit que I 

'" I'avuit eiilevee. Elle descendit aussitot aux enlers, c 

trouva sa fiUe, qui n'en Toulut pas. sortir. Voyant c 
ne pouvoit la persuader, elle eut reoours k Jupite 
s*eii»ngea de la lui faire rendre, pourvu qu'eUe n e^ 
maugc depuisqu'elledtoit euU-^dans leaChamps-I^l 
Ascalaplic soutiut qu*elle avolt cueilli unc grenade d< 
jardius de Pluton, et qu'elle en avoit mange sept ^ 
Pour se veuger, elle metamorplxQsa cet Ascalaphc eu 1 

'^ Jupiter, pour la consoler, ordonna que Proserpine 

roit six mois de Tftunee avcc dies , et lc& six autrei 
son mart. Cette deessq avoit plusieurs temples tr6s-fa 
j Les premiccs de tons les fruits lui ctoicnt ordinaii* 

! ' ' oj^crtes , et il ep coutoitr la ▼ie ii ceux qui troubloic 

mysi^s. Qn la represeiitoit tenant une faucille 
main , une poignee d'epis et de pavots de I'autre 

■ I uiie couronne de.mdmet et toute couverte de ua 

plcines. On lui inunoloit ua pore , et 04 lui donm 
surhoms pris des lieux ou die avoit des temples. 
J'Jdce la piusgdndrale qu'ou peutdouu<^ de cette d 



CIIA ii3 

tuirom la Fable; car ni Ics njythulogistes ni les poiitcs 
ue s'accordent point eotre uux. II ^ en a beaucoup qui la 
Gonfbndent avcc Cyb^lc. 

Cesf. Voy. Diane J Actean, Cyparisse. Une corne de 
oerf sar la t6te d'une fe.nime, vo^. JSetHesU. 

CtWE, VqJ* Ceerus, 

O^RYCES, c'est-2i-dire, h^auts. Us ^toient ainsi nom- 
nwSs de Cdryx, fUs de Mercure. On avoit pour eiix une 
extreme veneration, Ciryx ^toit aussi le nom d'un des 
pr6trea proposes aux myst^res de Cer^s. 

Cebtx. Voy. Chyces. 

Geste, Ccinlure '.!e Venus ou ctoient renfernies les 
firilccs , les desirs et les attraits : c'est ce que Junou eni- 
pnmta de V^uus pour se faire aimer do Jupiter, ct pour 
1q gagner coutre lea Troy ens. Venus fut obligee d'utcr 
cette ceinture en presence de Pdris, au s.ujct de la pomiue 
de Discorde. Voy. Discorde, 

Cestribus, fils d'HcIeuiis ct d'Andromaque. Apr^s la 
mort de son p^re , i! s'ctablit , avec un parti d'^lpirotes , 
sur le fleuve Thyainis , dans une coutiee qu on appelle 
CestriTie , de son nom. 

Ceto, femme de Phorcus, et mere des Grees. Voy. 
Crees, 

C£g8 f le m£me que Casus. 

Ci^Tx. Voy. Ceix. 

Chaines. Voy. Casaiope^ ^ofe, Fweur, Protce. 

CHALciss , fi^tcs en rhonneur de Vulcain, en niemolro 
dQ I'invention qu ou lui atlribuoit, de forger le cuivre ct 
les antres m^tauz. 

GHALCiaEGiEs, Ui/es en I'lionneur de Minerve, sur- 
nomm^ Chalciaecoi ou Chulclaecus, a cause , dit Paii&a- 
iiias , de son simtilacre d^airain dans un temple ou elk» 
^oit T^v^rec par les Lacedcmcnien* 

Chalckecvs.^ Voy. Chalcicemes. 



nj CHA 

Chalciope, (jJIc d'Ect^s, roi de la Colchide, foeurde 
ffledce , et fcmme de Pliryxus. Ovid. 

Ciialc(>m!!:dusEj femnie d'Arcesius, m^re de XcAcrte, 
cl aicule d'Ulysse. East, 

Chavos on Ghamosh, dieu des Ammonites et da 
Moabitcs , qii'on croit etre le meme que Bacchus. 

Ciiamps-Elysees. Yoy. Elysees^ 

CuAON, fils de Priam, que sou frcre H^^nus toa par 
iiicL^arJe a la cliasse. Hel^nus le pkura. beaucoup; et, 
pour ]ionorer sa memoire , il donna son nom a une con- 
troc *Ie I'Epire, qu'il appela Chaonie. 

Chaonze, partie de TEpire, pleine de montages ci 
dc for^ls , et cclcbrc pnr jes glands dont se nourrissoicnt 
Ics Ijomrces avant rinvcDtion du pain, el par scs pigeons 
q'.ii prodisoicnt Tavcnir. Voy. Chaon. 

Chaosis ajes^ I'olseau de Cliaon : c'esl .le j igeon. 
Ovid. Voy. Chaonie, 

CGA03, mass^ inform^ ct ^rossiere, ou plutot Ics olc" 
mens confondus les uus dans Ics aulrcs, tels quails vtoiciil 
au comniencement. 

ChAh. Voy. Bootes , Avhille, Hippodamie, Delphon. 
Traine en I'air par dcs dragons ailcs, voy. Mtdce. Ren- 
verse, voy. Myrtile, Phaeton. Traine par des chevaux 
iioirs, voy. Plulon. Par des biclies, voy. Diane. Par dc« 
lions, voy. Cyhile. Par un sanglier et un lion, voy. 
Jdmete^ Par des pigeons , voy. Venus. Sur les edux , ct 
en forme de coquille, voy. ^^'eptune, Amphitrite, Ttithyx. 
Brise, voy. Hippolytey P clops. 

Chariclee et Theage5e. sont, da^s H^liodore, dcs 
personnages de pure invention. 

Chariclo, 6Ue d'Apollon, et fefmme de Cbiron It 
Ccotaiire. 

Charsl^, (etee ef> I'koniieur d'unc jeune fille de 
Veiplies, q%u s*6lo«i pondue dc bonte d'un m^uvAi tctii 



mm: ■.?r^ 

r • ; CHE iiS 

V " HaMrt -^'dli ai^ roga dn rpL I^ ville m irouvant 
f| bieniul «|Mi affligde (fe pkriewi ealamit^, I'ordcle pro> 

on anroit apaise 
domit fiea A Fids- 



ifCiOkt nti finii n^wi «Iii*aprd< qu 



GMin« finaine lb Ynkaki. 

Giuaiiiia, fitoei iioetnnMi m Mmaiattr dM Crrkes. 

mlBBe ftiinr a'aineidbMBl poor Mnfefrt de« hooiieiin 
diTiiiaktqi^1aipiMdeh|itei(,4Mie. . 

Gbimmu Yonr. Ciran 

riaiw; tonkin d'H^S'cakk - 

CaAirnnE. Toy. tfaryMe. 

Otiggr OS GBAStimfl. Voj . Diant, Aeiionr Adonis, 
Oruni, MUagf€\'Airiui€^ i^cas, K^i|iol)rie, JcastCf 

CJiao^Auhaai., 

CkiMrilt >7*>^ 9>i fltt c&4l4ft OD foAne pouif 
m^m n i ri m mkti itat nM ib iikfijket^ et coodamnee '^k 
mWmmrmiuAt Ur {ttflWoA ds Mi rafOenei. 

OuMte ?tff, ir^iiMi ott 2M|(<i«i0^ 

cA m W^ ^ aSliB Criffk«/» iSll d'ipoIioD, donna 
■ <wi a « a 41frtifcB di (SieraDae, ^, avaot hii , se nom- 



Urof^timf Fmtki- IIbW^ bonnne, toj. Chiron^ Ctn* 
fcnvn^l'^lkfMlK.'Ls fi^M cbaroit qaafkev aa^roit;^ 
tAmii^^iakOM, ff JP!l%oiL Toy. Jbf^ , ?W^ 



u6 cm 

toft. Ceuz d^ Plutou uiakm noirs., el U en avoit trois: 
savoir : Al)aslcr, M^li^f'e ct Nonius. Vo;;^. Proserpine, 
i'luton^ 

CiiEViaLUBK. Voy. Pterinidt^rr6d d'uue bande, voj., 
LeucQtliie. leune hoiuine avec \xatt iongue chevelure] 
vpy. ApoUon , Acciicixunes. 

CReYOLB. Voy. Necegsite. 

CiiEVBE. Voy. Cupricorne , ^malt^ee. Comes et pieds 
de chfcvre, voy. Satyres^ jc^t^ipan, FauneSyPan. 

Cuizi!!. Voy. Diane yAcleony Cephale^ Adonis, j£ri« 
gonCf Automnef Vlysse , LaJ'e&, A plusieiu'S t&tes, vuy. 
Cerhere^ Homme avec una tetc de chien, voy. Teutates, 
Aiiuhis. 

CmENciES de Juooik Voy. Hctrpies, 

Chiuombe , socrificc dc mille victimes. 

CuiLON, fameux athlete qiie le& Grecs eurent en grande 
veneration apr^ sa mpi t. 

CHiM^nE, moDstre compose de la t^te d'un lion, du 
corps d une ch^vre et de la queue d'uu dragon , vomis- 
sant feu et flamme. Elle d^sola loog- temps la Lycie, jus- 
qu'a ce que BeUerophon I'eut extermiuee. Ce prctcudu 
moostre ^toit une montagne dans la Lycie, qu^Ovi^ 
nomme CluHierifera, Au sommcC de cette montagne ^oit 
UQ volcau, autour duquel on voyoit des lions. U y avoil 
au milieu des pikturages ou paii>soient des cb^vres, et au 
pied beaucoup de serpens. 

Chion£ , fUle de Dedalion. Elle fut fort aim^e d^Apol- 
lon et de Mercure : elle Ics epousa Tun et I'autre en mSme 
temps f et eut du premier Philanimou , grand joueur de 
luth, et du second^ Autolique, cel^bre filou, aussi-bieo 
que son p^re. Chione fut si orgueilleuse de sa beaute« 
quelle osa se pr6feL-er k Diane, qui, pour La punir, lui 
pci9a ia langue avec une lledie. Voy. Cassiop^^Ceiichrit, 



F 



CHL 117 

CaunoMAaciS; arl; de predire ce c{ui doit arrivci: pur 
llcspection dcs Ugne^ dans les mains. 

CaiBOB, centaure, fi!s de Satume et de Pliilyre. Sa- 
tame, craigoant d'etre surpris par Rliee sa fummc, se 
(ransfonna en cheval pour aller vqir Pliilyre , de laquellc 
H eat Chiron, moiti^ homifie et moiti^ clieval, qu'OviJe 
caractorise par les epitU6tcs Geminus^ Biformisy Semifer. 
Ce xnonstxe vivoit dans les montagnesi tou jours arm^ 
4'un arc, et devint, par la connoissance des siniples, le 
plus grand m^decio de son temps. II enseigna cet art a 
Msculape , rastroaomle k. Hercule ^ et fut gouvemeur 
d'Acliille. Comine il soufiix)it beaucoup d'une blcssure 
que lui fit en tombant sur le pied une fl^che d'Hcrcule 
ucm][)ue dans le sang de Thydrc , il dcsiroit fort de moii- 
rir ; mais il etoit immoitcl. Eufin il demanda la mort avcc 
lant d'instance, que les dieux le placdrent dans le ciei 
paiini les douze signes du Zodiaque. CW le Sagittaire. 
Ovid. Ily^in. 

CuiTOETE oq CmroifiA, surnom de Diane, en Then- 
near de laquelle il j ayoit des ft&tcs appclces Chitonics. 
Ce surnom est pris d'un mot giec qui sigaifie tuniijue, 
paroe qu'oq appendoit dans sou temple les pi emiers ve~ 
teuens qu'on avoit mis aux eufans. 

Chlo^, surnom de C^res, d'ou les f&tes Chloiennes. 

CBLoaius , &meux devin , pr^tre de C jbele. 

Ghlodis, fille d'Ainphion et de r<iiob^. £lle epousa 
Kelee, et fiit m^re de Nestor, ApoUon ct Diane la tu^rent, 
parce qu'elle avoit ose se vanter de mieux cbauter que ic 
premier, et d'etre plus be^Ie que I'autre. Yoy. Cassiope , 
Ccnchris, Chioni, 

Cbloris fiit aussi le nom d'une nymphe que Zephyre 
f'^pous^, et 4 laqu«llc il donna pour dot le souverain em- 
pirg sur les fleurs; ce qui la Ht rcvercr couime dcatii^ 
goi4S le uom de t'iucc. O^id. Fusl, I, 5. 



•liS CUR 

CHohs, (etc qiiou colebroit a AUidbcs ^n Vlionnciir 
dc Cacchus, 

Chon, nom qne les £gjptiens doonoient ^ Hercule. 

(JuoROEBus. Voy. Corcehus, 

CnocETTE. Voy. Hihaii, 

CnROMis, fila d'Hercufe, IcqucI nonrrissoit tes cLe- 
vaax dc chair hamaine : Jupiter le foudro^a. 

(^.Lromis etoit aussi le nom d'un setyre. 

rnnoMius, Fun des fils de Priam. II fiit m^ par EHo- 
iii«5Je au sii'ge dc Troie. 

To fut anssi le nom dSin des fil& de I7e1i^ et de Chlo- 
ris , qui fut tiie par Hercule. 

riHRosos , et mieui: Cronos, Voy. Cronies, 

(iHRYsAon, fils de Iteptune et de Meduse. 11 dpousd 
Callirbod, de laquelleil cut Geryon. 

CniiTSAoniins, stirnom de Jupiter, pris du cuUe qn'oD 
lui rendoh h Chrysaoris, ville de Cane. 

Chbyse, ville de la TroaJe, oel^bre par un temple 
d'ApoUon-Sminthcus. 

Chrtseis. Astynome y fille de Chrys^ ^ pr6tre 'd'Apol- 
lon, etoit ainsi somomm^e du nom de son pcro. Elle 
<$chiit en partage d Agamemnon aprua le siege de Tbebes 
en Cillcie. Il la preTeroit, diton, k Clytemnestre, h canse de 
sa heaute et de son adrcsse \ travailler a la toile, et Tenv- 
mena avcc lui an siege de Troie. ClirysM vint, rcv^lu des 
arnt-mcns sacerdotaux, rcdeinander sa fillc, qui lui fot re- 
fugee } mais il obtint d'Apollon que I'armec des Grccs fut 
frapp<5e de In peste, ce qui dura jusqu'h ce qu'on lui eut 
rendu sa fille par Tordre de Celcbas. Agamemnon, con- 
traint de la rendre, enl/ va Criseis h Acbillc; ce qui causa 
u::e si grande queicllc entre ccs deux capilaines, qnti 
cclui-d nc vouJut plus combattre pour les Grecs jusqu a 
h\ niort dc Palrocle. Celte colore d'AcloIle est 1^ sujet dt 
rHiaile. 



I 

I 



CUT 1.9 

Cnn"rats,J)^ d'Astynom^. Voy. Chryseis. 
II y cut an autre Cliryses, petit-fils du precedent, ct 
nc de CLryseis ct d'ApoUon, sclou les uns, et d'Agu- 
memnon, selon Ics autres. Lorsqu'Oreste et Iphigcnic se 
sauv6rent daus la Chersonese Taurique avec la statue de 
Diane, en passant par la Cilicie, ils se trouvdreut cliez 
Chrys(!S, qui avoit succcdo k son aieul daus la cliar<^e de 
grand-pr^Ctre d*Apoliou; ils se recouuurent, et allorent i\ 
Mycfencs sc mctlre en possession dc Thcritage de ieur ptrc. 

Chuysippe, fils uaturel de Pelops, roi de Phrygic, et 
de la nymphe Danais. Hippodamie, fcnuiie dc Pelops, 
crai^^nantqu'un jour cct eufaul ue rdgn&t au prejudice dcs 
sicus propi-cs , le traita fort mul , et conscilla a Ati'ce cl k 
Thycste, scs fils, de le tuer; ce que ccux-ci ayant refuse 
de faire , Hippodamie prit la resolution de I'dgorgcr ellc- 
nicme ; et s^ctant saisie de repe'e dc Pelops , ellc en per9a 
Cbrysippc , ct la lui laissa dans le corps. Il vccut encore 
asscz long temps pour cnipocher qu'on ne soup^onnut les 
jcuncs princes de oc crime ; cc qui dctcrmina Hippodamie 
a se tucr elle-mdme. 

Chbtsis, pii^tresse de Junon k Argos. SMtant endor- 
mie ,'elle laissa prendre le feu aux omcmens sacrcs , puts 
au temple , et fut enfin brulec ellc-mCme, 

Chbtsomallou , nom que ks Qrccs donnoient au fa- 
mcux helier a la toison dor. 

(^BBYSon, one des diviuites des anciens pcuples oricn- 
taux. On croit que c'est le m^e que Vulcaiu. 

Cbbtsotbemis, fiUe d' Agamemnon et de Clytemnesti-c. 

CbthoriA, c'est-&-dire , terrestrcy sumom de Ccr^s. 
H y avoit dans la Gi'6ce des fetes nommdcs Chllioiiics^ 
(]uL sc cdlebroicnt taut en son honucur qu eu celui Je 
toutes Ills diviuilfii terresLTL's. 

Chtuohii dii , c'est-h-diid , (lieiix fcrrcst«s , louVw 
Ics dirtmtcf atuqucllcs' oa atlribuoh quclquc "^uiftMiTxcft 



120 CIN 

sur toutc I'dtendufe de la terre, jiSKju'aux eofers ine!aai< 
vemenl. 

Chtthes, fi^tes ainsi nommees d*iili tnot grti^ qui n- 
GiiifiA marmite, parce qa^on y faisoit cuirejcles semenees 
Ue toute jesp^ce en I'honneur de Batcbus et de Mercafe. 

CiciSNiA , deesse de I'infamie. 

CiCLADES. Voy. Cycla^i, 

Cicsus. Voy. Cycnus. 

CicovEs, pcuples de Tbrace. Ulysse ayant ^t^ jet^ sur 
Icurs cotes par une texnpSte, eH revenanl de Troie, leitr 
fit la gucrrfe, les vainquit, el pilla Ismate leur villc capi- 
tr.le. C'est dcs femmcs des Cicones qu^il est dit qu*ell(S 
inirent en pieces Orplide, parce qu*il les avoit mdptisccs. 

CiEL, Voy. Ccelus. 

Cigale. Get insecte, qui etoit consacrd k Apollon, 
ctoit le symbole des mauvaiis poetes, comme le cygne 
I'etoit des bons. 

CiLESo , Tune 'des Pleiades. 

CiLix , un des fils de Phenix , se fixa dans cette parlie 
de TAsIe mineure depuis noromee Gilicie, de son nom. 

II y en eut un autre, fils d'Agenor. 

CiLUEUs, surnom d'ApoUon, pris de Cilla\ ville de 
Beotie, ou il avoit un teir.ple c^lfebre. 

GiLLUS, cocher de P^ops, k qui il ^toit si cKer, qaV 
pr^s sa ihort il bfttit une ville qu*il appela Gilla , du nom 
dc re cocher. Voy. Cillieus, 

GiMMERiEKs' , p6uples d'ltalie aux environs de Baiea. 
C'cst cliex eux que les poctes pla^oient Vantre par lequd 
on pouvoit desrendre aux enfers. II y avoit, vers le Bot- 
pbore, d*aufrcs Gimm^rie&s, chcz qui, selon Ovide, kM% 
le palais du Sdtntneil. 

GiMMinis , aurnom d6 Gybcle. 

CiNARADAB, grand sacrificateur de la V^nus dc Paphoa. 

CtyA BE ou CiBTiiAs , le mSme qve Ginyre. 



CIS 121- 

•• CiKCiA, CiV-iA on CiNcrA, surnom de Junon, |i:s 
de la oeremome reii^euse avec laquelle on otoit la ccin- 
tnre k la nouvelle inariee 1e jonr des noces. 

r^icTBi, fils de Cilix, roi de Cbypre. Il fut fort aiine 
de sa fille Myrrfaa , avec la(|uelle il cut commerce sans la 
coiiuoitre , el en eut Adonis. Voy. '!\Iyrr}ia. Cinyre avoit 
I'tc pr^tre deV^nus, et il eut cinquante filles, que Jupiter 
cliangea en alcyom. 

CiSTBEius ji7VE5i$. AdoTiis, fils (!e Cinyre. 

Cmc^ , fille du Jour et de la Vuit , on , scion d'autres , 
dii Soleil et de la nymphe Persa, et fameuse magicienne. 
Elle fat cbass^e de son pays pour avoir enipoisonnd son 
mart, le roi des Sarmates, et alia faire sa dcmeure dans 
I'ile d^JEcea^ quelques-nns disent sur iin promontoire 
dc la Campanie, appel^ depuis de son nom Circceum, oa 
eP.e changea Scylla en monstre maHn^ parce que Glaucus 
lui ayoit pr^fi^^ cette nymphe. Eile re^ut Ulysse dans 
ion lie, et, poiu:-le letenir, elle changea ses compngnors 
en lonps, en onn et en antres b^tes saavages, avec uiiC 
certaine tiqaeur qu'rile Icur fit boire, et c^ont Ulysse r.e 
voulnt poinL On dit cependant qu'il en but , mais que 
Bfinerre Ini enseigna une racine ^ui lui servit de contre- 
poison. 

GiBCtoSi un des principaux veiiu. 

Cinis, c*e8t-A-direy olouette^ surnom de Scylla, fille 
de Nisns. Yoy. NUus, 

CnBBA) viUe de la Phocidci aupr^sde laqnelle il y 
SToit une caverce d'ou sortoient des vents qui iuspiroic-.it 
nne fnreur divine, et (aisoient leudre des oracles : dc la 
Cirrhmua , tomom d*ApoUon. 

CisEAVx. Voy. PartiueSy Scylla. 

CustjB, Heeube, fbrnme d« Priam ^ fiUe de Gsscus, 
Toi de Thrace. 

Diet, de Im Fa bit, ^ ^ 



122 CLE 

CissoToaiiEs , fc'tcs grecqucs, ou tie j< cues gens Awi^ 
soicnt Gouronp^ de iicrrc. Ces fiites se celcbroient en 
riionueur d'Hcbi. 

Cissus/jeune bomme qui, ^ant mort d'une cbate 
qu'il fit en dansant devant Baecbus, fut cbaoge en Uerre. 
CiTH^ROV. Voy. Cyiheron. 

Cladee, fieuve de l'£Hde, dont les Grecs avoient £ut 
ine divinite. 

Cladeutebies , i^xes qui se cciebroieat quand on tail- 
loit la vigne. 

CLAnA DEA, la ^esse hrillante^ c'est Iris. 

Clabieh ou ClAuus, surnoin d*ApoUon, pris de la 
ville de Clarium, dans I'lonie; bu de Tile de Claros, oil 
il etoit particnli6rement revdrc. 

Clabos, ile do la iner l^ee, ou^il ne fant pas con- 
fondre avec une autre Claros, ou plutot CL/rium, viUe 
d'lonie, c^lebre paries oracles d'Apollon. 

Clacdie, ycstale. Elle fut soupgonnde de libertinage; 
mais Vesta fit, dit-on, un miracle en sa fareur, pour 
Diauifciiter sa sagesse. Elle tira seule , avec sa oeinture , le 
>uisseau sur lequel ctoit la m^ dcs dieux, qu'on venoit 
de chcrcher en Phrygie , et qui, dtant eutre dans k 
Tibre, s'y trouvoh toHement arr^i, qufe plusieun mil-i 
tiers d'bommes avoient inutilemeut essdyd de le fiure 
avaiicer. Ovid. 

C) JLU8U8, roi des Sabins , qui ddnna du seoburs h Tumus 
coutie Ende. 

CLA\aGEB, c*esl -Ji-dire , jtorte-clef et porte-mossiie, 
suruom de Janus el d'Hercule. C'iMn^era proltu Vulcani; 
c'esl Cercyon ou Peripbite. 

CL^noEriSACA^TiE) ou phitdt CiiBoaisiOB, sortc de'di- 

\ inatiou qu'on tiroit de certaincs paroles qui , eBteodaeC 

(w prououcecs cn quelf^ues Tcncou'Ufift ^ {^A\s61 tefgusdfat 



CLE 123 

eoiunie un bon ou mauvais augurc. Oo la rcpreitente le- 
uant nne brauc?!e de lauiier ou d'olivier. 

Clef. Voy. J anus ^ CjhelfiyPluton. 

ChtMESCE, Les arociens en avohnt fait une divinitc. 

Ciipn3 et BiTOta. C'etoicnt .deux fr&ces qui se ren- 
(iirent oeliBrcs par leur pi^t^ covers Icur m^re , protrcssc 
de Jnnon. Comme il fallcdt, poor un saipriSce qu'ellc de- 
voit faire, qu'elle fut xnenee au temple sur un char, ils 
tuppld^cDt aa dofaut des boeufs qui devojent la tirer, ( t 
qu'on DA .put avoir dans le moment; de sorte que, s etant 
eux-mteies U&s an char, ils la train^ut au temple. Leur 
m^e^ toucb^e de cette marque de leur tcndressc poiir 
elle, pria Jimon de leur accorder Ic plus grand J)ien que 
les bommes pussent recevoir dcs diciix. Ccs jeuncs gons, 
«pr^ avoir soupci avec leur mere, alUTcnt se couclier, et 
le Icndemaln ils furcnt trouv^s morts dans lours lits. Cic, 

dJtants, fils d'Hyllus, etpetit-fils d'Hercule. 

Cl^odice , fiUe de Piiam et d'Hucubc. 

Cleodobe , n jmphe , m^re de Fnmassns. 

GLioDOXE, nne des filles de jMobc. 

CL^OMiDE, £mieux atbl.2te. ll etoit si fort, que, pour 
avoir ite prive du prix de la victoirc qu'il avoil rempor- 
Ue ft la lutte sur un bahitant d*Epic!!!ure, il rompit nne 
colonne d*nne maison publiquc, ou il y eut bicn du 
monde ^crase. Il se saura dan<( un si^nlcre , ou Ton fut 
bten snrpris de ne le plus trouver. L'oracle dc Dclplies, 
consult^ aur cct dvcnement, rc'poiidit qu'il eioit le drr- 
sier des demi-dieux et des indigvUcs. 

GlAone , bourg »>vo< be do la fonH de Nemde , ctMrhrc 
par le lion tud par Hcrcule, d'oii cc lion a etti dcsi;',ne 
dans ks poetcs par Ic mot de Choruvus. 

CliioPATBE^ une des Panaides. Il y en a du une autie^ 
fiOe de Boree et fcimrje de Phinec. 



124 CLU 

CiinoBiANTiB , dlvLQation qui te iujatth en coDSuhant 
le sort avec d-s des. 

CvtTKy Vnue de9 Gr^es, selon les Liic^d^oiueas. 
Voy. Phcenna, 

Cl:doma3TI5} sorte de dlf^iDatioD qui sq fidsoH ayec 
des clefs, 

CLXAikss , Time des Mmeides. 

Cj:.io, Tune des neuf Muses, et fiUe de Jupiter et de 
Mnemosyne. Elle prusidoit d j'liistoire, et est toujoun 
1 epieseutee sous la fig^ire d'une jeuoe GQe oootoiid^ de 
lauricr, tenant en sa main droite une trompette, et uo 
livre de sa gauche. 

€lita, fiUe de M^ope. EHe aMirangla pour ne pas 
siirvivre a sou man. 

Cloacine , d^sse des ^outs : c ^oit aosai un surDom 
de Venus. 

Clodo!ves , uom que les Macidojiiens 'donnoient am 
Bacchantes, 

Clonius, uu dG4 capitaines h^otiens qui all^nt au 
siege de Troie. 

Cloeis. Voy. Chloris. 

Closteh, fils d'Arachnd, h qui oi) ftttribue riovention 
des fiiscaux. 

Glothon ou (XoTHOf fiUe de Jupiter et deThdmisi 
c'est Tune des trois Parques. Voy. Parques^ On la repr^ 
sente v^tue d'une longue rqbe de di verses couleurs i aveQ 
une couronne cliarg^ de sept ctoiles siv: la t6te; 

Cluagiha, la m^e que Cloacine. 

Clusius, Clusisus qu CLUSivrus, surnom de Janns, 
du mot latin claudere, parcc que le& portes de son 
tqmple dtoicnt fcrm^es pendant la guerit:* ou plulut, 
coiume le dit Ovide, parce que, presidant auz revolutbos 
du temps, soil de I'aunde, soit du jour, il sembloit, a li 
£ij d'uuc t^yoiuiioiif U fe^u^Qi:', comi&fi« «ai comuocooe* 



CNE 125 

meut d^iuie autre revolution , il semljloli Tonvrir ; ce qui 
le £dsoit aussi surnomiDer Pafulcius, du mot latin patere , 
quoiqu'on ait aussi altribuc h. cette derDicre denomiualioii 
la coutume de te.iir son temple ouvert [ciidaut la giiene. 

CLTSftiTE, nymphe, fille de TCccan et de Tcthys. 
Apollon Taima et 1 cpousa. Elle cut de lui Phaeton , avec 
ses 5(£ur»Lanipetie, PJia.Huse et Lampeiuse. 

11 y eut une autt-c Ciyn.^e , axnie et confideute de U 
fameose Bel6ne. 

Cltmeseia pboi.es, c'csl-^-dirc fh de Clyntene : 
PLadtoo. 

CLYm'vtiDE.'}, 1' 8 fiUes de Clyni^ne, sceurs dePliadtoii. 

Ci.YarfHUS , siirnora de Pluton. Ijg p< re d'Harpalice se 
nommoit aussi Clinuuus. Voy. Hca'palice. 

Glttem'^esthk, lille de Tyndare et d • Ldda, sceur de 
Castor, et ieroine d'.A^ameiUDon. Voy. Leda. Pen.knt 
qa'Agamemnon e'toit au siege de Troie, elle aima Egisthe, 
qui , pour Tcpouser , assassina , de concert avec elle , ce 
priDoe a 6on retour de Troie , et s'empaia de ses Etats. 
Oreste, ctant devenu grand,, vcngea son pci-e en poignar- 
dant sa m^reCtytei^mestre et £gistlie,^ la sollicitation de 
sa sttfiir Electre. (\oj. Orcste).. Horn. Iliad, Soj)h, in 
Eleclr, Eurip. in Anamemn. 

OfcYrin, fille de TCcdan et de Tdthys. E'le fut aini^c 
d'ApoIloa, et congut uue telle jalousie dc se voir aban- 
donnee pour LcucoLho6, sa' sceur, qu'ello sc laissa niourir- 
de faim; niais Apollon la nictamorphos m *^« i:ne fleiir ai>- 
pelee heliotrope ou tournesof. Voy. Leuiol'oe. 

11 y cut deux autres Clylit'S ^ Tunc fcii:.i:e dc Tantalc , 
et {'autre d'Aniyutor. 

Clitius, fils de Laomedon , et fi^re cic liiani. 

CLYtirs f uu dcs Centanrrs. 

CsEFH , line de» di biiaics des 1' gyptii:)is. 
iiii>iixz. Toy. Crephajineic 

It. 



1 aG COL 

CniDE ou G^fiDK , pron:ontoire et vllle 3e la Carie , oii 
Venus avoit un tem]^)1e fameux. 

CsuPHis , le memo que Cneph, 

CoBALES , niauvais gunies de la siiite de Baccbus. 

CocALiDES , les filles de Cocaloju 

CoCALTTS, roi de Sidle. Voy. Dedale, 

GoccoCA , un des siirnoms de Diane. 

CocTTE, fleuve d'enlTcr. 11 entoure h Tftrtaife, et ne 
grossit qtie des larmes des me'dians. Un disciple de Gliiron 
Be noramoit aussi Cocytc. 

CocYTiA VIRGO, la pile infernale. C'est Alecton, f une 
des Furies. 

Cco.us, p^e dc Satume. Tl est regardc comine le plus 
ancien des Dieux. Satume le dt'trona ft rcgna en sa pb.ce. 
C'est unefautedetradnirece noro par del. V'.yy. Satume, 

L'un des Tirans se nommoit aussi Coelus. 

Coins, inslruroens. Yoy ^ecessite, 

CoLAxi:s, fils de Jupiter et cle la nympbe Orar. 

CoLCHiDE, royaumd d'Asie, renomjue par la Tolson 
d'or ; Cytia en etoit la capitale. Quelquea^-uns croient que 
c'etoit la ville d'JEa. Les (labitans de cette contrec , qii'on 
appeloit Colchi , ont donne lieu k la faussc supposition 
dune pretendue ville de Colcbos, qui n'a jamais exjste. 
Voy. Jugemens sur quel^nes Ouvrages nouveaiix , torn. X , 
pag. 259. 

Colchis , Med^ef, qui etoit de la Colchidc. * 

CoLCHOS, Voy. Colchide, 

CoLiAs , sumom de Venus. 

CoLLiEn. Voy. Acarnds, Alcmeon: 

COT-LiNA, deesse'des collines. 

Cor.OMBES. Vov. Venus. 

CoLOSNES d'Hercule. Voy. Ahyh. 

<Tot.or:os. CVjtoiti, flan«< le voislnn?p d'AtI,^Mp«! , uyrf 
montti^ne consfncre^' A Nejmine , sur (ii(|»:e fe OEtli'jo sc 



CON 127 

retini, aprds avoir reconnu sa m^c dans ga femme : cest 
du Dom de ccttc montagne que Sopliocle a donnc h. son 
(Mdijpe le somoni de Coloneen. 

CoLOPBOV, yllle dlonie, cel^c par Toracle d'Apol- 
lon , qu'on y vctiolt consulter. 

CoLOSSE, statae d'airaln d*ime hauteur ext^^ordmaire. 
I] y en avoit un de Jupiter et de plu&ienrs autres. Le plus 
£uiieux e'toit celui de Rhodes. 

OoaLsr s, sumom d'Apollon, pris dii cuke quon lui 
xendoit a Hiera Come, bourg de la Cnric. 

CoMANES , xDinistrcs subaltemcs dcs S''!crificcs qu on 
faisoit a Bellone dans la villc de Comnna en Cappadoce , 
oil elle avoit un temple cclfebre de memo nom. 

Combe , surnon)ni('e Ophiaa , du nom dc ' son pi^rc 
Ophius. On lui attribue riuvenlioi* dcs armurcs d'airain. 

Com£t£s, p^re d'Asterion, un des Argonautes. 

ComiTHO. Voy'. Amphitryon, 

CoMMimES nn, c*est-i-dire, I^s Dicux communs. Lcs 
Grecs les nommoient Azones. Yoy. y^rsories. 

CoMPAS. Voy. Jcale^ Minerve, Apollon, 

CoMPiTALEs , fcties en Thonneur des dicux Lares on 
Penates. On Irs ce]«broit dans les carrcfours. 

CoMUSy divinite dont la fonction etoit de presider aux 
plaisirs de la table, aux rejouissances noctunKS, a^ix toi- 
lettes des feromes et des jeunes gens qui airooieot la pa- 
nire. On If represente avecuoe couronue 4e fleurs, tenant 
un flambeau k la main droite, ets'appayant de la gauche 
siir un pieu. 

CoHCOnDE^ autremcot appelee In Paix, divinite que, 
les Romains adoroient , et en ITionneur de laquelle ils 
ftV(Ment eleve uo temple silperbe. Ellp ctoit fille de Jupiter 
cj dp Themis r 00 la represente dc ip^meqite la Paix. Voy. 
Paix. 

Cofliivfiofli. Vcy. Tj/rbe, 



■ I" 



i!28 COR 

C091AALVB Ota GoKitALTin , le inteuB qpt Priape. 

CoimoAB , gouvcrDeur de Th^B^, i (joi Ics AUi«ueDi 
dccerntoent des honneurs diTins. Plut 

CosQUE, Vby. Triton.; 

CossEHTES, nam que les Romains doonoient ma. dku 
et aux d^essM du premier ordre. Us (Stoieiit dome, scvoir : 
Jupiter, heptane I Bfars, Apblkn, Hcrcore, Yiilcaiai, 
Junon, Vesm, BliperveyC^rit, Diane, et Tdnot. Oii «p- 
peloit leun l&tes Conseiities. YqT. SeUctL 

CoHsEvrcs ouC^OKsoTius, suragm de Jeptu^ eommB' 
dicu tutdlaire is la popubtioQ. 

CoHsiVA, virnom d'Ops, da mcft latin ttmstr^et, 
planter. 

CoKsCALiEs, ftftsi en Vlionaenr dieComuB. ' 

Cossus , dieii dee confab. On croit que c*est le mdne 
qve Neptune^nippins. II j avoit en ion lioiineur det 
fetes qu'on nommoit Contoalies, ConMolUj et qui w 
cele]:roient pavUculiirenieDt par let spefiiaclei'daf cuqiie. 

CoRTUBsaVAiES. On donnoit ce nom auz dxvuuiot 
qu'on adoroit dani tin mdme temple. 

Coos, fib d'Antenbr, (|ui fnt loS par Agamemnon t, 
it qui 11 avolt percd la main de aa lauce, lorsqail voukHf 
-venger sur lui la mort de fon frere Ipliidamts, 

<^.oq. Yi^ Xforl, i^Iecfryoif. U est consacx^ k Itfars gC 
k Esculape. 

CoQUiLUS. Voy. Tnfon. Gbar en ooqai!lc,'Yoj. 2Vep>' 
tune, Teilbys, Ami^hitrite, 

Cora ou Goai, b m^me que Proserpine, fiUe de 
C^ros , eu llionueur de laqueUc it jT aroit des £&m qaW 
ap[)e!oit Cor^. 

CunuEAU. \oj. CcreitUfApoUon, 

CoABEiLUE de fruits. Voy. Autatrmt, Pomorte. Q» 
(le: 11 s , vo J. Flore , Ctmiphmei', 

CvncYKVi, lie ainsi dppclee- du noxn d*a:« nyinplie 



COR 12. 

qui «vcMt iti UW d^'t femmes de Ncptuue. Cetf' ile ea 
c<n^I»e par U Daufrage d'Uljrsset et par Ics jardins d'AI- 
cinous. 

Coaisns*, suiuoxu de Aliiiervet a qui, selon Cic^ron, 
les AicadieBS atuibuoient riuTention des .chars d quatre 
cheTau. 

CoB^f78, prfitre de nacchns. Yoy. Callh'hoe, 
CoBiHTHE, ville fiuneosQ de la Gr^ce, ainsi appeWe 
de Corinthiu, filt de Japitcr. 

Comrcs ou CoBTTHOs, roi des Ahorig^nes, dont le 
Dom passa avec son tr6oe aux rois sea successeurs. 

CooBE. Voy. Bacchus, Sommeil, Pan^ Satyres, 
I^^^panj Harpocrate, Avec des fleurs, des fruits ou du 
jgrain. Toy. Jhondanee, FomonCy Felicite, AmalthcCi^ 
AcheloiUf RickestCj Ete, De cerf , yoj. Nemesis, 
GoBBEXLUE, Yoy. CaronU, 
CoBBiGEB. Yoy. Numicius. 

GOBQBBGS, fib de Mygdon , k qui Priam avott promis 

m 611e Cassandre. l^tant venu au secours des Trojens 

;oDtre les Grecs, Cassandre Youlut en vain lui persuader 

le se retirer , poor driter la mort qu'il devoit iiifaillible- 

lent y trouver. 11 s'obstiua k rester, et fiit tud par Pe- 

sl^y la nuit que les Grecs se. rendireut moitrcs de 

Xiic. Vir^ile. 

GOBOVXDis, Esculape, fils de Coronis. 

CoBOBis, ooounee aussi Arsinoe, fiUe de Pbldgyas. 

olloo raima; nuais el!c le qultta pour un jeune Lonuue 

eU Iscliis; oa qui piqua tellement ce dieu, qu'il les 

Tun et Vautre^ et cepeudant il tira des flancs de Co- 

I un eu£mt qu'il fit Clever par Chiron, qui le nomnia 

lap:i. A|)ollQn se rcpcntit bientot de la vengeance 

avoit tirde de Coronis j et pour puuir le corbeau 

'avuit infoimc de son infidelite, il le clian^ea de 

BO aoir. Hj^in. Gx'id, 



i3o gojR 

tl 7 eat one autre GdMnit, qm Minenre inwlMWr i 
ph6sam'cx^hwQle,1on^*d%>x)^^^ ^ 

II y en ent encon one troukme pmni iMBaodliMMi ! 
ijn'e Biitki'e^efiuTc^. JMI^ ' ' '" "■'•■'/^'•' - ^'' '*'\ i 
' "fitimelBrpdede6eiibbi. . ..■ ■ , ^ : 

Coronis ^it axitA le nom d'nniB dtase adgv|i i& 
cjifhe, ' . .-• 

CoBTivA. On A cm tftii ^tent k pewt -dtt iMtDt 
Python, dont UPythoniaM flatimb'li tt^pHtt W^^ikA 
eUe s'ass^ybft'poAr'reb^' ses olMini/dtt'^* «E;£|i>& lo 
u^picd mMDtoi ai&lii il ptstdit oerlam qne^ ^Jdud iCt*t|jh 
d* oracles, CoHirb iftcift tixie nptee^de Inimiiii oriKnnv* 
mem d'or oa d^ar(;eiit', sUhraiS/qixIl rbmaohiid^k w 
petite' talble, *qd<m aiffttoit W %t 'tt^jj^ aacrS, |iiittr 
servir de s'ifj^e a ]a P^tfabniMe' - ' • " ■ ! 

('011TBA5TES. C*est le nom gu^on dDniraSt k ^Miif en- 
fans d*Apollon, tons exsplioyib an aiUe de-Oybfie.'!!* 
cclehroient Ifixts Utes en lMltf»nl*da 'tanlioar'; Mint, 
dansnnt , et coniant pnrtoat ccmme des ineena^ pB'niit 
Jupiter entre lean mains poor T^rer. Toy. t^etfybt. 

OoiiTBAs', fils de Jmdb, et de Gerte, ^m apportfe h 
culte de Gybiile en Pfiiygie. 

C outcxdz!!, nyroph^ainsi ncnim^ d*im intie fujgjp^i 
Corycium, Voy. Corycie, • * 

Cohtghs, nymplxA, nne des ftmmea d'Afc^Sm^ qni 
donna son noAi \ nn antre ok elle demetuoiti 'ca ^ied 
du mont Pamasse. 

( onTMBTPBii , c'est-Si^te, eooronni, od M forUt vM 
honnuet <2s l/erre: smmom dc BaocHna. 

ConTTviTB, fiYs de Vn1cain.Ce fnt on cfltiwe fir%aiid« 
que lli^ tna. On crbit que c*est le xoftnie jpift Mi^ 
phMc. . ■ ■ * • ' .■•■■*■..■ 

CoBTmAUK , snmom de Diane.' ' " ' .^ i 




l.ll 



Comixi, ffiles en I'honucut de Coiylo. 
CoTTTo ou ConiiD, deeate dc, I'lTiiiiuiliiiit^ Ella. 
(nil un templG i Aliiliacs, Sm jiF^rm at uaianioieiil 

CoccoD. Toy. Cucuius.. 

ComEuTBES. Voj. Gorgonw, Eumeiuda, Em'le, 
Vhcorit, Eteulnjit, Setptnl. 

CoiirB.Yoy.BBc.cliui,Anlit, Ganyinidc , Uelii. 

CoDBo.nu null t^lcaiec 6ei ^uilei, vuy. Clulhcn, 
Ce IlenM, voj. Eulafc, Flore, Prinltmfu, Comui, 
GaitliI}e\uariet,vaj.Ai:olli,n,CalUiiia,ClM,V„jih,ii. 
V.t ana el iIc mjite, ■'□J. Erato, Uymen, Lta |ieil(.'s ,. 
to;. Ptitymnfc. D'^ac, \oj. Pluton. Dt buiSiia da 
ligneeldoifliiiua.Toy. jPoniont A Unmin, voy. MeJ- , 

CkAbdb, un 3ei di<ux Hes Egyptieiu. 

Ckico, G1> dE'IVcmis^u el de ta njmphe Pniiidice, 
donoK son BotB, dmisl'Asle miacutt, A.ud-' laiNiugD.', 
liuily avoit do anlm cansncros aui diCDi EliiBn|iMi^ , 

QtUIITE OU PlLB. Voj. Peui-, 

CiiMtOHs. Voy. ft'eccisilt, 

Cb&b^, nynplie ipii fiit iit>« des feoiiim di- Janusi 
cVsL In m^iLC <pii (^md, Vny. Carrm. 

CiUTte ou CittTte, fib de Bliiioi a 'de Pwiphai. 
Ayutl eaii>ult<! VotkIc lur ui draLinee, il sgiprii qii'il 
leniil lujpvwu Ijk AltheuJ^iu:. Cc [eune priuoe, oisn( 
il7ia]'ii du DniUieur fuj iiWuifoit toa \itxe, Un one &«' 
itiS xFua fie iliTCUCt atoh oulia^sc fVia'na\ei ■MW^\ 



i3a CRE 

lies princes 6trangcrs, ct se bannit de sa palric. Grat^^ 
apves ccla, seinbloit £tre «ii s(lret6; mais, tie poavant 
vivre sans son fils, il cquipa unc flotte€t Falia ebercbcr^ 
II aborda en Vile de Ilbodas, on Allh^mtoe ^toit. h&§ 
l}n})itans prirent lea armes pour s*oppo8er A Crat^ , 
croyant que c*6toil un eiuMnu cpoi yenoH les surprendre. 
Althein^n^ , dans 1e combat, d^cocha une fldebe a Cnit^. 
De la bicssure qa'il regut, ce malhcnifenx prince mounit 
avcc Ic cbagrin de voir raccomplisscment de rorack ; 
car , SOD fils s'approcbant pour le depouiller , ila se recoii« 
nurent. Altbem^ne obtint des dieux que la terre 8*en- 
tr'ouvrit pour etreenglouti sur-le-cbamp. (Voy. Ftrtee, 
Telcgone. ) Apoliod, IiV. 3. 

(;nAT£is, Dympbe qui fut m^ de la (ameuie Scylla. 
Voy. Scylla. 

(liiEMMYos ou CiiBMYON. Toj. Crommyoti, 

CncN^us, uu des Lapitbes. 

(;iij^:n£aux de murailles sur la t6te d*ane femiDe. Voj^ 
loy Cyhele, 

(ln£N££S ou P^GEES, nympbes, filtea de Jupiter. Ce 
sent les monies que les Naiades, 

CiiKON, &ere de Jocaste. H s^enipara du royamne de 
Thebes apr^ le desastre de la £anUle de Laias, et fit 
mourir Antigone , parce qu'elle ayoit donn^ U sepulture 
a ses freres. On pretend que ce fht iui qui )eta et entre- 
tint la division entre J^t^ecle et Polynice, jusqn^a ce que 
ces deux princes se tuferent dans un combat sioguUer. 
Stace^ duns sa Thehalde, 

II y eut un autre Cn^n, roi de Corinifae, que M^d^ 
fit perir miserablement Voy. Medee, 

Cn£02fTXA]>l», fils d'Hercale et de M^arCi qtie iob 
p^rc en (ureur tua a 6on retour des enfers. 

CuEPHAaEH ^& ou CRtPBAOENirs , dicu adori k thSbtt 
tn J^-gyptB. C est le m^me ^e Cnepb. 



CRE i3 

CBErmn TEHmis. Les.paiens avoicnt poussu I'extra 
i^nce jnsqu'd en faire une divinity. 
dtESPHomrE , on dcs desrendans d^Uercule, a ete ce- 
l>re parmi lea lu^ros de la Grece. 
Cb^sus , roi de Lydie , cdi^bre par scs tirbesses et par 
I maUietirs ; maia eel a appartient k I'histoire. 
CBtri, oymphe qni donna son nom k utie faroeiis? 
t de la Mediterranoe , dont les habitans sacrifioient cles 
immes k Jupiter et k Satnme. La pinpart des dieux ct 
I dresses prircnt naissance dans cette Sle. 
CxiMe. Voy. Cm fee. 

CnimiE, fils d'£ole, et roi d7olcbo8. Sa femme De- 
odioe accusa iatisseniejTf Pbryxus d'avoir voulu alten- 
r k scm honneur. Creth6e la crut, et yoiilut le £iire 
ourir; mais ce yeune prince se saava avec m acew 
slid, Voy. Bed^phon, Hippolyte. 
Cbetreia tibgo, Hell^y petitc-fille de Cr6th6e. 
CwAmivi, Toy. Acatte, 

Cbethov, fils de Diocl^. Tl alia au siSge de Troie 
: ion fi^re Orsiloque, et ils fiirent tudt d'un seiil 
) par £n^. M6n^las eut bicn de la peine de retirer 
\ corps d'cDtre les mains des ennemis. Iliad, 
limnES, nympbes de Tile de Cr^e. 
xfjJSE, fille de Priam, et lemmc d'l^'n^. Ellc dispa- 
mdant I'cmbrsscroeDt de Troie, ajaut He enlevre 
yb^le, poor n'6trc point expos^ aux insttltcs du 
icur. 
eut une autre Cituse, fillc de Cr^n^ roi de Co- 
elle 6pousa Jason, aprfts qu'il eut nfpudis Mcdee, 
ur se venger de cet afitont, envoya en present U 
me petite bolte, d'ofi sortit un feu qui embrasa 
, et la fit pcrir avec son pcrp. Kuripide dit que le 
lue Medce envoya d Creuse coosistoit en ome- 
s'rnflaTnm^eot aus&itot <\at c«i\\e-d ik«ii VoX 

'ff /« Fable, x% 




i34 CRI 

yerix, ct pniiuisireDi le mtmt eflel que le fbu de 1* 
boiti:. Hygin , ct qoelqitEa uiilret , daimeut u la fillc it 
Cn-OD Ic nam de Glauc^ 

Ckivu, piilra d'i^UoD. Ce diEU le ponil en nmpEt- 
iiat 3CI dianipa rje nit el de Boiint, parce qa'il avail 
iKgligJ lOD devoir daiii ]a ■wi'ilico. Crinia 6l uuboi 
d.ius U suite; M. Apollou, pour lui niBrqueru satiaiJK- 
tlou/tuaiouscesaaiiuaux luinifme i coupi de flithea. 
Cetie glorieuse ei(iediuan valut i ApDlIoa le aununu de 
iSinint/icui, c'est-t-dire , ileilnwleur lies roll. 

CniSKEi pi'iucc tiujeo <(ui viroil du tempi (ke Lao- 
iiicdoi). Ce Tol. que Nepiuue el ApalJou avoieot aide i 
itlcvci Ies nmii de Troic, leut lefuid U salaire qu'U fcjur 
iivoit promi). Nepiuue , pour se veng«r , ansciu un 
itiuu tire qui deioloit la PLry^e. Ou fut ohlig^ de doanec 
u ce itiDiulrB, loisqu'il puoiisoit, uue jeune GUb qui lui 
bei'^'OLt dc p^lui?. Chuque foi& qu'il se prd*enU>il, on 
HSa^mliloit touies Ics jcuoes personnel du cauton, cl on 
Il'5 fiisoit lirer au surULa fille deCriuiw tUat ep Igede 
tirei' pout £lte U proie de ce moostre, Crioiw airna 
iiiiL-u\ la mcUjti furlivemeni danauut barque aui iameTj 
n 1 sliaiidouuer an hatard dei veiiu et dea Doti, que de 
I'exposcr avec aa compagiini, Loraque le teuipA du pas- 
sage du moutire fiu eipii^, Ctiiiise alia dietolier u 611e, 
el aborde eu Siclle. N'Bjaat pu la reuouvi^r, 11 pleura 
lanl, qu'il flit miHsmorpboJ^ ei< Heuvfi; el Ies dieui, 
pour licompeuicr sa lendreiw , lui doDnd-eul le pouvoit 
lie ie transfiprnier de tauiei sortcs de Ij^ds. U du lou- 
vejii de eet a^autage poui nuprcitdre dei njiupbei, M 
coniLalltt coiiire Acbebiia pour la nT|nphe ^esle, quil 
tpoiisa, el dont il eut Acsue. Voj. Peridjmeiie. Pi'olee. 
Senilis. MA EneiJ. (. 5. Hj-jm. 

Cninnnir ^rrilir. A ...i Ix'llir »n I'lmnnnu- At l> 



CTE i33 

Cm^nUkWi c'esf-a-dire, 4pi dtvore les helievu; aii- 
ntie'dhlBftd, ainsi a^^lSe du grasd nombre de beliers 
*9ii loi aniDoloit. 

CuorBOBS) c^est-V^ire, portc-Iwlier; sumom dc 
!i«ai4s P^' 4**^ ^ *^ mniitacr^ on 3 iStrnt ,repr^ 

rf4 avae on belier tor le* epaol^' 

Cbocaub, fiUe da IkavQ luKaai. 

GBOCDit ct nitiixGiicixin, fila de Ptai ctd'En^bdme, 
metamorpboiA «d 1% ooowtaUatm qu'on >>tWM le 

{Ittaiis. y«7. Avon, 

U T ent on aHtra'doieiii, man de SttiUs. Ik a'ai- 

tet ai tandiOBeiit et cveo tint dlmiooenca, qqe lea 

iKi ebanliSa de oetfes anv^i, lea diaiigteeiiti.Cioena 

aafimi, Smilaz eo^ if. Yby« SwuLax^ 

GasDOa on Kifmo*, 4inriait4,da« aneiiaQa Saioba. Oo 

lit qoe c*eat SatniiMk 

CaonaAVT,. yoj. JDionc ,ilo, 

OiKnDitcw t GMlDif tm dki GaBinroff i eDatife ▼otaine 

CoriBilMy otfltee par lea raragea qay fit une laia qoi 
in^ do laDgHer ^ OiJ^dML ThMe eoafaatdt eetttt 

leelatMw* ' 

CkoinB f fttae en flMAiieiir de Satnme « '^ lea 

eea appektat Cronea, e'eefc-Mire, U Teflfa, 

Gaoatua, TDidea Gaqtantea. 

QpoTOPiiaia, oa'CaoronAa, Linoa, petll-fila Qe 

!*t(^iie* 

Otoorvs, mi dl'An^, et p6e de Peeniallii, qa*A- 

lloD Teodit mdre de limu^ ■ 

GaDcms. Voj. f o, » 

CS^^ATua^ p^ cpAiixplihnaqiief hd dea eepicalnei des 

dede , e'eet^Him , del filveas , an. iidge de1>Ni«e. 



t. 



i36 CYA 

Cuba, diYiiiit^ tutelaire deaeuJEass eoocJidg. Onfifr* 
voqiioit pour les j&ire bien dormir. 

GuccLus, c'ett-4<dire» Coueou, Jupiter fiu ainai ^ur- 
nommd, paroe ^[W^-poiir plaira k Judod m fflDUDe, 3 
s'etolt traDsfimn^ en ceC oiaeau. 

GxTMEs, ville dltalie, ou fl y vnnt une Sihjile; anf^ 
nonimie Cumcea oa. Cvrntma^ d^ dodl de oett» TiUe. 
Voj.SihyiUi, 

CuviA cm GuanrA^ diTiflH^ tniflain dM onfiutu'au 
berceau. • - . 

GuTTDOs oa CAwytm, ^xtk fib de Mint ei de Tdnps. 
U presidott ii h volapt^ On le r epr fe e ni e aow la figne 
Q'un en£int tQi4oaan mii qoel^efeii avee on faendeaa 
•ur !b& yeiu:, on are et on ear^nois lempli dijs llfcdiea 
ardeutcs. 11 fiit Ibrt aimtf de ftyehii, et ent Anl/Aiw poor 
compagQon dans eon enfimee. Le* Qreca le nonunoiett 
Eros. Les Rk/leB Xenx, lesPUdnn et laa'Atlndti dIoieBt 
represent^, 4is mteoye q[ae hii, sons lafignredB petite 
eqfans ail^ 

Cuba, c*est-Mire, tn^i^iidi,^Tliutd klaq^ttela 
Fable attribae k fimnatiofn da corps de Hiondggie, et on 
empire abaola aur hu pendant sa vie, 

GunioTis , troisiJiDie joor de la &be, det Apatarceo. 

GvntTES , pf«trte de Cjbftle dans Vile de Grte, baSt- 
tigablea et btuyana danaenrs, <pi'on cdnlbnd ikvec be 
Corybantes et les Dactyles. Yoj. Dact^les. 

CuBis. C'est. le nom que les onciena SaliiDs dommieBt 

a Jl^QOQ. 

Gustos, e'est-i-dire, ^fordien; samom' de Jupiter » 
CQuaidert! commc conaervatenr de ruaiYeas. 

C^VE, Yo^. Danaides^ 

Cyaiv, n}rmpbe de Syiaoise, amante dn fleu?e Ana- 
pis. Fluton la cbangea en fi>ntaioe, parte qa*eUe voobii 
rewjjdoher d 'cnicror Prosflrpine. 



CYB ' iSj 

CSrinti, fille da fleaye M^^odn, et m^re de CauDu* 
•t ^ tStiU, EQe &t mtoupnikhati&e en rocher, pour 
uVnnpir fm vbnhi doonter on jemie honmie qui I'aiinoit 
pMiionaAaent, et qui te taui ism. tt prfeavBt, tant lui 
etmjg time la woi i idfL^pio tic l a * 
. CrJUBitBr G'iiok «B jiyiiei<eeifr» q«iy ajent mSprisI 
lee Oiet d» Beeehna, fat firapp6 d'um teHe-vrrnee, qn'il 
III TiolaMe k C^ aa fiPtf. ijoant^ lUe de Sieile fut 
drfeoKe par qne parte Winble. L'orade, qn-oii eooialu 
H deniie, iripwidit qie^cette pealt^i^ finipoil que par le 
a acrificede I' lae e i Ui e mLCyapttfeipe dle>iiito)ftioa pSre 
i^ rfoiel, et ae ta^ ^cie V«vafr ^gWjSiL Voy. ifi'imtic^s. 1 

Gnii^ Ce i|oii» piie d'vft bnH gvec qm a^piifie 
rcodr^ {krpiM«,,d|fat ^Modk Iftantedce dieoi, paice 
que eee pvltrat entioNni enibiaiyr eii^cAAiBot eea filtet. 
Kile eel phf^voiNie eow leiiapi de C|J)£la, ^wique ce 
oe eeH eMB fpiHni Mrooiflpck dir C3MM, nieuta^ne 
de FlKjgie o4 Ufe 4iok peirtieiilikemeiit r^^cde. 

Cntet fiU.df GoNeetdtTeUac, etftnuM de Sa- 
lanie.ai TenpeUe epHnenM Qpa« Bbrfe, Yeata, la 
Imxim Dfrnm^ W mm tfBeDkMXy kgieiideH^^, ete. 
01e fmaitdl^ e;fue<»,afilaee ■eiteance, anxb4teasau- 
Ta^, quijn. MnMeoIti eik aeyiriieiH.OB Ini doime 
ki wfttoca «tnibirta,qK!| TeUpa; «'«at-paiiqiioi on la re- 
pceaeote tenant qn diiqaet portanft VM lowr. ear aa t&te , 
i|M daC.I la BMMit a^ec no vteagwl fwreend de fleurs , 
•enjome antowda de htoiy qndqnefo» anr ng char traio^ 
p«r qaaCMi Bene. Lit pin lui cat coaeaar& Sea pctoes , ap- 
peida Gallea,. Qorjriiaate^ DectjIea^rboniMnoieBt eu dan- 
aanranionr de ea atatne-aire&ane certaine cadence, et «n 
friaent4<a OMttoreibni dponvtetablef^ V07. Cybihc'. In. 

CvunidbiD, Attfi fiM&iifei par Tlidide en llioiuiaur 

(ie aen jdlote HMMcfconi. 



l6b ti X L 

Ctghree , Ws de Neptune el de SaloiriM? . qiie li 
pi (lie de ses mwurs fit sumoimner le s&rpent, 11 fat 

t, fie Cirrus. 

I Cycxades. C'etoient lies nymphee qni fnrent 

i iDoiphosees en iles dans la mer 'l^gc^e, pour n'avo 

f/icrUIti a liFeptuQe. 

Cyclopes, forgerons de Vulcain. Us trovailloiet 
foudres de ihipiler dans le mont Etna, dans les for 
Ccmnos et ailleurs. Une partie ^iei\|t enfaos de < 
l,l 8t de Tcllus, €t Tantre de Neptuite ct d^Ampliitri 

n'avoIei>t qu'un ceil au milleu' du front. Apollon 1 
Kius, pour aroir fbrge fa foadre ayec laqnelle J 
fo4idro<fa Escniape. Horn. Ovid, 
Cycseia TsmpS. Voy. Tempe. 
Cycsus^ Cygntj on Cyo^ws, roi deft Ligarie 
pleum tant la mort de Pliae'ton son ami , qu*il fut 
■Wiilf ntorp: oseen cygne. Ovid. Vet. L a. 

Les poetes pM*lcnl encore de deux nutres Cycm 

fnrent ohanges en oyguea s Tun, ills de Neptune, 

^ rhille trouva invuluerahle, et qu'il ^rangla ; Vautr 

■ , de la nymphe Hirie, cpi se precipka dans la mc 

\\ \ desespoir de n'nroir pas obtenu on taureau quMl 

I (, 1 demande ^ un de ses amis. 

j I ! 

; ' Ud autre Cycnus, fits de Mars, fut tue par He 

' I Mars prit les armes pour reiser la mOrt de son fils ; 

j , I lorsqu'il alloit envenir mix wnins avec Hercule, Ji 

I I ' ks sopara d'nn coup de foudre. 

»■■ j C'vm^>VE. Voj. Aeonce. 

'; ' 11 y a eu plnsieurs nyniphes nommees Crdippe. 

j : Cygse , ois*Tm ronsacrc h Apollon. Voy. Cy 

Leda , Venus , Enrotas. 

[ I <',VL} wAnE, (lis c^e Stlii'nolus, a\\\, jwndant Tti 

I de Trolc , s'empnra Aci^ Kiats el de la femon; dc 



GYP i?9 

Ctllabfs, nn dc& Ccntaures. CVStoit nusst Ic nom a aa 
cLcval de Pollnx. 

CTuiBOBXJS ou CyIAbahus. G'est le mAmc que Cy Un- 
bare. 

GTLLt5B , montappie d' Arcadia Ellc fnt ainsi nomnn'e 
de CjUhie, fille de M^dphron ; et, selon d'autres, d'une 
prinoesRe du m^ine oom, fille d'llilatns, et petite- fil'o 
d'A^anns, roi d'Arc.Tdie. Mercure ^tant ne? snr cc tte inon- 
taf^e, c'esl de Ik qii'il est souvcnt appelo Cyllenins^ pt 
qu*Ovlde, parlant d'une espiicc d epee qui Tenoit de 3ier- 
cure, la nommc CyUcnis harpe. 
' Ctlletwus , surnom dc Mercure. Voy. Cyllene. 

Ctm ODOCF. OU Ottiodocet'. , nymphe de la mer. 

Cymotho4, nymphe, fille de Nerde et dc Doris. 

CTSETHlirs. snrnom de Jnpitcr chez Ics Arcadirns, 
qui le reveroient sous cette ddnomination coinme dieii 
tut^aire des cbasseurs. 

Ctrihas ou GrymT:. Yoy. CinyrB. 
* CnriscA, fille d'Archidamns^ remporta la premitTtplff 
prix de la course des chars aux jeux Olympiqucs ; ce qui 
iai fit d^^mer dc grands honneurs. 

Ct90c£phale, divinity Sgyptienno. C'est la mrwo 
qtl*AonbiaL PluU 11 y avoit, dit-on, snr les monta'TT^s '^'- 
rinde des peuples aInsi Domnies, parce quells avoient dfs 
t&tfiB de cbiens. PUfie.y Julu-Gelle, 

CYN0PH05T1S, f^'te quon celebroit h Ai^os, H prn- 
darit laquelle on tvrnt tous Ips chiensqu'on renmntroit. 

CYmosrnA, unc des rympbcs du mont Ida. q"i prir'vii 
Koin de Tenfancc de Jupiter. Elle fat mctaniorphoscr ♦^ii 
pstre. 

Ct!fTHiA, jmrnom d'* Diane, pris du mont Cynthiia^ 
sur Icqiiel Apollon et Diane naouircnt dans i'ilc de Dclo.^. 

CrNTHius. Miniom d*y\T>onn?i. Voy. C'V-nfAirt. 

CTT»AnTr.«r., fils do T«""I(;>h'', qu'.Apojlon aiuia. U t\o»av- 



i4o CYI 

tlasoil no cuf qu'U toa par m^ardt, a an eat fmt de 
KgrM, qn'U Toulut M dooner la mart. ApnlloD, loucU 

de piiii! , le m^tamorphou c)i cypiii. 

Cipaki. Voj. CjrparisM, Faunet , Sylfain. 

Cypbis oqCifbiA. On sppelle auniY^cu, i ctuae do 
I'ile de Cb^M, quilni fat coDSDcree. 

C1FE1U4DE9, Dom patronimiijiu det deicGiidaiu da 
Cjiisiiliis, tjian deCorinlhe. 

CiPsiLua.Voj.labrii. 

r.vn£:<£, njniphe, fiUe du (leuve Piode, qn'Apollim 
enleva, elqu'it emmenaeD Afiiqae, oii die devint usin 
d'Aiistca. 

CvnMVW, fill d'Hercule , donna son Dom& I'ile qui de-' 
puis pril celui de Corse. 

CviinHA, villa de laPhocide, au pied du Oiant Tar- 
U3SSC, ou Apollaa £lt>il pariiculi^meut r^ie're, 

CvrA, ville capitals do la ColcLlde, patrie de MWie. 
quj pour cela fiit siiniomiuee Cytteis et Cybet Vii^o. 

CYi*M.Voy.Cyla. 

Cythsk£, ile de la M^iterraiuie enire celle de CciU 
et le PflopoQ^, ttnJDUrd'liui Ceiigo. Ce fut auprte de 
ccttc He qae Yioia fut fonncc de I'dcume de [a mer. Lei 
linbllam do Cjtliice idoroicul celle deesse, el loi aviuuit 
couiacre ud temple luperbe sous le Dom de V^iu-Ursnic 
C'e^t de lit qu'elle est gurDODunfe CyOierea ou C^-l7iei«fr.. 

d'i.Viil, paccu qu'ilL'wil consacrc i Venus, mire d'Pjii«. 

<:YTiriliiiA£>E;'>u CtTui'iifiDES^aom doon^ eui Muses, 
i fiiise du otlie i^i'uu leur lendcit sur le Cjllieron, 
mo:)^j»edeiaBeutiu,peuelo^D^deTliebca. 

(^E.n^iioa, bergiT de Beotie, <|ui co»ei11a i Jui^iier 
de K iniicB UQ nouveau nuiiage puui ra metier luiiuu, a v« 
Iwjiieiic fi utuit en divorce- L'cxpadit^ut rtuss?l| ci Jupi- 



f ^ DAB .41 

f •! an MwoL BUa «m tafrt» d« !• Tille de l-Ubes. Ccto 
• ■TBDtTB S^ p raii d t c t Jnnoaife mriMili de CylWonia, 

OitMB, TOk H noot^DE da la P _ 
■ppaUaada pftoru, fib d» rirpw. citu cr 

riHaa au pajv huMa. 

Cmqn , rn du DnlkiBi, fn^Itt da ^ ttjm. Ijint 
M 1^ pv ^lpr4»pv iMon, tdivp''^ la itle da Atgo. 
nnlHll alWli It taaepm A« la Tdiaan d'ar> •°a °™i 
Kit domt ilanDa'dn DoliocM, qnidl^ia fiit appilca 
C^rigoa', at '^ 4Mh mw dai' ^ni pabaaptei de U 



Uk^RUa, vidMMi de CjMa, ai^sUa anwi liiuu, 
ftlm^'atUti t^m b nnnt Ua. S>on k« amfond 
Bt te9f;urjua, c'cMponquera flit 



W, et pou[ anjp£cli«r pn Inin dauara qua 
in de cet enEuit ne porvinMaiit'iiuqli'aia oreiUca da 
Sclurna , ifni raiiToil diivar^. 

OjiCTTLOMAHTiB , lorlG di diTuudcai du d'enchaiiTa- 
inrnl ^i ne &uioil pr le mof (o dima bagua, Xalla JIaii 
ja hagiiH dii (liigis. 

Uades no nineties, l?ln gu'an cdibroit i Atbtoct 
■D llioniunr >1i! la iiaisaBiiFF de ijnelqiua dieai an pani- 
aatiVftlitWi'iraffiotnl. Dm da* paiuaipalei oar^ 

1JUmm:b«.C'A(mi k wm fua lea AlUnisiu douooiBni 
ma giMi^frtw ifSmmk. Ob tppdwt «uin Du to^ 




let prAr«t qui, dim let Dta di Ciirii , porioi«il dei ln> 



D^HasoRDOi , diTipit^ soni le ilom da Uqoelle tn 
aocieiii uloroient la Satim. 

DxMCi!!. Dam Ics auteon pTofinn. •» mot ngniCe on 
genie fton ou moanrii. II oe fimt p» le confondre btk 
Domoniunt, qii^on n^j Toit rp'en bonDcpait^ vl aigiii- 
lunt un Are ifivin, iag> ft Kien/ouant ; et c'i»t le ncHi 
qiifl Socrate donnoit i aHu'i dool il preleadoit no Hdnt 
que les trapntwaiui, Cic, ie Divin. L i. 

DasoI' C'etoii U plus cjl^bn del diviniid* det Pli- 
liitlni ; elle Hvoit on ternpk fanmi i Aiolh,ei Mn antn 
i (jBia. On croK qu'elle Aoit tnjoi^ dnna t* Pbenicle . 
■oils lesdiBErena mata de Denote , d' A lei^tii et da T nifl); 
el tjue c'est aoui U mflme qu'Oan*i. Voj. Ooni. 

Dii,Ji£i;<i. Vof. ll^iiu. 

niMA^iCETiKM, nil dea GUi ile Riolw at d'AmpIuon, 
rpii tilt lu^ pnr Apolinn el Diane. 

Hamaste. Crsx leiD^meque Procnule. 

DiMATH. \'oj. DemefO". 

Hauaibu , pifttraiwe de CeHs-Domin. 

lUnu, nunom de Cjb^le. C'ctoit au9si dnc divlnih! 
pari icAliCre d'fipidaiiTe. 

lUs. Toy. Zeii'. 

DiHACE,pelilepi^ de mnrnoic que Chupon sxifiMiil 
de ceiix qn'il receroit dans uibarqne. 

DaraA, Glle d'Aow. roi d'^rgm, « d'Enrydlcf. 
Acriu ajiuit npprU qit'il moiirroit de U main de Min iw- 
lit-GU, on enfermi par son nrc're Dun*!, imRlle nnnpie, 
dam qne twn d'oimin , pour la notmtrnire h la conTipii- 

toai, ttSDalbrmi en plnie dor. Acrls;, so vojant Irompe, 
fk cxpoier Donad tur la aier. Elln aborila dam I'nne in 



DAP lis 

etoit (Icvenue euceint'e. L'oracle fut accompli duus 
e. Voy. Povsec, Acrise. 0\fid. ISletam. Her. 
BAEius UEROS. Persec,fii8 de Jupitei' el de OaDao. 
■AIDES. Cetoient ciaqoaute stxuis^fillesde Dauaiis, 
ouateeat leurs cinquante GousiUs-germains , enfuns' 
ptu9. Dauaiis , averti par l'oracle que ses gendres Ic 
eroient, ordoona k sea fiUes d'egdrger Leurt .maris 
iiitoe oult de leurs uoce». Hypermuestre sauva le 
appele LyBc^. Ses aoeurs, eo puiuiLaji de kur 
e , lurciit condanmees daos les enSun a \eux 6tei> 
leni de I'eau dans uti ionneau pa*ce. (kk lea i^pe- 
ssi Bilides , du nom de Bel oa Belus , leur aieul. ; 
SAVS , fils de Bel, frere d'l^gypius , roi d'Argos , et 
le:i Dauaidoa C'est de sou nom que lea Grecs, qui 
t appeles Pclas^i, furent siusai uommes Ddnai. 
Daiiaidcs. 

BSE3. Yoy. Daciyles ou CoryhanteSjBacchdnUSf 
I. .... 

nvBis , Danubiqs oa Da^usis.. L^ Danube , le plus 
fleuve de I'Europe , a et^ rey^jd copime Uue divi> 
ai l«s G^tes, les Daces, les TL races, ete. 
BALIS. Jupiter fut aiusi suroomme ^ roccasion des 
» festins qu'on £aisoit en son honneur. . 
PHNJEUS , surnom d'Apollon. Dian» dtoU aussi sur- 
lee Daphnxa onDaphnia. Voy. Daphne. 
VBSE , fille du fleuve Peiitio< Commie ellc fuyoit les 
iiitcs d'Apolloii, die hit mfkamoq)liosde en lauricr. 
lu Voulat que cct arbrisscaa lui (Hi consacre, el ii 
t une couronuc qu'il porta loujours depuis. 
y eut une autre ]3ap}:ne , uomraee aussi Artemis, 
le Tyrdsias , qui reudoit h Delplies des oracles en 
1 excelleus, qu ou pretend qu'Homere cu a \\i%cte 
an daaa ses pocmes. 
'MaEpHAGsSf^c'est'U-dneftnan^euvi TU laurlfr.Otw 



i44 DAU 

^oniioit €6 nom a dea devins (|iii, avadt qm de rmJm 
leun r^pooMty mangfloient dn leiuQes dt Lmcier, pHvi 
que , cet arhriflseatt £tant ooBMcre k Apolkm , ila toqUoH 
par-U fidce cioire qa'ils tftoient iiM^pinb. 

DAPBaipBOBns , fttei qile lea B6otmia oAMbMibnt 
de neuf am en iieiif ana en rhotmear d'ApeUon. Voy; 

DAPsmES , jeana ber^ de Sicile, et'fils de M erci ufe pli 
aima une nymphe, are^ laqnelleil obtiat du ciel ^ae es- 
lui des deux ^i violeroit le preinier ^a foi ooii]ii0|»to dt- 
viendroit aveogle. Dapluiii^ ajrant ooblie §om aermail, et 
s'etant attaelid k me antra nymplie, fot priT^ de la mt 
sur-le-champw 

Dard. yoj. Diane, Cujndpn^ Cipkah, Airaste^ Pii- 
loctete, Aehiihj Addons dnon, 

DABDAmDSSt noun patroniniqiie dei Troyena, prii de 
Dai-danus, foDdateiir de lefir vilJe. 

Daabahie. Troie fiit d*abord appeWe ainei de Daidi- 
Tins , son fondatenr, et le piemierToi de cetie contvtfe^ 
fut aussi nomm^e Dardanie. 

DAnDAifUS, fils de Jupiter et d*£lectrey fille d'Atiia. 
Ayant tu^ son bite Jasius, il fiit obligd die fnir de I'Hft de 
Cr^te, d'autres disent dltalie, et rint en Ana, on il bltit 
une ville qu'il appela, de son nom, Dardanie, et qid 4ii 
puis flit oonun^ Troie. 

Dauuas , sornom Be Pbiloniile, pane que ce fiit, M* 
Ion la Fable, & Daulie, TilU de la Pbodde, qa'dOa fiit 
cbangee en oisean. 

Dacltes, fttes argiennes en mdmobre de h laAtanav* 
pilose de Jupiter en pluie d'or pour sdduire Danatf. 

Dauus, autre £&te que lei Aig^na odldbtokntea oifr 
moire du oombat ftafuUjBV an PvoBins contn Aflnie. Toj^« 
Prcetiu. 



DED i43 

Danlis fat aussl Ic nom dune nymphe qui donna sou 
nom h la ▼Hie de Daulie dans la Phoclde. 

DAulfTA DEA. C'est Juturne , soeur de Tunius , et fUle 
de Dannns. 

Daushis HXB08, Tumus, fils de Daiinu§. 

DArvuSjfils de Pilumnus et de Dncae. Tl ent un Bis de 
tndme nom que hu,aui ^pousa Y^nilie, do laqunlle il cut 
Turn 115. 

Dauphtw. C'est le nom d'unc constellation en la^ut 11a 
fut rhang^ celui qui sauva Arion. Voy. ^iiioriy .'di^j/..- 
fr ife, Tethys, 

D^DiLE , Atbenien , ouvrier si ing^nieux et si adroi t j 
qnil faisoit des statues <j}\\ avoiient des rrssorts par le. 
mojen desquels elles mnrchoient comn't si elles eussent 
ete yiyantes , et ne s'arretoient que quand on en avoit 1it4 
un certain ressoit. II fit mouri*un de ses neveux, aussi 
habile qne loi^ dc crainte qu'il ne le surpass^t ensuite, ct 
il se rcfhgia en Gi^te, ou il htilit un fameux labyrintbe 
que Ton appcla Dcdale , de son nom, et dans le'ju«-l 
Minos le fit enfermer avec Icare son fils, parte qu'ils fa\ o- 
risoient Pasipha^ dans scs dcbanrbes. ^tant dans ce Inby- 
rinthe, its s'nttacb&rent des ailes avec de la cire, pour se 
lauver; ct D^dale reconimanda bicn h son fils dc ne vo- 
ler ni trop baut ni trop bas ; n^nis , drs qu'ils furcnt 
dans Vair, ce jeune bomme ne se soiTvint plus des lemons 
de son p^re,et vola si bant, que le soleil fondit la cire de 
ses nileit. Tl tomba dans cet endroit de la mcr qu*on ap- 
j)ela depnis mer Tcarienne. D^dale se sauva on Sir'le , oii 
Cocatus le fit suflbquer dans une ctuve , parco que Minos 
le mena^a de liii declarer la gurrrc, s'il ne lui rendoit en 
fngitif mort on vif . Ovi'r/. I.cs portps ont fait du nom de 
D^ale I'adjectif dcndahuSy a, urn, pour signiOer la mcme 
'*boae qu'mjfcn/osiis,- i moius qu'on n'aiinc w\eu\. tto\vt ^ 
aree dff boos critiques, (jnc diedalui^ i\iol ?J«c, ^v^v'ft!^ 
J9Jet, de la Fable, ^^ 



i46 :. DEI . . . 

iiatuicllenieBt in^enipsus, indepenJamnieut da 
Dddak, qw ne leuc paroit 6tr8 qa*iui suriiom# 

D^AUEfl, ftteft greoques qui se c^ebroient 
moin de U i^nciliation dt Jupiter avec Jiinoi 
Cyiheron. Ceuz de Plat^ c^lebroieot ces m^ 
d*un6 mant^ plus paiticuli^'re, liBkiiiLiuuire de 
tour d*exil, et de leor rdconcUiation avec lea 
Greet. 

DiDAUOBT, fiU de Lucifer, llr^ deC^, et 
Cbiou^t &t si «fflig6 de la mort de sa fiUe, qu*il s* 
|uta'dn sornmet du moQt Pamass^ en has : xnait A 
louche de compassion, le cbsfjigea en iaucon. 

OiEflSES, divinites fibiininee. Yoj. bieux, 

Piiifks MfeiiES. Yo^. M at^. '. . 

DiicooH ou T>ixLOCBVS , fila d*BercuIe et de S 

DfapAmn , fille de Lyccgadide^ roi de Sicy ros, de 1 
ikehille eut Pjrrhua, kNraqa^il iicax cacM dant ia 
oapnnoe. . . ' 

II y enl niie autre l)ddamie, fille de Pyrrhus. 

DiaioH , oompagnon d'Hercule dans son ex| 
oontre lea Amasonea. 

DiaoCBvii, fils d'Bbrcule et de Megare. 

Dexovb, nne de» femmes d'ApoUon, qui eut 
lilil^taa. 

Dixosis. Toy. Ia:ipru 

Diiopis, Tune des plus belles nynphes de ia i 
Jiyion, qui la promxt k £oIe , k coadiiion qu'il fe 
rir U flotte d'jfen^. 

DixFHiLE, fille d'Adraste, roi d*Arg;os, Heyoit < 

iOQ tanglier, suirtnt I'oraele d'ApoUon, qui se y^ 

oe. sent I qn'dle epousa Tydce, qui portuit uu 

th MBglier, 

QiiPBOBE, fils de Priam. l\i^vvs«^ ^^«\cvvt • 



DEJ i47 

mort de Pi^is ^ mais , apr^ la prise de Troie , Helene le 
Jivra 4 M^nelas , pour rentrer en grAce avec lui . 

DiiPHOBE. G'est le nom d'une sibylle. Elle eloll fiUe 
de Glaucus, et pr^tresse de Diane. Ce fut cette sLi3yile 
qui guida itnie dans sa descente aux enfcrs. 

Deiphos, fils de Triptol^mc et de Meganire,ou, scion 
d'autres, fils d*Hippot}ioon. Cer^s Taima tellenienl; que, 
pour le rendre immortel, et afin de le purifier de touu; 
mortality, elle le &isoit passer dans des flammcs; mnis 
Mcganire , m^e de ce prince , alarm^e d'un tcl spectacle , 
troubla par ses cris les mysth'es de cctte d^esse , qui 
monta aussitot sur sod char train^ par des dragons , et 
laissa brAler Deiphon. Ovide conte autrement cctlc fahle. 
Voy. Triptoleme. 

Deiphtle. Voy. Deiphiie, 

D£iPHTLU8,fils de St}i^ndus,et ami de Capinde, qu'il 
suivit au si^ge de TLfebes. 

DiiPTBUs, nn des capitaines grecs, tu^ aa siege de 
Troie par H^l^us, fils de Priam. 

D^Amms , fille d'OEnee, et fcmme d'Herctilc, qui, 
pour Tobtenir, combattit contre le fleuve AclitMoiis. Ce 
h^ros cmmena sa nouvelle Spouse; et lorsqii'il falim pas- 
ser le fleuve ^vtoe , le centaure r^essus s ofii it dc la por- 
ter sur son doe de I'antre cote. Herculc le voi^lut bicn, rt 
le centaure alloit 8*eufuir avec Dejnnire, lorsqu'Hercnle 
s'aper^ut de son dessein, et lui decocha unc flc'sclic qui 
rarrctasur-le-chatDp.Nessus,sesentantniourir, donna sa 
cliemise teinte de son sang a Dejanire, I'assurant qu clie 
rappclleroit son mari d^s qu'il voudroit s eloigner d'cl!e 
pour s'attacbcar k d'autres. Cette ferame crcdule, ayant 
appris qa'Ucrcule recLerchoit Iole,lui envoya la clicnnse 
du centaure; mais il ne Tout pas x>Ius tot nii.se, qu'ii se 
•entit trotoure dun feu devorant, et se jcta daus cr\\x\ 
d'un sacnBce, maJgre Ljcas et Philociele , ae» com^^ 



.i48 DEL 

gnou, qui DC purcnt Tea empfaLcr.D^aiili^ tktith 
lUtatpoir. Ovid. Mit I g. Hygia. ' ' ' 

D±LUi el DiuuxEt. Vof . ZMtUi. 

Il^Lii, luniom de Dime, pni de Fflt da Dtta, A 
clla niqait. 

Diuu , HUi an liionDtar J'Apollon, lumamnW 
Dclui ou Ddiiu, di I'ile'da DAui uu it aaquil. Peudunt 
c« fita, la AthjoitPt eiiToj<ueuI uiie dvpuution i. De- 
la, pour J ofinr tWwcriGcai ii Apotloo. Oa cquipaJl 
pour oeli on niiMUl ■nqael on daonoit le nom de Ui- 
liuoDdcTUo-u; ctlnidalWiailei ou de Ihcoru, i i 
ceux^]ciiiDiiliu«iit,«lcduid'li'c/>illi(!Dres3U clief >]i< 
la ddpuUtion. J 

Beudi. Vof . Delia 

Deiu I pMiti mank anprtt da^nek l^alie MMi^ 
dei firira PaUqnn, Voy. i'olifua. . .. 

Diim , lie de la mer £g^ , l'an> det C^ndadM^jCWHOi 
etnut an grs df> flott aTaal qua LatoOe j adt an Nipt) 
ApoHon et Diane. Ce dim j leodoil Mi ondaa> tNltl^ 
iHtui* pr^lendineDl qu'il pomnt «tl moii ii'Vmmlt'^ 
Patare; et loraqn'iU oejoiant qall ra? e nai t | Uklrflk 
tvoient de* fttei magniliquei en aon hoODeoC' - • r-' 

DEutm , ville de I* Kodds , anpit* da MaM .An 
BUM , renonmi^ par l^iacle d'ApoHtm. C(Ma •Mk^ftt 
•Dif ebat l« asraem poor le milieu de k Mm. il^lmt 
poor le maniuer, fit voler en mCnie Mnpa, da I'«t^■l^ 
lie I'occident, dMx aigki nDiMienCfltti4nBti|M^^A< 
.Voy.OdpW "r:'# 

DEiFnicoLi , nmoDi d'Apdlon ; pri* da M» M|fh 
deDelplin. _ ■* ■ 

Deuhiries , flEtes en rboDDenrd'Apolkm. ■ •*''' 

Delfhimci, surcam d'ApolIao. DiLiDe Amt l>ift*' 



DEM i4g 

DELPBiSt'noi; pytbonisse ; une pr6tre55e du temple de 
Dclpbrs. 

Delphus, fils d'Apollon et 'de Tliya. II habitoit les en- 
virons da mont Pamasse, et Mtit la ville de Oclphes, a 
laquelle U donna son nom. 

Delxtehtinus , dieu qu'on invoquqit dans Ics temps 
de guerre , pour ^tre preserve des ravages de la part des 
ennemis* 

D^u&E. Yoy. Deucalion, Ogygh, 

Piujs. Yoy. Delies, 

D^M^irE ou Dkmarque, habitant de Parrhasia^ 
ville d' Arcadie , fut cbange en loup , pour avoir mangd 
d'une victime bumaine inamo1£e a JvLpitat-LyccBus. Les 
Grecs disoient que dix ans apr^ il recouvra sa premiere 
forme, et qu'il fiit vainqueur aux jeux Qlympiques. II y 
en a qui racontent cette &ble de Lycaon. 

Dexeteb , Damateb ou Demetha , noms que les Grecs 
donnoient a Ceres. 

Demi-Deesses on fisfrraiES, femmes illustrcs aux- 
ji]tielle8 on rendoit apr^ leur mort des hoancurs diviiis. 

Demi-Piextx. Voy. Dieux. 

D^ocooif, un des tiJs naturels dc Priam, qm fut tue 
par IJlysse. 

U^ en eut un autre qui fut tud par Hercule , avcc sa 
B^'M^are et ses fibres. 

Demodice, fcmmedeCr6tb6e, roi dlolcbos. Voy. Cve- 
tfcee, Phryxus. 

D^MODOctrs , celebre musicien de la coui' d'Alcinoiis. 
Horn. Odyss. 8. 

D^oeOBCos. Voy. D(emogorgori, 

d£H05S ou Gehies. Les p «iens en rcconuoissoient de 
bons et de mauvais. Voy. Dccmon, 

DiuovBiLE ou TlTinopiiiLE. Cu croit que cVst un dct 
)K»i»f 4le U BJhylle de Cumct. 






I So DBS • 

D£M0PH005 , fib de Thesde «t de Pb^dxc Agt 
pedition de Troie, ou il s*^oit trouTi^, ayant M j 
la temp^te siir-^les cotes de la Tbf«ce,il y ^j^oaill 
fille de Lycurgue, roi de ce^e confir^. Vo][. | 
Ovi^. Her, 

Dew. Voy. Zeus. .^ 

Dendsctis. Toy. Hitini^ 

DENDROUBAmis, c*e8t-4k-dire, arhre du Libtm^ 
faisoit des couronnes pouv ies dieaz, et oo tsmyji. 
n'y avoit point de sacrifice qad put IraSr kn plos a| 
que ce present Voy. LAamu, 

Dendbophobe, c*e8t-4rdire, qui porff va orlr 
nom donn(^ a SyWun, pjuce qu'oa cioyoit qull ; 
toujours ujQ ieune arbrej et surtout un cyprtt. On 
loit aussi Deadrf^hoires oeuz qui, dadi| lies fttet^di 
que dieu , coxnme de ^^jcdkna oa de Cybfele » pwto 
leui* bonneur des arbres sur leois epaules : c'estcc 
appeloit Dendropborie. 

Devt. Voy. Sommeil, Cadmut. 

Deo ou Dio,nom que les Grecs et sortput fey.] 
donnent u Ccr^. 

Deois , c*est-d*-dirc ,pUe deC&es, soinCMa de 1 
pirje. Voy. Deo. . 

Debadiotes ou Debauiotk, sm'nom d*AppUoi 

Dei\C£, fille de Venus, qu'on croit ^e la mJba 
Dercete. 

DsKctTE, Derc^tis ou Decceto, diviiiitd des.S; 
la niCme qu Ater^tis. On la repr^sentoU molui fia 
moitie poisson* Elle avoit un temple ma^nifiqiie 
<d'Ascalon. 

DEi\nHiATXs,«umom de Diane. 

D^ k jouer. Voy. Palamede. . 

DESPontA, c'et^4-dire, maUrtis6f suriMii* 4 
tcrpine. 



DIA i5i 

Desthi, DESTWiE, divinitd allt'soricjiie c^u'on (;ut nnitre 
dn Cbaos. On le reprcsente tenant sous ses pieds 1e globe 
de la terre , et dans ses mains i'ume dans larj^ueHe est Ic 
sort des hommes. On crojoU ses arrets irrcvocables , et 
son pottvoir si grand, que tous les autres dieux lui etoient 
subordonn^. On admettoit plusieurs Cestins. 

Dedcalioit, roi de Thessalic, fils de Prompt!] de, et 
mari de Pyrrha. Les dieux firent perir tous les bommes 
de son terops par un deluge universel, parce qu'ils etoient 
tous m^bans. Deucalion et PyiTba en furent preserves 
k cause de leur equite. Apres le deluge , i!s coDsultL'rent 
I'oracle de Themis, qui leur conseilla de jcter les os de 
leur mtee, c*e8t-4-dire, des pierres derridre eux par-des.- 
sus leur t^; et ces pierres, en sortant de leurs mains, 
se m^tamorphosoient, celles de Deucalion en honnnes, 
et celles de Pyrrba en fiemmes. Ovid liv. i des Metam. 

U y eut plusieurs autres Deucalions : un , fils de Minos ^ 
im autre, fils d'Abas , etc. 

Deveiuia on DEVEnBONA , tleesse du balaynge , du 

erbe det^erro, balayer. On I'bonoroit surtout quand on 

) serroit de balais pour amasscr en tas le blc separe de 

paille ; et quand , apr^ la naissance d'un enfiuit , en 

layott la maison pour emp^clier par-lA, a c:: qiTon 

lyoit, le dieu Sylvcun d'y entrcr, de crainte qu'il ne 

rment^ la mbre de I'enfant qui vcnoit de naitrc. 

Devins. 11 y en avoit de bien des soitcs. Yoy. Aru^- 

t^Au^wet^ etc. 

>ivouEM£RT. C etoit uu actc de reli^^Ion par lequci 
|u*un se devouoit k la mort pour le salut dune ville, 
*. armee , etc. 

A, dcesse qii'on croit ^tre la m6nic qu'Hebc. 
iLCTonoSf c'est*a-dire, messa^er^ surnom de Mercure. 
ais FI.AME5 , c'est-^-dire , pi'dfre f?c Jupiter. Sri 
atives ctoit>nl trjs-gr.andes. ll avoit liv cUaW. cuvm1\«. 



i5a DIA 

tt il etoj't ordlniiireiiicat pr^ced^ d'un licteur. C'dtoit toa« 
iours de sa maison (ju'on npporloit'le feu ppnr les sacri'^ 
iicos. Il ne devoii jamais faire aucun serment. Une inoo- 
toit jamais k cheval , et toute sa mani^ de vivre devoit 
representer la simpUcite des premiers temps. Il avoit 
ie droit, ea ceitaincs occasions, d*6ter les diaines & ceoz 
qui en etoicnt lids^ et d'empteher qu*on ne battit de 
verges ceux qu'on con'duisoit k ce supplice , lorsquH se 
trouvolt sur leur passage, /C Cell, Uv, lo, chap. i5. 
Voy. Flam'ines. 

DiAMAHT. Voy, h.iche$se, Phaeton. 

DiAMASTiGOsE, fete qu'on celcbroit a Lac^^dne eo 
rhonneiir de Diane, surnomra^ Orthias. La principale 
cen'monie dc cette ft^te, eloit de mettre de jeuiies en&ns 
Bur I'autel de la d^sse, et de les battre si rudement de 
verfjcs , que souvent ils j perdoient la vie. 

Diane , deesse de la chasse^ fiUe de Jupiter et de La- 
10)10 , et s(£ur d' ApolloD. On I'appeloit Hdcate dans les 
rnfcrs , la Lune ou Phoebe au ciel, et Diane sur la terre. 
nie avoit encore d'autres noms, suivant les lieux on on 
rhonoroit particulierement. On la regardoit comme la 
de( sse de la chastete. Ellc avoit taut de pudeur, qu'elle 
iTi6taniorpbosa Acteon en cerf , pour Tavoir i^ard^ dans 
iin bain. Elle avoit S sa suite une troupe de n3rnipLes, et 
ii'en sonfiroit point qui ne fbssent aussi cbastes ({u*eDe{' 
car elle cbassa de sa compagnie Calisto , qui s*^toit laiss^ 
gagner par Jupiter. On dit c&pcndant qu elle aima le ber- 
ger Endymion, et quelle quittoit souvent le ciel pendant 
ta nuit pour le visiter. Quoi qu'il eu soit, si elle n'etoit 
pas plus sage que les autres deesses , ello faisoit du moins 
f eniblant de VHre. Ellc eloit prcsque toujoiirs it la cliasse, 
et n'habitoit que les bois, suivie d'une nieute de chiens. 
1.CS Sa tyres, les Dry adesj^eic., cel^roient des fiStes en sod 
Jwaneur, On la r^roseniou (jQftlc\ut{o\a %ur uu diar tniiM 



DTD i53 

par Sm VjAm., arm^ d'un arc et d'un carquois rempli de 
fltekes, et.«ytnt rar sa t6te iin croissaDt. Cette deesse 
BTOit k ifhkte le temple le plus magnifique qui fut dans 
h aMmde. Ia biciie lui ^it coniacrce. Hy^» Nat. Comes. 
(ML Yof . Bkaie. 

i^MMUi tinrk, In troupe i« Diane, c'ett-k-dire, les 
cbieBft, ooou&eiilaiit sons la proteetioii de Diane , deesse ^ 
'da !• fTiang 

Dutei, fttfli d'Atlitoea, en Hionoenr de* Jupiter^ 
Itfaiielkwf , e*cit4-dire, profice, EUes ^ient acdompa* 
jfpim d*ipb0 jpande finre, ou Ton troiiToit iontes sortes 
de ■■ rchanJ Baca. Lea Atli^iiieDS 8*j distingnoieut par le 
gpraad wutOm de aacrifioea qu'Qa fidsoient, et plus eilcore 
par )■ jfM et la dilioatesae dea featins qu'ib s'y donnoient 
Ita Am anz antrea. 

DicA, fiDe de Jupiter et de Themis; d6esd$ qu'on 
jBioyoh pnbider anx jngeinens. 

I)KGr«A C6BCM, k cdnstellation d'Ariudne, que Tli6see 
wmil emwienfe de Tik de Cri^te, ou est le nont Dicte. 

IhaatkM wnamM\ nymphea de Vile de Cr&te, aiusi 
ua^tiBikt de I^cttf , inonta^e de oette ile. ~ 

DiCrBOi| awnom de InpHer , pris de Dicte, montagne 
ile Crttoy ear lequeUe on prStendoit qQ*il avoit ete elev& 

piciinin^ n jn^he de Tile de Crite, a laquelle on 
•UrSbiie ^^Teniion dea fileta de chasseurs. On croit que 
e*eel le mAme qpe Brhbrnarte. Dictynna est aussi un sur- 
BoeidelHeDek 

DKrie f nn dea Oentaores , qui fut tu£ par Ptrithous. 

DiMni oa £ijaE, fille de Behis, roi de Tyr. Poor eviter 
le finenr de Pigmalioa, son frur^f qui avott tue Sich^, 
die et aenT* en Afrique ayec sa socur Anne, ou elle b&tit 
le TiBe dB CBriliege.,Iariiaa, h>i des Getules, ay ant voulu 
rfoeoar inelgrtf elky cette priucesse ainta mieux se dovi- 
mrkfmon^iuido maaqaer k la tendiesse <^u*e\\e cio^«\\ 



1 54 



1^ devoii 



DIE 

Q premier mari EUe fiit ilepuii 



i Catltoge comnic one deessc. L'episode^E I 

plus da (roil «d1s sm arnnl la fondotion de Ci 
lie aoric qne Virgilo n'o feiiil Is pulsion dc DiJoii 
piinccr trajei) que pout J faire entrer lej fiuncux 
yiii out si loag-lenjps divise Bome n Cuctliflge. J 
J}i 1, Mno-oft.elc. 

L':ai3U., c'esl-i-dite juiaelli, Biiraoin de l:iBQ 

Diuixj^DS, Buinom d'Apollon, nut Irtjitcl a: 
■Mil cQDmje I'aulcxr da la loniiere ilu )o.>[ N de 
[.1 luue, et comnuj duiil D^ CD nifiue te^pi qiu 

lIiDYii^otr , qnnriin de la ville de itTilel, ou j 

teniple.Voj. DiJyiilieiu. 

UieeFiTEiou Duani, c'eit-itdire, pert iujo. 
Dom da Jupiur. On \e dooDO iituii u Plalon, 

DiEui., Deesses, Gimii, etc, objpli du cul 
gicux dc?s psieiis. L'inipcessioa de la Dlvinilc at i 
rulle Hux faommes, et si protoDdpioeiit griiv^ dai 
il perdu la conaoiiaiiioe du sent 



Dif I. .(, 



a fau: 



D lui CT 



tela qu'ite se la fbrg^rsnt, ou d'apK9 ca qui tei 
teste d'idee de Id veEltd, donl od I't.'Iruuve des lev 
cirusca josque dncu Ic chaoji da Icieh iiipmtitit 
'd'apt^ Icun.piusioiis, dont lis K fiMilt amunt d« 
I^ CoiiuoG clia(.-un pouvoit impuncnii^iH ed 'laa 
■OD grc , leur nombie cloit prodigicux. Oii ta a 
jusiiu'i uenle niille. Jupltut iioii rajur.k- cumnm 
pniBsuol de toni ; de maniSre crpendant que son j 
tidil siiiKinlDDnfl k celui dn Destiu. lex .nabea die 
6b M ionibialion, a'ctant Il'tdIu:!!, il hs dt^lll, ei 1 



les aquatiques et des infernnax. II y en avoit 
rincipaux, qu'ils appeloient les giauds dieux, 
laturoe, Cyb^le, Cerfes, Jupiler, Jiinoii, Apol- 
le, Bacchus, Mercure, Venus, Neptune ct PIu- 

autres ^toient appeles petits dieux , comme 
Mars, Pallas, Themis, Eole, etc.; et d' autres 
Dn appeloit demi-dieux. Ceux-ci etoieut des fc6ros 
dieu et d'une raortelle ; ou c'eloient des mortels 
leurs belles actions, avoient merite aprfes leur 
re adniis parmi les dieux : tels etoient Hercule , 
Minos et lant d'autres, jusqu'k des empereuis 
II est bon d'obscrver que , quoique les anciens 
iznploient quclquefois indillercmnient les mots 
Ivi pour toutes sortes t!e dieux, cependant Dii, 
sens propre, ne convicut qu'aux dieux du pre- 
re, aux grands dieux, ei DiVi, qu'aux auti-es 
iTtout k oeux qui n'etoicnt reconnas pour dieux 
'apotheose. 

les plus anciens objets du culte idolatre on 
ipter le Soleil, la Lune et les autres corps c6- 



!l 



l56 DIO 

Allii'ius, eii rlioDDfiii 4c Jupiter -Puliriug, c'« 
prolwteui' lie lu viUe, 

Diiovu. V. Diapiter. 

UutfonFiiai. Vaj. Si/brmu. 

UiNDTKE. CW le nom da pluiicun ninnbigi 
la Troadc, dfliii ]a PLryglc el dans Is lli»<MliR 
I'rtlu Je Plirygie qiiu (.jbolc (at surimaiiiuc JJi: 

Ct DiSDTME. 

Ut.tDIaliTIE. Voy. Oindj-me. 

DiO, ou plulut Deo. Voj. Oeo. 

Diocils, hcrDi rovcre cliex li.'9 Megnrtens. ■ 



rnoMioi, Gils de PLnrbttJ, qu'Adiille subsl 
fiaix d«Ii]isiaa, lacwjuAgouieiDiiDa lulculenlt; 

Dio'.iioE, roi dtltnlie, Gl< de Tjdce, et Ie p 
Uul dea Una aprii Actiill* et apria Ajai. Il ae J 
tKBiicoup ea licgs dc Troie, oil il bleui Man Ft 
:t fut un de ceux qoi cnlaiircnl le PallDdium. . 
ruitic de Troiii, il tnl taut tI'Lon-eur dcs rac. 
fk;iniue S^giale, qa£j pour n'eo etrc pn temt^n, 

Du iiiL qu*!! J Git Lud par linec, « qua ses eam 
I'll auicDl tout de chagrin, ijn'ili luieiit change 
m^.. Uom. Ovid. 

II J cut uu fluLir Diouifdc ,,iu noumsaoit aei 

DionE, nyniphu, Clli^ de lOtean et de Till 
rm aa Dombra dps coucubiucs de Jupiter. II ei 
Vcuui, qui £jt suTuominee Dioiite, du aom dei 
liileii-Criitii fat ainu gi 



DIR i57 

DiO!«TSiES ou Bacchanales , f^tes cel^rcs^cn Hiou- 
near de Bacchus. 

DioNTsius, et mieux Diostsus, nom de Bacchus, ap- 
pele ainsi de h ville He Nysa , ou il avoit uji temple su- 
perbe , et ou il avoit ^t^ 61ev^. 

Diop£tes. On donnoit ce nonii a des statues de Jupi^ 
ter, de I^ane et d'rulres divinit^ qu on cro}oit utre des- 
cenduea du del. 

DI09CUBES. Lcs anciens entcndoicnt ordinairemcnt 
Castor et Pollux sous ce nom. lis 6toicnt particulicreinent 
reveres sons cette denomination , coniiiie les divinites tU' 
t^laires de la navigation. On comprenoit encore sous co 
nom plnsieurs dirux subaltemes , enfans de Jupiter. 

DiospoLis. C'est le nom de plnsieurs villes en Itlgypte, 
en Pb^nide et dans la Lydie. II signifie ville de Jupilcr^ 
pfuxe qu*il y etoit particulierement revere. 

DrpHTHEBA. On donnoit ce nom a la peau de la ch^vre 
'Amaltliee, sur hqucQe on croyoit que Jupiter avoit 6crit 
iouies les drstinces humaines. 

Dii?HtJE8. Vdy. Biformis , Cecrops. 

Dinc^, reine de Thfebes. Lyons, pour lepouser, avoit 
ripndie Antiope , dont les enfans attach^rent Dirce a I.i 
queue d*un taureau furieux, afin de vcnger leur mere de 
cet aflront. 

Il y ent nne autre Dirc^ , qui , ayant os^ comparer sa 
lieaat^ k celle de Pallas, fut cbang^ en poisson. Yoy. 
Cauiope, 

DiBC^EUS, sumom d'Amphion, pris de Dirce, fon- 
taine de la B^tie. Dc ]k aussi Pindare est appele Dirccpus 
cycnut, 

DiBES, filks de I'Acheron et de la Nuit, en latin Dira?, 
Elles ^ient an nombre de trois. Posfcees aupr^s du trune 
de Jupiter, eljes recerohat ses ordres pout aWet Uov^Vx 
if repofdes mecbans, et exciter des remoTds daxi* Vevxx* 

J}ict. ie la rabir^ \ U 



i58 DIU ' 

fliTies. On les nommolt Dires dans le ciel ; Fnrifs on Eu- 
meiiides siir la terre; Clnennes du Styx dans les enfers. ^ 
Virg. l!lneid. liv. 12. Serv. Voy. Eumenides ^ Furies. ■ 

DiRPHYA, sumom de Juuou, pris du culte quon liu 
rendoit stir le moot Dirpbys dans llle d'Eub^. 

Dis, dieu des enfers. G'est le m^me que Piuton. Quel- 
quefois aussi c etoit Jupiter. Voy. Zeu$, 

DisconDE ou Knis , deesse que Jupiter chassa du dcIi 
parce qu'elle hrouilloit continuellement les dicux en- . 
scmblc. Elle fut si piqudc de n'avoir pas ete invitee aia <; 
noces de Tbetis et de Pelue avec les autres dieux, quelle t 
rosolut de s'en venger, en j( tant sur la table une pomme j 
d'or, sur laquelle elle avoit ecrit ces mets : A la plus j 
helle. Junon, Pallas et Venus disput^rent cette pomme y 
jusqu'd ce que P&riSf par I'ordre de Jupiter, termina la 
querelle en faveur de Venus ; ce qui causa une infinite 
de malheurs. On reprcsente la Discorde coiifee de ler-- 
pens, tenant une torche ardente dune main, une coa- 
leuvre et un poignard de I'autre, ayant le teint livide, 
les yeux egarcs, la bouche icumante, et les mains ensan* 
glantees. 

DisQUE. C ctoit une esp^ce de ^ros palet de figure 
ronde. Voy. Hyacinlhey Acrise. Le Disque represcnie 
aussi la terre par sa roiideur. Voy. tyhele ou Vesltu 

DiTHYB AMBUS , suriioin de Baccbus. On appeloit aussi 
Ditbyrambc une sorle d'bymne coniposee en son hou- 
neur. 

Dius FiDirs ou Medi-Kdi, ancicn dieu des Fabins. 
dent le cuke passa a Home. Ce Dius ou Deus Fidius^ et 
quelquefois simplement FiWius, etoit regard^ comme le 
dieu de la bonne fbi ; d'oii etoit venu cbez les anciens 
r usage si frequent de jurer par cette divinit^. Cuite for- 
miilc de semient eloit Med'ms Fidius^ qu'on doit enteu- 
c//e dans ie iucine sens <^uc jiciicrcuics. viuVeecoYoit fii^ 



DOR iSg 

, et quelques-UDS I'ont confondu Qvec Hercule. * 

trcules. 

s , fetes en rhonneur d'Angerooe. 

k pour Diana ; Diane. 

nON , I'art de predire I'avenir. II £iisoit partie 

on des paiens. Yoy. Augure^ Aruspices^ etc. 

rE8, dieox que les Samothraces nommoient 

lesy c'est-i-dire , divinites puissantes, II y en 

; le Ciel et la Terre , ou Y&me et le corps , ou 

t le froid : peut-^tre aiissi ccs Divipotes etoient- 

les que les dieux Cabires. Voy. Cahrres. 

z, ville d'P^pire, aupr^ de laquelle il y avoit 

cousacree k Jupiter, et dont les clienes ren- 

oracles. II y avoit au milieu de cette for^t un 

i en rbonneur de Jupiter Dodoneen. 

DES J nymphfs , et nourrices de Bacchus : co. 

^mes que les Atlantides. 

ENius ou DoLiCHENCS, surnom de Jupiter, prb 

u'on lui rendoit a Dolicli^ne, ville de la Co- 

, Troy en extremement l^er k la course , qui , 
Jrance d'avoir les clievaux d'Achillc pour y6- 
^ant alle comme espion au camp des Grecs , 
tue par Eiora^de et par Ulysse. 
:s, peuplcs de Thtssalie, commands au si^e 
ar Fyrrj;us. 

us, dieu que les paieus iiivoquoient dans les. 
pour que la nouveile n:ai-iee pril soiu de sa 

:CA et DoMiDL'CCs, divinites quVji imocjuoil 
conduisoit la nouveile mariee da::s la nialson 
iri. C'est pour la ni^me raison que Juuoa est 
e Domiduca. 
, coDtree de la Greccj ainsi appelee del^oroA^ 



i6o DRI 

fils de Neptune et 'd'AIope, on dit aussi de Hellen et de 
la uymplie Optix. Les Doriens etoienl grands parkurs, 
p(;u sinc^i'es et pcu modestes ; d'oii sont venus bien dcs 
proverbes fuits k leur sujeL Les poetes d^ignent ^ucl- 
qucfois tons les Grecs par ceux de la Doride, comme 
c[uand Yirgile dit Dorica castra, 

Donis , fille de rOcean et de T6tbj8. Elle eponsa son 
frere Neree , dout elle eut cinquante nymphes appclecs 
les Nereides. Le nom 'de Doris , conune une des divinit^ 
cle la mer, est quelquefois mis par les poetes pour la mec 
lusme. Yirgile a dit Doris amara. Eel, lO. 

DoRUS , fils de Neptune. Yoy. Doride, 

DoRYCLus, fils nature] de Priam, ta^ par Ajax aa sidge 
de Troie. 

n y en a eu un autre , fils de Phin^, roi de Thrace. 

DoRTLA8>.un de ceux qui os^ent attaquer Persce dans 
la cour de Cephee. U fut tue avec les autres, de la main 
de Persee. 

Un des Centaurcs se nommoit Dorylas. 

DoTo , nymphc de la mer, fille de Ncree et de Doris. 

DocLEUR. Les anciens en avoient fait une divinite. 
Ilygiu la fait naitre de TAir et de la Terre. 

Draconigena urvs ; la ville nee des dents. d*un dru' 
'fjoii : c'est Thfebes. Yoy. Cadmus. 

Dragon. Yoy. Cadmus, Andromede, Ceres ^ Medic f^ 
Dciphon^ Hesperides. 

Drakces, un des giands de la cour du roi Latinus, 
liardi discourcur, niais tr^-lAclic qiiand il falloit payer 
de sa pertiouue. 11 etoit enuenii particulier de Turous. 

Drtmaque , brigand qui , h la t^te d'une troupe d'cs- 
cliives fugitifs, ravageoit Tile de Chio. Les habilans da 
cette lie ayaut mis sa ictc a prix, il persuada h un jeuue 
hoinme de sa suite de le tucr, et dialler recevoir la aomuje 



DYM i6i 

promise. Ceux de C] io firent de re Dririiaque iiue divi- 
nity qu'ils avoient en grande v(*iieration. 

DnuroES, ininistres du ciilte itlolaUv c^cz Ics Hnnlois. 
I.eur noin est pris d'un mot j;;rec qui signifi" c/jene, paice 
qn'ils denoeuroient et faisoient leurs sacrifices dans Ics 
forets. 

Dbtades, nyrophes qui pr&idoient aux bois et aux 
forets, ou clles se tenoient uuit et jour. Yoy. Querquc- 
lulanes. 

DnTAirrrADis, Lycurguc, roi de Thrace, fils de Dryas. 

DbtAs, fille de Faune, qu'on^rev^roit comme la decsse 
Be la pudcur et de|a modestie. II ne'toit pas pern us aux 
liommcs dc se trotrver a;:x sacrifices qu*on lui offroit. 

Dryas ^it aussi le nom d'un des princes qui don- 
D^rent du secours k J^teocle. II fut tue par Di:iue. 

Drtmo, nyniplie, fiile de Neree et de Doris. 

Dhyope, nympbe d'Arcadie, aimce de Mercure. Te- 
nant u|i jour son fils eutrc ses bras, elle arracha imc ti .c 
de lotos pour rarnuser. Bacchus, k qui cette plante etoil 
consacr^, en fut si irrite, qu'il la me'laiuorpliosa en 
nrbre : clle n'eut que le temps d'appder sa soeur pour 
prendre Teufant, qui auroit cte eufcrme avec elle daus 
I'ecorce. 

Lea Dryopes ^toient un peuple au voisinage du iront 
Pamasse. 

DvELLONE, la m^rae que Bellone. -^. 

DuucHivii) lie dcpendnnte d'ltliaque, d'ou riysse 
lest sumomme Dulichius, 

DUSIE5S, g^nies craints et reveres par Ics (.raulois. 

DtasAb. Voy. Dyscaes. 

DtmAstis, Hecube, Ulle de Dymas, sdoo Homere, 
cf fenune de Priam. 

Dtmas, pfere d'Asius et d'H^ube, et roi de Thrace. 

VtmoMj Van des quatre dieus Lares. \oy. AtwcWvs. 



i63 EGA 

DYNCi'iiNE. Voy. Dindyme. 

DYSAnis ou Dyasar, dieii des .\rab(>s. On croit qua 
c'cst le mfiine que Bacchus ou que le Soleil. 

EGA 

Jl A , nyjmpbe qui implora le secours des dieux pour ^i- 
ter les poursuites dp. lleuve Phasis. lis la cbaDg^rent en ile. 

hlA , ct mieux JEa, e'loit aussi Ic noni dc la capitale de 
la Colchide, et celui de I'lle de Girc^, vers le dctroit de 
Sicile. Cette ile se trouve aussi sous le nom d'^Eaa ou 
jEcee y d'ou Circe est surnoicmde itile-iu^me Mcea, 
Voy. Cyta. 

Eacees , jeux solenuels en rhonacut d'Eaque. 

Eacus. Voy. J^atjue. 

IBanus pour Janls. Les auciens mettoicnt soayent fR 
pour n. 

Kaque, fils de Jupiter et d'JLgine. II etoit roi dc Tile 
6'OEiiopie, appelee aussi OEnone, qu'il nonima Egine, 
du nom de sa xnt:re. La pcste ayant depeuple ses Etats, 
il obtint de son p^re que les founnis fiisscnt cliaogees en 
lioniines, et les appela Myr!nii>Ions. Il regua a^c loot de 
justice, que Plutou Tassocla h Minos et k Rija^amanUie 
pour jugcr les anies dans les enfers. Voy. Myrmex, 

Eau. Les ancicns avoient fait une divi'.iite de cet 61^ 
nient. Les Perscs lui offroicnt des sacrifices avec de grandles 
ceicnionitfs. 

Eau lustrale. C'est ainsi que Irs patens appeloient 
I'enu dans laquelle ils avoient rteiot un tison ardent, 
tire c;ii bucher d'un sacrifice. Ik lui attribuotent de grat^des.. 
vertu-'. 

EcASTon ct !\TrcASTon, formules descrmens, pnr Ics-i 

quels on juroit par Castor, dans le mfimc sens qu'ou di- 

sa/t A/e/iff rules, quamd on juroil ^ax B.ett\\\&.C»'«8L 



ECH i63 

dans ce sens, selon les pius savans graminairiens , qii'il 
fiiut entendre Edepol, qu'il faut ecrire ainsi, et non par 
un M^ qliand on jiiroit par Polliix; car Us pre'tendent 
qu'E est pour me, que de n'a ete ajoute que pour adou^ 
cir la prononciation , et que c'est mal entendre Edepolj 
de dire que c'etoit un serment par le temple de Polhia:. 
Vossius; MeursiiiSy etm, Yoy. Me/tercules. 

EcDTSiES, fetes quon celeLroit k Pheste, ville de 
Or^te,en llionneur de Latone,parce qu'elle avoit change 
tuae jeune fiUe en gar^on. AnU Liberalis. 

]§ICHECS. Yoy. Palamede, 

flCHEMON, fiiswde Priam et d'H^cube,qui fut tuc par 
DiomSde sous les murs de Troiei 

l^CHiDNA, monstre moitie femme et moitie' serpent, 
qui iut m^re du chien CcrL^re , de I'Lydrc de Lerce , do 
la Cbim^ , du lion de Neme'e , etc. Echidna est un mot 
grec qui signifie vipere, hydre. 

£ghidk£, reine des Scytlies, qu Hercule ^pousa, et de 
laqiielle il eut plusieurs en^ins. 

EcHivADES. C'dtoient des nymplies qui furent ni^ta- 
morphosees en lies, pour n'avoir pas appeI6 Aclieloiis A 
iin sacrifice de dix taureaux , auqucl elks avoient prie 
lous les dieux des bois et des fleuvcs. 

l^.CHios , roi de Tb&Les. Ses deux filles se laiss6rcnt 
immoler pour apaiser les dieux qui affligeoient la contree 
d*une secheresse horrible. II sortit de leurs cendres deux 
jeunes hommes couronn^s, qui celebr^rent la mort gcnc^ 
reuac de ces princesses. 

II y a eu un autre J^chion, pfcre dc Penth^c, qui f"t 
tin de ceux <^ naquii'ent des dents du dragon, et qui ai- 
d^rcnt Cadmus a Mtir Thebes ; et c'est de son nom que 
les Tb^bains ont ete appeWs £cbionides. 

ll y en a oil enoore un autre qui 6toit le h^raut dei 



On H[)|M:Ut' auHsi de ce nom les Labitans Ae ia vitle di 
Th^ibes. Vuy. Kchioii, 

LIcuMAtiOBAj), fib d'HercuIp^ fut expos^ anx Uta 
sauvugcs avec su uiere PLilIone,par Turdro d*Aiciiii«doo 
tton aieul , irr'itt^ du mariiige clandofltin de sa fille avec 
Ilcrcule. Celui-<i U» dt'livra Tun vt raiilre. 

li)CHO, iille de TAir el dc la Terre. Cette ujinplie 2ii* 
biloil les bords du flouve Ccpliise. Junon la Goudamini k 
ne rejMiter que la derni^-e parule de ceax qui rinierro- 
gcoicut, parce quelle avoit parle d'elle iinprudenimeDl, 
ct quelle. Tavuit ainusee par dcs discoun agi tablet ^leu- 
dant que Jupiler ctoit avtc sea n) mphes , afiu quelle 
ti'allat puiut le troubler. Ayant voulu se faire aimer de 
NarcUse, el s'eu vo^aut luepiistie , ellc se retira dans les 
grottes , daus les niunlagnrs et dans les for^, on elk 
sccba de douleuTi et Tut meuiuoipIi(Moe cu ix>cLer. 

£cupSES. Les paicns les regardoient comxne das pr^ 
sages funestes. 

EcHi^vissE. Voy. Canctr, 

KuKPOu Voy. Ecastor. 

Edipe. Voy. CEdipe. 

t^BOvi. C'est le meme qu'A^don. Voy. Aedon, 

Kdobides. I^s Bacchantes etoit iit ainsi surnommte 
d'Ldou, montagne dc la Thrace, ou dies cel^broient ki 
or^pes. £dont£, au singnlier JBdCc/iante. 

EuoMus, surnom de Bacchus. Yoy. Edonides, 

Educa , Edvlia , Cdulica ou Edusa , divinit<S qui 
pr($siUuit a ce qu on dounoit a manger auxenlaos, oonmie 
Voltna ou Folica , k ce qu on leur donnult h boire. 

I'Xta uu Eiiks , fils liu ILolcil et dc X*ei-sa. 11 cloit rui 
dc la (.^olchidc, rt p^re dc Mcde'c. Voy. Medee, 

Keiias , ct itiicux i^LETiAs OU Aumm , Med6e ^ filb 
d'Edi^. 



EGE i65 

EetioVi pire d'Andromaque , et roi de Thibes, villc 
de Cilicie. 

£ga, et mieux JEga, nymplie, nourrice de Jupiter, 
la m^me qvCAix, 

E&KE, Toi de I'Attique, et mari d*Kthra, dont il e^t 
Tlicsce, qui fiit envoy^ en' Cr6te pour etre la proie du 
Miootaure. II avoit ordonu^ aux matclots que , quand ils 
reviendroient, ils deployassent des voiles blanches , si 
Th^e soitoit du labyrinthe; mais comme ils etoient 
transport^ de joie k la yue de leur patrie, ils ouLli^rcut 
d'executcr les ordrcs d'r!gee , qui , penetrd de douleur , et 
croyant son fils aort, se prccipita dans la xner, qu'on 
appela depuis ^g^. Voy. Aix. 

J&GioN ou BitiAB£E , dicu marin, fils de Titan ct de 
la Terre. Ce fut un geant d'une force extraordinaire , qui 
avoit cent bras et cinquante tdies. Juiion , Pallas et IVcp- 
tune, ayant rdsolu d'enchainer Jupiter dans la guerre des 
dieux , T^fays gagna j^gdon en faveur de Jupiter , qui , 
pour ce service, lui rendit son amitie, et lui pardonna ce 
qu*il aToit fiut auparavant avec les geans. 

£g£bi£ , nymphe d'une beaute singulic>rc , que Diane 
cbaugea en fontnine. Les Romains I'adoroient ronijne 
une divinite,et les fenunes surtout lui faisoicat des sacri- 
fices pour obtenir des accouchemeus lieureux. jNuma fci- 
gnit d'avoir des entretiens secrets avec cette nyrapljc, 
afiu de donner plus d'autoritc h. ses lois. 

tiGESTZj fillc d'Hippoles, prince troyen : elle fut ex- 
posee sur un vaisseau par son pcre , de peur que Ic sort 
ne tonibAt sur elle pour 6tre devoree par le moiistrc ma- 
fin , auquel les ''"roYCiis e'loient obliges de doinicr tons lev-* 
ons une fillc pour cxpicr Ic criinc de J.aomcflou. l::]gesle 
aborda en Sicilc, ou Ic fleuve Cnnise,sous la figure d'un 
taureaii,puis sous celle dun ours, combattit poux V^^u.- 
aer, et ea cut J^Je et Aceste. 



•J 66 EGl 

Egiale, soeur de Phaeton, laquelle, h (one de verser 
jdes larmes a cause du malheur de son frere, fut mtVt- 
Hiorphosee en peuplier avec ses soeurs. On croit que c'est 
la nieme que Laxnpctie. ' 

II y eul une autre 6j^iale, fiilfc d'Adraste, roi d'ArJos, 
et fenime de DiomMe. Venus fut si irrit^ de la blcssure 
que lul fit Diomede aii siege de Troie, que, pour sen 
vender, clle inspira h J^giale Tinfame desir de se livrer k- 
tout le nionde. Quand Diom6de revint, eile attenta ^ » 
vie, parce qu'il ne SQlisfaisoit pas k sa detestable passion; 
iiiais il se sauva dans le temple d*ApoUon, ct abandonna 
cett:; liiallicureuse femme. Ser\nus iri J^eid, 

Egialc est encore , sek>n quelques-uns , le nom d'ane 
dcs Graces. ^ 

Kg IDE ou l^Giis, monstre ne de la Terre, qui Tomi»* 
soit feu et ilamme, avec une fumee noire et epaisse. Il 
desob la Plirjgie, n'cttant le feu dans les fordts et dans 
its cnmpagues, de soite que les liahitans ftireut contraints 
de quitter le pays. Pallas Gombaltit ce monstre et le tua. 
lyut. Com, 

(yest aussi le bouclier ou la cuirasse de Jupiter, car 
les potiies en donnent Tunc et I'aulre idee. La chcvr© 
AinaliJice, qui avoit nourri Jupiter, elant morte, Jqpiter 
pvit sa peau, dont il couvrit son houclicr, qu'il nomma 
t!gide,d'un molgrec qui sigiufie chevre. Il rcndit ensoito 
la vie a cette cLcvrc, et la placa parmi los constellations. 
Jupiter donna depuis ce houclicr h Palbs, qui y attachala 
lete de Med use, ce qui le renditencoieplus redoutable, en 
lul donnant la vertu de petrifier cmk qui le regardoient^ 
Lt's boucllers dcs diciix et de qiielqucs he'ros furent aussf 
appelos ligiiles. M. Wiiikelman pix)uve par ime anliqii^ 
que I'i'lgide dc Jupiter n'etoit autre chose que la peau oe 
la chevro Amalihce , dont son bras gauche dtoit eutouri. 
'Voj'. Mi nerve. 



EGI 1G7 

Eg-ine, CUp d'Asope : elle ful si tendrement almcc de 
Jupiter, que ce dieu se clian^^pa plusieurs fois en flanniie 
de feu pour la voir. 11 eut d'elle Eaqiic et Rhadanianlhc. 

E&nitTES, habitans de Tile d'Ej^ne daus le golfe Sa> 
ronique, dont l^aque fat roi. lis ftirent dcpuis appclrs 
Myrmidons. Yoj. Eaque. 

EaiOGHUS ou Eaiucaus, nom qu'Hom^re et quelcpios 
atitres donnent a Jupiter, soit parce qu'il avoit ete roui li 
par une cb^Tre^ soit k cause de son bouciier qu'il avoit 
couvert de k peau de cette ch^vre. Yoy. ^gide. 

£o-iPjiEr. Pan etoit ainsi suniomme, parce quil avoit 
des pieds de cL^vre. Quelques-uns font d'Egipan une 
divinity particulidK, et le disent fils de Jupiter, irnutres 
de Pan et dfEga^^a fenune. On donna aussi le nom d'JCgi- 
|»aii8 aux satyres et 4 des divinit^s chanip^tres qu ou re- 
pr^sentoit avec des cornes k la t^te, des pieds de clievre 
et uoe queae. 

£gi21e f une des Hamadryades. 

l^Gis. Yoy. £^ide. 

^iSTBE, fils de Thyeste et de Pelop^e. Tliycste, h 
igpi Toracle avoit predit que le fiis qu'il auroit do sa 
propie fine Pelopee vcngeroit les crimes d' A tree, fit cetts 
fiUe prStresse de Minerve d^ sa tendre jeunesse, avcc 
ordre de la transporter dans d«;s Ijcux qu'il ne conrioitroit 
pas, et avec defense de Tinstruire toucbaut sa iiaissanre. 
II crut par cette pr^aution ^viter I'inceste dont il etoit 
menace ; mais quelques annees apr^ , I'ayant rencontree 
dans on voyage » il I'epoiisa sans la connoitre; et pour 
gage de sa foi, il lui laissa son epee. Quelque trjnps <iprf>s 
que Thyeste eutqtiitt6 Pelopee, k qui elle ne s'eioii pas 
fait connoitre, elle eut un liis qu'elle fit e'lever pi.r dca 
Lergers qui le nonmierent ligisilic. Lorstpi'ii fnt en o.tut 
dc porter les annes, elle lui fit present dc i'cpeo de 
Thjf^ie^ doDt Ji vouloh euvulir ks Lliils. 'l\i^"c^\ti tt- 



i'68 EGO 

rr^nuut son ^pre; cc <]ui lui donua lieu dfe (aire plnsiesrs 
questions k Egisthe, qui repondit qu'ii la tenoit de sa 
mere. On obtint de hii de la faire revenir ; et aprte quel- 
qucs reclierches,Tbyestu se souvint de I'oracle, qu'il troava 
i:cconipli quant h I'inceste. I^lgisthe, indigne H'avoir oba 
h Atree pour venir massacrer son p^, retourna aossitut 
ii Myccncs , ou il tua Atree. Ayant voulu dpoiuer Gj j« 
teniucstre, il assassina Agamemnon, et s'empara du tr6ne» 
niais Oreste le niassacra dans la suite k son tour. La plit- 
part dcs auteurs racontent ceite fable difiSreniment ; let 
uiis font cet Egisilie fila de Plist^nie, et les aatica le font 
fils de Tliyeste. 

Egle 1 une des trois Hesperides. 

Il y eut une nymphe de ce nom, fiUe da Soleil et d* 
Neerai qui se plaisoit a faire des tours de maKce aox ber- 
(;eis. Ayant un jour troave le vieux Silhae ivre, elle m 
joi^'.Kt au:3L deux saiyie.^ Cbromis et Muasyle pour lui licr 
les mains avcc des fleura, pendant qu elle lui barboaillcHt 
Ic visage avec des mures. 

I^<.j.ATiA, nymphe revcrec comme une d^esae dans la 
Puiiillc. On croyoit que le feu prenoit de lui-m^me an 
bois sur Icquel on mettoii les victimes qu'on lui imniotoii. 

Kgobole , sumom de Bacchus , pris de ce qu'iI von- 
lok qu'on lui immol&t dcs ch^vres. 

l^GOCEROs ou CAPniconNE. Voy. Capricorne. 

l.GOLius, jeune Lumme qui, etant entr^ dans une ca- 
verne consncree aux abeilles de Jupiter, pour en enleYrr 
Ic mini , tut change en oiseau. 

Kgon, fameux athlete, qui traina par les pieds ao 
bant d'une montagne un taureau furieux , pour en fiiirr 
pn-.sent ^ Amaryllis. 

II y avojt plusieurs belters de ce nom, 

I^^GOi'H AGL J el mioux iliijop/iuge, oaCAraiTOitAyC'ott- 



EL A 1^9 

3-Bire , ^1 devore les cJievres : surnom de Junon , a qui 
les Liac^demoniens immoloient de ces anlmaux. 

Egypius , jeune homme dc Thessalie , et fits de Bulis. 
11 obtint, & force d'argent, TymaDdre, la plus belle fenuue 
qui fut alors. Neophron , fils de Tymandre , pique d'une 
convendon aussi odieose , tronva moyen de gagner Bulis ; 
ensutte , bieli infoxm^ de Theuie k laquelle l&gypius dcvoit 
venirtrouver Tymandre, 11 la fit sortir, et mil adroitement 
Bulb en sa place ; apr^ quoi il la laissa , avec promesse 
de revenir aussitot l^gypius Tint au rendez-vous, ou, au 
lien de Tymandre qu'il s'attendoit d'y voir , il ne trouva 
que sa mhre Butis. lis en eurent tant d'Lorreur , qu'ils 
youlurest se tuer ; mais Jupiter changea ligypius ct Fieu< 
phron en Tautours, Bulis en plongeon, et lymandre eu 
eperrier. Ant. Lib. 

floTPTUS) fils de Neptune et de Libye, et frSre de Da- 
nauB. I] avoit dnquante fils qui ^poiis^nt les cinquanlc 
fiiles de son irftre, appelees Danndes : elles egorg^reut 
leors maris la premie nuit de lenrs noces, excepte Hy- 
permnestre , qui fit grace a Lync^e. Voy. Hypermneatre. 

EmoTHix. Voy^ Idoihee, 

I'liosE , une des Nereides. 

£iOBi^ ) uu des princes grecs qui assieg^rent la villc de 
- Troie. 11 fut tue par Hector. Le pdre de Rhesus se nom- 
iRoit l^ionee. 

DiniNE ou iBinsTE , nom de la Paix chez les Grecs. Toy. 

EisiTEniES ou Eisirisitizs , fi!tes qa*on celdbroit h. Ath^- 
^8, quand les magistrals entroient en charge. 

EzjBus, surnom de Jupiter, pris d'un temple magni- 
■f^Ue qu'il «vpit dans T^lide. 
i^Tj\.<iABAi.E. Voy. Heliogahale, 
£i..vis , une des fiiles d'Anius. Voy. ilnius. 
lLiAPBEffOLiE3, Saics quB Iss Atheniena oe\^Yo\eiiX. <:\^ 

Diet, de la Fable, \ ^ 



170 ELE 

rboimeur de Diane. Elles ^Toioiit ainsi nppclc'es dii motgrec 
einp/i05, c'esl-k-dire , un cerf\ parce qu'ou lui ofiroitdes 
{gateaux fails en. forme de cerls : c'est de L\ qu'elle etoit 
suniommoc efle-mcme ElaphiboloSj Elaphiholia et Ela- 
yhioia, 

JiiLAT^ius , C^n^e, fils d'Clatus. 

liLiiiA , surnom de Diane , pris d'un lieu nomm^ iSlos^ 
sur \es bords de I'Alpliee. 

Electke, fille d'Agameninoii et deClytemnestre : eUe 
pcrsuada k son &^re Orcste dc vcnger la mort d'Agamein- 
non , qu'£gistl]e avoit assassin^ de concert avec Clytem- 
nestre , k son retour de Troie. Euripide Vappelle vitilk 
^Ue, parce qu'elle vecat long-temps sans 6tre mariee. 

li y eut uue autre l&lectre , (ille d'OEdipe, et une autre, 
fille de I'Ocean et de Tethjs. Cette derui^re e'toit aieule 
de Dardanns. 

Electrides , petites iles, dans Tune desquelles oo dit 
que tomha PLaeton, foudreye par Jupiter. 

Electbyon ou ^iLECTBius, fils d'Alcee , et p^-e d'Alc- 
niene. 

£lhen, surnoin de Jupiter, pris d'un temple tr^ricLe 
qu^il avoit k Elis, ville du Peloponese. 

Eleides et JfiL^LtiD^ , surnoms des Bacchantes , conune 
IXelcus en etoit un de Bacchus, pris d'un mot grec qm 
exprime les cris et les enij[;ortemens avec lesquels on cel^ 
broit les orgies. 

Elenophories , jf^tes pendant lesquelles les Grecs p<K^ 
toient myst^rieusement de petites ccnbeilles d'osier. 

liiLEL'siNE. On surnommoit ainsi Ger^, du uom d'£-> 
leiisis , ville d'Attique , ou elle avoit un siiperbe temple : 
ft oil ?.?s niystercs se cilobroient plus exact^ent qu'oi 
::ii(Min lieu du monde. On gardoit dans ces sortes clefites 
nil silence rigouxeux. C etoit un crime que de divulguer 
le muindre de ses lUNsleie*", U 3 «lV\o«\. 4ft la yjc. 



ELY i7t 

fiiXOSiNieS) {btes qu'oa cdlebroli k Eleusls en I'honneur 
de Cerds. Voy. Eleusine. 

JI^LEUSis, vilie de TAltiqiie, ou Certs etoit particull6- 
reineDt revdree. 

EtEijisius, Grec h qui Cer^s enseigna Tagricalture. 11 
donoa son nom k la ville d'Eleusls. 

](^LEUTH^TES , ftttes en riionueur de Jupiter- J?Zeut7ie- 
riui , c'c8t-A-dire , Liberateur. 

KLEUTHEBros. Voy. Eleulheries. C'^toit aussi un suv- 
nom de Bacchus. 

^LEUTHO ou Tlithte, ducsse qu^les femmes invo- 
quoient poiur ^tre heureusement delivrc«s. On crolt que 
c'est la mSme que Lucine. 

EiTCius. l>s Romains udoroient Jupiter sous ce nom , 
quand ils cioyoient pouvoir, par de certaines pratiques 
superstideuses , obtenir des coups de tonncrre d'uu lieu- 
rcux prdsage, on cxpicr ceux qu'ils s'imaginoient de man- 
Tais augure. 

^LiDB , province du Peldpon^se , dont £lis e'toit la ca- 
pitale, c616bre par les fameux spectacles connus sous Ic 
nom de Jeux Olyn^iques, qu'on y donnoit en I'hon- 
neur de Jupiter Olympien, Voy. Jeux Olympiques, 

l^^LiSE ou tiAzA, Voy. Vidon. 

Kus£t PATnEs; les Carthngioois, ainsi appelds dii nom 
d*Elise. Voy. Didon. 

Klpenoh, I'lra dos compagnons d'Ulysse, que Circ« 
cLangea en pore. La forme liumiiiiie lui nyant t^te rendue, 
il courut avec tant de prccipitalion ^K>ur ae joincire anx 
antrrv qui s'en alloirnt avic Ulyssc, qui! toiuba d'uu 
lieu clevu, et se tua. Ovid, Trht. liv. 3. 

Eipis, Somien qui bAtit un temple h Bacchus. 

£lts£es ou Champs-Elysiess , partie des cufcr« ^ o:\ 
kf poete9 Aigaeat qa'U rkgno uo printemps pcr^vi&pX^ 



17^ ESC 

et ou les omlires de ceux qui ont bien vecu jouissent d'on 
boubeur parfait. 

Emathie. Les poetes donneot quelqiiefois ce oom \ la 
Tljessalie et a toute la Macedoiue. Voy. T^viuii\%ionr 

^MATHiOB, fiU de Titlion, fanieux brIgaDd, qpii ^r- 
geeit tous coux qui tomboient dans ses mains. Hercuk le 
tua , et les caropagnes que cc brigaud parcouroil fiirent 
appelecs Erualhieiincs ou l&mathie. 

Em£n£ , la mdme qu'Aimeue. 

Kmithi^es. Voy. Demi-Deessei, 

tMOLUS. Voy. EMtnolus. 

kmoin , homme qui , ayant con^u nne pataion crinii- 
nel!e pour sa fille, fat cbang^ en montagne. 

Empabda, deesse protectrice des bourgs et des iriDagei. 

Emplocies, jeux solennels ou les Atb^ens parnt- 
soient avec des cbeveux tress^. 

Empoubus. Mercure ^toit levivi sons ce nom , condpe 
dieu protecteur des maichands et des cabaretiera. 

Empusa, spectre qu'Hecate, disoit-on, envoy oit aox 
liomines pour les efirayer. C'etoit un (antome fiSmiDin 
qiii n'avoit qu*un pied, et qui prenoit toutes sortes de 
fornips hideuses. Aristoph. Hesychius. 

taius. Voy. Hemus. 

£mylus, fils d'Ascagne, dont la famille patrideDne 
des Iilmiles pretcndoit descendre. 

Encelade, le plus puissant des g^ns qui ▼ouluienl 
csralader le del. II etoit fils du Tartare et de la Terrs. 
J u oiler ren versa sur lui le mont Etna, ou i1 fiit k moitiJ 
biAle. Las poetes ont feint que les Eruptions de ce volcsa 
vcnoient des eflbrts que iaisoit ce geant pour se Tetoomer, 
ct que , pour peu qu'il remudt , ce volcan ▼omissott del 
lorrens de flammeli. 

J] y eui de ce notn un des c\nc^ii«nv& ^ ^'^^"^^juit^ 



M a ^. \ M.^ 



'/^ 



lae, Tune des Danaidcs, tua la ^rcna^-re auit 
Es, fttes (jiic les Grecs cclcbroient i\ In dcdicace 



!e. 



:e. Voy> Vulcain , CycZorcf. 

, fiije de Cbiron, femme d'Ea-rue^ et ;iicre de 

t de P^lee. 

1R08, arfcoreiis, snmoas de Jupit?r. 

:llicus , ur.e dcs divinitcs dcs ancicns pecrplel 

OB, I»erger de la Cai-Ic, fils d^KfbUtJS et de 
It petit- fils de Jupiter. Ay ant cte surpris avec 
fut condamne & dormir pendant trente ans. 
na apr^, et n'osant le 'voir pendant le jonr, 
it le ciel toatcs les nuiis pour le visiter} et ea 
irs enfans. Yoj. Epimenide^ 
>rince troyen, fil& d'Amcliise el de Vrfni49, LocSr 
ecs prirent Troie, il soutint Taillanuneot quel- 
ats dans les rues de la ville; mais, se voyant 

contre le nombre , 11 prit son p^re Anchise , le 
r son dos avec ses dieiu^ Penates , tenant son 
le par la main, et se retira sur le mont Ida 
IS de Troyens qu*il put reunir : il perdit dans. 
; Grouse , sa femme , sans avoir jamais pu sa^ 
.'elle ^toit devenue. II monta ensuite sur dea. 
passa en l^pire ; et apr^ avoir essuy^ plusieurst 
il aborda k Carthage, ou la reine Didon Taims 
lent II alia de 14 en Sidle, on il renHit des. 
un^bres k Anchise, qui y ^toit mort Tann^^ 

f enfin, aprds avoir iencore 6v& le jouet dea ' 
lotte airiva en Italie. La premie chose <jo!il 
Caller inten!oger la sibylle, <^i Ini enseigna le 

enfers, ou il descendit, apr^ avoir trouvi le 
r igp'elle hii avoik WiUqui^ pour en feaie ^t^- 




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7 74 KMF 

sent h Pi-oscrpliie. 11 vit dans les Clianips-l&lys^es tooiles 
Troycns, ct son p re , de qui il apprit sa destin^ et celle 
de sa postdrite. Il sortit apr^ cela des enfcn, et canpa 
Bur In rives du Tibrc , ou Cyb^Ie changea srs Takteaux 
en nympbes. Il cut la gueire avec Turntis, an sujet de 
liavinie, qu'il ^pousa apr6s un combat singiilier, 'dans le- 
quel il tua ce prince de sa proprc main. Ilfondn la nn petit 
Ktat, que les Romains regardoient comme le berceaa de 
leiir empire. On dit qnc Venus Tenleva et le porta aa ciel 
malpin: Junon, qui avoit cte cause de tous ses malheon, 
et qui s'eloit declare centre lui, pnrce qu'il idtoitTrojen. 
II fut bonor^ des Romains sous Ic nom de JujHter-Indi- 
g^re. Vir^. Horn. Ovid, Hyrjin. Voy. Didon. 

tiSESTBIVSf J^SASTHirS OU EVENTBIUS, uzi det (fieos 

des Pbeniciens. 

E5FA5T, nu avec des ailes, un carquois et des flichet, 
voy. Cupidon. Qu'on ticnt par la main, voy. AtCa^jW^ 
l\ntif. Sur Irs gcnoux d'une femme, ou & qui elle pri- 
scutc la mamelle, voy. Jo. Ayant un doigt sur la bduclMt, 
Vv y. Uaiyocrate. 

Enfehs , licux souterrains ou alloient les ftmes pour j 
tiva jngoes par Minos, Eaque et Rbadamanthe. Plntoa 
en etoit le dicu et le roi. L'espace des enfcrs contenoit k 
Tartare, les Cban^ps-^Iys^ , et cinq flcuves, savoir: le 
Styx, Ic Cocyte, TAcbcron, le Letbe et le Pbldg^on, Lb 
Tartare 6toit le st^jour des malbeureux ; les Gliaibplh 
Llysccs etoient la demeurc de ceux qui avo'ent Inen T&a 
Ccrbdre, cbicn h trois testes et h trois gueules, ^itto6- 
joui-s h la porte des enfers pour enipcchcr les vivaits Sj 
entrer, et les ftmes d'en sortir. Avant que d'arrirer a h 
cour de Pbiton r.t ;ni tiihm^nl de lV!ii>os, il falloit paMT 
I'Acheron dans une Liirquc comiduite pac CLaron, I ip\ 
les ombres donnoient tuis pi6ce de monpoie p$iir IM^ 
tfMMsage. Virtj. Hyjin. Oyid. "^o^* i(cKi»U9it, 



I 



ENV 175 

EvGASTfinfTTH^ ou EsGASTniTZS, soilc de Jeviiis. 
Voy. Euryclis. 

Enioche, nourrice de Mede'e. 

iviOtiE, cocLer d*Hector, qui fut tuc par Diom^de. 
Iliad, 8.' 

iaiBtSj fleuve de Thessalle, qui fut henucoup aime 
de la nymphe Tyro. I^eptune, qui en ^oit jaloux, piit la 
forme d'^nipeepour trompcrcettc nyn.piie, et cut d'cKe 
Pelias et Nelec. 

EjsiJstemkss. Voy. Proserpine, Orythie, Cepliale, 
Ganymede , Helene , Ariane , Sa bines, 

P.RVEA. Ctrhs ^toit ainsi surnomniee de la viile d'Cnna 
CD Siciie, ou elle avoit un temple magiiifique. 

EifVOSiGSUS , c*est--h-dire , qui fait trembler la terre; 
sumom de I^eplune. 

EtfODics, c'est-a-dire , tjui est sur le chemin; surnoni 
de Mercure, pris de I'usage ou Tod etoit de dresser des 
pfienet carr^ , surmont^cs d'une ttite de Mercure, et sur 
les^uelles on trouvoit Tindication dcs chcmins et dcs rues. 

Evsifeu Onxov, c'est-d-dire, Orion (^ui porfe uie 
fyeCj k cause de trois ^toilos qui, dans cette oonstellatron, 
figurent tomme une cpee dans la main d'Orion. 

"EttatA, snmom de Cyb^Ie. Entheus et £nf^eafi/s, 
c*est-k-dire, plein de la divinite. inspire^ se disoit de tout 
Ken ou se rendoient les oracles, et de tout Lommc qui 
pr^isoit Tarcnir. 

'tyros ou £mus. Toy. II emus, 

GirviE, divinitc all^orique, rxtrfimemcnt Ijideuse, 
qa*on rcptesenle avcc des yeux ef^ares el enfonccs, un 
leint liWdc , et le visage plein de rides , coift'ce de cou- 
lenTni, portant trois vipercs d'une main, une hydre k 
lept Mies de rautre, et uu serpent qui kii ton^e \e v^m. 
Alelam. Iw. 2, 



fi.iru.m^. C'etl uii iiirDom de Men, a 
friie it'Knyo. 

fi:i\a, UPP iIps diiiniliis de la giterre, qi 
ariluiain:i'eiit .ivo Relloiie. Quelqiies-ans 1 
d'autros, fillff , el la pTiipaO ncnrrice de Mfli 
leuomdun-Ucstii^ei. 

ftoi.E , di' u i!(s Vmiis , el fils de Jupiltr. 
bicD nv»SE qiii pBHoit par ses tlatt; et ] 
de sa bicnveillance , il lui Gl pitsent de plus 
□u Ui vcDU eloient eadimis. Les compigiu 
IK poDTiiiit conrniander 3 leiic nirionti, i 
peaut, d'ou Ics veuB ■'i!chiq;pfacnt , Gient 
£pouvaDt.iblR', et cansirent iine icmpitc 
qu'UljBi pardil tous jei Taitaeaus, etK ai 
line p1aiiclic,£jile mail un si giaad enipite i 
que » eeule vobnte les tetcnoit. 

£oLiii lojaiune deA TOnta, coinposc dt 
ills, '£olioe iniulie, eatrt U ^ilett I'llnlic. 

£aiiES on ioKizs, Kla en rhoDOKiir d'l 
^'Icare. Ce lOQt lea nifinifa que left Al^dea. 

Kos,geaot> fib de TypLoD. Ou doDUCai 



^'oL't, c'est - a - dire , mnlinal ou oriVn. 
quatre clicrani du SolciL Lea poelea dooi 
110111 i lucifer. 

f{pAUES, roi d'une mntr^e de la Cr^ce 
i>6 diftrone, ful ri^labli par Heicule. 

fepdrac*, GIs da JiiptcT el d'lo. II eut ■ 
f:ince nne qucrelle avec Pbaelon y qoi causi 
cu (!emier. Ou croit qa'il b£tit la vilie de He 

tfir- Voj. J-.sC're, Pyrame. 

]!:i'EnTiBn. Vo;. flUus, Tern. Hue figi 
BVfc line liie dVpervicr, voy. OiiF is. C« oi 
ftcrc t A potion. 



Wmi 



EPI 177 

^fIus, fill .'d^Endymlon , habile ouvrler pour les mu- 
les de guerre. 11 iuvcnta le fa|dier et le buuclier, et fit 
heral de Troie. 

^PBisE, Tille d'lonici renommee par h fameux temple 
Mane. 

^PHSSTimis. (Les dieux) Les ro^mes que les Latiai 
unoient Lares et Penates. 

^raiSTiES , ou plutdt H£phestie5S£S. Yof, H^ 
ttot. 

SysESTBiEfl , flHes qn'on celdbroit k Thti>es en I'hon- 
r de Tirdsias. 

tpiDALTE et Qtrcs, enfans de Neptune et d'Ipl'iin<^- 
G*etoient des g^aus qui cbaque ann^ croissoient de 
ieurs coud^, et grossissoient & proportion. Us n'a- 
nt encore que quinze ans lorsqn'ib vouliirent esca- 
r le del. Get deux fr^res se tuirent Tun I'antre , p^jr 
«tse de Diane, qui les brouilla ensemble. 
>n nommoit aussi £pliialtes des esprits mal£iisan$. 
. Incubei, 

IvHTSBiADES OU ^PHTDRISES , uympbes des epox. 
InmiA, nympbe dont les « oetes donnent sourent le 
. h. la ville de Corintbe, 011 elle avoit deincnre. Il j e^i 
i rapportent ce sumom de Corinthc k Kpbyrus, fils 
lim^ee et de Myrmex. 
iPHTB JBUS ou Ephtreius , Corinthieri* 
.PHTBBiAs , Corinlliienne, Voy. Ephyra, 
.PHTBUs. Voy. Uphyra. 
pnATikmSf surnom d*Apo11on. . 
IpfCAgTE, mhe de Tropbonius. Voy. Trophonim, 
,'est eoflsi le nom que quelques-mis donnent ii la 
ue de Lalus. Voy. Jocasle, 

PICUDIES et J^PiCBEXES , (Stcs eu rbonneiir de G^r^. 
FJCUiicSy cest-^-(Ure, qui secourl^ suvnom d' A^^- 



i;3 EPI 

i!i>iD\TTn£, <ill« du Pelopon6sc , reuommce pftr le 
toinple d'Esculape et porJn crnaut^ du ^eant Pdrlph^e. 

EpiD^.urs, surnom d'Apollon, pris d'un temple qu*U 
avoil a Epidelic, ville de la Laconie. 

I*>ide:\iies, fetes.particu1ieres qu'on celebroit lorsfu un 
parent oil im ami revenoit d'un long voyage. G*4^H anssi 
UMc fete publhjue en I'honnenr d'Apolloa, a DiUos et h 
Milet, et de Tiane h Argosl 

I 'iMDOTAs et Epidotes, g6nie rcvdre por les Lacddemo- 
mens. Tl y avoit siussi les dieiD^ Epidat^^ dont on ne ssit 
que Ic nom. Les Arcadieus surnommoient Jupiter J^pidote. 

iltiESf dIvinittS cgyptienne. Cn.croit que cast la voAine 
qirOsiris. 

Ei'ioiES , nymphes de la terre. 

Epigones, c'est le nom qne les Grecs donnent auz ca* 
pitaii]cs qui Grent le secon.i si'.'ge de Tliiibes.- lis ^ient 
fiis (Jes capitaincs de la pitjinii're guene. Voy. AdraAt, 

J'>iMiftr.iDE3. Voy. Melladei. 

lipniKSiDE , pliilosopbTC de Crite. On dit qn'^anC cn- 
tre dans ur:e caverne, il y dormit vingt-sept ans (Pitt- 
larqiie en met cinfjuanle, tl Diogfeue Lacrte cjnqaantc 
sppt), ct qu'au soilir de \\x. il ne connoissoit plus po^ 
Sonne. Quclques poctes le confondent avec EndymioD) 
ct en discnt des cIjoscs mervci Ileuses. VhxU VaL Max. 

r.mn-TiiEE , fi!s de Japet, et fr^re de Prom^th^. 
r.filni-ci avoit forni^ les honimcs prudcns et ing^nienx, 
ct I'pimctlice les imprjidens ct les stupides. Il ^pooM 
riuitiorc, statue que Minerve aninSa, et k quitoaslo 
ill ''I IX donnerent quelque belle quality pour la icndrc 
parfaite : il eut de ce manage Pyrrha, qui ^pousa Deo- 
calion, fils de Promethe'e. 

ErrwETHTS , Pyrrba , fille d'Epimethee. 

Kpicse y fcmme d'E&cuIape. C'est aussi im saraoB de I 
aiie. ' 



DJ 



ERE 179 

Epirs, royaunic sar Ics coufins dr. la GiTce , proc' . • 
Ignlfe Adriatique. On I'appeloit autrefois Molossie, eiisinte 
Chaonie, nom pris de celui de Chaoii , fit'^rc d flelenus. 

flpioBUTius , sumom que les Cretuis donnoieut h Ju- 
piter. 

^pis. Voy. Ceres , Paix, 

EviMiAPHiEft, fStes d6& barques a Rliodes. 

Epistbophus, roi de la Phocide. U fut un de ceiix qui 
all^TOit au siege de Troie. 

£poL05s ou £ful05S, pr6tres qui, chcz Ics Roiarjins, 
etoient charges du soin des tables qu'on faisoit servir en 
rhonneur des dieux. Ces pr^tres etoient au nombi^ de 
sept , que pour cette raison on appeloit Septemvirs. 

l^PORE. Voy. Hippone. 

(kjUEBitE, instrument de g^om^trie. Voy. Mineivej 
Vranie, ApoUon. 

EQumiBZ, jurement par Quirinus, dans le mSme sens 
qu*£castor. Voy. Ecastor, 

^Qunx, divinity aliegorique. C'est la m£me que la 
Justice. 

^KAPHTOTte, G*est*li-'dire, querellcur; surnom dc 
Bacchus. 

"EMAvik , nymphe, fille de TOcean et de Tdthys. 

J^mATO) r^ne des neuf Muses : elle prcsidoit aux 
po^iieB ljriqu0i. On la represente sous la figure d'une 
Jsane fille enjonee, conronli^ de myrte et de roses, te- 
Dmt d'und nun vne lyre, un archet de I'autre , et h cote 
Jl'dbnnpetitCnpidon ail^ , ayec son arc et son carquois. 

Bacm, suriMMn de Jupiter. On Vinvoquoit sous ce 
mook om sons oelui de PenetralU , dans Tinterieur des 
mmom^f afin qu*i1 en ecart&t les voleurs. 

^liSBE , fils du Chaos et dc la Nuit. II fut metamor- 
phose ea fleuve, et precipit^ dans Ic fowd de% eikl«c%> 
pear MYoir eecouru les Ticaos, £r^be sc pterA sowse^'t 



i8o ERG 

);(Air 1-8 eufcTS m^iues, ou pour uu endroii jMrticuliet 
lies e^fers. 

KiiEBiSTHiiffus , c'est-&-dire , Se pois; sumoni de Bac< 
rliiiS) comme invcnteur, non - seulemuut Je la vigue, 
mais cncoro des pois et autres le-^uines. 

Lrechtiike, roi d'Ath^ues, let p^re de CecroiM, de 
Puiidorus, de Mction et de But^ 11 ful mis an iiuinbn 
d 's dieux £n'ec ses quatre (llles PxxKnria, Crduse, Cbli.ouie 
ct (.iiithyic, parce qu'cUes se devou^nt, elaiit vio^, 
poi:r lo salut de la patrie. 

i y cut un autre i^rccLtbee, pere d'unc autre CritiiyM 
q ii flit cnlevoe par Boree. 

LRECUTnEON , icmplc de Neptune dans I'AdMie. 

IvRLCUTHiDEs; les Ath^ieus, ainsi appclcs du iion 
d'Ereclitlice, uu de leurs rois. 

MiiECHTHiSf Procris, fille d'^lrechtliec. 

Eni^siCHTHoa ou j^aisichthoh , I'un dett prindpaus 
h.bltaus de la Tbessalie, fils de Driops, et aieul muteroil 
•d'Ul>ssc. Cer^s, pour le punir d'avoir abattu une for£t 
qui lui cioit consacree, lui envoya une (aim si liorribfe, 
qu*il cousuma tout son bien saus pouvoir la sati^ire. 
].oilult u la deriiicre mis^re, il vendit sa propre filte. 
Bommce Mtltra. Maiji Kepiuue, qui avoit aim^ cette fillis 
lui n\aiu accorde le pouvoii* de se cbauger en ce quelle 
\ouLliu:t, elle ecbappa a son maitre sous la forme duo 
p^cbour. Rcndue a sa ii^ure naturelle, son p^ la vendil 
successivcment ii plusieurs maitrcs. L'argent re(u, eUe 
u'ctolt pas plus tot livfjc a ccux qui Tavoient ac])ct&t 
qu'cllc sc dcroboit a eux en se cbangeant, k cbaque ventt, 
en gcnisse, en bicbe, en oiseau ou autremenL Mal^ 
ccUc ressourco poiu- avoir de I'argent, elle ne put jamui 
rassasicr son pixe, qui mourut ecfin misdrableineot en 
c^vorant scs propres membres. 



ERI i8i 

tfinerve, lonqu'on mi attribue rinvention de presque 
s les arts. 

EIboatrs, fetes qu'on cclebroit h Sparte en I'honncur 
crcule ct en memoirc de ses traraux. 
Ssonrus, roi d'Orchomtoe. U fut en guerre ave( Hei- 
), qm le vainquit, le taa, et pilla ses Etats. Pansanias 
qa'il loi laissa la vie, et m^rne qn'il fit alliance avcc 
Selon U mftme auleur, il fut p^ dn ccl^bre Tro- 
*niiis. 

Jn autre Erginus, fils d'llercule, fut un dcs Argo- 
tet. Quelques una croieut que c'est le ni^me que Ic 
d'Orchoro^DC. 

^BiB^, snmom de Junon. Iliad, 5. 
SniCBTHOH, &meuse magicienne de Thessnlie. 
Sbicthi^e. C'i^toit iin chasseur que Minerre pnt so in 
eyer, et fit proclamer roi des Athdnicns. On dit qu'il 
>it tirer de Tare avec tant d'adresse, qu'Alcon, sou 
^nt eotour^ d'un dragon , il per^a le monstre d'un 
p de fl^he sans b^esser son 6ls. 

inicrnoxTUS , fils rfc Vulcain et de Minrrve , ou de la 
re. Il fut roi d'AthSnes. On conte dc lui qu'il avoit les 
bet si mal fiiites, qu'il n*osoit paroitrc en public que 
I un cLar dc son invention , dans lequel la nioilie de 
eorps ^toit cachee. Voy. Jglaure. 
1 y cut un autre Ericthonius, fils de Dardanus, roi 
I'roie , auquel \Y succ^ Ja. , 

JIIDA9, firs du Soteil. Voy. Phaelon. (Vest nussi le 
I d'une constellation. 

Ibigose, fiUe d'lcarius. Elle se pendit u un arbrc 
Ift'ello sut la mort de son pere, que Mtira, chieniic 
irios, lui apprity allant aboyer continueilcnient sur 
jubeau dc son maitre. Ellc fut aimec dc liacchus, (\u\| 
; la §6duire, se transrorma eo gi*appc de raiim. Va% 

Diet. deJa Tabic » 1 5 



uSa ERY 

puiited ont fciut qn'cllR tin cliangue eu octlc constclUtktf. 
qu'ou appelle la Vicrge. 

II y eut une autre Erigonc, fille d'Egisfliu et de Cly- 
teinnestre. 

EniGoneius canis , c*est-^-dire , le chien d'Eri^one, 
la Ginicule. Voy. Erigone. 

I'IniMANTHE. Voy. Erymanthe. 

KniNNYS , surnom de Cer^ , pris d^ la fureur ou cllo 
€)ura dc se voir outrage par ffeptune. 

Eiii:;nys, Furie; Ekibnties, les Furies, dlviniub in- j 
females. Voy, Eumenides. | 

EniPHTLE , femme d'Amphiaraus. Voy« Amphiaras. 

]b)nis , decsse dc la Discorde. Voy. Discorde, 

EnisiCBTHON. Voy. Eresichthon. 

Ekhtnius, c'est-a-dire , lucralif; surnom de Mercure. 

l^lnoMANTiE, sorte de divination par Ic moyen dc ritir. 

EnoPE, femme d'Atrec. Ayant succoml^d aax sollici* 
tations de Tfayeste, elle en eut deux enlans, qu Atree fit 
manger dans un festin ^ Thyeste m£me. Voy. Atne. 

En OS. Let Grecs appeloicnt ainsi Cupidon. Voy. Cu- 
yidon. 

J^iROSTBATE OU EnATOSTBATE, celdbre fanatique qni, 
pour se faire un grand nom , s'avisa de mettre le feu an 
temple de Diane d'Eph^6. 

Erotidies ou EnoTiEs, fiStes 6n Thonneur de Cupidon. 

Erycine, surnom de V^nus, pris du temple b&ti eo 
son 1;onueur sur le mont 6ryx en Sicile. 

Ehymanthe , montagne et foret G^l^bre d'Arcadie, oa 
Horculc terrassa et porta sur ses epa^jde^ un san^lier qu 
ravagcoit la campagne. 

EnYMASTuiDOs, Urscc CustoSf c'est-4-dire le Gardim 
de VOursc Erymanthide. C'est Arctophylax. Voy. Bootes, 
E-ymanthis. 

/>/tvA^i^T^Is. Les poeies doTXT\tT\\. c^'ft\<\u.cCoU k VAu, 



ESC i83 

ie ce BoiQ pris Je la nionta(^iie d'Erymanlhe. C'c^ 

M UD suroom dc Callisto. 

Lktsicbthov, fils de C^rops, qu'il ne faut pas oon- 

dre avec Erisichthon le Thessalien. 

iiBTnunspiuEOA, c'est-a-dire Ie butin ^Erythie; ies 

ijjeaux de Geryon. Voy. l^rythie. 

t^TTBXE, ile ou region c^Iebre dans les pontes, qui 

!biit le royauroe de Geryon qii'Hercule tua , et doiit ii 

nena les troupeaux, appelos par Ovide Erylheidas 

a ; car c'est ainsi qu'il faut lire, et non Erylhreidas, 

DC pent determiner quel etoit ce pays. La plus coni- 

ne opinion est qu'il faisoit partie de TEspagne. 

^nYTHRAB ou ^nTiHitcs, fils de Pcrsi^e et d'Andro- 

ie, qui donna son nom a la mer Erythr^nne, sur les 

*s d« laquelle il r^na. 

CuTTHBiE, villc d'lonie, ou naquif la famcuse sibyllo 

» nom J autrement dit Bagot^. Voy. Sihylles. 

C'etoit aussj le nom d'un des cheiraux du Soleil.' 

Bbtthreides boves. Voy. Erythie. 

&BTX , 6l8 de But68 et de V6nus. Fier de sa force pro- 

ieuse, il luttoit contre tons les passans, et les tuoit; 

s il fnt tu^ par Hercule et enterre dans le lempje qu'il 

it dcdie ^ V6nus sa mdre, sur une montagne de Sicile » 

el^ Eryx de son nnuL 

^sAQUE, (lis de Priam et d'AI}3othod. Ce prince aimn 

»ncnt la nymphe Hesperie, qu'il qnitta Troie pour 

ui ivre. Hesperic , ayant ete mordue d'un serpent , 

irut de sa blessure. Esaque se precipita dans la mer 

le'sespoir ; mais Tethys le roe'tamorpliosa en plongeon. 

'. Aristee ou Euvydice. 

^ABBOT. II fnt une dcs di^'initcs egyptiennes. 

SsCixAKVs , dieu des pi^f^s dc nionnoic de cuivre. 

uscurAPE, dieu dc la modwiiic, fils d'Apollon'et de 

ynia, Apollon, /iprcs avoir tiic Coronis cl l%c\\N*i cw>*c^^ 



i.Vj ETE 

aiiiioit, lira Esculupe des flp,nc8 de cette nympiie, et W 
(^oiina h clever au ceiitanre Chiron, qui led enscigiift-la 
modecine et lui donna uue connoissaBoe par£dle dMam- 
pies. JujJiter le foiidroya , pour avoir rendu la vie k Hip* 
polyte, fils de Th^^. Esculape etojt adortf A ^pidnuv 
sous la forme d'un siKrpGDi. Ou le repr^aente avec mit 
coulenvre ^ sa main ou autour de son bras, et on ooq aii- 
pr^ de lui. Yoy. ApoUon. 

tskfEy Gk de BucoUon, et peUt-.£lf cic LaomMoni 
Horn, 

EsMURUS ou EsMOuni, un des dieux Cabiret. 

]^S05 , p^ de Jason , fils de Crdt^ et frtee de PiliHi 
roi de Tbessalie, dtaift parvenu & une extreme vieillene, 
fiit raJQuni par M^dee, k la pri^re de son maii Yoj. 
Pelias, 

EspiSbabce. Le^^ paiens en avoient fait une diriiiilid ; 
ellc avoit deux temples k Rome. 

EspyiT. Voy. Movts, Mens, 

t,svs. Voy. Hesfis, 

£sTU5i^TE ou iEsTMBETl:s, divioit^ particuli&re, sdo- 
ree k Patras en Achaie. C'est la statue de Bacchus, qui M 
trouva dans la caisse d'Eurypyle. Voy. Ewypyle. 

^T£, divinite alldgoiique : c'est la nieme que Go^ 
On lui donne pour attiibuts une come d'abondanoe cl 
une couronue d'epis. 

feTioCLE ou fiTHiocxE , roi dc Thcbes, frfere de Pdy- 
nice , naquit de Tinceste d'OEdipe et de Jocaste. II pv- 
tagea le royaume de TJifebcs avic son fr&re Polynjcei 
apres la mort d'OEdipe, qui ordonna quails r&gnereinft 
tour k tour, ^t^ocle , etant sur le trone , n'en voulat ptf 
descendre ; et Polynice lui fit cette guerre qa*oii a^^ 
Tentreprise des sept Preux, ou des sept braves difMt 
Thibes. Ccs deux freres se liaissoient si fort, qnUl M 
battoient dans le ventre delcuv TSiK\GA\*^ V.usveiitiu> 



ETH i85 

fiotre en inline temps dans un combat singulier. Eurip. 
Stace, AfoU, 

11 y cut on autre El^ocle, roi de Beolie, qui le pre- 
tniet ^tablit on culte public en I'honneur des Grdccs. 
C'^tmt aufl^i le nom d'un des chefs des Argiens au siege 
deTfaM>es. 

Eteb>it£ , divinit^ que les anciens adoroient et qu'ils 
se repr^sentoient sous I'iniage du Temps. Yoy. Saturne. 

EmkLSsASy fils de Mercure. On dit qu'il obtint de son 
ptoe la liberty de demander tout ce qu il voudroit, ex- 
Gepte rimmortalit^. II demanda le pouvoir de se souvenir * 
de tout oe qu'il auroit fait, lorsque son &me passeroit 
dans d'autres corps. Diog^e Laerce, liv. 4? rapporte que 
Pytbagore, pour prouver la metempsycose , disoit que 
kii-mtoie avoit et& cet Ethalid^s. 

6thauov, vatelot tyrrbenien; qui fnt change en 
danphioL. 

^TfiioCLE. Voy. Eieocle. 
. £th£bie. Yoy. Ethra , fiUe de I'Ocdan. 

^THiovoiiE , une des 611es de Priam. 

Etbuus. Yoy. Protogeni&. 

l&THoniE, fille d'Amphion et de Niobe : elle fut une 
de eelles que Diane tua h coups de lleches. Yoy. Niohe. 

EtboB} et mieux Mthon^ c*est4-dire, ardent; surnom 
(donnd a Er&ichthon, h cause de son insatiable avidtte 
pour le manger. Yoy. Erisichtlton, 

C*etoit aussi im nom qu'on donnoit aux chevaux. Le 
Soleil , ^luton , Pallas et Hector en avoient chacan un, 
qne les pontes nomment ainsi. 

^.tbha , fillc de Pitth^. Ayant £pous^ Eg^ , roi d'A- 
tb^nes, qui ctoit loge chez son p4re, elle devint grosse 
de Th^see; et Egee, dans la necessite de s'en retoumec 
sans elle, lu: laissa une 6^4e et des souliers, que Venfant 
qa*elle mettroit au monde deyoif lui apporlei \QiCK\Qi*A 

i6« 



i86 EUP 

serolt (^rand, nfin dc \c reconnoitre. Tkesec Hfani la iniftf 
alia voir son p(Vc, qui !e re^ut rt Ic nomnva son herhier. 
Castor et Pollux, faisant une irruption dans l^Auique, y 
fiPiit prisonniere Ethra, qu'ils cmmentrent k Lac^de- 
moue, d'oii PAris , lorsqu'il enleva Udl6ue , la fit passer i 
Tioie. Ethra ne rccouvra sa liberie qu'a la prise decette 
vil]e, oil die fat fort k propos reconnue par ses dcox 
petits-tils Acamas et Demopkoon, lorsque Irs Greca voii- 
loient Varr^ter comme une princesse de la famille de Priam. 
Voy. Acamas, 

II y eut une autre Ethra, nonim6e aasai iih4ne, filk 
dc rOcean et de Tethys , femnie d' Atlas , m^e d'Hyas et 
dc sept fillcs. Ilyas ay ant e'te d6vor6 par un lionj ses soeun 
en moururent de douleur; mais Jupiter les m^tamor- 
pliosa en ctoiles , qu'on nonune pluvieuses : ce sont lei 
Hyadcs chez Ics Grecs, et les Sucules obex les Latins. 

Kt5A ou -(Etna, monlagnc dniis 1h Sicile, &ii|euse ptr 
son \ clean ct par ks Cyclopes qui I'liabitoient. Lespoetes 
ont feint que les forges de Vulczun etoient dans cetts 
moutagne , et que les Cyclopes y travailloient continuel- 
Icnient aux foudi'cs de Jupilcr. 

Etna etoit aussi le nom d une fille de Coelus ct de la 
Terra : elle fut une des fenimes de Jupiter et m^re des 
dicux Paliques. 

Etoiles. Voy. Pleiades , Ethra , Castor et Pollux. 

Etolie, province de la Gr^ce, rejut son nom d'Eto- 
lus, fils d'Endymion. Dioni^de y regna, d'ou II est ap- 
pcle par Ovide Mtolius heros. 

fooLUs , fils de Diane et d'Endymion. II s*empara de 
r::itc partic de la Gr^6 qu'on appela depuis Etolie. 

Etuve. Voy. Dcdale. 

EuBF.E, fiUe d'Ast'.'rion rt nourrice dc Junon. Fubes 
«"si .'uissi une ile s^paree de la Beolie par le delroJt d'Kii- 
ni>f. Cc nest pas de ctitc ile qu'il faut entendre <lmis In 



r 



rTlW»*T 



EDM • 187 

MMi»r«MM» E'uhouum, roraclfl 'ii*Ettljee ; rupts £u. 
,mika, Vman d'Eob^; sibylh Euhoica, la sibylle d'Eu- 
Ui> nab da Gumes^ riBe d'ltalie, bfttie «t habits pur 
■nt cdoaie dei habiubs de i'ile d'EuUe > anjourd'hui 



WW dw fihei de tHBuni. 
Sniiuot, m dM diataDioteani.- 
EinDUQiy dime do boa eooMiL 
.Bomuut mol de BritoBunrtt. 
BDCaAiRi UM dti "SMadeB, 



BoDopQi, fib d>lliidiin» ^ •U3UM|tegu «'AieirfUe au 

BDftteit drfem li h^ndto In doMi MmaiiMt sAcri- 
; pmr tottpfterv^d'iiocidciu pendant Iftsr groe- 



BmRAi OB ^TiUi BiBflwirti* Toy. JSmw. 
BonMTf Gmmov et fiteim i fomom de* Baodbua 

EmAoBBy pke d» DolpA. Toji '£)oldift. 
.' BsliiiyimeDdMdiBf traapeiiaxd^IIFfMt, <)ii^ i«9Ut« 
mt k reooonottnt A ion retour dans llle d'liliaqiie, ct 
hfn il fiidlka W idojvbs do ae'imiger dai'fMmmuvans 

■B PBBnIOpe* 

BoMfani, fib d'idmte, nd'di^lMiMdb, «t d*Al< 
0*^1011 soni b nan d'mit^ra^.dt b rate d*Bo£e. 
U antrBiDent appdter Fnibi ov Erimiyws , 
'} Mbn iPmttt^i^VAiMm at d^ b N^. 
Hob dtobnt ivoh^ laroir t Abettm, M^ijbn et Tbi- 
i; dfa* dbAtiobnt dtu k Ttetiriv.er'firfgeBoieDt 
(«t deflbublmQt MdbvoeiBrqvi evvHent 



- 1 v: -t; : 



-i88 . EUR- ' , , 

t 

d«8 serpent el "dm flambeaux daw Ifliin wAtL^lfmi 
Dires. . " '< 

EmffibiiDiss , fi^es annneUes A iibiiiet, ea VhtmatiK 
dee BniD^desi 

EuMOLPE, file de Neptune el de {Staapi. XL fiit fHtfi 
de C^rte, et c'est de son nom que oenx qni {■rtfttdaiMll 
ses myst^res sa nommoient EmnoJ^dfli. 

EtjMOiPiDKS. Toy. Evmolpe, 

EuM0i;Dt , on plutdt ^molns , un dee Sma DiowWK 

EuniE, fils de Jason et d'Stypsipyle. Toy. Hyftif^k 

EiTBxciE » une des nyxnphes qui enlflfviieiit Hylaa.. .,...« 

EuKOMiB, one dn Heuns, fillo lis Jppim in di^ 
Themis. . . " ■ 

EmosTUB , 'diTi&iiA particnlifireaaBt wMtitt kttm' 
gta, dans la Bfode. L'enti6e de.flon lBBili>iB tek iMvK 
xnent interdite anx &mmes. 

EuPH^i , nourrioe des Moses. 

EuPH^KUS, 61s de Heptane, qui, aprts la asoii di 
Tipliys , fnt le pOote des Azgraantes. 

EvpHOBBE , Troyen » fib 9e Pamhofis, tnd pise MM 
las au si^e de Ttoib. Pythagore, pour p ro w rer. la »^ 
lempsycose, assoroit aToir ^ cc« Euphoibe. 

EuPHBAB^Sy gteie qui pi^ndoit k la joie et anx plaUn 
des festins. 

. EupHAom, nom que Iss <kecs donnent k la MnitCiK 
la mtoie qu'Eubnlie. 

CuPHBOSTUx , i'une des trois Grftces. 

^VPBTius, un des fils de Ifiob^ 

EuBiciiB. Voy. £ttry({se« 

EuaoHBini jmst, Ifinos, fits de Jupiter el d'Etmpft 

EnappX) fille d-Af(&ior, roi de Plieoieie, ei soeur df 
Cadmus. Cette p^neesse dioitsi beUe»qu*on diaoil qvlhnl. 
des oompagnes de J«ttOB sTott d^robi on palil pbl.d9 
brd sai Ut unl^tte d« eacte diesse pour la docoMV • In* 



EUR 189 

. EUe fiit Ibrt aimee de Jupiter, qui prit la figure 

tameau pour Tenlever, passa la mer, la tenant sur 

joSf et remporta dans cette partie du monde h la- 

e elle donna son nom. 

CBQpus , un des desceodans d'HerculCt fut Taieul de 

irgue. 

DiOTAS , fleuve de la Laconic , sur le bord duquci 

ter, sons la figure d'uo cygoe, trompa Leda, et ou 

Ion regretta la perte de Daphne. 

DBUOPisy suTDom de Jupit<;r-Tonnant. 

OBUS , Tent d orient C'est r.un des quatre prinqi- 

* 

• 

CBTALE, on des princes grecs qui allerent au si^e 

roie. Il y eut un Troyen de ce nom , qn\ suivit l^nee 

i la ruine de Troie, et fut c^Id^re par sa tendre ami*- 

JUT Nisus. Virjf. liv. 9. 

UBTALE, fille dc Minos et m^re d'Orion : elle fut aim^e 

eptune. II y eut une autre Euiyal^ , reine des Ama- 

s ; une autre , fiille de Proitus, et une autre, qui etoit 

des Gorgones. 

UVTBATE , heraut a qui Agamemnon donna la com- 

ion d'aller enlever Briseis a Achille. 

URTBiE, nymphe, mere de Lucifer et des Etoilcs. 

UBTCL^ , fille de Tile d'Tthaque , que I^eile achcta 

vingt bceuis, et pour laqiielie il n'cut pas moins 
ention que pour sa femme. Ce fut elle qui nourrit 
se, et que celui-ci reconnut bientot lorsqu'il revint 
roie. 

UBTCLiiDES. Voy. Eurycles. 

UBTCL&S, oelebre devin d'Alhenes. On croyoit qu il 
>it dans son ventre Ic genie qui Tinspiroit, cc qui 

snmommer Engastrimythe. II eut des disciples qui 
It appeles, de son nom , Euiiclcidos et EngasUvm^xh^ 



igo EUR 

EtnYDAMAS , surnom d'Hector. C'eloit aussi le noiu 
d'ttti autre Troyen. ^ 

EuBYOiCE, femme d'Orpliee. En fuyant les ponrsaUei 
d*Aristec, die fut piquce d'liii serpent, de la morsure dit 
quel elle mouriit le joiir memc de scs noces. Crphee, in« 
ronsobible de cctteniort, ialla recliercher jusfjue daol 
Ics enfers , et toucba par les charnie.^ de sa voix el de tt 
lyre Ips diyinilcs infernales. Plutdn el Proserpine laUJ 
i-endiret)t , h condition qu'il no regaidcroit point derriilili 
lui jiisqii'^ ce qu'il ffit so*ti des enfers. Eurydlco (e sat' 
voit ; mais Orphee ne pouvant s'enipodier de regardcs* d| 
ellc venoit , elle dispanit aussitot , et lui fat ravie poi^l 
toujours. 

U y eut uue autre Eurydice , mere de Daiuid. La J 
de Nestor se nommoit aussi Eurydice. 

EirnTOABEE, femme dc Laius, selon quelques-uiUL 

EuRTLOQUE,compagnon dXlysse. 11 fut le seal qaii 
but point de la liqueur que Circe fit prendre aux 
pour les changer en b^tes. 

EunYMinoN, pere de Peribee. 

Un des fils de Minos se nommoit aussi Euryi 
C'^toit encore le nom d'un des fils de Faunuit. 

EuaTMiDES. T^l^me , fils d'Eurymus. 

Euhtoome , fille de TOcdan et de T^thys , m^ 
Graces. 

Il J eut une fille d'Apollon qui se nommoit ainsi, 
qui fut mfere d'Adraste et d'£ripbyle. La mere de 
tho^ se nommoit aussi Euryoom^. 'o^ 

C etoit eucore une divinite infemale qui maogeoili 
morts jusqu'aux os , et qu'on representoit noire et 
sur uue peau de vautour, montrant loujours les d€ 

EuRYPHiLE , fameuse sibylle de Tile Samos. 

EuitTPYLE, fils d'J^Wemon. Dans le partage du faaiV 
guou fit A Troie, i\ avo\v evi uxwi c^Uvj qui ren 






liUR .191 

alue de Bacchus , labriquce par Viilcuui,ct donnoe 
.piter aux Troycns. Eurypvle n'eul pas plus tot re- 
dcdam, qu'il en perdit I'esprit. Comme la laison 
'enoit de temps en temps, il saisit un dc ses bons 
ns pour consulter Toracle de Delphcs toucliant sa 
e. II lui fut r^pondu que lorsqii'il trouveroit uu 
»a les hommes sacrifieroient avec des ceremonies 
feres, il y dediftt sa statue ec s'y arrutAt. II aniva 
t tcnips apr^ au port d'Aro6 , et s*y trouva dans !e 
fit qu on ailoh saprlEer un jeunc gar^on ct une 
fiille'tt Diane Triclaria. S'etant arr^e dans ce IIou, 
labitans se souvenant que TcHacIe leur avoit prodit' 
ns qu'ils seroient dclivrcs de la necessitc d'un si 
e sacrifice lorsqu'ils verroient arriver un roi inconnu 
ne caisse oil seroit la statue d'un dieu, ils dcdi^nt 
latiie, qu*on appeia Esymnctc. Eurypyle fut gucri 
maladie, (t le pcuple fut delivrS dune si cruel l« 
»nie f qui lui avoit et^ impos^e par le m^nie oracle 
ixpier le crime de Mcnalippe et de Cometlio , qui 
t profane le temple de Diane par ieurs amours 
eU 

eut un autre Eurvpylc, fils de Tel^plie, qui aima 
lup Cassandre , fille de Priam ; et un autre , fils 
ale, qui etoit tr^habile dans Tart des angares. 
ypyle fnt encore le nom d'un Triton. 
lYiACE, fils d'Ajax, a qui les Atheniens decem^rcnt 
nneurs divios. 

1T8TBEE , roi de Myc&nes , et fils d* Amphitryon ct 
line. Junon le fit naitre avant Hercule , afin qu'eti 
! d'ain^ il eut quelqoe autorit^ sur lui : elle le sus- 
»iir (aire entreprendre k Hercule douze travaux, 
isquels elle esp^oit voir p^rir cclui k qui Jupifc> 
itnnis de faautes destinees. Mais Hercule sort it heu- 
cut de tous ces ttavauxi et EurystViee , GoiiVta\\x\ 



iga EVA 

de se contenter du royaume d'ArgoS} cess« de piers^tei 
Hercule. 

EuBTSTEKRE, c'cst-a-dire , qui a une large poitrine^ 
•umom de Tellus. 

ECBTTE, roi d'QEchalie , p^ dlole. Ayant promis a 
fille h celui qui remportcroit sur lui la yictmre ^ la latte, 
Hercule se pr^nta, et le vainquit ; mais Euryte ne voa< 
lut pas la lui donner : alors Hercule le tua d'un coup de 
massuc , et enTevA sa conqu6te. Voy. AtalanU^HippomaUf 
Achelojis y Hippodamie , etc. 

Il y eut un centaure de ce nom, qui , voulant enleTcr 
Hippodamie, fut tu^ par Thesee. 

Vn fr^re des Titans se nommoit aussi Euryte. 

Il y eut encore un autre l^lury te , fils de Mercure , qio 
se signala beaucoup dans I'exptididon des Ai^ooanttt. 

EunzTiOB, un des Argonaute^ Yii^ile fait mentira 
de deux autres Eurytions : Tun , fils de Lycaon ; et Vuvf 
tre, Labile orfevre. 11 y eut encore un beiger de ce oiSBkf 
qu*Hercule tua. 

Euhytis. C'est lole , fille d'Eury te. 

EuSKBiE. C^est le nora que les Grecs donnoient k h 
deesse Picte. Voy. Piele. 

Euterpe, Tunc des ncuf Muses. Elle invcnta la fldte, 
et c^cst elle qui presidoit a la musique. On la reprint*, 
oi'dinairement sous la figure d'une jcune fille courooBCC 
de flcui-s , tenant des pnpicrs de musique , une flute i 
des hautbois , et d autres instrumeus de musique aapi^ 
d'elle. 

ECTHTME, fitmeux atlilete. Voy. Lyhas. 

Eyad5£ , fille de Mai-s , ou , selon d autres , d'lpliif <t 
^e Thcbe, fut insensible aiix poursuites^d'ApolldD|l> 
«pousa Capanee. Celui- ci ayant ^te tn6 d'un coup^ . 
tonuerre au siege de Thebes, Eyadnd se jeta snr le bo^ 
de son man. 



EXA 193 

IE , un cles fils dc l^iain. C etoit aussi \e nom 

plie. 

ireut dire hon fls; on appeloit ainsi Bacchus, 

cchantes etoient aussi nominees J£\fialcs. Yoy. 

£, p.^lit-fils de Pallas, roi d'Arcadie. U quitta 

vec sa m^re Nicostrate, e: vim en Italia, ou ii 

tit iOlat dans I'endroit oil I\ome fut b&tie. Uiit 

ec End'.'. 

f une dcs Nereides. 

105. Yoy. Telesphare, 

f, peic il'lLurypyle. Voy. Eurypyle, 

, roi U*£iolic, fib de Mars et de St^rope. 11 eut 

ileur de n'avoir pu se venger dc Toutrage iait 

iarpesse, qu'il se prdcipita dans un fleuve au- 

na son nom. 

lus. Voy. I'lnenihius. 

m, Les anciens adoroient sons oe nomi an dieu 

ic de ia puissance duquel fls se fi>rmoicnt una 

! idee, et qu'ils paroissoient mettre au-dcssus 

Jupiter. lis le distioguoieut bien ccrtainement 

iieux . qu'ils aj^loient neanmohis quelqnefois 

: Mvinte^rif pour marquer leur immortality 

i'^ijs ou EuHius, surnom de Bacchus, de 

qu'£t^an. 

lOB , Tart d£ faire apparoitre les dieux ou les 

fevoi, £voE ou ^vAN, c'est-i-dire , hon ^Is, 
e, mon fls, C'dtoit le cri que les Bacchantes 
tmr chanter les louanges de Bacchus. Voy. 

Voy. Evius. 

}. Hom^it; en parle comme d'un illustre \k6vm{ 

wins on nc sail rien, 

• h fable. \n 



£ 



■,94 TAC 

Exj^mr* , trr^iii i)c> Ptiocceni. II pnitotv 
iinitn; I'avviki pat !c jmi que rcndoient cii !ieui 
iMdlro rmtra deux bdiii'^ui enebanl^ (ju'il pu 

ExiT^Rftig, Lea Greet appelorenl aiou l«> pnj 
s.'icritlcea qn'un fsisnil Bvaul ipidqnC' entrepiM 

EiPi An OV. cArm onit relipm w par laqotlle < 
dolt purilitr lei person nncoiipnb!ni et lei liens 

ExTiSFiCEf. Cd nommait aiuai ceqx de) mi 
b rcli^on poienne ijui, dam ka 9«rific«, (M 
coniioilre U Tt^tiDt^ dei dienx pin l^npaclkdl 
Iraillei. Les inJinn qne Ilea AnH|»c«L 



FAC 

FAtjUms-Onappehniainri letnlendniteiirii 
d'nit BBCiifice dtiu Icqnel on Dflroit i la Heat 
la bauillK- Taile avec de* ftm eE dti lard. 

Fabiem. Voy. Laptrcet, 

FABm*, an flea Bh d'Herarla, 

Fable, divioili all^gorique, fllle du !!D>nin(r 
Nuil. On diliju'elle rpouan Ic Meumnge, ei qn 
cupou coDiinuellement i mntrefaira rhialnr 






billee. 






Fabulihd*. dien cpi'qn rnvoqiHiil qaind li 
roinmen^ient t parter. 

Faceldia, Facelu, Fahcxloa on Fakelm, 
de Diane; lea deai prenrif ra du tnol /ox, parnp 
irjiiesente ^elqnefoia ivec on flambeoQ i la m 
illo eit enoora mrnonHnee Lucifera el Phaif 
ileux dernien, du mot |ii.scii, ^mro iju'Oitti* 



FAS 195 

I la CiljcisoniscTaurique, cacLa la statue de la 
s un trousseau de meniies hrauclies d'avbrcs 
(orter avec lui. 

iLls, surnoni de Jupiter, pris du cuUo qu'on 
ci Rome dans un lieu noiniu^ Fti^utah C'etoit 
)is 8acr<^ plante de hetres. 
jcs pnicns en avoleut fait iine divinite. Elle 
statue dans le temple de Minerve, u Lacedi- 

B, dicu des arbres (ruitiers. II aToIt a Rome 

jarticulier , nonune aussi Falacer, 

:n et FALCiGEn, c est -k- dire , qui parte une 

rne. 

u Fatu£, decsses de la classe des nymplics, 

retend que le nom a doune lieu u cclui de 

i signifie, non proprement un female, mais un 

isucie A quelque divinite qu'on consulloit sur 

tr c'ctoit principalement sur cela qu «toit fond^ 

Fanea. Voy. Fauniis , Fees. 
^UES. On surnommoit^insi les Gallcs, pr£tre» 

Chez Ics Romains, ce mot ne se preiiuit pas 
•c part, non plus que, chez les GrtTs, le mot 
I latin fhnatiats. Voy. Enthea , Fau<v. 
Voy. FantE. 

rinitc qu'on rcgardoit comme la phis anricnne 
Prima Deum Fas : c'tst la m^rae que Tliemis 
^e. 

s. Voy. Facelina. 

IS, divinite lutclaire de I'enfance. On lui atlri- 
ivoir uc garantir des nialofices. Da^is les trioni- 
tspenooil sa staUic au-dessns du cl»ar, conimc 
rtu dp preserver le tnoniphateur des prestiges 
. Son culte ctoU confix aux Vestnles. 
» 6toit aussi im snrnom de Priape, 



Ti 



;i96 FAU 

Fat ALES DEiE , les Parques. 

Fatalite. Voy. Destin. 

Fatidicus deus , Apollo^. 

Fatua. Voy. Fauna, 

Fatcellus. Voy. Faunus, 

Fauolle. Voy. Ceres, Priflpc, Jo. 

Favla, une des feimnes d'Hercule, dont les Romains 
firent une divinit^. 

FAU5A ou Fatua , la m^ine que Marica , fille de Picus, 
sceur et femme de Faunus. EUe fut mise au nombre de9 
immortelles, parce qu*elle avoit et^ si fiddle & son inari, 
que , d^ qu'il fut mon , elle se tint enfermev le reste de 
sa vie sans parler k aucun honune. Les dames romaines 
institu^rent une fi^te en son honneur, et rimitoie::t en 
fai&ant une retraite' austere pendant ses soleuhit^s. On la 
nommoit la Bonne Deesse et Senta. 

Faunalies, f^tes que les villageois celebroient deux 
Ibis I'ann^ en I'honneur de Faunus. 

Faunes , dlvinitcs cbamp^tres , moiii^ horames et' 
>noitie'ch^vres , qui tiroient leur nom de Fauuus, et qui, 
comme les Sylvains, habitoient les for^ts. Les Faunes 
^toieQt , chez les Romains , cc qu ctoient les Satyres ches) 
les Grccs. 

FAUNIGE5A, Latinus, 6)s de Faunus. 

Fai75igen£ I les Romains , coniroe descendans de' 
Faunus. ^ 

' Faunus, fils de Picus, un dcs plus anciens rois dtf 
Latium, II etab'.it un culte public pour Saturne, son 
nicul, et mit au nombi'e des dieux Picus, son pere, et 
Fauna, sa femme, qui etoit aussi sa soenr. Les Romains 
rbonor^rent lui-m^mc commeundicu,qu'ils nonunoient 
aussi FatuelluSj comnie ils donnoieut h. sa femme le nom 
de Faliia , qu'ils croyoient la premiere des deesscs Fanes, 
yoy. Funcc. 



FEL 197 

FAOmTASi 'divinit^ romaiiie qui presidoit a la fi^con^ 
dit^ des troapeaiuL 

FAU8TUEI78, intendant des tronpeaux d'AmuHiis, roi 
d*AOM, BBari d*Aoca. Lanrentia, e% p6re nourricier de 
Ri^sont 0C de Ronnilas* 

Favx. Voy. Satume, 

FATiium, di^iti6 ttli%oiriqiie, fille de I'Esprit et de la 
Fortniwf Let poeU» la reprfisentent arec dte ailes, tou- 
joms .ppftt* it i*flB(yoler, aveiigle , ou im bandeau sur Ics 
;', na Bufito des licbetaes, 'des honnears et des plan 

\^ M^jfXA ijUB.pied tat. one roue, et rautre en Vair. Us 
diaoit-fiie YEuaini la spit d'ataes ftrts. 

Fayxbw^ et mieiiz Fabiku. Toy. Luperces. 
rf^AjcfStm-t I'lni'dea priqcipaaz yenis, oelui que les 
Gnoi nomnoieDA Zdphyie. 

FimiA, drie«e des Porifications. On croit que c*c,st la 
wAfAt.qoB JoDODf.qoi est aussisumommee Februalis, 
FAraola et FAnila; d'od les fiHes Fcbrnales. 

/FtejOAUS on FibsiJEiniES, ^es qn'on c^l^broit au 
t^gij.&nfdmft, en I'licmneur de. Junon et de Plutou , et 
xflpv-iqpalMt les mtoes des morts. G'etoient aussi des 
Am A*fpffa6afi pour le peupk. 
: Fisnjnm, sotdcbb die Pluton, c'est-lMiire, qui neftoie. 
Oft rboootoit sous ce nom comme ie dien des expiations. . 
yQqiQiptes-iitts. fcnt de F&ruus un dieu particuUer diff^ 
MBt de liutony et pAre 'de Pluton. 
, •. IPiig^tees &baleiix qu'on a subst^n^ aux nymphesf 
k cdlBii!qrtfl«itqu*oa nommoit Fanes. Voy. Fawe, 

iffanrl mi EmisbianB, diTinit^ all^rique i la- 
-qifrit^ AH fit bAti^iui temple & Rome. On fai representoit 
flfH|i|ip.aBia.niiie Assise suz on trdne, tenant un caducee 
jfjp^'jpii^t.et une come d'abondanee de 1-aaice. On la 
ijf^jmit Moon debcmt^ tenant «ne pique am lieu d'une 

11* 



198 ' FKR ■ • • 

FrxLi'iNius, divinitc particaUcrement sdoi^ dftAt li 
ville d'Atjnilc'e. 

Femme ottachee it un rocber, TOjr-. Jn^omeie, 8v 
un daupliin, voy. MHantko, Snr uo cbor en Samm dn- 
coquille , voj. ^m/'^ifi'ice. Avec une robe noire panttnis 
d'etoiles, voy. Nu'iL ArflAoe depiedenia^, voj, IKninWi 
Btfilune. Snr an laarcau, voy. Eurapt, Jupitar, iilfe, 
Toy. .i'mbition, Victoire, JR«hoiimi^ AppayauAi tfm 
snr une cbarnie, voy. i^^ftf d'ar^ent i^yant k oM o»> 
vert , yoy. AmitiL Avec det ailes de papilkm , voy^ Agf^ 
die. Ou encore avec des ailes et une ^le agL-dnmn de 
la tSle , voy. Aurpre. Le corps depttis la ceintni^ tdsdal 
en poisson, voy. Hfereides, Sirines, Senr6e'd'iai9 grande 
enveloppe, depuis les ^nles jiis^'awcpiedsy voy. lo, 

Fehales, fiifes penHant lesqnelles on servoit li mangar 
aux morts snr letirs ttniilieaiiz. On'nonuncll ttOBAF^rdet 
Ics dieux des enfers. 

Febestiva, d6es9e adoroe a F^renfum » *ville ditJi^ 
Hium. 

F^ntmnrs, snrnoni de Jap^'er. Tl hit appel^ ainsif 
parce que Romulus ay ant port^ les d^pouHles de sei 
cnncmis au Capitole, les suspcndit a an cbdne, ou on 
les conserva long-temps , et ou Ton b&tit an temple su- 
pel be en r}:ounenr de Jupiter, h qui Romuloi avoit^ 
consacr^ ces d6pouilles. 

FfniES. CVst ainsi que les Romains oonunoient crdi- ' 
nairement leurs jours de £^tes. 

Fergbxe, d(^se des boi6 et des vergers. Le lea ayint 
un jour pjris dans on bois qui Ini tHoit consaor^, on voo- 
lut emporter sa statue pour )a sauvei^de I'lncendie ; Kiii 
cenx qui se disposoient & lie faire, ia luiss^rent, paxte4]Qfli 
le ieu s'ctaot oteint tout d'un coup-, ils s'apergnrait qm 
Ip bois rqnrcnoit (iej^ sa verdure. Scs pi^tres mardioieiitf 
dit-on^ sur des cbarbons ardens sans se hralcr. CeCIt 



Tf^;- 



FEU 199 

diSeflieilOit part^culicremeot ftoiior6e par Ics aflrnncliis, 
parce que c'l^toit dans son temple cju'ils rccevoient le bon- 
nety qu'fl n'^toit pei-mis qu'aax homiiles lll>res dc porter. 
Ftfrooie ^toit anssi un suruom de Jtuioo. 
I Fimajif pkote oonsacr^ k Bacchus. H^siode dit que 

i ea Int. duM mM tigp de eette plante, qui crdt ordinaire- 
r- mmmjati^'i tW bauttor de imii: cm ueuf pieds, que Pro- 
; rnkthAi cmIm le feu qn*il aToit ddrob^ k fopilerJ 
Ik rpwoiii I on FnBOvx J dtese des royBasButs faiiguds. 
W Fwcn. Yoy^ Area* , DiseotJk . fi^odomie , Joson . 
P fe%«, P%«» TJ^yeste, tlr^ 
I . La« fertiw teieiit soaTeot des actet de religion chez 

lea paiiH. Ito-eti fiuMutit lerrir au dieux et aux morts. 
\ ^of*-Ccmafif Pirales y Z^ectufaniM. 
( ViawL Lea ifegyptieiu, les Grecs et les Bomains en 

vfoiem 'm trfta-grand aomlne. lb aiwoieiiteru les profa- 
ner, a'fls an euMent troubld la joie en fidsant subir h 
:< qnalfme criaiiicl ie supj^ice qn'H avoit meritd. On se 
I w mf o mn oit de flenrs, on a'ab^teBoit des paroled qu'oa 
' wynioit eosBune de numTeia angure. Quelqnefbis on 
^ oavnit'lea prisona pabliqiies; etc. Mats aussi on s'y lir 
noit ao tt te ui .aux- exo&a cle d^bauche les plus honteux. 
Fisuana.^ Yoy. Feticfcisme. 

Mnmn, Gn!||te religieax, aicsi xioxnni^ des dieux 
fiAAm^ auil]iMlfrOa le rendoit. Ces prdtendnes div^initds 
itoiiH dia difliix toti^ies que ebacun se faisoit a sa 
frntainaf oommeaneihoacbe, unoiseatt, uulion, une 
teQtfm^fiui arbre, una jaerre, un poisson, la raer 
II y a des peuplea barbaxes cboz iesqui-Is on 
la Fiiickume ayec toutes ses extra? a- 




43m iMmaat hit r6y^ ooname un dicu cbcz les 
p Jas PMiMt, let fudieua, lea CJrecs, etc On lui 
hn uiBpbty on lui dretaa des auleU, oivWv 



200 F L A 

immola des viclimes. Voy. Canove, Hiver^ Janvier, 
Ve.sta. 

Feuiu^ges sur la tftte d'une figure. Voy. Osiris , lo^ 
Bacchus y Faunes, Satyres, 

FtvE, legume cel^bre par les ceremonies supersti- 
tieuses 'dans lesc[uelles on s'eii servoit , e' plus encore par 
Texactitude avec laquelle les disciples de Pytbagore s'abs- 
tenoient d'en manger. 

FivBiEn. Ce mois etoit sons la protection de lYeptuse. A 
On y celebroit les Lupercales, les F^ruales, les Tenni- 
nales , etc. 

FiD&jT]6 ou Fot. Voy. Foi, 

FiDius , fils de Jupiter ; divinity qui presidoit aox 
alliances. On nommoit aussi ce dicu, S^mon. Voy. Dius- 
Fidius y Semones. 

Fi^ynE, divinity malfaisante k laquelle on sacnfioit, 
pour n'en dire point attaque. 

FiL. Voy. Ariane , Parques. Fils ou pctitcs dbaioei 
qui sortent de la boucbe d*un hoimne. Voy. Hermes, 

FiLLE. Voy. Vierge. 

Flambeau. Voy. Eumenides , Hymen, Envie. Sur 
unc tour ou sur une montagne, voy. Ch'es^ Hero, Dani 
la main d'une femme, voy. Facelina. 

Flamines, pretres de Jupiter, de Mars, de Ronmfc» 
et de plusieurs autres dieux. On les appeloit FlamiiM9 
par abreviation, au lieu de Filaraines, de flum, parce 
qu'ils se nouoient les cl\eveux avec un fil de laine, on 
qu'iis se couvroient la tele avec un bonnet fait de fils de 
laine : ils portoient pour sumom le nom des dieux anX' 
quel> ils appartenoient. Le pretre dr Jupiter, Fhxmtfi 
Dialis ; cclui de Mars, Martialis' ainsi des jautres. 

Flaminiques , prAtresscs , fcmmes des Flamines. Ell» 
etoient distinguces par des ornemens parlicuHc-ifi) parde 
grandes prerogatives et par bien des singularil4's. La Fb- 



\ 



FOI 201 

miniquc Dialis a volt des honneurs proporlionnes u ceux 
qu on rcudolt il son mari. Voy. DiuUs Flumcn, 

Flammiger ales, c'est-u-dire , loiseau qui jjoiie dn 
feu. C'est I'aigle de Jupiter. 

Flammipotens , sumom de Vult aio. 

Plata oea , la blonde decsse : c'est Cdr^. 

Flead. Voy. Bellone. 

Fleches. Voy. Diane, Cupidon, Adrasle, Philoclele, 
Cephale^ Achille, Acteon, Orion y Abaris. 

Fleuves d'Enfeb. Les poi;tes en nomment cinq prin- 
cipaax, I'Acbiron, le Styx, le L^lhc, Ic Cocyie ct le 
Pblegethon. Quelques-uiis ajoutent aussi TErebe. 

Flohales ou Jeux flobaux. Voy. Flore. 

Flobe, deesse des fleurs et du printeinps, et femroe 
de Zepbyie. Lorsque les femmes c^l^roieot les jeux Flo- 
ranx, c'est-a-dire, les fetes de cette deesse, elles cou- 
roient nuit et jour, dansant au son des trompettes; et 
celles qui remportoient le prix h la course ^toient cou- 
ronnces de fleurs. On representoit cette deesse ornee de 
guidandes, et auprds d'elle des corbeilles pleines de 
fleurs. Voy. CUoris, 

Fluobib, surnom sous lequel les femmes invoquoieut 
7uDon dans leurs maladies. 

Flute. Voy, Pan , Euterpe , Mercure, Argus. 

Foi, BosHE-FOi, Foi publique, en latin Fidhs. On 
en avoit fait une deesse', dont le culic eloii etabli dans le 
Latium,jn^me avant Romulus. Elle avoit des temples, 
des prStres et des sacrifices qui lui etoient propres. On la 
representoit comme une femme v^tue de blanc, le.-. iDn'ms 
jointes. Dans les sacrifices qu on lui faisoit, et qui eloicnt 
toujours sans efiusion de sang, ses pretres devoicnt eirc 
Yoilcs d'unie etoJQTe blanche, et en avoir la main enve- 
loppe'e. Veux niains jointes ensemble elo\en\\t %^t[J!d^% 



202 FOR 

de la bonne-foi, et non le simulacre de la foi. «oim(]ere'; 
comme deesse. Voy. Dms Fidius. 

FoNTA5ALii:i , f£tcs que les Romaios celebroient en' 
jetant dcs couronnes dans les fontauies, et en xuettant 
dcs ^irlandes sur Us puits. t ' 

Foi?TiGEH«. surnom des XDuses et de» njmpbes. 
^ Fo^tTiBALES , feles en rboiineur des nympbes dcs Fon- 
taines ; les Illumes que les Fuutanalies- 

FoncE, divinile allogorique. Voy. Vertit. . d 

FoBCULUS , dieu qui presidoit aux portes. 

FonQACALES ou FoBDiciDiES , fetcs en rhonncnr de 
TeDus , a laquelle on immoloit des vaches pleines , ainsi 
c^ue I'avoit present Numa. 

FonGERONs etFoKGEs. Voy. Cyclopes, Vulcain, 

FoRicuLiJS , le mfime que Forculus. 

FoBiNA , deesse des egouts. 

FoBMiDO. Voy. Terreiir. 

FoBNACALES ou FoBi^ACALiES , f6tcs CD rhoQDeur de 
Ja deesse Fornax. 

Fornax ou Fornacalis, deesse qui pre'sidoit dans les 
eudroits oil Ton faisoit cuire le pain. 

Fortune, deesse qui presidoit au bien et au mal.' 
l.ps Remains t'toicut fort 7dle5s pour le culte de ia For- 
tune. II y avoit h Rome un temple pour la Fortune mdle^ 
Fortuiia mascula ; deux autres temples pour ra Fortune 
virile , Fortuna virilis ; encorc un autre pour la Fortune 
fi^minine, Fortuna muliehris. Ce dernier fiit b4ti a I'occa- 
sion de lu i-cti-aitc de Coriolan . qui se iaissa flechir par 
les prieres de sa mere et de sa femme. On representoit la 
Fortune avcc un bandeau sur les yeux, ou aveugle et 
cl:auve , toujours debout , avec des ailcs aux deux pieds , 
Tun siu" une rou" qui lourne avec vitesse, et I'autie en 
Tair. On la represcntc aussi comme I'Occasion. Voy. Of- 



F U L 2f,3 

rOUDHE. VOV. Jll})ih'l\ rfliCdiU, CiljUinCi.'. I.I fo'lillC 
;> etc aJoicL' coniiiJL" uiu- (li« li.ili'-. 

FocBT k la main d'liii Jiommc. Voy. Osivis. 
FounMi. Voy. Ea(^ue, Myrmidons. 
FnASCiOH ou Fbakcus. heros roiuanesqtic (|iroii a 
sui)[.>osc fils ou pcdt-fils d'Hector. 

Frauds, divinite fabuleuse iju'on rcf)rcseiftoit axcc 
iune t^te liimiaiQe d uoe physionoir.ie ar^ruable, et le resit; 
I id corps en forme de serpent, avec la qaeue d'un scor- 
)pion. 

FiiEA , d^sse que Ics anciens Gcrmains adoroieut 
icomme la divinite tutelaire du manage. 
Fnuiw. Voy. Temperance. 

Fbuctesa ou Fbictesca, divinite que les Romains 
invoquoient pour la conservation des fruits. 

Frugi, cest-a-dire, honnele ou fruqitle, 9iu*nom dc 
Venus, a qui on donne encore celui de Fruta. Kfle aroit 
un temple appele par ia m^me raison Fru^ina] ou Fni- 
iinal. 

. FnuGiPEB, divinitt' que les Perses ndoroicnl. ci t^u'iU 
iepresenloi«;nt avec une tSte de lion om6c de la tiare. 
Oo croit que c'cst la m£me que MilLra. 

FnuGiFCBA DEA, la dcease (jui fail a^ottre les nioissons. 
C'est Cdrcs. 

FRCGiwAt, Fbuta , Fbutisal. Voy. Frugi. 
FuGALiES. Voy. Regifii^ion. 

FuGiA , deessc de la joie. Son nom vient de la fuite 
qu'on a fait prendre aux ennemis. 

FclgorA ou Fulgura, deesse qu'on invoquoit contre 
Ics eclairs. On croit que c'est Junon. 

FlLGUR ou FCIGOB, FULGVBATOn Ct FULCEBATOr. , 

surnoras de Jupiter. On croyoit que Jupitcr-Fw /r/nr pre- 
fcld'^it aux flairs de jour, etSummanus au\ eclairs dc nuit, 
FvLMivATor. ou FuLMiNASs. Voy. Ceraun\us^ 



ao4 G.A D 

KiTSEnATLTEs, dtTMicrs devoirs qu*OD rend anx morts. 
r.(s ancicns cicvoiciu u\\ bucher sur leijuel ils pb^oient 
((' corps , et y nicttoient le fbu qui consamoit ie cadavre, 
doiit lis gnrdoient ['reciciisement la cendre dans une ume. 
Cettc C('rcmonic se faisoir avcc plus ou moins de pompe. 
scion la qualite et l.^s ricli esses des personnes. 

Ft nEUn, divinile allei^orique qu'on repr^eutoit sons 
la figure d'un }ion)mc charge de cbaines, assis sur na 
monrcaii d'arraes, coTiime uu furieux qui veut briser ses 
fcrs , ct qui s'arrache les clieveux. 

Flries. Voy. Eumenules. 

FuniNA ou FuKA, deesse en I'honnienr de laqaelle il y 
avoit J chcz Ics Roniaiiis, dcs f«^tes trts-andennes, et 
dont cepcndant Yarron lui-m6me dit que de son temps 
on ne connoissoit gukm que le nom. Cic^ron paroit la 
nicttre au uonxbrc dcs deesses iiifcrnales. Quelques-onSf 
sur une etymologic ibrt incerlainQ, en out fait une deesse 
des voleurs. On ne sail sur quoi fondes d'autres ontdit 
que c'ctoit la deosse dii sort ou du basard. 

FuniSALES, feles en I'honncur dc la deesse Furina, 
(jnl a\ oit un pr^tie pi'vticulier uoniu*e Flamcn Furiiialis. 

Flseau. Voy. Par(jiids, ArachnL 

GAD 

vJtaralus. C'cst le menie qu'ilcliogabale. Voy. Hello- 
quhale. 

(Iabina ou Gabta. Jiinon ctoit ainsi surnomm^.a 
rausc du culte particulier qu'on lui reudoit i Gabie, ville 
dos Volsqucs. 

GADiTAsrs, snrnom d'Hcrcule, pris d'un temple quil 
ovoit h Gades, aujourd'liui Cadix. Il e'toit defcndn aux 
leumics d'entrcr d'jns ce temple, ou Ton ue voyoil aucuDC 
statue . |ias mome cflW d'Htvcu\e. 



GAIi 265 

'GAIXTi£ oa JoiE. C'cloil im des attributs distlnclifs cle 
■V^nus. LesRomains en avoient fait une divinite particu- 
li^re , qu'ils rcprcsentoient couronnee de flciirs. 

GALACTOPHAaES. Voy. Ahiens. 

GalAbthis , servante d' Alanine. Lorsqii'Alcmenf^ , 
grossc d'Hercule, dtoit en travail, Junon, deguisec sous 
la figure d'une vieille femine, se tint assise h la porte . ct 
embrassoit ses genoux pour emp^lier la d^livrance d'Alc- 
m^DC, quelle liaissoit mortellement, a cause qu'elle avoit 
ecoute Jupiter. Galanthis s etant aper^ue que, celt • dccsse 
tenant ainsi ses genoux embrasses , sa maitresse n'arociU' 
cboit pas, alia lui dire qn'Alcm^ne vonoit enfin d'accou- 
cber d*un beau gargon. Junon se leva tout en colerc , et 
Alcmtoe flit d^livr^e dans le m^nie instant. Junon avant 
an la feurberie de Galanthis, en fut fort irritee, et la me- 
tamorpliosa en belette. Ovid. 

GalAtee, nymphe de la mer, fille de Ncre'e et de 
Doris. Elle fut fort aimee de FolyphSme, qu'elle meprisn, 
et k qui elle pr^f(^ra Acis, que le gcant e'crasa sous un ro- 
cher qu'll lui jeta. 

Galatus , fils du g^ant Polypbtoie et de Galatce. 

GalAxaure, nymphe, fille de I'Ocean et de Tcthys. 

Galasjes, fi^tes en Vbonneur d'ApoUon, surnommc 
Galaxius, 

GALkASCov ou GaliA5C05, surnom de Mercure. 

Gal^ne, nyfflphe, fille de N^e et de Doris. 

GaliIotis , fils d'ApoUon et de Th^misto. C'est de son 
Dom que les pr^res de Sicile, qui pr^disoient lavenir^ 
^oient appeles Galeotes. Cicer, 

Galihthioies , fi&tes en I'honneur de Galintliie, fille 
de Praetus. 

Gaxlis, pr^res de Cyb^le, ainsi appel^ He Galhis^ 
fleiive de Phrygie, dont, avant leurs ceremonies, ils Im- 
vaieoc de I'eaM qui les rendoit furieux. lis elo\en\ evvwvv- 

If/et, de Ja Fublc. 1^ 



2o6 GAT 

ijucs, cl <\'to!i avro iine cspocc dc frc-n^sie qirils crle- 
1)M )i(riit leurs fetes en menioire d'Atys, (|uc cette deesae 
it . uit aiiiic. 

(lAi.LL's. Cest le nieme qu'Alectryon. Voy. j4lectryon. 

(JAMiiLiAf noni qii'ou donnoit k Junon, coninie celiii 
(\<> Canu'lius a Jupiter, parce qii'ou cro\oLi que cos.deux 
(.iivinitcs prcsidoient uax Duces. 

<; AMiiLiEs , fetes eu rhonoeur dc Jupiter ct de Juuod. 
^ oy Cunielut. 

Gaxge, fleuve dcs ludes, dont I'cau ^loit re^rdee 
f«in:m3 queUjiic chose de saci^. 

(iAN'YMEDE, (lis de Xros. 11 etoil si ht'LU et si hicn fait, 
<|ii" JiipitcTf api^s le malhcur qui arriva a Hebe, le fit 
cnlcvrr p^ir un aigle, ct lui donua Tempioi quavoit cette 
dccsse dc lui verscr ie ucctar. Ou le reprcscnte assis sue 
nil ai«'Ie. 

(Jaramantis, nympne. Voy.'Goramas, 

Gar ANAS, fils d'ApoHon, roi de Libye, ct p^re 6a 
Ciaianiantis, que Jupiter aima, et dont il eut larbas. 

(taiigare, sommet du mont Ida, cclebre par le culte 
(in on y reiidoit a Cybole. C'ctoit au!>si, dans la Phrygic, 
il' noil) d'un bourg fameux pir TaboDdancc dcs nioissons, 
ct coiui d'uD lac, d'ou sortoicnt Ics fleuTCs Scaniandre ct 
i^iiiiois. 

Gahgahis, roi des Curetes, k qui on attribue I'lDven- 
tion de preparer le miel. Sa iilic ayant eu un fils d'nn 
miuiage claudestiu, tiargaris voulut le faire peiir; mais 
Ic jeune prince s'ctant tiie heureusemcnt de lous les dan- 
t^nty OU il avoit etc expose, son aicul^ plein d'admiratioa 
your sa sagesse ct son courage, Ic dcsigna pour son sue- 
« csscur, cl le nomrna IIa/>is. 

(Jastromantie, sorte de divination qu'cmployoieDt 
Im Engastritcs. Voy. EurycUs. 

('ATEAv. On en ofiVoli uiv i U d>i^:s8c Ily^ic 



GEN 207 

Ge 6a GtA. C'esl la mfeme que Tellus ou la Terre. 

G£ada ou Geda, divinitc dcs anciens Bretons. 

CrEAM, honiiTifcs dune taille prodigieuse, enfans dc 
Titan. Us osirent escaladcr le ciel pour remeltre leur pere 
sur le tr6ne doDt Jupiter s'etoit empare; mais il les fou- 
droya tons, et les fit peiir sous les montagues qn'ils 
avoient entass^es les uncs sur les autrcs. Ovid. Metam. 
Hyffin. Voy, Titan, Polyplieme, 

G'kLAVTty nyniphe/qui fut une des fcmmes d'Hercule. 

G^xANOB, un des desceocluns d'lnachus, fiit dctrune 
)par Danaiis. 
^G&ASiHUS eu K[sus , dieu des ris et de la joie. 

G^ON , fiis d'Hercule et de Gelanie. 

GiuEAux. Voy. Castor. 

Gemellipaba diva; Latone, mere d^Apoilon el de 
Diane. 

Gemihus , surnosi de Janus. Voy. Bifrons. 

GEVETiBUS, surnom de Jupiter, pris du ciilte quou 
loi reiidoit an promontoire de G<^nctee dans la Scylhie. 

Gesetrlius, snmom de Jupiter, comme dieu tuic^ 
hire aes en&ns avant leur naissance. 

Gek&ttllxdes ou GenmaIdes , deesses qui presidolent 
i la naissance des enfans. 

L'ancien Scoliaste d'Aristopbane dit qu6 Venus en 
^toit une; et Hesychius, qn'Hecate en etoit une autre. 
Suidas croyoit que les Genetyllidcs etoient des genies, 
Tun dc la suite de Y^ns , et I'aiitre de Diane. 

GEBihrrLLis, surnom de Venus. Voy. Genetyllides. 

GemAiES , diviniles qui presidolent aux plaisirs. 

GtviB ou Genius, dieu de la Mature, qu'on adoroil 
comxne la divinity qui donnoit i'^lre et le mouvemeiit A 
tout. II etoit surtout rcgardc comnic t'auleur dcs sensa- 
tions agreabkAi et voluptueuses ; d'ou est venue ceVV;^ ^%- 
jHxe de proveibe si conimun dans les an^eiift awVexxx* , 



2oS GER 

cjenio indul -ere. On crovoit que chaqae lieu mvoh un 
^cuic tutelaire , ct que chnque homme avoit aussi le sien. 
Plusieurs munie prctendoient que les Iiommes en avoieht 
cLacuD deux; uu bon'qui porloit au iHen, et un mauTaii 
qui inspiroit le nial. 

(Jenitales, divinites qui presidoient au moroent de 
la naissance des liommes. li ne faut pas les confondra 
avec les Gdniales. 

(i£NiTA-MANA, diviiiitd qui presidoit k tout 08 qui 
preiioit naissance. On lui samfioit un cliien. 

Gesius. Voy. Genie. 

CiLNNAiDEs. Voy. GenetyUidu. 

(iE0MAi!(i4riE, sortc de divination qui s"^ &isoit par le 
mo} en des figures qui resultoient de plusieurs points Caits 
au hasard sur la terre, en y portaut la main a plusieon 
reprises. 

Gkhakie, montagne procbe de M(%are, da haul dt 
luqucUc se precipita Ino lorsqu'elle fuyoit Athamas. 

C iiR t^ES ou Gereues. On nommoit ainsi quatorze Athd- 
nicniies qui presidoient aux mysteres secrets de ikicdbus. 

GruESTiES, f(3tes qu'on celcbroit en Fhonneur deNep- 
luiio a Gereste, bourg de Tile d'Eubee ou U avoit an 
teuiplr. 

(iEnoNTHREES, fctcs qui se cdlebroient tous les ani 
dans luje des ilcs Sporades, en I'honneur de Mars, par les 
CJcrontljrecns. Ce dieu avoit chez eux un temple ceMbre, 
ou il n etoil permis a aucune femme d'entrer durant la 
solciinltt". 

(Ikisyon, roi d'Eryiliic, fils de Chrysaor et de Cal* 
liilioe. Il avoit trois corps,, et fut tud par Hercule, parce 
quil nourrissoit des baufs avec de la cbair bomaine. Un 
cliien a trois tetcs, et uu dragon h sept, gardoient ces 
boeufs. Ilercule tua aussi ces monstres, et cmmena ks 
hwufs. Voy. Jirytliie. 



G L \ '20J 

GigAntophontis , c'est-i-dirc , Meuitiiere des (jeuiis^ 
5urnom de Minervc. 

Glacce ou Glauca, fille de Crcon, noi de Corinthe* 
pour laquelle Jason quitta Medee : elk est plus connu* 
sous le nom de Creuse. Yoj. Criust, 

Ce fiit aussi le nom d'one N^r^idle/ 

Glaitcippe, une Hes fiUes de Danadc 

Glaucopis, c est-k-dire , qui a le$ yeux, hteut; sue*' 
Dom de Minerve. 

Glauccs, fils d'Blppolochus et pire de Belldrophon^ 
t\ changea, au si^e de Troie, ses armes d'oc ccmtre cellet 
de coivre de Diom^e. Horn. Iliad, 6. 

II y rut^un autre Glaucus, fils de Sisyplie et de Me- 
rope, qui fut roi de Potnia en Magn^ie. U avoit des ca« 
yales qn'il nourrissoit de chair Iiumaiuc. Y^nus, pour se 
yenger du m^is qu'il faisoit de son culte , inspira tant 
ide fnreur Sl ces cavales , qu'il en fut lui-in^me devore. 

U y en eut un autre, fils de Minos. Celui-Ik fot ^toufiGi 
flans une tonne de miel; roais Esculape le ressuscita. 

II y eut un autre Glaucus qui ^toit p^cheur de pro^* 
Cession^ Celui-ci, ay ant un jour remarqu6 que les poissonsi 
iqu'il posoit sur une certaine herbe reprenoient de la force, 
et ae rejetoient dans I'eau, s'avisa de manger de celte 
herbe , et sauta aussi tot dans la mer : mais ii fut m^ta* 
tporphosd en Ttiton , et fut regard^ comme un dieu ma- 
rin. Circ^ I'aima inuiilement; car il a'attacba k Scjila, 
ique la miagicienne, par jalousie, cbangea en monstre roa> 
prin, apr^ avoir empoisonne la fontaine ou Glaucus el 
Scylla alloient ae cacher. Ce Glaucus etoit une des divi- 
sites qu*on nommoit Littorales, noifl qui vient de ce que 
]fig anciens avoient coutume d'accomplir aussitot qu'ils 
^toient au port les voeux qu'ils aveient (aits sur mer. 

Ob trouve cneore piusieurs aulce& ViVkqcvu^ \ wu ^^s 



5! I o G O R 

d'Hippol;te; \m, fils dMntcnor; un, mimstre deVJ- ^ 
caiu , etc. a 

Globe. Voy. Allaf^^ Destins, Uiranie, Minerve^O^ 
ris^ Providence. Sur la lete d-une fcmme. voy. To, 

GsiDE. Voy. Cnide, 

Gnosis, Ariane est ainai appcl^e de Gnoase, viUede 
He de Crete, dont Minos son p^re ^it nu; Gnofia 
stclli , la cooionne d'Ariaoc, constellatioii. 

GoDAN. "Voy. Wodan. 

GoETiE, Tart de (aire des maldfices, des sortileges , 
des enchantemens. 

GoLGiA, suroom de Venus, pris du culte qa*OD ki 
rendoit k Golgos^ ville de Chypre. 

GoLGUs, fils de Venus et d'Adonis, cbef d'one colo^ 
iiie sicyooieime , et fondateur de Golgos. 

GonDiES, noeud gordien. Voy. Gordius, 

GoBDics, roi de PLrygie, et fils d'un laboureor. U 
nvoit cu pour tout Lieu deux attelages de boeufs, I'un 
pour sa cLarrue, et Tautre pour son cLarioL Un jour^ 
m labourant, un aigle vLnt se percher sur le joug, et y 
demeura jusqu'au soir. Gordius, ^lonn^ de ce prodige, 
alia consulter des devins; et une fiUe lui conseilla de sa- 
ciificr en quality de roi ^Jupiter ; ce qu'il fit, et il epousa 
cctte fille. Les PhrygienS ayant alors appris de I'oracle 
quil falloit choisir pour leur roi celui qui enlreroit Ic 
premier dans le temple, Gordius y vint le premier, et 
lilt elu. IMidas , son fils, pair reconnoissance, offrit Ic cha- 
riot de son pfcre k Jupiter. On dit que le noend qui atta- 
choit le joug au timon etoit fait si adroitement , qu^on 
n'cn pouvoit d^cduvrir les deux bouts. L'cmpirc de 
rAsic fut proniis a cchiifjui Ic dcnoueroit. Alexaudre le 
Grand n' ayant pu non plus que les autrcs en venir i 
bout , prit le part: ie le coupcr avcc son ^pee. C'est ce 
yu'oi] nppcUe le nceud Gordieu^ ^arce ^[ue oe cbaiiot 



'GRA 2II1 

^Qit iaifGeritum, rille de Pbrygie , et que c'ctoit Gor< 
^VsqdirsToitfiut. Quint. Curce, I. 3. Xenophon, 

ttomAtOB , fils de Machaon, qtii fnt Hvere commc 
All ^uiu 

GoMPontS f Sites de Phorcos, dien m&rin , et de C^to. 

Uflk iMtet trois; stYoir , Mddiue , iBuijalc et Sihdnyo. 

On Jmt flffribnoit le pouvonr de traosfimner en pierres 

eenz qui les regaidoknt; et Ton' crojoit qu'elles nV 

voie&t qa*im seal oeil , dont elles se senroktit Unir k 

tour; qnVUes toient eoiffies de oottleavros; qn'elles 

avoient de grandes aOea ; pour dents , des d^nses de 

m^glicr, €1 des grifies de libn aoz pieds et aux matns. 

Comiiie elks d^soloient la campagbe , et qu'elles exer- 

(oient leur cfaami'Sitt tons les passans, Pers^ les tua, 

et eoopa la tCle A BSSdnse, qai &t attMli^ & Tegide de 

Jvfller i poor la itndko pItts terrible. Yoj. £^ide, Grees, 

GOBOOSiBf samom de Pallas, parce qn^imlfe eontre 
lUduae , nae des goigones, elle Taroit fint tucr par Pers^. 

OoM»onon^ fille de Fers^ et d'Androm^. On lui 
rendit de grands bonneais aprds sa matt, 
. OoioovBOis, sornom de PaDas , pris de la tSte d^ \a 
^MffUiA HftdoM) lepidikuit^ sar son bdnelSer. 

C kiw it Him r, fis die PriaCkn , fiit tii6 ate s^ge de 

. Oovrfjuiify snrbom d'Escnlapc, pr» dii culte qti*on 
lid f6BddH i 0<mftde , Tille de Vile de Gr^. Stalmla 
Giki^k, he ^UiAa deiHr^te. Vira. < 

' Qfttosiy antn^ient GBABmss , niles de Jupiter et de 
V^iHiiyd'attlfes'diaent d*lSurynome. Ellies etoient ttois ; sn- 
rmr , iBapbrosjne, HiilUe et Aglaia rYdnus les avoH tou- 
joms ft n suite: Qa les repv^sente ordiainrement avec un 
air riinty leors mains entreladde^ les unes dnns les autres. 
On bw mvmudfoaa/pttgnes des' llfuses ei de Mewu^ 



212 GYA» 

GnADiTU8,siimom dellan daos an tooqps Sb 
cum stevity tUt Scrvius ,^qot ajoute qa'on le 
Quirlnus dans la pais, qimm trantpuUtu, Fetuu 
plusieurs raisons de cette d^nomiiiaiioii , (kxit kpbi 
vraisemblable , qui rerient k eeUe dn'te^iiifty M lin 
du mot ^raii , ittarcker , pour marqaer Ti 
qui se mettent en caupagne , oa qoi^eH 

GnAiTDE-idtBS. On appeloit ainsi CyMii 

GaAKiB, une det HamadiyadflAi 

Gbatfb. Yoj, Bacehut, Pomone, 

GniES on un YiEiuts, njmphtt^ files de PlMMcm 
et de C^.EUes itoieat trois; savob, PdphvtiOyEiiya 
et Dinon. Ovide n'admet qcfe let dew pii h aifaw . Ob.dk 
qu'aussitdt aprte levr naiasanoe ellea dBrmmil yntSlmi 
qu'elles n'avment k ellet trou qn'mie aenle djBBt el fite 
seul oeil , dont elies se senroieiit chacune k aott toiK.- 
.Voy. Gargones, 

Grenade. Toy. Aicalaphe, . 

GnEiiiouiLLES. Voy. PayMfU, 

GniLLES. Voy. Mars. , • 

GnuEs. Voy. Pygmies, 

GviYjujEos t somom d'ApoIlon , pris da culte qaWn Ins 
Tcndoit a Grynee, viUed'£olie surlesfirontiteas de llonkC . 

Gryphes ou Gbtphoets, monstres fid>ulenx. Voy. Ger- . 
gones , Harpies. 

Gui; Les Gaulois avoient une smgnli^ rAainAon 
pour le gui, celui de ch^e snrtout, que leiin dzttkbf at- 
coupoieot qu'aprds bien des prcparatitims et aivec db 
grandes odr^onies. 

GniBLAHDES. Voy. Calliope, Flore. 

Gtabe , lie de la mier £g^. Lea poStet out fiuol 
qu ApoUon avoit attache I'lle de D^os i celle de Gywt 
et de Mycone , p(mr la rendtie munol^ile. Yef . lMioe» 



HAL Bi3 

UTMf'ikiB la Terre, un des %inpB qui avoicnt 
ttnt maun. C'^loii aussi le nom d'un Troyen de la suite 

GTdkty Indian » cdltibn par aoa anoaaa eDohaoWy 
p«r I0 voffftiliiqud Udsviat MM de lijdfiB.lI dtoii pes^ 
tAMHT kim ABtva Gyg^at aniai-ripi de h^fdk^ 4|a'ApolloB. 
juget aoins faenreiuc qa'un paavre AitadJen somme 
iidafia. 

Ce fitt anaii le nom d'tto g^ani, finbra de Britfie. 

QTOTAeuiQinM. Cimi le nom dea maltrea <jiu pM-. 
doiaiit BBS aopenaeea par leaqiiels on fcnnoit let atliUtes 
flaoftlaa ijniMeMf , 4difi6ei*de8tiii^ a cela. 

GTanomC Oa ^qppeloit ainsi toqs lea jenx qn'on c^ 
lAnih daiit kGi^ y ooniiiie la comae , k saiu , le diaqua 
JMi P'lMy la lolie, eiQ. . ' . 

GnmmatiaUf danae de jeonaa fcna nna en l*bonBeur 

Chnomioii, dMnatiafi qui aa fiuaoh en tonrnant 



HAL 

E^AHia. Yof. Gar^aris, 

Facbl Toj. JUi^deiu, i^cur^, flfm«rv«. 

HABia. Tflj. jidib. . , . 

HiLoua^aonioin d'Apblkm. BGn^rre ^it aiuci sui- 
AoooDte B^Uuij, dn nom d'un oertain Hal^ua qui. loi 
ayoifttei i T%fo en Arcadia on temple oa Von gardoit 
lee dttoiea dn aangHiec de Calydon. 

HAiAifOMBns , tornomde Ifinerre > le m^fimA 
^Jlficommiii, Y07. i^lolcom^ne. 

HutoiiE et HAicromes. Yoj. illcione et iilciondf. 

AucrORDft , fib da s^ant Alcyon^ 
. XAUDNMDi (Ml HA&pTOiqH dim , e'eai-k-dka. In ^oMrv 



• J 



2t4 har 

pendant Usquels les alcyons font lean nidi, C 
soUticc d'hiver. Voy. Alcione. 

Halese , fils d'Agaraemaou et de Briseis. O 
I <*dcMitant la col^e de Gly teinne»tre qui avoit fiut 
'A^anenmon , il prit la fuite , et qn'aprte bien 
tures il aborda en Italic, oil il fonda I'eiEtpin} 
^iies. Ovid. 

Hal^sius ou Halesus, fleuve dc Sicilc, qu 
pifid d'ane raontagne dc m^me noin. G'etoit ]k 
«eq>ine coeilloit des fleurs IcHrsqae Pluton Tenl 

Haua, Dympbe maiine, fille de Ncrde et d 

1IALIE8, jeux solenDels quon c^lcliroit 4 I 
rhoDDCur d'Apolkm. 

IlALUitHO^, nne des femmes de Nepttme. 

HALunoTHius ou AuiTnoTHins. Toy. Alcip 

IlAMADRTADES, Dyniphes desbois, qaeCatn 
doesses, et dout la destinee d6pendoit des arbrc 
des chines , aivec lesquels elles naiasoienf ^ i\ 
Elles avoient de la reoonnoissance pour ceux ( 
rantissolent de la mort. On croyoit que ceux q 
donnoicnt en coupant ces arbres, raalgre leui 
etoient sev^rement punis. On les confoud quclqi 
les Naiades et avec les Nap^. 

Haaimov. Voy. Ammon, 

llARAiOTtiDE , fameux ouvrier de Troie, qui 
arts de Minerve m^me. Ce fiit lui qui construis 
se.iux de PAris , sur lesquels ce prince enleva H 

HABM05IE, fille de Mars et de Venus. Elle fi 
en serpent avcc Cadmus son mari. Quelqut 
nomment Hermione. 

Habpalice , la plus belle fille d'Argos. El 
aimee de Clym^nns son p^re,qui la naria avec 
'de peine ; et aussitut quelle fut raariei^ , il fit r 
(^endre ]>onr la repvcndte -, mm tVlft l\u (IfL n 



HAR ai5 

propre fiU, h I'excniple de Progiiti, etc. Voy. Areas, Tt- 
ree , Pelops , Atree. 

11 y eut uue autre IIarpali<e on HHrpalyce, qui nioii- 
rut de doulcur dc se voir meprisee par Tphicius, qu elle 
aimoit. EWc fiit tant pleurae, que son nom resta u unc 
aorte d'oir lugahre qu on chautoit dans les fiin^ailies. 

Ce fill aussi le oom d'luie princesse, fille d'Harpalicu.;, 
roi d'une contr^ de la Thrace. Elle avoil tant <.!e cou- 
rage, et savoit si bien inanier les amses, que, son peu; 
etunt viveinent presse dans un combat , el ntOnie deja 
blessed de la main de Neoptol^me, eil** vola a son secours, 
le lira de danger , et mil en fnitc les troupes dc 
Neoptol&me. Elle excelloit k la course des cbevaux. 

Habpaliciis , roi de. Thrace. Voy. Harpalice. 

Habpalos , c'est-Wire , 'rai^{5seur; un dels chicns 
d'Acteon. 

Habpaltce. Voy. Harpalice. 

Ha9H{. Voy. Te/^chore. 

Habp^ , esptee de cootelas recourb^ dont se servirent 
Mercure poor tuer Argus, et Pers^ pour couper la t^le 
k M^duse. 

Harpedophobe , surnam de Mercure, pris du nom de 
Tarme dont il se servit pour luer Argus. Voy. Hatpe. 

Habpus ou Habptes, monstres, filies de Neptune et 
de la Terre. Elles avoient un visage de femme , le corps 
de vautour avec des ailes , des griiSes aux pieds et aux 
mains , et des orailles d'ours. T.es principales etoient 
Aello, Ocyp^ et Celeno. Junon envoys ces monsu-es 
pour infecter de leurs ordures , et enlever les viandes de 
dearas la taUe de ^in^. Zethes et Calais les chassCrent j 
roftis Irn, par ordre de Junon, les fit revenir dans la 
Thraoe, at youlant pas quon maltraitdt les chiennes de 
fopiter et HeJunoD, app^lees a'm&i par ApoWomvv^. \a% 



5iG HEC 

TruycDS de la suite d'^nce ayant tue de& ttotipeaax qui 
appartenoientaux Harpies, ilseurentuneeq>ece degowK 
' i soutenir contre elles; et C^Uno, dans su fiireuc, fit k 
£Uiee Ics plus terribles pactions. 

Habpocbate, dieu da silence. On le representoit sons 
la figure d'un jeane homme demi-nu, tenant d'une mail 
uue corne , et un doigt sur sa bouche. Toy. Silence, 
Muta. 

HAaPTSS. Voy. Harpkt, 

Habuspices. Voy. Aruspices, 

Hautbois. Voy. Euterpe. 

H^BE, fiUe de Juoon et deesse de It jennesse. Jnpitec 
lui douna le soin de lui veiser k boire. Un jour , ^tant 
malLeuceusement tomb^ en presence des dieux, elle ea 
eat taut de honte, qu'elle n*osa plus paroHre depois; et 
Jupiter mit Ganym^e en sa place. Hercnle I'^pousa, et 
en sa consideration elle rajeu^t lolas. On Tappeknt aosii 
Juventa. Ovid. , etc. 

Heboi!! , dieu adore dans la Caxnpanie. Oi£ aoit qne 
c^est le mtme que^ Bacchus, ou jdutot le SoleiL 

HtcAEBGE, nympbe qui aimoit beaucoup la chasse. 
C^toit aussi un sumom d'Hecate. 

H^ALi, vieille femme fort pauvre et trte-vertuense , 
cbez qui Thesee logea en allant a la guerre contre les 
Sarmates^ Elle avoit promis de s'immoler pour lui a Ju- 
piter,s*ilreyenoit victorieuxjniais elle mourut avant son 
retour. 

HicATB, fille de Jupiter et de Latooe. G'est ainsi 
qu'on nommoit Diane dans les enfers. D'autres en font 
un sumom de Proserpine, d'un mot grec qui signifie' cerU, 
parce qu'on pretendoit qu'elle tencit au-del^ du Styx, 
pendant cent ana, les ombres de ceux qui avoient &le pri- 
ves de la sdpuUure. II y en a qui veulent que ce soit la 
ndme qne Jiinon^ de v>tte c^uTV^cox.^ «etQv\ f£^l«aafiai 



riFC 217 

pour Junori, Dinne ct P."oser[.>ine. Qr.el(j[ncs-iins re^ar- 
dent Hecate pomme unc divinite parliculiere , fille d'As- 
terie et dii Titan Perseus, a qui Jupittr (!onna une grande 
puissunce dans 1e ciol, dans les eufers ct sur Ics eicnicns; 
d*ou son invocation eiitroit dans tontcs les operations 
Ria.';itjues. On la dit aiissi (il]e de la Nuit, ou de Jupiter 
ct de Ccr6s, etc. Enfin d'nuties content qu'Eetes et Per- 
sds, tous denx fils dti Soloil, fuvent o'eux rois trcs-cruels; 
le premier de la Colcbide, et I'r.uti-e de la Chersonese 
Tauriqne; que celui-ci fut p6re d'H^ate, plus cmelle enn 
core i't plus xn^hante que lui , et que cette Hecate , grande 
nia^];icicnne et babile empoisonncusc , a jant tue son pere 
par Ic poison , eUe eponsa son oncle Eet^s , de qui elle 
eiit Circ^ , M^^ et JSgialius. 

On reprdsentoit Hecate sous une figure do femme 
avec trois t^tes , une de cheval a droite , une de chien 
k gancbe , et entre les denx celle d'un gros paysan. 
Quelqnes-uns venlent que cette troisi^me fut celle d'un 
tanker. 

HicATisiEs , fttes en llionnenr d*H^ate. 

Hecatohb£US, sumom de Jnpiter. On )e donnoit 
aussi a Apollon. 

Hi^ATOMBE , sacrifice de a nt victimes. 

HiCAT03iCHiBE., c*est-k-dire , qui a cent mains ; sur- 
nom qu'on doTmoit au g^ant Briaree et a ses fr6rcs. 

Hi'CAT0!tPE005 , uoHi d'un temple de Mincrvc, qui 
fitoit dans la citadelle d'Athenes. 

Hecatobpuories , fdics cbez les Messeniens, pour 
. ceux qui avoient tue cent ennemis. 

HiCATOs , surnom du SoleiL 

Hectob, fils de Priam et d'Hecube, et rnari d'Andro- 
inaqne,dont il eut Astyanax. Ce prince comniandoit Tar- 
njee des Troyens contrc les Grecs. Pendant Ic *\«^e A* 
7ro!e, iJ 6i des prodJges de valeur, ct devinl \a vetve^^i 

Oiet. de la Fable ^ \{\ 



ai8 BEli I 

daos lUiiOoiiiliM iMK'HMlaB« Ift-diint di.i0k VMa0iUi^£t 

itot d« 6omirv^*3'tel!^ Isp^Xvvinif top Jifa^ tt 
tr^iii^ Mn corps tfm jfbn.wMoar <JN».#aiiUlpMM)iinf 

donna ik AcUU^ d« midi|^ W-«oqift 4'|NlPV:fc:M«Bi 

douleur de Toir immolar m (iB l l» » l| «JiiM|i< Hl i K t lW^ W H 

QQPtre.lcRXhyft,f|te»»iti » i|»j|C Bi l< ^ , ^■^ 

Hegehone , tarn que lev iAtbtteioDi dom^fp^ 4 

yey. .^iiMW. -■;■■' ■•' *^ 

d« xnaliuuiTS. ^^^fftok ^ df 1!p|daft*«ft.dkXtfdfrt tl 
sceiir dc Gljiwoeftm. Ym;. t^ MW #OU>»:MMin, 
roi de %irt|i, tt to ^^leiitrf^ par Thoi^, fpu l||.Hff<ik 
pcu apres. Ensuite P^iris U vilit eDlever, 0t U <;q|Mhq|K 
4 Tsoie i ce ^ cm48% on ioaiferem^Bt gMcM #■* 
touto la Gr^ oontre qctte Tille^ qae In Useo i >pilh^ 
dix ans de siege , saocagirant «t renixnteent ctft-jbpAqi. 
conible. Aprils la nmt 4tt ViM»» HcI&hc ^poaya Djghlt e , 
qu'qlle Ut^a a Meq^kp^, ponr rentier en gpgitevjlKVwin 
Mcnclas eofin h- tcoos^uifit cd trioBipba k S^ip^tJl: 



ilEL arg 

R!jod«»s,aupre« de Polyxo sa [wrentCjfjiii la fit jiendre It 
un arhre , parce qu'elle avoit etc cause de la \)ixic d'uiie 
infinite de hcros. On en fit depuis aoe dirinit6 qu'on 
SQrDoxnmoit Dendritis, c'est-k-<lf re , psmdue a un arhre. 
' HELiaCJS , iameux devin , fils de Priam et dlf ecu}>e. 
Ou pretend qu'il decouvrit aux Grecs un moyen sfir pour 
flurprendre la ville. Pyrrhns,&^q[n] il aroit rendtk service, 
remmena aTec lui, et loi donna h. soateraineie dans une 
contree de I'Epire. Voy. Chaon. 

H&UADEA , filles du Solefl et de Qyintoe, et scran de 
Phaeton , de la mort duquel elies fnrent si senstMemcnt 
touchy, que les dieiix lea mAttmorphos^reiit en peu- 
plicrs, et lears larmes en ambre. Lear nom iloit Lampc- 
tfanse, Lampetie et Plia^tuae. 

D^autzes en&os du Soleil 6toient anad samotnmcs 
Hcliadt?. Voy, Heliot. 

Haiaoum gbtotje, erodees dex HSUades, c>st*ii-d{re, 
tasscs fiiites ou gamiea d'ambre. Voy. Hitiadea. 

HziffADCM NEMUS, 2>oLs dcs Heliadesj c*est-^-dire, da 
peuplitn, Voy. Heliades. 

HiuAQUES , fil^tes en rkonneur du SoleiL 

'BtLici ou Galisto. Voy. Caiisto. II y «ut urn? an Ire 
llclicc, fille de Danaiis. 

HiLicos , fiuneuse montagne dana la B<btie. Elle etoit 
consacrde anx Muses ausst-bicn qu a Apollon. 

H^.icosiASES. On appelle ainsi les Mascs , du nom 
d'H^licon , montagne qui Jeur etoit consacre'e. 

lRiiAco:nins , snrnom de 5epiuue, pris d'«in temple 
qu'il avoit a Hdlice, ville du Pcloponese. II y avoit ausai 
an Jupiler-lfcliconius. 

Heliogabale, I^lagabale, Gabalus ou LtJiros, diri- 
nitd singulis ^ laqueDerenipereur M. Aur^Uus Antonra , 
imnomind Hcliogabale, (itbdtir <ib temple w^ex^ vast 
le moDt Palatin. La %iire tout laqueVit on V«^c^\ ^ko^ 



2:*o HEM 

ce temjde ne KMemUbil k rioa AbmbA;. CWIl'nii 
grosse pien« noire 9«*on pBtoadbit teelomU* jte*»* 
leil. On aoit qiw c'^Mt le SoliQ InMnfewi ffttepl^ 
ipit a^ui C4M %■«, H y aiv«.^>|i|in«M«4p«i /i^ 
toil U LnM. ?Q7:^5(Miir« JUn^ 'fXfP'- MMSfm. 
liV. 5. ^ ■ ■ . ■ ;. •- •"".'■ 

a*%pte, oiUbn p«r k o^ ^mff i^fdWtwM^ 
On crmt quo e'ert h aitaM qdb AjImii , '^.f 

Biuos on IfiuiBi noinjd&.8olnl AhBB,NtlSnB^-'' 

HiuoTionc. Yof. ^Ijrtift ., ' 
Hellamc, Toy. H^iltm, ■:».;-' u . ;; '*^ ... • 
HELLi.yoj.Pbym. ■ * '.^S ■*■■..■• -. 

Heixebi, fik de DencaUqin, fc'Mpr^H|iiiJ»MB» 

(ut appeWe BsUiile, et }m Qn|»;!MNjlBp%,':.; , ;;: [Iv .. 
HEuiBrius, tuAionrdB Xnpiier, Y^^FfdMiiilHb 
HEUEsromr »■ dftnit entre h g na w uti to wlii^iMr 

£g^, ainti appd^ du non d'BjsU^.'ipi ^ Bt^» Tof* 

Heixotibs. Lea Greca aTdeot dens^difiH 
aiusi nommees ; TaD^ en rhonnenr d*Burape,i 
m^ HeUotie , et rautse en Uronoear de.llinorrt-llcl- 

HEixoTia^ annKan de Bfinenre, |r% d*ini "<iwwiM 
Helloiis , qui , dana U pr2ae de Coriutlie pff let Da- 
rieus , se Tdfiifpa dana aon temple , oIl eile pdril fK 
le feu. . 

HjbaTHisaa. lei Grecs uamnoMnt ainai lea dMri* 
dieux. •..*■. 

H£ai09 , prince ilicbain. Il a'ana tellement AniijpWif^ 
fiile d'0£di^«e et de Jocasie , ^u'3 se tna luHfl^taie §m It 
tosibeau de cette prinoeisc. La FdHe paiie eneon d^M 
aujtro H<<xnon cbangd en mcoia^e pomtnikt.fjitmim. 



HER 221 

HiifUS, t,mj9 ou Enus, fils de Boi^e ct d'Grilliyie, ct 
tauiri de RJjodope. Il fut meianiorphose en moutagne avcc 
sa femine, pour avoir voulu se fuire konorer , liii comnie 
Jnpitcr, et sa fcmme comme Junon, prenaut le uom de 
oes divinit^. 

Hepatoscopie , c*est-&-dire , inspection du foie. On 
appeloit ainsi I'art d'en tirer des augurcs. 

Hephxstos ou HiLjPHESTUS, uom que les Grecs dou- 
noicnt a Vulcain : de lu Ics futes Ilephesliennes ou He* 
pKestees. 

Heba, c'est-^- dire y souvera I ne, uom que les Grecs 
donnoient k Junon. 

Hl^RACL^s, fetes en Tlionucur d'Uercule. 

Hebacx^ , nom grec d'Hercule. 

HisJiCUDES, On appelie ainsi tous les descendans 
d'Hercule. 

HZBGiEVS, surnoxn que les andens donooient a Jupiter 
sur les antels qu'ils lui consacroient dans Tinte'rieur de 
leurs maisons. Les dicux Ucrc^ens, Dii Herccoij etoicut 
les mdmes que les Penates. 

HEBciEBS. Yoj. Hercceus, 

Hebcule, fils de Jupiter et 'd' Alanine. Jupiter, pour 
tromper Alcm^ne, avoit pris la ressemblance d'Aniplii' 
try on, son mari , pendant qu'il iaisoit la guerre auxThc- 
lebJens. Junon, qui, pour se venger de son mari, Touloit 
emp^hor I'acoompli&vement des hautes destinees qu'il 
avoit fvomises a Tenfant qui devoit naitre d'Alcm6ne, fit 
naitre EurjstLee avant Hercule, afin que le premier, 
comme aine, eut de I'autoritc sur le second. On come 
crependant qu'elle s adoucit dans la suite h la pricre de 
Pallas ; que mSme elle donna de son lait k Herculc , qui , 
eu ayanC laiss^ tomber une goutte, fit cette taclie blaiiciie 
aaciel,qupu nomme la Vole Lactce. Mais Juoou dans 
Im suite ve paiat r^soudie a le Laisser \ouir de ^wv vx«&^- 

*0- 



>32 - HER 

thiee. fille suscita coslro lui son fr5re, qui hii prescrivit 
douKO travaux, on die pr^lendoit le faire perir, «t doot 
Hsrcttlc soilit coavert de gioire j mau il en fit bien plus 
de dotiKc, eotre lesqnels voici les priooipaux. Etant en- 
core au berccau , il ctoufTa deux serpens que Jnnon avoit 
eoroyes centre loi. Il tua, dans \e icnraia de Lisn^.c , 
i* Hydro, sequent monstruoux, qui aToit plusieuts t^tes, 
keqnellrs venaissoient k mesorc qu'on Iss coupoit. II prit 
e; tua ft la course uiie hicbe qui avoit dea cornea d'or et 
des picds d'airain. Jl etrangia dans la for^t de Nfhaoie nil 
Hon extraordinaire^ dont il porta depuis la peau pour se 
couvrlr. 11 punit Diom^de , qui nourrissoii sea cheraax 
dc cbair hiunaine. H prit, snr la montagne d'i^ryxnoiilLe 
en Arcadic , im sangiLer qui desoloit toute la oontrd^., et 
qu'il ]r.ena h Eupystbee. Il tua k coups de fltebeB tons Ics 
I:orribIes oiseaux du lac dc Stjmphalc. II dorapta un 
tnnreau firrieiix qui d^loit la'Cr^tc. Il Tainqtut le fleuve 
Acbcloiis, k qui it arracba une corne, qu'ii Ini rendit 
D^aniV)oin» en reo6^ant oolle de la chevru Amaltb^. 11 
elouffa dans scs bras le guaril Antee. Il d^roba les ponuncs 
d'or du jardin des Hcspuridos, apr^ avoir tuc le dragon 
qui Ics gardolt. Il soulagea Atlas , en soutenont fort long- 
temps le ciel sur son dos. II niassacra plusieurs nionstres, 
eonime Geryon , Cacus , Albion , Bergion , et d'antres. Il 
doippta Ics Centaures , et nettoja les otables d'Augias. Il 
tua un monstre tnarin, auquel Hcsione, fille de Laome- 
don, etoit exposee; et pour punir Laomedon, qui lui 
i-cfiisa les clicyaux qull lui avoit promts, il renvcrsa los 
niurailles de Troie, et donna Ilcsione h T^lamon. II dcfit 
Ics Aniaaones, et donna leur reine Hippolyte k Tii;^6r. 
11 d;7srcndit aux lifers, eucliaina le cinen Ccrhdre, ot en 
lira Alccste, qu'il rendit a son mari Admite. H lua i'aigte 
qui mangcoii le foie de Prom^thce attacbd au som'met da 
njoiJt CaucKse, Il s^para \es deux moiviu^^ C»^^ et 



HER aa3 

Abyla , ct fit ainsi ronnnuniqiicr I'Oc^n avec la Medi- 
tcrranee. Crojaiil que ccLoit 1^ le bout du monde, il j 
eleva denx colonnes, qu'on appela depais colonncs 
d'Hercule , et sur lesquelles on suppose qa'^toit , en grec 
sans doute , la pretcndae inscription : Non uilra. Apr^^s 
tnnt de traraux, il aims tcllcmGnt Ompbale , qa'il s'ba- 
billoit en femme pour iui plaire, et filoit avec elle^ en- 
suite il s'attacba k lole, fiUe d'£nryiiGr; oe qui di^tcrniina 
IVijanire k Iui donncr la robe da centaave Nessos, qu'il 
n'eut pas plus t6t n^.i^ , qu'il entra dans ane fureur epou- 
vantable, et se jeta dans les flammes d'un bAcher ardent, 
oil, malgr^ ie seconrs de Philoct^te, il ftit consume. 
Apr^ sa TXiivtX on )e mit au nombre dea dicux, qui Iui 
donn&rcot pour femme Hd)e, dtfesse de la jounesse. 11 y 
a en plusicuis Herculesw Cicdron en-Bomiiie six difiurcns, 
ct Varron en compte jnsqu'h qaaTatit&«oii ; nais il pa- 
roit qu'on a r^uni lenrs acUoos, ct qa'<m les a mises sur 
Ic compte du fib d'Akmftne , conme k phis cel^re dc 
tons. On represente ordinairement Heraultt sous la (ignre 
d'un bomine Tigouteux^ cottTnert d'une peau de lion ti 
armc d'une grosse toiassnOr Ovid, ^ii^* Giraldi, hat. 
Com. HUt du Cul 

HEnCTBE, nymp^ de la suica de ProMrpine. On la 
representoit sohs U figure d'tme jaunb fills tenant uno 
oie dans ses mains. Elte a donne son nom a uu ileuvc. 
Tit. Lxv, 

Heak. Voy. Ilcren. 

TIlb^exs, jcux qu'on celebroit k Argos en I'lionncur 
dc Jimon , dont le nom grec est Ilera, 

HKr.EB on MinE, <livinit^ il laqucUe sacrifioteut ccux 
qui avoient licriic. Cn la surnoniniott Martea. 

HsnisTDEA, nymphes qui scrvoient Junon lorsqu'elle 
f renoit lo bain. 

iiEniLC^^ roi de PrcncstCj (Us de \a t\ec«w: ^«crcv\ft 



2a4 U E 11 

(jui lui avoii donnd trois ftmes. i\v3iidre fi;t obligd deb 
tuer ti'ois fois pour lui oter la vie. 

IlEAiiA ou Hermas, le xu^me quHenu^s. 

HERMAavBis. Voj. HermtipQllon, 

H£ii:uyLPHROi>iTE f fiU d'Hermes et d'ApbrooIte, c'est- 
I dire, de IVIercure et de Y^us. La nymplie Salmacis 
raima luug -■ temps , et obtint des dieux que leur udioii 
fAt toujoiirs inseparable. On les appela depuis AndrtH 
gpie , c'est-d-dire , hoxnme et femme. Ovid, 

Hebmapoixon. On oiettoil quelquefois les aitributs de 
deux diverses divinites , dout Mercure etoit toujours uoe 
des deux, sur une mcme figure, comme oelle-ci : lUercuie 
et Apollon; Ha'tnathene, Mercure etMiuerve; Ha'tni- 
thru, Mercure et Mithra; Hermeracle, Mercure et Her- 
culc; HermhoMf Mercure et rAmour ; Hermarpocruttj 
Mercure et Hvpoerate; IlermotirU, Mercure et Osiris; 
Hermanuhis , Mercure et Anubis. 

Hebmarpocbate , HERMATHluirE, HERaiEiiACLB, Hkb- 
MEBOs. Yoj, HermapoUon. 

Hebmes. C'est aiiisi que les Grccs appeloient Mercure, 
d'un mot de leur langue, qui signifie interpretation ^ 
{Hkrce qu'il etoit le messager et Tinterpr^e des dieux. Oo 
le reveroit sous ce nom, commc dieu de I'^loqucnce ; 
et, sous ce rapport, on le reprcscntoit sous la figure d iin 
liomme, de la bouche duqucl sorloieiit comihe de petiuis 
cliaines qui sc rendoient dans ks orcillrs d'autres figures 
liumaines qui marquoient les auditeurs qu'il eucLaiDoit 
pur la force du discours. 

Heumion. Voy. Irmin. 

llEBMioiTE , fille de Menelas et d'Hel^ne. Elle fut ac- 
coidcic avec Pyrrhus , quoiqu'elle cut etd promise k 
Orobte , qui , irrile de Tinjure qu'on lui avoit faite , atta- 
qua P\nhus daus le temple m^me d* Apollon, et Vy tua. 
J^i/y. liv. 3, 



HES 225 

II y cut uii€ autre Heiniione , fille de Mars ct Je V^nus, 
laquclle cpousa Cadmus, et fut cliaugee eu seiiJeiit. ^oy, 
liarmonie. 

IlEiLMiTHnA, Hebmosiiiis. Voy. Uermapollon. 

He&mothime, fioneux inagicien u qui los Labilaus de 
Ciazoni^ne reudircnt des hoimeurs divins. 

HsBO, prdtres/'ie de Venus. Leandre I'ainia tellonieni, . 
qu'il passolt a la nage 1' Hellespont pour I'allcr voii* puu- 
dant la nuit. Elle allumoit au baut d^une tour nn flam- 
beau pour Teclairer; ir.ais Leandce 5 la fiu se noya, et 
Jlero se jeta de desespoir dans la mer. 

Herophile. Toy. Bagoe. 

Hinos. Od nommoit aiasi ccux qui sef distinguoient 
par leurs belles actions, et qu'on mettoit le plus souvent 
parmi les dicux apr^ leur mort. C etoit aussi le nom d'un 
/des dieux Lares. Voy. Anachu. 

HEiisi. Voy. A^laure. 

HznsiuE, une des Sabines enlevees par les Komains, 
quj Romulus cpousa. Apres sa mort on la mit, commc 
sou man , au nombre des dleux , et die fut re'veree sous 
ie nom de Horta , Iloia ou Ora. 

Hertus, une des diviilltcs des Ciermains, la m^me 
quc'Tellus. 

Hesione, fille de Laomedon. Voy. Laomedon, 

Hespeb ou Hesperus, (lis de Japel, et frcre d' Atlas. 
Il fcit change en eloile^ et eut irols lilies qu'ou uommoit 
les Hesperides. 

IIesperides', filles d'llesper. EIIjs e'loient irois sceurs , 
et se nommoient Egle, Aretbuse et Hrspt'relhuse. Kilcs 
possedoieiit un beau joidiu rempli de poumies d'or, et 
gar Jo par un dragon, qu'Hercule tua puur eu aller cucil- 
lir. Ovid. Metam, 

HcsPERiE. On appela ainsi I'ltalle et I'Espa^ne : la 
ptvmiCra, h cause d'/iesperus , qui , a^auV eVii (^\o«!>^ "^«. 



I 



226 HIE 

son Msn AxhMy sVtoit ntki <l»ttf 08 {itjrrtt^'Ct Ifei-' 
pagfie, paree qoe g« pays e« le ploi bwtilwiiil dt 1*E»< 
ropCf c^ nom de.Hesper on Vesper^ plui^e, b takm 

■ KESPimn. Yoj, Htffpfp. 

HssTiAy HOB que let Gceci doBndim 4 TegiB. 

Hisns on £iiks, diTi^it^ Stoi <M«ulqiii Ca atoit ipe 
c'cst Man. ■■..**.■ 

Kiaieaak, e*6at4-dirft, Ik tiltiiiatiatfc fib .afi^iloil 
ftinsi k GkntDiDtee te p ti ti i ei ae da ttMplB d» MImi 
parce qu'elle fiutoit lea ImmIIhis mm jftMh * * 

Heures , d^ettesi 'fiUea de Jupiter ^ d« iMlHiy qui 
prcsidoi^t tmt aiMOiM. Blkt d l q it i trvt^ «l Ml l»»- 
pr^sentt onHaaiteaMnt cnprtt da Tbdaiifr, ¥iitt nini 
avcc dea cadniM, ob ^ hotlogd cptWlMiio^HlftMWti. 
Leurs noma itoiisnt EuocnM^i DM •• ttlM. B— Aiiwi 
les nomme autrement. Hj^o ill aiiiipH. d&E- jtmo del 
Doms encore toitl ^ffiSrelM. Km aewesdtowM pacMrei 
du cici, et elles avoieBt toia 6u cImt at Sea dMinmi da 
Soleil. » ' 

HiAciiTTHE. Voy. Hyaeihiltie, 

HiABBAS. Vor. lorldt. • 

« 

HiBon ou Chovsttb. Toj. Aacahtj^hey Minerpe, 

Hii:nA/fett>]ne de T^tti^, roi dee Myaiew. EHe inr- 
f assoit n^l^Be m^tat en beauttf. Sekm Hy|^, elle ^oit 
fille de Priam, et ae nommoit Laodiorf. Viigile parle duae 
autre Hi^ra , nournce de Pandarus. On croit que cetM 
cUcrni^re Hiora en ia mSme que Cyb^ lYutiMbe, qui 
n'est pas do cie aentunent, vent qu'on lisle Hywnu, 

IIi^RAcoBOBQvra , pr^trea ^gjptieDs, qui cto.ent cbar^ 
gus du soin de noumt lea ^perviera aacxes. 

Hi^BAx, Lomme juste et illuatre, que !feptimef|iiV" 
|;ea en epervier, pour ie punir d'airoir cuvoji dv U& ini 
Trojeas coDire 91U il ^w MlA» 



HIP 237 

HtEBOCOnACES , cVst - a - dire , h'S coj hcan.r aarit -. 
Quelques-uns de ceux (jui servoicKt an cult'! de D.Iithri 
se DoiDmoient ainsi , h cause de la coulenr de leiirs ha- 
bits, semblable h celle des corbeaux qui etoieut consacrcs 
a cette divinitd. 

HiEROGLYPHES , figuFcs sjiTiboliques qui lenoient lieu 
d'ecriture avant I'invention des lettres alpbabeliqiie*^. 
Dans la suite rintelligence de ces figures ^tant devemie 
ti-es-diflicile , ellcs ne furent plus employees que par les 
pr^tres ^yptiens pour cacher les secrets de leur reiigiou 
et de leur politique. 

HiEnOGBAMMATEs , c'esl-4-dire , seaetaues et inter- 
pretes sacres. C'e'loit, cbez les Egyptiens, un ordre ^e 
pr^tres charges du soin de tracer des figures liieroijly- 
pbiques, et de les expliqner. Voy. Hieroglyphes. 

HiEnoFHABTC, le premier des pr^tres, clHieropliantic, 
la premiere des pr^lresses d'Hecate. Ou appcloit aussi 
Hieropiiantc cclui qui presidoit aux ceremonies qu'ou 
obserToit quand quelqu*un sc faisoit inHier dans les mys- 
t^ies de la religion paienne. Voy. Mysieres, 

HiEROPHiLE. Voy. Dernophiie, 

HifnoscoPiE. C'est Tart des iiruspiccs. 

HiLAlnE et.PHOEB^. Voy. Ilaire. 

HiLAniES, fetes en rhonneur de Cyb^Ie, qui sc cclc- 
broient i\ Atbfencs et h. Rome, avec de f;randes demons- 
trations de joie, le jour de I'dquijioxe du prititemps. 

UiPOCRESE. Voy. Uippocrcne. 

IIiPPE, fille dii ceotaure CLiron, mctamorpbosc'e en 
jumsnt, et mise au nombre des astres. 

HiPPiA, c'cst-u dire, la Ctivaliet'e^ surnoni de Mincrvc. 

HiPfio5, nom de t:cliii qui ensci^na la niedccir.c q 
Eftccilape. 

Mv'pws, c'xu u dir9j Cavalier.. ISfv^uftB U\x %wvtv<>i»5v\^ 



.^ 



20.8 HIP 

ninsi; ct Danwiis ,' poor aroir- m^niji'YilC db^diii^ 
les cheTfitix et de t'en lerVir. . ■■■'•".. 
Hippo , nymphe , fiHe de lt>eiSi]| el'd« l^kbylL ' 
HippocAMvis ^toiflnt let dieriui niaiuit' de .KqpliBi 
et des autret divioit/df de la mcr. 

HippocsnADiBft, iwmitna ipfofk.ocojmt tfilbrnM^ 
Centjaurat , waqiidi jk rptarniMoirai;' . .. ' 

HippococMi , tynn d'Ai^ot, tpdfii^pif/k ^tf H«Hf^ 
C'dtoit aniai le ntnn d'un dn Una am tSiianl^ARil. 
pour la cbaaae da aanglior dt Galydoa, eft cdbni d'mda 
gens de la soiie-d'^iide. 

HippocBATiM, fiiee 900 ke Axeedieai oUfokptjii 
ilionnear de ]fef!liiiie. 

HiPPocKknt, fimume 4pett df^dteme iMM^ft- 
con. On conte qu'aneAAt -^ PeMe eait tmiipk la JlM 
de Meduse, da sang ^ea eonla iieq|aft ie,efaBT*lPljpii| 
et que'ce clieral, dW eoop^ pUy fit fuBb celfte torn* 
taine ; ce qni Fa fiut nonmicr Blppocrtne, eW-a*-diie, 
Fontaine du coeval. EUe etqit ooosaerfe & ApoUoo et auz 
Muses. 

HippocTomjs , c*esl^i«dire , tutur de ehevaux^ enniai « 
d'Hfrcule. Voy. DionJme, ^ 

Hn>P0DAMA8,nn dfsfilsdePnam. ^ 

HippoDAMiE on HippoDAME, filVs d'GEnoiiHida. See i 
p^re la di^issoit k rni tel pmnt, qa*il ne le TOolat doa^ I 
iicr qiCk celui qui la Taiiicroit k la course | paroe ^1< t 
etoit assure que personne ne la sarpaaaeroh daof etf k 
exci-cice. II inassacrcut tons cenx qui en sortoieiit Taiiieiit, i 
ct tiia jusqu'a treize princes. Poories vahiCTe pins fadle \ 
ment, il £iisoxt placer Hippodamie sur son cb«r, de jGfnoa |!i 
(ju'ils puflsent la voir, afin que sa beaut^ lee em^klhA M I < 
couraut d'6tre attenf ift i lenrs chevanx. Msb 'Plftlo^ I ) 
qtwlqagsusa di8eniP\TVdiQ^)«Qix%^vQftV>MA^UYai» li 



HIP 229 

cpousa. QEnoiiiaiis se tua de dcsespoir. Voy. 
le. Metain. I. 12. 

itre Hippodamie, snrnommee Br iseis, du nom 
re Bris^, et captive d'Achille, fut la cause de 
: querelle de ce prince avec Agamemnon, 
eut encore une autre, qui est p0l>^re la m^me 
emigre, puisqu'on lui donne pour mart Piri- 
ix noces duquel les Centaures et les Lapithes , 
oit invitds, se querellferent poor Tenlever ; mait 
:s dcfiu Mctam. IiV. 12. 

)^TE ou Hl^PCDOTE, c'est-ii-dire, qui lie des 
Elercule fut ainsi surnomm^, pour aroir attaeli6 
IX autres les chevaux des Orchom^niens , dont 
la cavalerie inutile dans une bataille que les 
aides de cctte ruse , gagn^rent sur euz. 
.^js, surnom de Miuerve^ pris du cuite qu*OD 
t a Hippoia , vilie de la Laconic. 
:0QU£, fils dc Bellerophon, et pal de Glaucus* 
ssi le nom d'on Trojen tue par Agamemnon. 
.TTC, fils de Tbesde et d'Antippe, autrement 
el6e Hippolyte, reinc dcs Amazoncs, qu'Her- 
la & Th^e , apr^ avoir vaincu ces femmes 
. Hippoly te aimoit si p^Bsionnement la chasse , 
3it sensible & aucun autre plaisir. Ph&dre, sa 
e , pour se venger de cc qu*il avoit refuse de re'- 
a passion criniinelle qu elle avoit pour lui, I'ac- 
hs de TLesee d'avoir voulu attenter k son hon- 
>our donucr a son accusation un air de vthritci , 
»ntra lepee quelle avoit prise a ce )eune prjucc, 
percer elle-m£me de desespoir, si sa nourrice nc 
upeclico. Thesee abaudonna son dls a la fureur 
nc; et lorsqu'ilippol) to , mcnte sur uu ohar, 
de la mer, un moustre xnario parut tout h.eQa^ 
age, ct effraya leJJement les che\«vcL> c^'A-^ 

'*> la lahlc, ^O 



-i?,o KiP 

pvlvcnt la fiiitr. Le c^ar se fracasM,, et re prince futtrairc 
a travcra les ronces et les rochers, (m irpt'rit. Escnlapc, 
k\a pri^re de Diane, liii rendit )a vie, et ceCte deeste l« 
nomroa YirHus. Yoj. Acaste et BeRer4Jiphon^ 

II y ent un autre Hippolyte, I'lin te gdans qui 0rent 
la guerre k 3ui0tr. 

La fcmihe d'Acaste te nommoit Hippoly Ic. Voy. Acaste. 

H1PPOLYT105. C ctoit un temple qiie DioHiMe avoit 
fait Mtir en I'honneur d'HippoIy te , &h de Thesce. II y 
avoit aupr^ de ce temple un Hen sacre dedi^ k Vdnn** 
Specnlatricc, dans rehdroit on Ph^re prenoit plaidr 4 
voir Hippoly to poilir ponr la chasse. 

n:ppo!^i£DO!f , ills de Lysimaciius et de I!9asica , fiit nn 
des sept princes qui fit«ntle fainfux siege de Thebes. Hyg^ 

HipPOBitNE, prioee grec, fils de Madaretf M de Mernr^r,: 
si citaste, qu'il se retira dans les Imis et dans les nioft> 
tar^ncs pour ne point voir dc femmes,r Mak ayant nn Jour 
rcncoutr^ AtAnte A la rliassc, il !a snivit, et so n^it an 
nombrc de ceux qui rcclierchoient cptte princosse en n»a- 
riagp. 11 leponsa aprt-s 1 'avoir vaincne a la course. Voy. 
Atalante, filie de Sc])enoe. Voy. aussi Hippodamie. 

La ni^e d'Amphitnpn se nororooit aussi IlippomSne. 
Elle ^toit fiUe de MenEtius. (}ii2!ques-uns la noniBieut 
Ilipponome. 

lIippoiTE ou IMPOSE, fl.rrsc rcjanlt^ par les ancfcfw 
comnic une divinite rpii avcit un soin pavliculier de* 
clievaux. Juven. Sat. 8. 

lIippONOsn:. C'est la meme qaJiippcmAne , mlit& 
d*Amphilryon. 

Hippo.NoiJs, fils d'/idraste, sc bri'ila pour oheir a im 
orarl.'. 

Hippopotami: , c'est-a-diip. crtvc.l ^e ftcuve. T/rst un 
amp!ii!,io monslruenx dofil fes Kg} [;!"cr.s avo>nl fait une 

(Uvinkv, 

4 



HIV 23i 

XTivPOTAO^, l&ole, petit- fils d'llippot^s. 

HipPOTES, p^re d'^geste, tt aiful d'Kole. Voy. Ege.tc. 
Ce fat auBsi le uom d'uD prince grec qui s'attira la culcre 
d'ApolIon pour avoir tut> uq de scs pr^trcs. 

HiPPOTUoi, fille de Mestor et de Lj&idke, fut une 
dcs £emmes de Keptunc, qui en eut Tapliius. 

Hippotboe fut encore le noni d'une n^reide, d'une 
amazone, et d'une (ille de Danaus. 

HippOTBOoa , HiPPOTHON ou HiPPOTHoiis , fits de 
Keptune et d'Alope. Sa m^re ct son aieul Cercjon I'ayant 
fiUGceMivement fait exi>oser, il fut toujouxs nourri par 
mm jumeat, et trouve par dts bergers (jui rclevereui. 
Ilitisee ay ant ta^ Cercyon, donna ion tr6ne a Hippo- 
tiioou son petit-fils. 

HiBiE ou Hybie , nymphe d'Arcadie. EUe pleura tant 
ia perte de son fiU, qui se pr^ipita du haul d'uu roclier, 
pour n'avoir puoLtenir un jcune taureau d'un de ses 
amis, qu'elle fondit en iarmes et fuX changes en un lac 
qui porta sou nom. 

HiBOSDELLE. Voy. Pro^nS. 

HiBPiES, fiunilles qui dcmeuroient h quelque distance 
de Rome, et qui etoicut c)iRi|;ees d'ofirir cbaque anuee 
un sacrifice a Apoil^. On dit qd^ceux dout ces families 
ctoient composees march oient sur le brasicr ardent du 
sacrifice sans se bruler. 

HiSTOiBE, divinite allegorique, fille de Satume et 
d'Astrce. EUe presidoit k tous les eveneniens quels qu'ils 
fusseut. On la peint avec un air majestueux, et maguill- 
quenient babillee, tenant une plume ou un poingon 
d'une main, c'est-a-dire , le stylet dont les nucleus sc scr- 
voicnt pour ccrire, et un livrc de I'autre. 

HiVEB , divinite allegorique qui presidoit aux gluces et 
aDx frimas« On le represeutoit sous la figure d'un bouuv^e 
tout couvert de Qlarous, ay ant la c\ieveW<i t\\A\*K\ift 



23a 11 S 

bluuclics, et dormant dans uue}>ix>tte; qucl<^iicfois so\xc^ 
la figure d'une femme assise aupr«^ d'an ^raud fuii, avec 
des habits doubles de peaux de moutoos, et souvcut aussi 
sous la figure d'un vieillard qui se cbaufie. 

Holocausts, sacrifice dans lecjuel la vidime ^it en- 
titlement cousum^e par le feu, sans quMI en rcstdt rien. 

HoMtinE , poele cel^re a qui les Grccs rendireut Jes 
bonucurs di\in8. 

Homme ayant Ics mains prises dans un arbre ouyert, 
et qu*un loup devore, voy. Milon. Assis sur un tor.Deaa, 
voy. Bacchus, Couvert de gla^ons, \oj, Iliver. Aveugk, 
Voy. Plutus. Poisson depuis la ceinture , voy. Ti iton. 

HoBSEUB. Les Rom-iins en avoient fait uoe divinild. 
lis avoient place son temple apres celui de la Vcrtu ; en 
sorte qu*on ne pouvoit enirer dans le temple de I'Hon- 
neur qu'apr^ avoir passe par le temple de la Verto* 
Giraldi. 

HoiiA. Voy. Hersilie, 

HouCHiA, dcesse adorce dans rEtriirie.. 

Honcus ou Oncus. Voj . Orcus. 

HouDiCALEs ou HoRDiciDiES , Sacrifices de vacbci 
plciues qu'on immolokj^ la Terre. 

HonioN ou Honrol^umom d'ApoUon. 

HonLOGE. Voy. Heures, 

IIoATA. Yoy. ilersilie. 

Honus , Ic mume qu'Orus. 

HosviTALis, c'est-a-dire, hospitalier. Jupiter 6toit 
adord sous ce nom, comme le dieu tutclaire des botes el 
des voyageurs. II y avoil aussi Minei-ve i'Hospitali^re. 

HobTiE. Voy. Viclimes. 

UosTiLiBA, deesse qu*on invoquoit pour les moissons, 
quand lesepis, e'tant tpiu-u-fait sortis, fisrmoient ane sur. 
' face e^ale. Bile etuit ainsi appclee du vieux mot hostire, 
tacltie ue liivcau, 



• II Y A . -^63 

HotT-ETTE. Voy. Paris J Endyniion. 

HuBE de sauj^lier. Voy. IMtltatV'e. 

KuTSAB, idole ties INinivIles. 

Htacibthe, (lis de Fierus el de Clio. ApoUoii I'tiina 
beaucoup. Ze})])yre, qui- i'ainioit aussi, fut un jour si 
pique de le voir jouca' uu palet avec Apollon, qui\ poussa 
i« polet a la t^e d'Hyacinthe, et le tiu. ApoUou Ic mcta- 
morpLosa en fleur, qu'on nomma de^s Uyacintbe. Ovid. 
Voy. Ajax, (ils de 1 elanioii. 

Htacikthides. Lcs fiUes d'ltrecfathee, roi d'Atheiies, 
8*ctant gencreuseiueiil devouecs pour le svlut de U;ur pa- 
trie, furent ainsi sMmommecs, a cause du lieu ou elles 
itirent imiuolecs, cet eudroit elant appcl6 Hyaciiithc. 
Lfles sont'aussi noinm^es les Vierfjes. Vemosth, Ciceron, 

Htacihthies, i^les anauclles u Lacede'mone, en I'hon^ 
ncur d'Apolloii, ^ cause de la moit d'llyaciuthe. 

Htades, fillcs d'Atlas et d'Elherie, furent ainsi ap|)c- 
Ic(^ du nora d'llyas leur frore, qu'ellcs aiznoient si ten- 
di'eiucnt, qu'elks furent inconsolahles de sa mort. Elles 
\c pleur^nt tant, que les dieux, touch(7s de Icur douleur, 
lcs cLaugoreut en astres. D'autres conteut que les Jlyades 
t'iolent des nymplies que Jusiicr ttnusporta au ciol, ou 
\{ ks cLangea en aslres pour IqMppjpstraire A la coL'^rc dc 
JuuOD, qui vuu!oit les puuii du toTu qu'cUes avoicut pris 
d'clever BaccLus. Ces filles d'Allas, ou njinphcs, etoicnt 
ixu uouibre de sf pt, et se noramoicnt Ambrosie, Eudotv', 
pQsilfaoe, Coronis, Polyxo ou Plexaure, PLiloto ou P} - 
llio, ct Tyclie. Lcs Hyades sont appelces par les poirics 
ylu\fUCf tiislcs, parcc que la conolcliation^'cHes formeiit 
antiooce la pluie eL le mauvais temps. Cetie cunstcllaLiuu 
est aiissi dcsigue'c quclqi:cfois par Hyus^ slngulier de 
Hyades f comnie ninihcsa llyus^ Lisaena HyaSy etc. 

HTAoms, Plirvgit'ii , pirc do rilarsyas. Oiiolq'iies uns 
dbcnt que c'ituil j<^:i iils. 



234 H Y E 

Htale , nymplie , Vixnt des compares de DiauiL 

HTA5TIOES. I.ics Miuet sont aiosi suroamm^ypun 
qu'ou croyoit qti'elles habitoieDt !o Beotie. Yoy. Uyantius. 

Htahtius, c'est Acteoo, petit-fiU de Cadmua, fosdii- 
teiir de la viJle de TL^bes , capitale de la ll<k)tie. Adcoi 
est aiosi sumomme par Ovidc, paice que les B^ueos 
etoient aussi sunKumnes Hy antes bu Hyantiif du wm 
do Hya3 , nn de lo A andens rois. 

IItas. Yoy. Hyades , Ethra^ fiile de I'Oc&in. 

Uybla. Yoy. Ryhleens, 

IIydlaa, decsse adoree en Sicile. 

HYBLi£59 , peoples de Sicile , qui passoieDt pour tii»- 
faaLiles dans ce qui ooncenioit le culte des dieos, et poor 
rinterpi^tation des songes. lis kabitoient le xuQBt H)bk, 
culebrc par Texcellent miel qu*ou y recociUoit, et par 
une ville de m^me nom, qui depuis eut celui de Megare. 

JIybristiques. C'etoit une ibXe k Argos, pendant la- 
quf.lle les ibmmes, en Labits d*Lommes, se montroient 
fiercs et iusolentes envers leura maris , en menaokc de ce 
que les Argicnnes avoient autrefois mis en fuite une ar- 
meii de Lac6demoniens. llyhris, mot grcc qui sigui&6 
injure^ insolence. 

Hydue ou serpent <kLmarais de Lcmc. II nvoit sept 
loics qui renaissoient i inesure qii'on les coupoit. Cepen- 
d i)*o Herculc le tua ; nussi fut-ce !c plus diiilcilc ct le plos 
gl«ii<.'ux tie sls travaux. 

IIydria ou CnucHE, divinitecgypiiennc. Yoy. C«iiioj.c 

])vDUOMAJCTi£, soilti de ilivinulion par Ic iiiojeo de 
reuu. 

irYDROPiiOHiEs, ft^lcs atlienlonnes en roemolrc de ccui 
qui avoieut peii dans le deluge de Deucalion. 

Hykne , animal sauvagc ''t cruel , dont on a ccrit bien 
6v.s cljoscs mervcillcuses. Les Eg}piirns en avoient fait 
vnc diviniic*. 



'\ •» 



H Y M a3o 

Htetius. Voy. FluviaUs. 

Htgiaa, snmom de Minervo, aiusi anpclce dc Tcrt 
He gnerir, auquel die prosidoit. 

Ht6IB ocl Eygkk, nile d'EscuIape, fut adoree comnie 
la dcesse de la sante. On iui faisoit 1 oblation d'un t^atcnu. 

Htlactob, c'est-a-dire, qui ahoit; no des cbicus 
d'ActeoD. 

HTLiEVS ou Htle, celui des Cenlaures qui fut cause 
du coiabAt qui se fit entrc eux et ies Lapirhcs aiix noces 
de Pirithous. 

C etoit aussi le nom d'un des cbicns d'Acteon. U si- 
gniCte sauva^e. 

HxtAS, fils de Tli^damas, jeune Lomrae id'unc bcautc 
singulis, qu'Hercule aima beauconp. Lorsqu'ils alloient 
ensemLle a la con(|u4te de la toisoa d'or avcc les Argo- 
RAUtes, des iiympbes enlevOreQt H^las anpr^s d'unc 
foiilaine, ou il eloit aUe cherclier de I'eaii. Hercule, in- 
coiiAolable de sa perte , nc voulut plus aiii^ow les Ar3o- 
nautcs, qui, en chercbant Ilylas, aVoieot ioutiletn<i(nt 
Giiit retentir le rivage de son nom. Virg. Geotcf, 

Hyixus , fiU d'HerciiIe ct dc De}amre. Apr^s la xnort 
de SOD perc, il epousn lole"^ rcais Eurysthee Ic chassa 
au58i-bien que le rcste des ittraclides. U se sauvn ix 
Atliines, ou il fit Mtir un teinple k la Misericorde, dans 
leqiiel les Atlii^niens vouliirent que les crimiaels trou- 
V assent un £ciiif;c assure. 

Htlososie, fenime ccntaure, qui ss tua de dcsespoic 
lorsqu'ello apprit la niort dc son mari Cyllarus. 

Hymen ou HvMEN'f.K, divinile qui prosidoit au ma^ 
riage. Il etoit fib de Bnccbus ct de Venus. On le rcpic- 
Htiite sous la figure d'un jcune honunc hlond , tenant un 
Hambeau ^ la main . ct courounc dc roses. On appcloit 
■ussi Hyxncncc les vers qu'nn cl taut oil* pour !es nor.cs. 

IIymetxe, moiitn'itiu dc* i'Allique, ociuWp, yot ^ '^^s^^^^" 



a36 , HYP 

dance et rexfclleuctf du miel qu'on y recueiiloit, etpai 
le culte qu'ou y reudoit k Jupiter, ^ui y etoit suniomme 
Hymettius. 

Hyp£kob, prince troy en, tue por Diom^e an sa^ge 
dc I'roie. 

Hyterbics, G\s de Mars. On dit qu*ii fut le premiei 
qui tua des aniniaux. 

HYPEBitonEENS ou HTPEBBORtES, pcuples de la Scyiliie 
srptcntrioualti. lis honotoieiit plus que tons les autres 
dieux ApolloQ , appele pour cette raison Hyperborcen. 

IfYPEnETJiS, G\a de ISepiune ct d\41cyon6e. 

llYi'l^niON, Titan, fils de Ccelus. II fut, dit-on , cliarge 
dc conduire Ic cliar du Solcil ; cc qui la fait regarder par 
quclqtics-ui)s coniine pl;re du Soleil, et par d'autres, 
comnic le Soleil iui-mdnie. 

HYPi^.nirpE, fille d'Arcas, fut uue des femmes d'En- 
dyinion. 

llYPEiiMRESTRE, Tune dcs cinquante Giles de Daaaiis, 
par Toi'drc duqucl flics cgorj^^reiil leurs maris la pre- 
iv.iire iiuil du leurs iioccs. (JcUc-ci epargna le sien appele 
Lyiicoc, qui cnsuitc tuu Danatis lui rnt>nic. 

iriPiTiinES ou SuBDiALES. Oil uppcloit ainsi dcs litux 
docoiivcrte ct en plciu air, (]ui ctoic-nt consar.res aux 
dieux. On s'y assenibloit, conime diuis dcs tein;)les, pour 
oiliirdcssacri(iccs, ct pour tout cc qui coaccrnoit IccuIjc 
des dieux. On choisii..ioit crdinairenient des niontagncs. 

IiYPOPHETES, ct uoii 7/ ypop'op/icijs , c'cst -a - dirc, 
iiitcipntes ou laessutjcrs. Coloit le second ordre dcj 
iiiiuislrcs qui pitisidoient aux ora<:!(\s de Juplu^r. Lcur 
priucipalc fonclion coi;sii>lf)il a iccevoir les or»c!cs dt* 
luiiiisl.os uu premier oidrc, vX a l.s aiiuoncer au [xjuple. 

lIvroTUOOiS. \ oy. Uii>j>oihoon. 

TlvpsiiNOR, pi*Olic du ili.iivc .'"rain -.ik^rc , qui fut en 
line cxUviuc vCnciAlum u ccux de 5.cu icn'^w. 



1 A C 237 

IItpsiptle, reiue de I'iL' de J.einnos. Les fcmmes de 
crtte ile ayant massacre Icurs maris, el lous Ics auties 
l)ouiiDes, Hypsipylcj pour sauver. son pcre Thoas, li.i- 
^uit de rayoir tue, el le tiiil cache. Jason, allaut k la cou- 
qu^te de la toison d'or, aborda dans Tile de Lemnos , ou 
il cpousa Hypsipyle, k qui les Lemniennes avoient defere 
la souveraine autorite. Ce prince s'ctaut rcmis en mcr, 
«)ublia bientot Hypsipyle, qui entra en fnreur lorsqu'elle 
apprit qu'il avoit epouse Medee. Cepeudant les Lem- 
niennes, ayant sa quelle avoit sauv6 son p^re, la chas- 
sdrcnt de leur lie. Eile tomba entre les mains des pirates, 
<£iu la veudirent a Lycurgue , roi de Nem^. Cc prince lu 
traita fprt humainemeut , et lui donna le sola de nouriir 
lit d'«ilever son fils Arcliemore. Voy. Archemcre. 

Hypsistus, c*est-k-dire, ti'es-eleve^ sumom de Jupiler. 
Cetoit une divinile pai-ticuliei*e cliez les PLenicieits , qui 
le croyoient pere de Saturuc et le premier des dicux. 

Htpsubanius j diviuite pbeuicienne.' 

Hypsus , fils de Lycaon , b^tit une yille en Arcadie. 

Hyuce ou Hybel's. Voy. Orion, ^ 

Hyrie. Voy. Hirie. 

Hyssetho , femme de D<^iphon , fut lionor&e chez les 
.Grecs comme une divinite. 

Hyrtacides. C'est Kisus , fils d'Hyrtacus. 

HYRTACt:8 , Troy en du mont Ida , pfee de Nisus. 

Hystebies, fetes en i'liouncur de Venus, daus les- 
^lelles on lui imnioloit des pores. 

Hyveb. Voy. lliver, 

lAC 

Ia, fille d'Atlas, couvrit de laine Acbille cipiront, et fut 
cbangee en violcite. 

Jaccmvb. C'c8l le liom quoii doBBQiX ot^v\iAYCTu«GXV 



i 



238 I C A 

Bacchus daDS la celebration de ses f^Sies , d'un mot grcc 
^ui 8i;^ifi« crier et falre ^rand bruit. Cu doiinoit aussi 
ce noziii au pcrso image qui le represeutoit daiis les cece- 
monies de rinitiationaux m^sldi-iis du pagiUii^iD^. 

Leba, nymphe, 6Ue de N6r6e et de Doris. 

Ialyse, fils de Ccrcaphus, batit dans Tile de RKodcs 
une ville 2i laquelle il donna son nom ; d oa Ics dkux 
Tclchines, particulieremcnt reveres daus cett^ ile, sont 
«urnonamc6 lalysiens. 

lAMBE, £lle de Pan et d'£cLo, ct salvaDta de Meia- 
nire, fenuue de G^leus, roi dll^Ieusioe. Piersoupc ne pou- 
vant consokr Cer^ afflig^e de ia perte de ^ fillq , lambQ 
sut la faire rire par ses bons mots , et adoucir sa douleur 
par des coutes plaisans dont elle 1 entrecenoit. On lui at- 
txibue rinvention des vers iambiques. 

lAHJL Yojr. J ana. 

lAHxaE. Voy. Iphis, 

I APIS. Voy. J apis, 

lAB]&AS ou HiARBAS, roi des Getnles. Didon alma mieux 
•e donner la mort que depouser cc prince, qui voaloit 
T^ y contraindre les armes d la main. Voy. Didon. 

iBif , oiseau qui d^vore le; serpens. Les £gypucnf en 
avoieot fait une divinite. 

ICAUE , fils de Dddale. Voy. Dedale. 

IcABiA, snruom de Diaue, pris d'tcaros^ ile dans la 
mer Icariennc , ou elic avoit un temple. 

IcAniOTis et ICAnis , surnoms de Penelope, fiUe d'lca^ 
rins. 

IiCARins , fils d*OEbaIus ct pere d'l^rigone. Ayant &it 
boire du vin a des paysans qui ne connoissoient pas celte 
liqueur, ils en furent cuivres jusqu'k perdre \fi raison; de 
sorte que d'auti'es , les croyant empoisonnes , se jetircot 
sur Icarius, et le lucrcnt. Aussltut les fcmmes de cos pay- 
sajos fmcut transporia.& d'une Caceuc v\v.v\ \va%\vi»3^^^ 



1 D A 239 

qnc roraf.le cut orcloniie des frtes en llionnrtir dlcr^rln'* : 
dc la vinrent Ics jeux icariens. Cos jniw consisjoicnt h se 
balancer sur une corde atta<;hee i deux arbrcs, cc rue 
nous appelons Tescarpolette ; a quoi Ics jcunes gens siir- 
tout s'exer9oient bcaucoup. Mera , cliienne d'IcariiLS , 64- 
coavrit le Kcu de son tombcau jI trigone, qui se pcndit ('o 
dcsespoir, d^squ'ellc sutla niort de son ptnre; mais Jupiter 
i»6tamorphosa Icarins en astre, qu'on croit Atre Bo<rtrs 
ou le Bouvicr, ]^>igonc en une constellation appelee la 
Vierge, et la cliienne Ivleia en cellc qu'on nomine la Co- 
nicule, dans laqaclle, lorsque le solcil est entre, il fait 
cxtr^ement cliaud pendant quarante jours. Hygin. 

Le p^e de Penelope se nommoit aussi Icarins , Lace- 
demonien noble ct puissant. Ne pourant se resoudre a se 
separer de sa fillc, il conjura XJlyssc de fixer sa deroeure 
u Sparte, mais inutilcment. I3lysse e'tant parti avec sa 
femmc, Icarius montn sur son cLar, et fit si grande di- 
ligence, qu*il revit sa fille, ct rcdoubia ses instances uu- 
pr^S'd'Clysse pour I'engager u retourncr a Sparte. Ulysse 
ayant alors laisse a sa f^niine le clioix on derctoumeravcc 
son p^e, ou de Ic suivrc k Itbaquc, Pendiope ne r6pon- 
dit ricn: mais. baissant les yeux, elle se couvrit de son 
Toile. Icarius u'iusista plus, la laissa partir, et fit dresser 
en cet cudroit nn autel h la Pudear. Pansan. in Lac. 

ICELE, un des fils du .Sommcil. C*est Ic ineme que 
Pliohctor. 

IcnNiEA , c'cs^i•dire, (jui jwnrsHil- surnom dc Tlicniis 
et de ricmcsis. 

ICHitEVMON, cspcce dc rat cjni tiie le< nocodilcs. l.cs 
Jf-'^ypticns en avoient fait un dieii. 

ICHSOBATB, c'csl-d-dire, ^ni suit /cs fnrrrs; nn dr? 
cliicns d'Acteon. 

JoA, moBtogDefameuse par Ic \w^e¥ntTiX CtV^^.Oi*^*- 



i\o ll>0 

n)o»itn;5ne, qui est en Phryf;ic aupres 6c Vendroit oo Adt 
la villn de Troie , ctoit coDsacr^e a Cybele. 

11 J a uiie autre xnoiitagne de cs nom dans yilt d^ 
Oindie ou de Cr^te , sor laquelle Japitor fut elere par let 
Daclyles. 

C'etoit aussi le nom d'uae fiUe de Dardannt, rm da 
Scythes. 

Id.«a MATEn. C'csl Cyb^lc Voy. Ida, 

luAUE. Voy. Idahis. 

TnAT.105, ville de Tile de Chypre, consacres 2i Vdnns, 
L'oracle ayant ordonna a Chalcenor de b(itir une r.lk 
dans IVndroit d'oii il vcrroit le soleil se lever, un de ceox 
qui raccompagnoient, I'nyant aperni du pieJ d'une hacie 
riontagne , on y batit une villc qui fut nominee Tdalion 
dc deux mots gracs qui sij?nifieut i j'ai i;»t le soleil; d'oii 
la n^ontagnc fut aussi nppeloe Tdulie, Tdalus, et mtaK 
Id 1 1 ion comme la ville. 

1t>at.us ou Idalie, montngne dans Vile de ChyprR» 
particulierement consaci-e'e kYemis. Cost de 'a que V6dus 
Tit queIc[uefois> appelee Tdalie. Voy. Idalion. 

Idas, fils de ]?feptune. Voy. Marj-esse. 

il y cut UD autre Idas, prince impie, qui fut un des 
Ari'ouautes, 

Idea , une des filles de Danaus. 

Idekn, surnom de Jupiter, parce qu'il avoit etc nonm 
et chve' sur le mont Ida. Lcs Dnctyles ou Corybanles 
rioic:?t aussi surnommes Ideens. 

Idkenne, surnom dc CybeTc. Voy. Ida. 

Tdlus , fils de Tbestius , fut Itie par son neven S!^ 
le^^^le, poiTr avoir voulu arraehera Alalanle les dcpouilln 
du s inolicr de Caiydon. 

Fdmon, famrux dcvin parmi les Argouautcs. 11 dloit 
fils d ipollon ct d'Asle'rie. 

iDOMEyEE^ petii-fi\s de TASwoa, ^iV\Q\ ^«t VjtVj()t.t^U)it 



1 



ILl , 24r 

au siege de TroiP , ?pres le^juel , s elant mis en mer potir 
ft'en retourncr dans son royaimie, 11 fit vceu, pendant 
line temp^te, de sacrilier Ja premieic close (jui se pro- 
s^oteroit a lui, s'U en e'chappoit Ce prince se repeutit 
bientot d'avbir fait un tel v(£U j car il rencontra son fils 
dia qu'il arriva a terre , et le sacrifia ; ce qui fnt cause 
dune paste si cruelle, que se» sujets indignes le chns- 
sHrent. II alia fonder un nouvel empire dans la Calabre , 
ct rendit son peuple heufeux. 

Idctee, une des fiUes de Proetus , roi d'Argos. 

Idothee ou Eidothee, fille de Protce. Elle enseigna 
a Mendlas le moyen d'obliger sou pferc de lui dccouvrir 
ce qui d^Yoit lui arriver. 

Ce fiit ausfti le nom d'nue des nymphes qui prircnt 
soin de I'enfance de Jupiter. 

Idta ou IPsiA, fille de TOcdan et de Tetliys, iemme 
d'l^ctus, roi de la Colchide, et m^e de Medce. 

iGitiGESA, c'est-ii>dii'e , ne du feu; sumom de Bac- 
clius, piis d'une circonst«uce de sa naissauce. Voy. Bac- 
chus, 

Igsipotens , maitre du feu ,* sumom de Vnlcaln. 

Ilaire ou Laibe et Phccbz, fiiles de Leucippus, et 
pr^tresses , la premiere de Diane , ct I'autre de Minerve. 
Castor et Pollux les enleverenL 

Ilapibastes, c'esl-a-dirc, qui preside aux fistins; sur- 
nom de Jupiter. 

iLiADESf c'esl-a-tJire, les femmes d'llien; les Troyennes. 
iliades au sijogulier, c est Konuilus, fils d'llia. 

Ilia-Syivia , ui6re de Romulus. Voy. Sylvia. 

Ilioh. On appela ainsi la ville de Trole, du noni 
d*llu8 , fils de Xros , ct roi de cctte contrec. 

luONE, fille deJPriam, et femmc de Polymuesiov. 

JjuoN^Ef capitaine trojeu, filsde V\io\:\iu,b,suvN\V>Lvs»». 

Vict. Jcja F.itlc. •i.V 



a/fa INA 

qui le cliargca dc plusiciirs anihassades , parce qu'it ivait 
Eloquent. Virg. 

Ilissides. Lcs Muses ^toient ainsi surnoimn^es, h cattse 
du fleuve Ilissns dans rAttiqiie, qui leur ^toit consaciu. 

Ilituyie, fiUe de Junon, decsse qui, chez les Crccs, 
prdsidoit aux acroucbcmens. C'cst la m6nie que LuciiK^. 

Ilus, roi de Troie, fils de Tros et de Callirho^, Cite 
'du Scatnandre : il donna ie nom d'Uion k la villc de Troie. 

Imabmene ou Himarmebe, divinite qu on croit ^re la 
mSnic que le Destin. 

iMBnACiDts , Asius , fiU .d*Imbracu8 , compagnon 
d*Enc«. 

Tmbbaste , snrnom de Junon , pofce qu'on croyoit 
iqn'e'.le lioit n^e skir les bords de TJinbrasus, floure de 
Tile d-j Samos. 

iMfEBATon, surtiom aoM lequel Japker avoit une 
statue dans la cour du Capitole. 

iMPoncrroB, un des dicux ebamp^tres que les do- 
mains iuvoquoicnt lorsqu*ils cnseroen^oient lee tencs. 

iMPUDiCiTE. Lcs Alhrniens , par ie conseil d'Epim^- 
nido , en avoicnt fail une d'vinile. Voy. Coiylo, 

Isachia. Voy. Inachus. 

iNACHiDiB , les Argi^ns , ainsi surnommes dn nom 
d'inaclius leur premier roi« 

IXACHiDis , Epaplius, petit-fils d'Inachus. Ovide dr>si- 
gne aiissi Pcrsec sous cc nom , parce qu'il etoit Argicn, 
Voy, Inachidoe. 

I?;achis; Io, fillc d'Inachus, ou Isis. 

iNAcnrs, Ic plus anden roi d'Ai^os,ct p^re d*Io, qne 
Jupiter aima. 11 dcnua son nom au fleuve Inaclius et a 
tout Ic Pcloponcsc , qui est souvcnt appele Inachia. 
\ov. Jo. 

T:vAnT3iE , lie siir les roles d<*. laCamprimc , sous liiqucHe 
on feint que Jupiter ectasa\« ^«avx.'Y>j\JaftTv^ 



INV 243 

Inconsu. H y avoit A Allifenes le dieu Inconnu. 

IsciBES ou ^PHiALTES, demons fabiileux extrt^inement 
redoutes dans les te-ups d'iguorance. On s'imaginoit que 
c etoient des esgrits mal&is^os qui se je.oieRt sur lc9 
Liommes , et surtout sur les femmea pendant leiir som- 
ineil , et quails s'eflbrgoient de les ctoufior. Ces suficquc- 
niens qu'on leur attribuoit n'c-tcient autre chose que 
Teffet d'uii accident assez ordinaire, qu'on appelle cau- 
chcmar, II j en a qui confondent les lucubes avec les 
F.auues et les Satjres. 

IVDEX , c'est-^-dire , qui decouvre ; sumom dUcrcule. 

Ibdig&tes , nom qu'on donnoit aux hommes illusti-es , 
qu'on bonoioit comme des dieux aprt^s leur mort, dans 
le pays ou Us Etoient n^ 

IsOf fille 4e Cadxnus et d'Hannonie, fut la troi$i^n)e 
Icmme d'Adiawas , qui , s'dtant imagine qu^elle etoit 
lionne, tua X^^rque et Melicerte sea deux enfaos, qu'il 
GToyoit ^tre des lionceaux. Ino se precipita de desespoir 
dans la mer \ mois Nepiitne la m^tamorpjbosa en nympne. 
Oq crolt que Melicerte en ^bappa. On conte cette fable 
encore aulreoient. Voy. Leiicotliee. 

I^sthphevs de MUsiquiL Voy. Muses , ApoUon , Or^. 
flee, Amphion. — d'Arts. Voy. Minerve. 

IsiT^ncxnoH , dieu qui presidoit H la coupe des bois. 

XSTEQCiooBAf.diviuite champdlre : elle etoit surtout 
reveree par les bucherons et par les charpentiers. C'e&t la 
vaime qu'Intercidon. 

Ii!(T£nDi:cA , Itebduca ou DoBUDUCA. On invoquoit 
Junon sous ce nom, lorsqu'on oieuoit la nouvelle marice 
duns la nuison de sou marl ' 

I>uus ou lays , le m^me que Pan. 

Inve STP79 , iiuroom sous lequel Hercule eleva un au* 
tel k Jupiter , apres avoir reUouve sea bc£V^ > <yAe O^ost^ 



2.\\ 10 

Ikvehscusdus dels, le Dicn cffiQiitc ; c'csl Bacclius 

Invincible. Surnoni.ds Jupsier. 

lo ou Isis, fille dlnachus et d'^m^ne. Jupiter la m>- 
taniorphosa en vache pour la soitstraire u la 'vigilance de 
Juuoii; xnais cette deesse la lai demauda, et la donna S 
gardor h Argus. Mercuie endorzhit le vigilant gnrdien au 
son de sa flAte, et le tua par ordre de Jupiter. Juuon cn- 
vbya un taon qui piquoit coutinuellcment lo, et qui la 
fit errer partout. Ou dit qu'en passant auprus de son 
p^re, elle ecrivit son uom sur le sable uvec son pied, ct> 
qu'cLle se fit reconnoitre; mais, dans le moment qu'inu- 
chus alloit se 9aisir H'elle, le taon la piqua si vivement, 
qu eile se jeta dans la mer. Elle passa a la nage tonte la 
Mediterrance , et arriva en £gypte, ou Jupiter lui rendit 
sa premiere fonne , et eut d'elle flpaphus. Lcs l^lgypticns 
lui dressurent d«^ autcls, et lui falsoieut des sacriB&'s 
sous le nom dlsis. Jupiter lui donna TinimortalitCi et liii 
fit epous^r Osiris. On lui immoloit des oies. 

On. reprdsenle lo ou Isis, porlaut sur sa t6tc, ou de 
grands feuillages bizarrement assembles , on une eVucbe , 
ou des tours^ou des crenoaux dc murailles,ou un globe, 
ou un croissant, ou une coiffure trfe-bosse. Assez sou- 
vent on la trouve dans les anciens monumens avcc un 
enfant qu*elle tient sur ses genoux,ou ix qui eile pr^seute 
la mamclie. Dans d'autres figures, elle est toute couvcrle 
de mamelles, Dans d'autres, elle est serree d'une grande 
eiivcloppe , qui s'etend depuis les epaules juscju'aitx 
picds, ct qui est pleine de ^gures hieroglypbiques. On la 
voit aussi portant a la main droite, ou la leltre T suspea- 
due h un aniicau , ou un sislre , instrument de musiquQ 
qui a !a forme d'un cerceau ovale , ou enfiin une fixucille 
qu'il plait a quclques auteurs de prendre pour une clef. 
Oil la confond avec CyJjele. Hist, du CieL Voj. Joa. 

/r> Bacchus , surnom » oa ^VuXoV civ ^^ \wfe wvK'Wst*^ 
i^ur dc Bacchus. 



10 S 2'l5 

loBATis on loBATE, roi de I ycie. Voy. rdldiophon. 

lODAME ou loDAMiE, ptetTCsse dc Mincn'e. Ktunt cvn- 
trcc pendant la nuit daus Je sancluairc du iemple , h 
deesse la petrifia en lui nioiitrant la lelc de j\7cdusc. 

II y cut line autre lodaine , mh^e de Deucalion. 

Tolas, fils d'Tphiclus. On'dit qu'il bruloit lbs tdU'S de 
ITaydrc k mcsiirc qu'Hercule les cx)upoit. Hebe , pour n> 
conipense dc cc service, lerajcunlllorsqu'ildevintcadnc ; 
reqa'elle fit & la priiht; d'HcreuIc, quelle avoii ej:ous€' dans 
le cid. 

I0LCHO8 ou loLCOs, villfc capitale dc TLcssalie, fa- 
mnise par la naissauce de Jason , et on s'asscnihL'rcut les 
princes grces pour b conquftte de la Toison d'or. 

loLEf fille d'Euryte, roi d'OEcl.'alie. Hercule voulnt 
l'cporuser,ce qui dct^rmina Pe'jstnlie h envoycr h ce lie'ros 
la fatalc c];enrise du centaurc Pfessus. Voy. Ewyie. 

I09 , fils de Xuthuis et dc Creuse , 6ile d^rechthce. 
II epousa Htilice, dont il cut plusieurs enfans, et rogna 
dans TAtlique, qui fut asscr long-temps appt'l^ lonie, 
de son nom. II conduisit plusieurs colonies dans TAsie 
oiincure, ou il les etablit dans la Carle , dont il (it U con-; 
|ut^ie. 

IbSE, fill^'Autolique. F'lle ful rliangee en nyniplie. 

To^iDC* , nymplics. Elltis avoient un te;nple dans 
r^ird«, aupn's du flcu\e f^ylhcion, qr.i leur etoit con- 
lacr^. 

losiE. Voy. Ion. 

lo P^AX. C'eloit un rri «!e joie et unc pri6rc que lo 
[>ruple repetoit sou vent diUs les sacrifices, dans les jeux 
(olenncls, dansuncoml>at, quundonn*oiil'avaiitage,etc. 
V«y. Pttran, Jou. 

lOPAS, prince d'Afrique, qui joua sur son luth pcn- 
.Tant le festin que Didon donna a l^nce. 

JosiUSou loirs •, flit Ic |ieie des lo»^cs^ <Y^\ «^v* 

•2. 1- 



scrvoicut <lf>8 prau<{ues singuUtros dans kurs sacri^ioes, 
coniiue de u'y point brulAC di'asperge^, dq xoets^ya.^ dd 
(bauxne, etc; 

lop. Voy, Joti, 

Ioyi9 ou J[p^, tfi tfOM^To ^el^oefoU om pifsmi^ cat 
rpi^ Ji^piter. 

IpH^T^T "i^ <]^ ^ ^9 Priam, tu^^ dev^i^ TraiD pa^ 
AutiloQhus , fib c|e ISf^tor. 

TrHiJlsAS,SB, GII4 49 Praetas. EUe ftit xn^tnmorp^osee 
ea vaclie aveq ses toeurs , pour avoir preTere le pal^V ^ 
SOB p^re au t«mp1e 4p J^DpQ. 

Le9 potttes 4oaoeot aussi I9 Qom d'lpbiaqasie 2 Iplu« 
^nie, fillc d'Aj^AnifmuiqB^ Voy. rpf»i^eniii. 

|f>UiAS, KyfdnQ^ G\Ui d'lphi^ 

Iphiqlvsi 1 &f. de Pbylaciv ei; do P^icUmtoe , ^-oii 
nncle ds Ja^oo. II lut cel5bre par sa gra^de a^lifv. II y 
cut un autro Ipjbiiclu5, ou mmu, IpliicUs, fiU d' Amphi- 
tryon, et &(are i^tikia d'Hercq le. Vu des priaces greca qui 
allicent an sieige de Troie avoit aussi ce nom. Co dernier 
fut p'jre de PivV^silo?. 

lvHU)AAUSf fils d'A|)tenor, qui fat lai p^ AgaisciS-i 
non. 

lBuia±njE ou Ifriavasse , fillc d'AgRinynpon et de 
Clytcmnesird. EUe fut nominee par Calchas pour ^tre la 
victime qu'il ^Iloit 9acHficr en Aulide, afin d^obtenir un 
Tent favorable que Ics Grecs attendpient pour aller aa 
siege de Trole. Agamemnon la livra au grand pr^Lre ; ct 
dans Ic moment qu on alloit Tegorger, Diane enlevu celic 
priucesse, et 6t paroitre uno biche en sa place. Ipliigenie 
fut transportee dans la Tauride, puThoas, roi de cctte' 
contrcc , la fit pr^tresse de Dinne , a qui ce prince cruel 
fftisoit immoler tovs les etrangers qui abqrdoient dans ses 
l^tats. Oteste, npr^ le meurire de sa mere, contraiot par 
fi»fi fut ics qui lagitoicul jl citot dc ^vovvaoe cu \irovinoc, 



IRI ■ Al 

fiit airete dans ce pays, et condMmre 'i 6tre sacrlfit'iniais 
Ipliige'nie sa sceiir le leconuut daus rii:st<mt (ju'elle alloit 
rimnioler, et le delivra aiissi-bieii que Pelade, qui von- 
tolt mourir pour Orestc. lis s'enfuircnt tous trois^apr^s 
avoir tue Tfaoas, et emport^rent )a statue de Diunc. 
KkXtxm, /. 12. • 

Iphimi&die, fille dc Triopas, ct ieinmq. d'Aloils. Elle 
quitta son man et se jcta dacs la rfxcx pour ^pouser 
Ik>ptuiie, dont elle eut deux ills, nomni^ Ctlius et 
£pbialte. 

IPHnroE, fille de Proeliis, ^^soeor d'IpLianasse. 

Xpbis, fille de Lygdus et de T^16thusc. Lygdus aycnt 
et^ oblige de faire uVi voyage, laissa TdletLuse grosse 
d'Ii>bts, avec ordre d'expojier I'enfant st c'dtoit une tille. 
Aussitot que Telethuse fut accoudbde , elle habiUa Ipliis 
en garyoQ. Lygdus , de retour , fit ^ver son prdtendu fils; 
et lorsqii'il youlutleinaiier avec lice fiilenpnimee lanthe, 
Tcletbuso, fort embarrasace, pria la deesse Isis de la se- 
courir, et Isis metamorphosa Ipbis eu garyoiu ViA, Flac, 
Ovid. jSletam. liv. i. 

Il y eul un prince de Cliypre appele aussi Ipbis, qui 
se pendit de desespoir pour if avoir pu toucLer le caur 
d'Anaxarelc; et un autre qui fut du nombre dcs Argo-> 
nantes. 

Iphitus , -fils d'Euryte , roi d'QErbalie. Hercule le fit 
precipitcr du baut d'uue tour , aprcs avoii* vaiucu et lue 
Euryte. 

C'eioit aussi le nom d'un roi d'J&lide, qui fut un dcs 
Aigonauti s; et cdui d'un Troy en qui ^ujvit llliwe, 
* Ipsea. Vpy. Idya. 

Ibese, fiile de Jupiter et de Tbe'mis, C'eioit unc des 
Ileures. 

toLS , nile do Tkaumas , ct inessag6re dc Junon , qui la 
metamorphosa en arc , et la plu^a au c\e\ eu T^iswTc^Y .\vtfa 



(Ir >f^ l>)!i$ siTvicrs J c'osl re ii'i'iHi ;i!p'«n. l*.\iT-eli-dtL 
JtiMoii rHininit l>.':iUC()Up, parcc cju'elK*. lie li:i aiinnit^'ail 
jamais Je maavuiscs nouvcUcs. Oil ia repFcsei/ioil aVK 
dri ui!( s nil clos. 

L lie dcs Giles dti Mliioe portoit Rxiva ee nom. Voy.3r^ 
lU'iiU's. 

Inyi^, TnME5<«i-L ct IlEnMioif , iionis qne les Ccxniaini 
H les uncions Sa\ons donnoieiit a Merciirr. 

Thus ou Arskk, meiidiaut dii pa^rs dlthaqne, quite 
i<-it ail nomhre de cciix (]ui vuuluicui c'pouser Puiieiope. 
U!\ssc -e tun d'lm coup d4|M>ing. 

Isr.HOMAQUE. C'est la ni^me ^'Rippodamie , feioiw ^ 
dt: 1 i lit boils. Voy. Hippodurme. 

Isixr^vEi, pr^es d' litis. lis ne mangeoicnt point di 
oliaii' de pore ni de brebis, et n'usoicnt {toiat de sd. Ih 
so rasoieut la t6te, ct se dlstinguolent par bien des fiingu- 
1.1 (lies dans Icurs habits et dans Icur mani^ de vivie. 

lsio5 , temple et simulacre d'Isis. On appcloit ses files 
I^ies ou Isieiines, et Isiticuncs. 

Isis est la m^mc qu'Io. Voy. Jo, 

TsiTiESSEs ou IsiTiES. Voy. Is'ion, 

IsM Are, moDtagne fanu U5v> dans la Thrace, doiit Uly«e, 
d.ins Honicre, vaufclebou vin. C'cstdii iiomcir. cettemou- 
irt[;iie fjue Teive, loi de TLrace, est surr.uiiime JadwiIW. 

tiMKNE, fille d'OE'lipc cl de Jocaj.te. 

IsMESiDES, nyinpljrs de I'lsniejuis, fleuve de Ecotif. 
I/'s Tlicbaiues sonl aiissi appelees Isinenidcs , du nomd^ 
Cl* Ii{!iive. 

IjMLsius J surnom d'Ajioilon, pris du rultf* f|u'on lui 
ic!i-.!(-it en Dcotie, ou coiile le fleu'. c iMiicims. 

lv\'KNLs, Ills do Peltf-gus, doima son iioin a un llcuvc 
do. C<olIe. 

I^s'';, (llle de Macartr, fnt sediiitc par Apollon, qiiiK 
(irjj.ii I en bcrjjer pov\r V^Y^ovvbct. 



ITY '4., 

Iss£X/0^5t , pcnples vuishis dcs ScytLfs. QnauJ panui 
■cux un p^ dc fainillc niouroit , toutc la faniille sassem- 
blolt f egorgeoit des victiir.es, et,,coupRnt le dcfunt en 
morceaux, ils meloient sa chair avec celle dcs victinics . 
doQt ils falsoient un festiu. lis conservoient sruleiueiit 1j 
t£te du mort, qu'ils falsoient dorcr, et qu'ils revc'ruicut 
eomrae ime divinity. 

IssoiuA , surnom do Diane h Sparte. 

ISTHMIESS, OU ISTHMIQUES. Voj. JcUX. 

Italus , fils de Telegone , roi d'Arcadic, donna son rioxn 
a ritaUe. 

It£A , mie de Dauaiis, tua son maii la prcuilure unit 
dc ses noces. 

IrEaiALE , vieillard qui exposa OEdipe par Vordrc de 
Loias. Voy. CEdlpe. 

Iterdixa , la m^me qu'IsxEHDUCA'. 

Ituacus, Uiysse, roi d'ltliaque. 

IxBAQUEjile peu6tcudue, et toute herissee de nmn- 
tagncs et de rocliers, dans la Mediterranee , vis-'i-vis ('e 
I'jipirc. EHe est ceicbre dans la Fable comme patiie d'U- 
lysse , cpii en ctoit roi. 

iTHOMETiis OU iTHOM-tus, surnom de Jupiter, pi Is dii 
culte qu'on tui nndoit a Ithome, ville de Tlicssalie. oit 
Ton cclcLroit en son Lcnncor dcs fetes appcl<es liho- 
jjicennes. 

Ithyphalles. On appelolt amsi cciix qui celebroient 
left Crgics en f;:isat:t loutes sortcs dc folics. 

ItuyphAllus , surnom de Piiapc. 

Ithts , fils de Tefc'c. Pro^tic, sa more, Ic sorvit p.it 
morceaux dans un feslin. Vvy. Pliilomele. 

Itoscs oil Ithon , liU de Deucalion , iuventa Tart dc 
f^igonncT les metaux. 

Itylus , Cls de Zcllms. Yoj Aedon. Ceil auss\ U tKi4m« 



25o JAN 

Jtys. Voy. Jthys. 

IiLE. C'< St le m^me qn'Ascap.re. Voy. /^scagne. 

On appffloit lules, des hymiics qu'on cLaiitoit en IlioD- 
peur J(i Ct>ros et (j[c Libera. 

TxioTi , roi des Lapithcs. 11 rcGisa hi Dcion6c lea pr^MU 
qii'il liil avoit prorais pour e|>naser sn fille; ce <jai porta 
re d micr <\ lui enlercr ses chevaux. Ixion, dissimulant 
son rcss;!ntiinent, attira chez hii Dcioauc, et le fit tomber 
par line trappe dans un fbumenu ardent H cut de si grands 
rcinords de cctte trail ison, que Jupiter le fit noeitre a it 
t-ij^lc pour Le consoler. Alors ileut randaced'aixner Junon, 
ct Tdcba do la corrompre; mals cctte deesse ea avertitsoo 
m iri , qtii s pour cprouver Ixion, forma une nue ipii ref- 
scmbloit k Juuon, et la fit paroitre dans un lieu seerttf 
ou I:.io:i }a trouva. II ne manqua pas alors de sulvrekf 
mouvcineiis de sa pasKion. Alors Jupiter convaincu fiiB- 
dn.fa I^ion,ct le pr&^jpita dans les eufers, oil les Eoine- 
uides ruLtncherent avcc des serpens ^ unc rpuc qui toumttl 
^ans cesse. 

Ixiosipfes , Pirithous , fils dlxion. 
-I . ■ ■ ■ ■ « I « 

JAN 

•lAi.rML's, fils il'ApoIlon. 11 cprouva taut de mallicun, 
quo son n(im passa en proverbe poiir dire un malhrurcux. 
(!e fut aussi dc son nom qu'cn nppola JaUlmics les chants 
funrbres par icsquels on celebroit |cs fune'railles. 

JAT.Mr.NUS, fils de Mars, tut un des clielj> dvs Crv.cs au 
Miii^^n de Troic\ 

.(AMIDES, df^scendans de Jamus, fameux dcvin. lis e\- 
cclloient, comme Icur p^re, dans I'art des augures. 

Javus, fameux devin, fils d'ApoHon. 

I AN A on Iana. Varrou appclle ainsi la Lane, <|ui esc 



JAP* 2D! 

JanassA, nympbe qui prJsidortii la moderation dans • 
le gouvernement. 

Janicule, coiline et qnarticr de Rome, oii Jaiius ctoit 
paiticuliercmont reverb. 

;^ANi&£3iA CanenS) Caneote, fille de Janug. 

Janire, fille de I'Ccean ct de Tetliys. 

jANiscts, fils d'EfiGulape et de LampeCie. 

Janthe ou lA'iiiTn^. Voy. Iphis. 

Jakuales , feles de Janus , k qui on ofiroit uue esp^ce 
dc gilteau qu'on nommoit Janual, 

Jabts , roi d'ltalie , fils d'ApoIlon ct d'uue nymplie 
a)ypclcc Crcusc. II rc9Ut SaturDc dans s^ £tats , aoxquels 
cclui-ci donna le nom de Laiium , parce qu'il t'j ^toit 
cachd lorsque Jupiter le poursuiTit. Janus , pour aVdit 
re^u favorablcment ce dieii banni , fiit gratifie par lui 
d une rare prudence, avec la connoissancie du pass^ et de 
I'uvenir ; c'est pourquoi on feint qu'il avoit dtixi visages, 
et m^me quatre ; qu'il tenoit en ses mains uue def , et 
une baguette ou un b&ton; une clef, paroe qu'bn croyoit 
quMi avoit invcntd les serrurcs j un bdton , parce qu'il re- 
ccvoit bien Ics voyageurs, et qu'il presidoit aux cbci^ins. 
II apprlt dc Saturue I'agriculture , €t la maniere de policer 
les peuples , qui furent , dit-ou , beureux sous sou regno. 
On lui batit un temple u Kunie , doiit les poatcs cloicnt 
fcimecs pendant la paix , et ouvertes pendant la guerre. 

Janvier, raois de Tannce, ainsi appelc du nom de 
Janus, d qui il ctoit consacre. iJc niois etoit sous la pro- 
tection de Junon. Sa figure svmLolique est un Lonuuc ou 
line fcmme aupres du feu. 

J A pet, fils du Ciel et de U Tcrre. Il etoit pcrc d'fipi^ 
nic-tbce, de Promelhce, d' Atlas ct d'Uesper, tous p^es 
du gciu« Lumaiu , scion la FuLle. 

J AVETwvwks , Alias, fils de Japet. 
JAi'is ou Japys, Gla dc Jasius , Cut c\ift\ ^ K\joV.o\v.V^^ 



%)2 J AS 

(jiii il oljftiil la connoissa:2ce clc I'art dcs au'ures , de la 
lnusic|ue et de la medcclnc. 

Ce fut aussi le nom dun Etolicn , qui , cliass^ dc son 
pays , vim dans la Tcuclic , ou il balit sur le Timavc une 
yille u la.juelle il donna son nom. 

Japix , Ills de Dedale. C'otoit aossi le nom d*un vent. 

Jabdasus ou JAnoAv£», roi de Lydie, pere d'CmpIiuIe. 

J.UIDIN. Voy. AlcinouSf Hesp&'ides, 

Jasides. Dans VirgHe, c'cst Paliuure; el di^ns Stace, 
f'csl Adrastc : le premier, fils, et Tautre, petit- Cis de 
7asius. Cest aussi j'apis, fils d'un Jasius iuconnu, a moiiisi, 
coninie le'sbup^onne M&crobe, que Japis n'ait 6to irere 
dc Paliuin-ife. 

Jasioa ou Jasius, CIs de Jupiter ; quelpies-uns disent 
dc r.orytuft c-t d'^IIectit. II fut fort aim^ de Cures, dont il 
cut Pliilus, dit*u des richesscs. 

Jasis , Cest Atalante , fi!le de Jasius. 

Ja'^iU-s', n!s d'Abas et frcTe de Dardanus. II y eat on 
autre Jasius, roidu Latium. Voy. Jasion. 

Jaso , fille d'Esculapc et de Lampetie. Cc fut aussi le 
nom tt'uue? fille d*AmpLiaraus. 

Jasois , fil;j d'J''soii et d'Aloimedc. £son clanl mort, ou, 
iclon la plus commune opinion , ay ant cte dtlrouo par 
sou frcrc Pv^lias , qui s'empara d'lolchos et de tous scs 
l^tats , Alraiiede fit clever sccietenient Jason , qu'ellc coa- 
fia pour c ^la au centaui'6 Cbiron. Ce prince ctaut deve;.n 
grand , rcvint h. lolcl-os , oii IMlias , par menagemeut jwut 
le ^uple, !e rcgut bien ; mais bienlot il chcrcha lous les 
moychs dc !c pcrdre, pour s'hisurer du irone. 11 prrsund.i 
li Jason qu'il falloit enlreprcn.lre la conq-iclc de la Toisoa 
d*or , espeiant qu'il n'en reviendroll pas. Le bruit de cctle 
jexpedftion sV'tant rc'pandu partout , les princes grecs 
voulurcnl y avoir part, ft paitirent sous ses drapeaux 
]ppur Ja Colcbide , ou ceiic To\sou cXqw \«vi^\xR. V >axk. 



t 



3EU a53 

irrhrc, et defenlTuc par un dragon rtionslrucux. On Ic» 
appcla \rgona!itC8 , du nom de !f ur vaisseau noirimd 
Argo. Aiissitot que Jasoii fiit arriy/; en Colchidc, ii s'at- 
tacha k M6d6e , grande magicieuTje , qui )ai donna line 
esptoe d'faerbe pour endorroir Ic^'dragon; ce qui reussit, 
car il'tua le dragon , emporta la Toison , et enleva Medk'. 
Lorsqu'il fax arriv6 chex son <racle P<^ia», Med^, pour, 
venger son mati des injustifii^ de P^Iias , cooseilla aux 
filles de ce prince de tuer Icur pere , et de le faire btfuillir 
'dans une cure d'airain , leur falsa nt croire qtie c'Moh un 
inoyen pour le raieunir. Ekisuite Jason et Mdddef ayant 
abandonnd lokhos , ou pUit6t en ayant itd chasttf^ par 
Acaste, fils de P^Uas, ils se retir^rent k Corintfae, ou ils 
fluent bien re^ns par Qrion , roi de eette Tille. Cr^se , 
fiUe de ce roi, plut k Jason, qui I'^poosa. M^d^ , d^s- 
perce de se voir ab&ndonn^ par Jason , eAtra dana iine 
si grande furcur, que, non contenie de finre perir mis^a- 
Element Cr6use. et Creon , elle maKacra encore de sea 
propres mains , aux yeux de Jason , deux eilfins qn'elte 
aToit eus dt Ini. Voy. Crime, Medee. 

Javelot. Voy. Diane J Cupidon^ Cephale^ Adrasle^ 
Philocteie , Achille , Jcteon , Orion , A^ d'diniin. 
.. Jeboud ou Jeoud, fils de Saturn^ et de la nyftiphe 
Anolveth. II fiit immole par 9oa pere. 

JjEim:ssE , dccsse que les Romain» invoquDfcnt quand 
lis faisoient quitter la robe pr^texte k leurs enfana. Lea 
Grecs lionnroient la ni^me divinitd sous le nom d'H^bd. 
Voy. Hebe, Juventa. 

Jeux FlohAijx, Floralia, Ces jenx ott spectacles ^ 
qrton institua k Rome en Thonneur de la deease Flore, 
itdent pleins de turpitude ct dHnfamie, et n'avoient tieh 
de commun avec Ics exeicices litt^raires de la e^bni 
icademie connue aujourd'hui sous ce nom. 

Jezix Icabiens. \cj, Icarius, 

Did. d« la Fmble, %% 



aSf JOC 

J £1*5 IsTinfiQrx5;.' On lei c^^broit '«!aiii IlitLnr^ 
Corinlhe, en r]ior.D9ur de Neptune. 

Jbcx 1iijik£9i. Voy. Archemort, 

Jsux Qltmpiques , ainsi appeles d^OIympte, vilb «k 
j'l&lide dans le Pelopon^ , auprte de laqudle Qt ae ed^ 
broient apr^ qnatre an) pldoa et i^yoUu, de soili qn'u 
)ca ne se oil^lnoit proptemect que la cinquiinie msak 
Bpth le pi^dent; ce qui a fidt din k quelquet tntem 
J^ue cet jeux ne se o^l^rottnt que toils let cinq am^ L's- 
pace qb'il y avoit d'un jeu u ] autre s'appeloic OlympiadB^ 
ftnani^re c^l^bre de cmnpter 2fs ann^ dans lliittaae m- 
oienne. Ces jeux, qui ae £u£oiicnt en Hibnneot de Jvpiftr 
Olympien , ccmiinencirent Tan' du monde 3 185 , on r» 
^76 avant la preni^'annee dt I'ife Ttrigaiie. Gefiit, 
selon la plus eommune opinion , IXitmle qui les institiui 
Les courses de ebanfiusoieot la partfe la plus briUante dc 
ces spectacles. On lee 66l^iroii arec toiUe la magnifioeoei 
posstt)le, et celui qui rcmportoit le prix jouissoit U 
igrandes prerogatives. 

j£rx Pythiers. lis fturent institn^ par Apollon, » 
memoira de sa Tictoire sur le serpent Pytbon. Les cxer* 
ciccs ^toient la course, le jet, le palet et 4e8 coups di 
poing ou le pugilat. D'abord une couronne dc cbOoe fi* 
Ic prix du vainqueur; mais npres e'en fut line de Ita* 
ricr, ct dans la suite une d*or. 

JocASTE ou ^piciSTS. Voy. C£dipe. 

Joccs, dieu de la raillerie tt des bons moL<t. 

J ODAMIE. Voy. lodame, ^ E 

Jore. Voy. GaiOe, 

Jou , lou ou lo. Ces mots signifient Dieu on Seignear. 

Les paiens ne s*en servoient point si particulihrtmoil 

pour invoqucr Jupiter, qu'ils ue Temployaasent cnaxa 

pour leurs autres divinity. Jls disoicnt lo Bacche^ U 

Paan^ etc 



fet 






^ 



Jovis, Voycx Toi>l$, 

JUBA , ancien prince de Libye, qui j fut xnia au Dom- 
bre des dienz. II avoit nn autel daiia i'Attiqae, 

JvoA. Sous oe nom on ■doroh JuooD, MmiBe \m divH 
niU mt^laire des lieiis dn mtriage. 

JvcMSB, surnom de Jimoii , cpiand on lluToquoit loui 
te DOA de Juga. Toy. Jug«, 

JuGATurus , dieu du sommet det montages. On rio- 
Toquoit aussi quand les nouveaux mariea se juroieiit la 
foi coniogaie. 

JcGES OEi ESFEiis. Yoj. EafUy Af inoff , Wiada- 
manthe. 

JuGULA , constellation ^ la m^me qu'OrioiL; 

JcLE. Voy. Ascaqnt, 

Jquum ainm, c'esl'oa-dire, VkoiU. it JuUs'Cesar.. 
C'etoit nne com&te qui parut wptH sa morc» et qu'on re- 
^xda ooznine son 4me admiae au nonibce det dieux. 

JuvoiiA AYis, Toiseaa de Jonon. G'est le peon. Ovid, 

Juvos, deesae des royaniaes, reine des dieux, iemme 
de Jupiter, et fille de Saturne et de fikie, Jupiter, son 
fir^f se^ndtamorphosa en coucou.pour la tromper ; niais 
ella ^ i<econnut , et ne voulut Tauter qu*& condition 
4|tt'il r^epouseroit. Aussitot qu'ils fnrent marids, elle der 
vint si }alouse, quelle lepioit oontinuellement, ne ces« 
sant de peroecuter ses couciibines , et m^me les en&ns 
qu'tl ep avoit er.s. Elle suiicita uoe infinite de traverses 
i Hei'oule et a p^usieurs autres'; mais, voyant que 
Jupiter ne recoutoit pas , elle se retira a Samos , ou ella 
demeura long-teinps. Jupiter, pour la fiure revtnir, fit 
cooduire un char, sur lequel il habilla magnifiqoement 
nne statue de Ixms , et fjEiisoit crier que cVtoit Platee , fille 
'd'Asope, qn'il alloit epouser. Junon, ayant oui ces cris^ 
Bortii ep fufsur et aJ/a biisei U sUVa^v^BmANrnVY^^^ 



A 



a56 JUN 

eut couuu la ruse de Jupiler, ellu en rit , et se rucoiomoda 
ttvec liu. Apr^ la defaite dcs dieux, auxqnek elle s^^oit 
jolote daus leur revoke, Jupiter la sWs^ndit en rair,.et 
par le moyeu. d*uiie paire de mules d'aimant, que. Volcain 
iiivcnta pour se veuger de ce qu^elle ravoii mis au monde 
tout contiefait, il lui attacha sous les picds deux enclumcb, 
apros lui avoir li^ les mains derri^re le dos avec una 
cliaiue d'or. Les dicux , n'ayantpu la delier, furent oblig^ 
d'avoir recours ^ Vulcaiu, qui le fit a couditiou qu on liii 
douneroit Venus en mariage. Junon avoit un orgu^il ip* 
suppoitublc. EUe ne put jamais pardouncr a Pftris de ne 
lui avoir pas doune la pomme d'or sur le mout Ida, lurS^ 
qu'eile disputa de la beaut^ avec Venus et Palli.s : elle se 
djclara Jtis-lors Tennemie iiTi^onciliable des Troyens , et 
pomsuivit sa vei^eauce jusque sur l^Jiee. Ce prince 6taot 
sor ses vaisseaux pour aller s etablir en Italic , elle alia 
Irouver lEole, e% lui promit D6iopce, la plus belle de ties 
nympLes, s'U vouloit le foire petir avec sa fiotte. Junon, 
. toujours attentive aux demarcbes de Jupiter, coufia la 
vacbc lo i Argus, que Meruure endormit et tua; mais 
elle le mctamorpbosa en paon, et prit cet oiscau sous sa 
protection. Ay ant appris qiie Jupiter avoil mis au monde 
Pallus sans elle , et qu'il Tavoit fait sorlir de sou cervewi, 
pour se Veiigtii-, cllc domia toute scule aussi la uoissance 
'k Mars. Kile presidoit aux mariagt^s et aux accoucliement. 
Elle avoit divers uoms, scion les ralsuus pour lesqudlei 
on lui faisoit des sacrifices. Les poetes lu reprcsententsnr 
un cliar truinu par des paojus, avec uu d^ ces oiseaux au'* 
pros d'elle. 

JuKo AvERWA. C'est Proserpine. 

JvsomEs , f^tes eu Thonneui: de Junon. 

Jlnonigeba, c'est-a-dire , ne de Junon. Yukain ctl 
ainsi appeJe, parcc qu'on croit qu'il est le seul <jae Juopn 
ait cii.de Jupiter. 



J UP 257 

Junomus, surnoni de Janus, paice que, coi;ime Ju- 
non, il prcsidoit au conuuem-emeut de lous les iiiois. 

JC90N5, divinitcs pailiculicics dcs foimnes. Claque 
fenime invoquoit su Juiiou, comme chaque hoiimiL' iii- 
voquoit son Genie. 

Juirus , snrnom de Pan. 
• Jura. Voy. Jupiter. 

JuPitEB ou JupiN, fils de Sulurne et de Rh^e. Aiissi- 
tot que Rh6e accouchoit, Saturne dcvoroit tous les en- 
fans mAles qu'elle mettoit au monde. Titau lui avoit cedti 
ion droit d'ainesse sous cette conditiou , cspcraut p.-ir-la 
jne iui ou ses enfans y rcnlrcroirnt daVis la suite. Jupil?r 
§taut ne avec Junon , Rhee voulut le soustnire u la 
sruaute de Saturne; ce quelle fit eu lui prt'scntant Ju- 
Don, et au lieu'de Jupilcr uue picrrc cmmailiottJc , qu'll 
levora sur-le-diamp. 

Elle donna Jupiter h clever aux Curttes ou Cory- 
bantes, nommcs aussi Iddcns ct Dactylcs, qui, par u::c 
ispece de danse k cotaincs mesurcs,cmpcc]ioient que les 
:ru de Teufant ne parvinssent jusqa*auY oreilles de sou 
jtec. lb Temport^nt dans la Cr^ie , ou il fiit ullait^ pat 
a ch6vre AmaltliL^. D^ qu'il fut grauJ, ou lui apprit sa 
loiBsance , et il fit savcnr h Saturne qu'il eut h le recevoir 
xiiniiie son heritier. Titan, ignorant la trompcrie, iieg:trda 
Sfltorne comnie uu fburbe, le chassa du cicl, et le fit pri- 
lonnieT. Jupiter comiQcnga d^s^ors h. daiiner des man^u/s 
le sa puissance; il attaqua Titan, dt^livra sou pcre, et le 
:«niit sur le trone. Mais Saturne ayant appiis du Di:>llu 
|ue Jupiter otoit n6 pour conmiander h tout I'lmivers , il 
:bcrclia tous les moycns pour pcrdre sou fils, qui piit les 
irmtis coutre hii, Ic chassa du ciel, cl Ic coulrui^iilt d'aller 
tc cacber dans le Latlunu 

Jupiter s'emjjara du trone dr son p^TC , H en pen 'la 
itfnips 9C vit mailn? dn cicJ ct dc h icvi\'. C: VvO.. VvV'c^. 



■> '►. 



lijjure dun belkr, el St cdBd Ii paii 4fcc <ui, 
6C eroynil tranqaille, ks gians, eii&m da Thm 

reuBur diiiii Icun droit*, eDlHSrceiitpluiiciiriD 
U'-i uiiefi bur lefl nuLrpt pour m^ladcr k ciel^ ^ 
clidSiicr. Jupiter, q>ii I'etoit leitdu maitre du Itn 
tiudroja, ct Ici ^lui ram cea n>&iie> Dmniagi 
ceae vicloiia, il de iongea plui qu't a'abandni 
|>Ulain, et eut une inGnile de concnbina. II le 
p!Loioii do loutis niBniirai pour les trompcr, 
tiiljrn: poor iiirpreDdie Aatiope, tanl^ en | 
)iour svduiie Dana^ mfeimes daru une Iavi 
i ^e (wuvoM loui la figure liuniaiiw i^uira Eui 



d'Av^i 






a da>, il prit [a fuile 
liusi ct paua la mer it la aage. Il prit la figura d 
|nui tnudpcr L^a, Ecoioie de Tj^odare, qoi 
de deux leuli , d'rju Mfiiient Culor et PoUni , 
Clvlemnotie. Il piit nturi k figun de Diine pi 
po[ Colialn ; enEn il le mcUmorphou en aigle 
lever Gsajmidt, fill de Troa, n le poita >d 



KRO 3.K) 

de gland. On \u\ cleva des temples superbcs par (out 
i'univers ; et on lui donna des surnoms , siii^ unt Ics liuux 
ou il avoit des.autils. I^cs i^gyptiens le nommoient Jiipi- 
ter-Ammon, et I'adoroient sous la figure d'un belier : 
muM ton prindpal surnom ^tuh Olympien, parce qii*on 
s^imaginoit qu'il demeuroit iTee toute sa cour sur le som- 
met du moot Olympe. On pretend que Varron avoit 
compt^ jusqa'ji trois cents Jopitsr, dont les auteurs de 
rantiqiut«) et sortout Ics poetes, cot rcuni tons les traits 
pour n*en £dre qn'un seuL Horn, Cic, de A at. Deorum. 
Hygin, 0\ni. Eusebe, Apottod, etc. 

JVPTTEB »FBBIIU8. C'eSt Pluton. 

Justice, autrement Themis, diviniti alMgorique, fille 
de Jupiter et d'Astree. Elle se retira avec sa m%re dans le 
ciel , lonque I'&ge de fer ent luioo^^ aux antres Sges. On 
la repretente sous la figure d'une jeune fiile tenant d'uue 
main uoe balance egak des deux c6t6s, et de Tauire una 
dp^ nuf . On fisint anssi qn*elle etofit assise snr une pien-e 
e»n6e , pnftte k prescrire des pcines poor le vice et des .^ 
rtoimpenses pour la veriu. . hA, 

Jcnrawi, fille de Daunus, qS^J^jiiter metaraorpbosa 
•n ibntune. 

JcTEBTA, JcvsvTAs OU JuTEBTBS, d^ess^ de U jeu- 
hesae; elle presidoit au temps dc la vie depuis renfancs 
jasqn'il V^ge viril. Voy. HibCf Jeunesse. 

KRO 

K.BODO, le ni^me qiteCroJus. Divioit* des avcient 
Saxens. On cioit que c est Satume 



26o LAB 



LAB 

La AS ou Laperse, viUe de Laconic, do'ut Castor d 
ToUux s empar^rent ; ce qui leur 6t donner le sumom do 
LapcTses. 

Labda, filie d'un certain AmphioD, de la famille del 
liacchiades. Etuut boiteuse, ei se voyant pour cela nu- 
[iiscc de ses coinpagoes, elle les quitta poiir ^pdUscr 
li^tion , doDt elle cut un fils qu'on appela Cypa^lus. 
L oracle ayant uu jour predit qn'uu fils de Lafada s em- 
porerolt de Goriatlie, on envoya dix hommcf chex cette 
fcmme pour tucr Tenfaul; niais, dans le moment que 
I'un d eux alloit lui enfi)ucer le poignard dans le coeur, 
iJypseluti lui tendit ses petits bras en souriant j oc qui fit 
que le uieui'trier u eut pas le courage de le tucr. Gehii-d 
doiiDa I'eufant k sou compagnou, a qui' la in&pic chose 
ariiva, et qiv n'eut pas plus de force que le premier. 
(j}]!sclus passa ainsi*4M. ujain pu main jusqu'au dernier, 
qui Ic rendit a sa nJkjtfMttant tous so'rtis, lis se ropro- 
chcrent leur foiblcsse; et comme ils rentroient pour fuira 
lex^cutiou, Labda, qui ayoit tout entendu, cacha si Lien 
son Tils , qu'ils ne purent le rctrouver. Ilerodote. • 

LABDAciuiiis, Luius, fits de Labdacus. On donuoit aussi 
quclquefois uux Tbebaius le nom de Labdacidcs. 

Lauoacus, His de PLenlx, et ptre de Laius, roi de 
'I'hcbes. 

Lamth-IIohchiA. Les Tyrrbduicus et les Scythes ado- 
role nt Vesia sous ce nom. 

liABiTi. C'est Ic m^e nom que le precedent, mail 
ilcG^uro par les Scytlies. 

Laohadiius, suinom dc Jupiter. Ouand on le repre- 
«>eiiUjit Lov.i, c( t>: dlupmlaailou, on lui mettoit k la main 



LAD 261 

iane bache, au lieu de la foudre qu'il porte dans les uulres 
figures. 

Labbos, c'est-k-dire, vorace- un des cliiens d'ActJon. 

liABTsniTHE. C'etoit un enclos rempli de bols et de 
bAtinieus disposes de telle £1900 , que , quaud on y ^loit 
une fois entr^ , on n'en pouvoit trouver la sortie. U j en 
ftvoit deux celebres : celui de Cr^e, que D^dale Mtil, 
t)nns lequei il fnt euferme lui-m^me, et ou Minos ilt 
niettre aussi Ic Minotaure ; et cclui d'Egypte , qii'on croit 
avoir servi de module pour TauU-e. Pline fait encore uien- 
tioo de deux autres Labyrinthes, I'un dans Tile de Leni- 
nos , et I'autre dans T^truiie. 

liACEDiiioN, fils de Jupiter et de TaygiHe, h&lh une 
ville a laquelle il donna le nom de sa femme Sparte , et 
qui depuis fut c^l^bre par la singularite de ses lois el des 
mceurs de ses habitans. 

LACHtus, celle des trois Parques qui tient la que- 
nouiile. 

Lacwia , surnom de /unon , pris d'un temple c^l6})re 
qu'cUe avoit au promoutoire de Ltteinium dans la Ca> 
labre. 

Lacihrjs, faxneux brigand, tue par Hercule sur un 
f)Amor>toire d'ltalie qui ful depuis appele de sou noni. 
,Voy. Lacinia, 

Lacius , beros grcc qui avcHt un bois sacrd dans I'At- 
tit^ue. 

Lacost , c'est-ii-dire , criard ; un des diirns d'Aclcon. 

LactAns ou Lactebs. Yoy. Laciwcina, 

LACTunciiBA, d^esse qu'ou invo({uoit pour les f;raii)6 
quaud ils commencent u s'cnfl^ dans ^l cpi ou ils sont en 
biit. D'auires en font un dieu qu'ils appcUcnt Luctiunus^ 
Lactans et Laefsns, 

Lactharus. Voy. Lacturcina, « 

"Ladow, Heuve d'.ircadk , cclcbie dan* \es \wqcU» ^*it. 



a* 



262 LAM 

la mctuxnorpLose de Syiiox. Comme les aneieiM dMt- 
iioie:.t, ce qu'on fait ro^me encore quelqnelbis, letiMNBi 
des fltiuvcfr 4 des chiens , c'eet de oeiiii de €0 fleuve d*A»- 
cadie qu'uu des cLiens d'Acteoa itoit. i^peltf Ladon. 
Voy. Syrinx, 

LiBLAPs, c'est-it-dire, ifent orageuXy ndta d'an dtiea 
d^Acteon , et d'un Autre de Gephee» 

Laerte, fib d'Aroesius, roi dltbtque. li monrutpev 
aprt!8 le retour d'Ulysse son fik. qui etoit alle tm swge 
de Troie. . 

Laultxao^ , Laertid^ ou Labtjo&s, UlyMe» fils de 
Laeite. 

Laebyius ou liABTiDTCS HEAOS, c'ent-k-dire , l< hiros 
^U de Lairte : c'est Ulysae. 

LaIades, OEdipe, fils de Laos. 

Laibe. C'est la m6ne qallaire. Voy. Jloirt. 

Lais. 11 y a eu d Cariatbe deux filles de.oe nam, tcmtes 
deux ceU'bres par leiir beaute'. L'une d'elles fiiisoit payer 
ai dter k ogux qui vouloieot la voir la tibcrte d'entrer 
dans sa maiaon , qu'il n'y avoit que les. plus riches qui 
pussent y pi'eteoclre; ce qui donua lieu au proverbe : /{ 
nest pas permis a tout le monde d'aller a Corinthe, On 
ne salt Uquelle des deux ^tant allce en Tkessalie, y#iC 
tuec dans ui^ temple de Ye'nus par les femntcs de ce pays, 
jalouses de sa grande reputation. La pcate ayant ensuite 
ravage la Tbcssalie, on crut que Venus avoit envoyd cc 
fleau pour veoger la mort de Lais. Voy. Androphonos. 

LaIls, Hb de Labdacus, roi de Tb^bes, man de Jo- 
caste, et pcTe d'QEdipe. Voy. CEdipt, 

Lallus, dicu qui presidoit au balbutieme&t des plfttits 
cufaos. 

Lahie, fiUe de Neptune. Jupiter I'aima, et en cut not 

muliiiude d'eufans. Juoon en con^ut tant de jalousie^ 

quelle k& tua lousj cl av\c ^«\ft \\\s^vt»^ \>«B»fc ^aja* 



LAO 2G3 

idle rage, qu'cHe d^voroit tout re qu'ellc rencontroit , et 
fut metamorphosee en chieiine. 

Lamie fnt aussi le noni dune nymplie, et celui d'une 
femme greoque, a qui lea Thebains rendirent dcs bon- 
neurs divins sous le nom de Venus -Lamia. Pansariias 
parle enoore d'une divinit^ adoree k ^pidaure sous le 
nom de Lamie \ maia d'liulres la oomment Damie. HisU 
Dtor, Giraldi. Toy. Lapidation, 

Lamdcs, spectres ou ddmons qui, A ce q«*oii croyok, 
prenoient la figure de belles femmes pour devorer les en- 
fiiDs. On doanoit aussi le nom da Lamica aux magiciennes. 

LAMPiTn, fille d'ApoDon et de N^^. Son p^ I'a- 
voit cLarg^y avic sa scenr Pba^usc, du soin des Iron- 
peaux qn'il avoit en Sidle. Les ccimpagnoBS d'Ulysse en 
ayant tu^ quelques bceu£i, ApoUon eo porta ses plaintes 
a Jupiter, qai les fit tous p^r. 

U y en eut «De autre, soenr de Phaeton, qui fut meta- 
morphose en penpiier. Ovid. Mitam, a. 

Laai:i>^tuse, C'est la m6ne qae Larop^e, scrar de 
Phaeton. Yoy. Lampetie, 

LAMP09, devin d'Atfa^nes, qui gagnoit sa vie S^ ap- 
prendre 4 dianter aux oiseanx. C'^oit aussi le nom d'nn 
deAhevaux de Diomede. 

Lampos, e'e8t^4-dii«, resj^endissant ^ un des cberaux 
d'Ap«Hon. 

LAHPHgniE&ou FiTES DES Lampss* SUcs se c^I^hroicnt 
tu I'honDeur de Sacclius. 

Lamts , fils d^Heixsttle et d'Ompbale^ Cest pcat-^orr le 
m^xne que Lan\p, fils de Neptune, qui b^tt la ville de 
foimies* 

LAWCB/Toy. Minerve, Pelias, Amphiara^, 

Laocoov, fils'de Priam rt d^Uecnbe, et grand -pr^tre 
d'Apolion. 1\ s'opposa aux lYoyfens iorsqa'iU -vcviSjKwsrti 
Sv//v eattrer h ebeval de bois d&ns U YiW«\ m«A, *iMk ^ob 



2f)t LAO 

T« nhiipjjt pns ]c croirr. Kn mi'inc temps deox gnsdi - 
srr».Mi.>. oiii sorlircnl ilc In mrr, vinrcnt attaquer aei en- 
fuMs (III piod irun nutci : il couriit ix leiir secours, etfiit 
ctouiTc conmic cilx datJA ics plis que ccs inonstreti»' 
loioiit dc lours coryis aiilour d'cux. 

L<\ODAMAfl, fils d'AlcinouSy roi dcs Phcacien», deta 
Ulyssc a la lultc. 

Laodamik, fillc dc BcH6rophoii. Ellc fat £>rt aimee de 
Jnpltcr. Diane la tua a coups de flecLes, k cause de sod 
©rijncil. 

1 1 y cut une aulrc Laodamic, (ille d'Acaste. Elle mou- 
nit dc frayeiir en voyant ToiTibrc de son mari Protailus, 
q«roIlc desiroit ardcminent de revoir. 

I.AoD.'CE, fille de Prinni et d'liecuhe, et fieinme d'Aca- 
mas, cjueiqucs-uus discntdcDcmoplioon. LateiTe^dit-on, 
s . iiri'ouvrit soi:s scs pas et TeDglouut toute vivantc, 
r;iMin)c die I'avoit dedii'c, pour cchapper h i'opprobrc «Ie 
i.v voir niduilc a re8plava::;c par les Grecs TaiDqucund 
dc.-t.nouurs de Tr.)ic. Voy. Acamaa. 

i\ y cat irois auircs Laodice : i'ane, fcnime dc Pbo* 
ron V' ; ure autre, fillc de CJriyrc ; nuc autre, fillc d'ij:" 
DM :n:noa et de Clytcmntstrc, qu'on ofiril en mariage i 

I • . t » 

U.V.. llU\ 

LA0D0CU9, fi!s d'Antcnor. C'ctoit un jcune Troym 
d fine ;;ran(le valcur, sons la rcsscmblance duquel»Pall.n 
rn::;nr;oa Pandave h tircr une flcclie a Mcnelas, pour ron:- 
j)rc ins coiivcutions faitcs avec les Grecs. 

II y evt un autre Laodocus , fils d'ApoUon. 

LAOMiDKE, nyniplie, fillc de Neree et de Doris. 

I,A(.M;';Do:i, Ills d'lliis. roi dc Phrygie. Il convintavccj 

^<i|>Hine et ApoUon d'une somme d'argent, s'ils wu- 

lolcnt I'aider a relevcr les murs dc Troie. LWTragcetaiitl 

lini, il nc voulut pas tenir sa parole. Aussi, pour Vt*\ 

jnmir, Apollon afiii^caVc ^03% ^vxwt ^aNa^^ !S€qlui>e| 



•r.' 



LAP 9.C6 

— - ^ 

cTiTova iin mor.strfi nn's nnc i^onaiilion lorriI);o. i.r» 
I'roycns coiisulttVnnt rorarln,qni rcYoiulil qH(*,roiir «^t>9 
cU'livrcs dc leuis m^mx, il fulloit n'parcr I'injuro lailc nux 
dieux en oxposnnt au monstrc Hesione, fille de JiOoniC' 
don. Hercule viut dclivrcr celle princcssc, k condition' 
qu'il leppuserolt; mats cc prince sans honneur ct snits 
foi refusa de ]ui donner sa fille, oommc il Vavoit pnmiis. 
Hercule indi{;ne le tna, et donna Kcsionc a Tclamon, qui 
rcmmena daqs la Thrace. Kygin. Cvid, 

Laomedontiadj s , Friam , 01s do Laomddon. Lrs 
Troycns etoient aussi quclquefois appel^s Laomedou- 
tiades ou L'aomedonticns. 

LAOMEDOJiTirs BT»os, c'csi-ii-dire , le heros Troyen, 
CVst Enee. Vby. Laomedontiades. 

I.AOTHOE, fiUe d'Hercuie, ci fcmme dc Polypli^mc, 
un des Ai^onaules. 

Lapehse et Lafeikes. Voy. T aan. 

Laphria, siirnom dc Diane. Son cuke ^toil celfebrc h 
Calydon, d'oA il fat trans fc'rc h Pjitras, avcc la statue de 
la deessc, ainsi appclee du nom (hi sculptcur qui I'avoit 
iaite. Pansaniaa parle au lon^ des rcrt-ironies qui s*obser- 
voicnt anx Ktes dc Diane-Laplirin. I. 'j. 

IiAPHTnA. Pallas etoit ainsi surnonimrc, a cause dcs 
depouilles qu'on enl^ve aux onncnns vaiucns. C'est ce 
que signifie ce mot. 

Laphystien.>»es. Voy. Lapliyslins, 

Laphtstixjs. BaccLus etoil ainsi snrnomme, d'ui»e 
montagne dc.ljiPeolie qui lui clolt cpnsacrce; d'on I'ori 
rppcloit aussi les Daccliantes, Laphystienncs. C'ctoit r n- 
core un surnorn de Jupiter. 

Lapidat:o5. Fetes qii'on ccldbroit d TreiOne , on 
j'lionneur dc dcnx jeiincs filles noDinivcs Latrnvtv^^L^Vw- 
jtdt Damie et Auxcsie^ qui avolenl ele XvjbccsV ^oa^"^ ^«: 

nict. dc la Fable. ' *h^ 



26(> LAR 

j'it-rrcs dans une sedition , et dont on fit d«pais dens dSh 
\iintr.s. 

Lapis. Jnpiter ^it ainsi nommi de la pierre dont oa 
rssommoit la Tictinie dans les trah^, on de celle tpt 
hhie donna k d^orer it Satume. 

Lapithes, penple 'de la The&salie, qni deacesdoii 
d'^le et de Lapithe, fiUe d'ApoQon. lb forent les pre* 
miers qui dompt^rent des cbevaax. fls ae qoerelBrait 
avec les Centaures aiix noces de Pirithoas et d*Hippoda- 
mie. Hy^in, Ovid, 

Lasa, naiade, fiUe da flevve Al^non. Jnjnter^n'ajant 
pu squire Jutume , soeur de Tomus , paroe qne Lara Ir 
travcrsoit toujoiirs, ordonna k Mereure de. 1ft condnire 
dans les enfers. Celoi-ci en fut ipns, et eUe AocoQcIia dt 
deux {umeanx , qui fiirent les dieux Lares. C'est la mAint ' 
que Larunde. 

Labaire , endroit de la maison particalii^rfineDt 000- 
sacr^ au culte des dieux Lares. 

LAnENTALEs , Lahentinales ou LAUBEirrniALES, &tes 
en riionneur d'Acca-Laurentia. 

Labektia. G*est la ni^roe qu'Acca-Laurentia. 

LAnEs, appel^ ausM Penaies, dieux donie8ti^es,e»* 
fans dc Jupiter, ou de Mereure et de Lara. C'efioient de 
peiites statues qu*on lionoroit dans les maisons y et 
dont on avoit un soiu particulier. EUes et^oient wdinaire- 
ment accompagnees de la figure d'un petit chien , quom 
lionoroit lui-m^e sous le nom de Lar familiaris. Outre 
ces Lares particniiers , il y en aitoit encore de publics, 
dont les uns presidoient aux chemins , Vfjf^ ; les autres 
prcsidoient aux carreiburs, Compitales, Chaque ville 
avoit les sieus , qu'on nomnioit Vrhani. £nde est (^lil)re 
pour avoir sauve cenx de Troie.Enfin il y en avoit qu'on 
adwoh sous les noms de Ilostiiii et de Pnestites: les pre- 
*iiei», pour obtenir Ve\oi%t\«cHei»v dc% cottssaia \ «x' 



LAT 267 

aitres,pouretre secoui'U dans les conjoncliires f.lcl}eiis*;s. 
On icur iramoloit des pores. Les J^gyptieus en rJvdroicjit 
quarre, qu'ils appeioient Anachis, Dynion , Tycliis et 
II^os. 

LABEsnrt , liABissfus ou Laiussebtls f mrDoms de 
Jupiter et d'Apollon , pris du culte qu'on reudoit au pi«- 
luier k Larisse, viUe proche du Caystre, et k Apollou dau^ 
un qiiaitier de la yille d'Ephdse , appeid aussi Larisse. 
Voy. Lariise, 

Labisse, fiUc de Pelasgus , dooi(a son nora k une ville . 
de Thessalie, d'au Acliille e»t surnomme Lar'usteus, C'est 
auasi du nom de cette ville que Coronis est surnommee 
Larissiea, 

laAvruaoB, Voy. Laertim. 

Lajujitde ou Laha , diviuite tutelaire des maiions. Jii* 
pitcr en fit une de tes ooncubittes, et ea eut lea dieux 
Laces, selon quelque»>ttns; maisi selou d'autres, ce fui 
Men»re. Toy. Lara. 

Labvks. C'^toient , dit-K>n , les ^Unes des mecbans , qui 
erroient ptrtoiu sous la figure de loiqps-garoux » ou de 
quclques spectres bideux. Yoy. Lemura, 

Lasius, uu des pretendans qui, Taincus k la course 
(Wut Hippodanjle devoit hue le prix , fnrent tues pur 
G£nomaus. 

Lateaaitus, G^nie qui prSsidoit aux foyers. 

Lathue, soeur jumelle d'Anaxondira. On leur reudoit 
des bonneuTs divins dans la Laconic. 

LatiAus ou Latius. Jupiter dtoit ainsi appele du pays 
de Latium, ou il dtoit particulidrement adore. 

Latiab , Ml instiiuee par Tarquia le superbe , en 
rbonneur de Jupiter Latialis, 

Latihus , roi de Laurente dans le Latium , fils de 
Faunus et de la nyniphe Alanca , et p^e de Lavinic* 
\'of. Liwinie, 



2(}8 . LAV 

LAii'JM , ou pays dcs Latin:;, conlr«jc iniulic cnlrele 
Tibre el les cunipaj^ucs de Circce , vllle da pajs ues 
Voisqucs. Ce fut Ici que Saturne alia se cachcr , el que 
JaiiLis le re^ut lursqiie Jupiter I'eut cliassc du del 
Vov. Janus. 

Latius. Voy. Latalis. 

Latmius, sumom d'£DdjmioQ,pris da moot latmos 
dans la Caric, ou il doxniit pendant pltisieurs annees. 

J.ATOii)£Sf Apollon, fils dc Lutone. Ce mot hu pluriel 
s'eiit'iid d'Apollon et de Diane. 

Latois ou Latohia, Diane, fille de Latone. 

T.AT05E , fillc de Coeus ct dc Phoebe. Conirhe J'lpiter 
raimoit, Juiion , par jalousie, la fit poursuivre par le 
sn-pent Pylboii ; et pendant toutc sa grossessc elle (ut 
oMi;^ee d'en'cr dc rote ct d'aulre , jusqu'a ce que T^eptune, 
par pitio, ent fail pnroitre Tile de Delos au milieu def 
t'-uiK. oil ellc alia se lefugier, et y accoucha d'Apolloq 
et dc Diiiue. Voy. Puysuns. 

LATO>'i('.EN.r on Lato::ia ?eoles, les cnfiins de La- 
tone ; Apollon ct Diane. 

Latomus, Latoius ou Latot's, surnorcs d'Apollon, 
nis da Lalojie. 

LAir.EXT.VLEiJ. Voy. Lurentalcf. 

LAur.tMiA, la ii:eme <|u'A<r.M-T aiirenlla. 

I.AiniER. \o\. Daphne J Ayollun^ Victuirc. 

Lai.sls, fils df Mi'ZMJce, j^rand ciiasseur. 11 y en eul 
liji aiilij, (lis dc ^iUinilor cl frOro J'ilia-Sylvia. 

1-AVEnxE, diviuitc <jui prcsiaoil aux larcius, et prole 
jTcoit Ics volours. On la i-eprcsuiiloit S(juji lu fijjiu'c d'ui 
Lin ps sans l6tc. 

Lam.me, fillc unique de Laiinus ct d'Ainate. TAl 
»i\oii etc promise h Turnns; niais Eni'C claut venu w 
Jl..'Jie, Lalinus , sur l.i foi dun ornth qui lui avoll i^l 






LED sn.) 

I'ticcorda aa Troyen. Turiius, furieux dc I'injiiio (jmC.i 
l.ii faisolt, ucolar.j lo guerre a Eiicc,et sotilov.i condc li:i 
tous Ics [)cup!cs voiiiins. Enec, ayant tuc Tmnus tluus iiii 
combat siii^uliei*, epousn T.aviiiiJ, doiit il Joniia le iiojii 
k uoe villc qu il Mtit. Vivij. Dion. 9 etc. 

LAVisinu , ville du Latiuni , Mtle , scion Ecrviiis , par 
Lavinius, flure de Latlnus. Tile ~ Live lui domic uuc 
autre originc. Yoy. Lavinie. 

Leahubb , jeuue bomme dc lu villc d'Ahydoa. Vuy. 
Hera 

Leabqce f run des eii£iDS d'Alhamas ct d*Ino. \oj; 
Inc. 

LKCHANCMAffriE , sorte de divination (jiii se faisoit 
^'ir le moycu dun bassiu. 

L£cH&s, ills r^e !Neplune et dc Piruuc, donna sou uom 
a uu port de Coriutlje. 

Lectisteknes, festius sacres et publics en Tbonncur 
des dieux, donl ou plrigoil les statues sur des lits et d 's 
coassins, devniu des tables joiicbees dc flours ct couvciies 
dc tnutes sortos de mcts. C ctoil un acte dc religion p<ir 
Icqucl ou cioyoit apaiser la cult:i'e des dieux , ct sc Ics 
rcndre favorn]>les. On donnoit a cos feslins le nom Selll- 
stcines ^ qu.uid on Ics faisoil eu I'honnear des de'c.ss.^s, 
parce qu'on p^i^oit leiirs statues sur dc \tcuti sieges ap- 
peles Sellw. 

Lt:dA, filie do Thcstius, et iemme de Tyndare. Jupi- 
ter, (jui I'aimoit beaucoup, voulut la seduire; mais, ne 
pouvant la surprcndre, il se motamorphosa en oygne, ot 
la trompa en jouant avoc elle sur les bords du flcjivc Ei:- 
•oliis, ou elle se baii^noit. Elle accoucha de deux ceufs, 
(ie Tun dcsqucls snrtircnt Hcl^ne et Clytcmnestrc , ct 
de I'autre Caftoi- et Pullux. Oi'id. Met. I. 6. 

IXDSA, Ecriuiou^?, petite- tille dc l^^(\a. 



I 
270 LEO j 

LEOi^T DTI ou FRATRES , c'cst-k-dire f Us dieux 00 b j 
frires, fils de Ledu ; Castor ct Pollux. j 

Leitus j fiis d'iilcclrjoa , un des capitaines des Beo< I 
tiens au si 'ge de Tro'e , birsse u ]a main par HectOT, n'e- 1 
chappa & la mort que par le secoun dldozncn^. 

Lelaps. Voy. Lcclaps, 

Lelex , chef d^ime troupe d'anciens habitans da Pe- 
lopon^e , appel^ Leletja de sod nom , et depub dmh 
tn6s Lacedemonieas, de Lac^^mon, fils de Jupiter, qui, 
ay ant epous6 Spartc , fiUe d'Eurolas et arri^re-petite-fiUt 
de J^lex, b&tit unc vilie a luquelle il donna le nom de st 
fcmme. 

LKMvnis, sumom de Vulcain. Toy. LemnoB, 

Leainos, lie de la mer fgce. Vulrain y SToit da 
forges iameuses, et Ton y Yoyoit aussi un oS£fare bbj- 
riutbe. Voy. Hypgipyle, 

L^Monss ou Labves, ^ntomes nocturnes on spectres. 
CVst ce qu'on appelle parmi nous revenans et loup$-at- 
nmx. Au niois de mai, on c^Iebroit en leur honneur one 
fete pendant laquelle on fcrmoit tons les temples. La 
Remains oppeloient csil^ fete Lemur ia : et pendant tool 
Ics jours quelle duroit, lis e'vitoient surtout de se roarier. 
Elle fdt d'ubord nommce Reinwia ou Remuries, du nom 
de Remus, parce que dnns sa premiere inslitufion elleeal 
pour objet Texpiation du mewtre de ce priuce , tue pv 
son frerc Romulus , ou par son ordre. 

Len£Cs , surnom de Bacchus , pris d'un mot grec qui 
si^njfie cuve ou pressoiV, ou Ton met le raisin pour £uit 
le viu. 

Leocorio^ , monument que les Atbeniens erig^reoC 
en rhonneur d'un citoyen nooiroe Leos, qui, dans ua 
temps de calumite publiqne , avoit dcvoQe ses troia fiUa 
|>oiir le sulut de la pa trie. 

I'£05ix>AS ,. b^os gruC)Cc\^tte V«k U \ounie« da 



LRU 271 

Thermopiles. les Lact-demoDiens le iiftirent au nuiu- 
brc de Icurs dieux, et iustitujircnt des f<»les en sou Uou- 
ucur. 

L]^os, Gh d'OrpIicfe. Voy. Leocorioii, 
Lepbbas ou LeprAus. Voy. J dde^yharjus, 
Lervb j znarais daus le t^rritoire d'Argos , ou etoit 
'Chydn i-fhnkan t&tes qu'Uercule dcfit, <.t ou Ics Da< 
naldes jeUcent les tetes de leurs maiis. 

LEBsiES, f&tes en rhooneur de CacchoS;, de Proser- 
piaeet deC^rK 

Lesbos, ik dc TArchipel, £uoeme par le cplte qu'oo 
y rendoit k Apollon , et par la nalssance de Sapho. 

Lestsicqbs. Us ^toient, comme les Cyclopes, fils de 
ffeplujiey et, comme eux, si ^rooes, qu'ils d^voroient Ics 
malheureoz qni tomboieot eotre leurs mains, lis babi* 
toient one partie de la Caropanie. La flotte dlJl^sse 
ay ant 4/Ui yei/ie par one tempiHe sur kurs cotes, il en- 
Toya k la decor.verte trois de ses gene, un desquels fnt 
pris et dkrovS par Antipjjates, roi du pays. Les Lesiii- 
^ns vinrent attaqaer les vaisseai^ diJlysse, qu'ils fireot 
tous cooler a fond , excepte Ic seal qu'il montoit. Horn, 

Lfrsi, fleuve-d'Enfer. Les ombres etoient obUgdes d'y 
Isojre de lean ; ct aossitut qu'elles eu avoient bu , elles 
oublioient enti^meot le passe. G'est le mdme que Ic 
tknve d'Oubll. 

LETHis, £emine pbrygienne, qui, fi^re de sa beant^, 
osa se prefe'rer aux deesses. Celks-ci Touknt e? tirer 
Tengeance, OlenCf man de L^th^, s'oflrit en sa place; 
iD4is lis fiirent tous deux cbange's en ropbers. Ovid, 

Lbccaoe on Levc^te. Voy. Saut de Leucade, 

UmcADius, surnom d'ApoUon , pris do promon- 
toire de Leuc::de ou Leucate , sur les ootes de I'^pire , 
•a il ttohparticuVttmt eul revere. Yoy. Saul del.t\icav\«. 



vji LEU 

Leuce, lie du PoDt-Euxiu, ou AcLille dtoit partka- 
iieieutent r^vdrc. Voy. i^c/ii/lee. 

Lelcifpe, dlic dc Thcslor. T'ltuut en peiue de sod pen 
el do sa sceur Thcouoe, quelle avoit perdns, clle con^ 
suila 1 oracle , qui lui const ilia dc s'liabiller en prStre, et 
do les aller cherchcr. II I'cssura qu'dle les rctrouveroit. 
I'lilc aniva daus la Carie^ou. Theonoe uvoit eld emmeuue 
par des pirules, et \ endue ulcare, roi dc cette contree, 
qui Tavoit epousee. Leucipj^ic, sous son habit dc pr&trc, 
cl p.issant [oiu uu liomnic, cut accts a la cour d'lcare, 
on ellc Put v;ic ft aimc'e du IbiHiuao; niais celle ci. fii- 
ricusc de ce que ce pfeieiidu elrnuj^ei- ue vouioit pas ro- 
])oi\dre it sa passiuii , forma Ic dcsscin de le faire assassi- 
iior. I'ile en du:ii)(i la c6mniission a uu t.sciave qui depuit 
qiicKjUo t^iiips etuit loml)o au p(>uvoir du rui , ct qui 
t'toit Tlrstor, sou p6rc, mats quelle ne recounut |;as. 
Th(;stor, en dLi)loruul le lualiscur qu'ii avoit u etrc con- 
iraint de fuire le metier d'ass;!ssin , pi-ouou9a queiqucfois 
1«! r.om dc scs fillus. LcuciiipJ ct Tlioonoc suq)rist?8 , Tin- 
l(M ro;];crcnt , so I'ccoaiim'eul, el se sau voreiil av cc Icur ptjc. 
Uy -'in. 

Lelcippides , c'cst-a- dire , files ilc Leucipi us. .LMci 
ctoient dcux^ Plicobd el Iluire. 

Liiucippus, fils d'0£no;ucius. fui tiiv par A['.o!l;.n. it 
qui il voulul dispiiter Diiplinc, fl ^ a fu deux Jiiitif's Lru- 
rqq us: I'uu, pctit-fils d'F.ole; cl I'uuUc, p-^ie de Plnjcl>e 
cl d' iluire. 

Leijcophrynt:, sumom de Dia?iC. 

T.EUCosiE, uiic dcs Sir^ucs, donna son nom a une ile 
dc la mcr Tvirliv-nienne. ' 

Lt-LCOTiiUE. C'csl la ai€mc qii'Ino, Voyant que son 

ii« iri Alliania.H, dans uu niouv. ii].;nt do fuiic, avoit jrlJ 

^o!i lil.s J,c.jiqi!C {'oiitr'' lui r'M-.luv, <*l!o sn precipiia daim 

J*' ni'i iwic JlLTiv-cilc , so. A v\\iV»"c VvU^'^ouLt cvilcr- le 



LID n;3 

m^me m;tlheur', et fui mi;tanior[)j;os<'e ^ aussi - I>i. a 
tjue I'cQfknt , en diviii'.le de la iiitr. On la lepics wlo 
avec un diudenie sur le front, et ies clitvcux serrc's dune 
buude. 

Leucotho^, fille d'Oichanie et d'Eiirynomc. Ape Hon 
Taima tendrcnient et eu abusa, en prenaut lu fi^^uie ct 
k*b habits d'Eurynonic. Clytic , rivalc de Lirucotlioe, cu 
avertit par jalousie Crchanie, qui cnterra sa fiilc totitc 
vive; mais Apollon la m^tamoi^liosa eu uu arbre qui 
porte I'encens. Ovid. l^Jetam. liv. 4. 

LeyasA, diecssc qu'ou iuvoquoit quaud on Icvolt un 
enfant de tcrre. Aussitot aprcs la uaiiu»aacc dun '^niaiil, 
ou le posoit nu sur lu terre , et il u'etoit point legardu 
comme legitime, s^il netoit relcv^ par sou pt^re, ou par 
cpielqu'un qui Ic reprcsentoit. C'eloit u ccltx: uclioii (]tic 
pr^sidoit Lcvana. 

LizABD. Vov. Abas. 

LiBAli OU LiBANL'S, jcune Syricn, qui fut tuc par dcs 
sccldrats. Les diciix, pour L> rcjompeuscr. du culte qu'ii 
leur avoit rendu, le cLaugerenl eu uicnlagnc. Toy. Dcn~ 
druUbanus. 

liiiiATiOTfS, coreniouies rclif>icuses qui consistoicnt U 
rnipUr un vase de viu, de lail ou d'une autre liqueur 
qu'ou rcpnudoit toute enticre apros y avoir goiito , ou 
plutot apres y.avoir sculemeat toucbc du bout des lovrcs. 

LiBE5Ti5E. Voy. Luhentie. 

LiuER. Surnom de Bacciius, pris de la liberte qu'iiis- 
pirc le vin. 

LiBtnA. On croit que c'est Venus. On donnc aussi cc 
iiorn A Frojei'pine el a Ariaue. 

Liii^BALLS , fetes en Ibouueur dc Bacchus. 

LiBi&aALifi ct LiBZBATOB OU ELEuriii^.BiLS.'On ndoroit 
Jupiter sous ccs oonis , con:ino dicu tutclairc dc la 



27i LIM 

LiBERTi , divinite all^oriqae. On la repi^sentoit 
la figure d'une feinme vetue de Llanc, teDaut un sceptre 
duue main, un bonnet de I'autre, et ayant aoprte d'elit 
un cl.ar avec un joug rompu. 

IjaiTHRA, ville et fontaine snr lea fronti^rea de la 
Mact^doine , o^l^bres duna lea poetes par le lonibeia 
d'Orphce. 

LiBi^.THRiBES , nom donn^ aaz Mnaes , de celai da 
liibuthra , fontaine de Magnesie qui leur ^toit ciMisa- 
cree. Virq. 

LiBiTiNE , divinity qui pr^doit aox fonerailtes. Cest 
la m6me que Proserpine. Qnelquea-uns croient qae c^hait 
\cnu8 m^e, et qu'elle pr&idoit k la moit des homiiiei 
conime an c(Hnmencement de leur eziatenoe. 

LiB«£, fiUe d'^paphua et de Cassiope. EUe i^omi 
Keptune, dont elle eut Ag6nor et B^lus, et doimi MM 
uom k une grande contnSe d*Afriqne. 

LiBTSSiHcs , sumom d'ApolIon, adore sur le pronMMi* 
ioire Pacbynien en Sicile. 

LiCHAs. Voy. Lychas. 

LiCTM5ius, fils d'^lectryon, d'autres disent de Mani 
se trouva , fort jeune, k un combat ou tous sea freres p^ 
I i rent. Voy. TUpoUme. 

LiEmts. Voy. Bacchantes, JBocchiis, Cissiis. 

LiGEE, nympLe, fille de Keree et de Doris. Cest ansa 
le iioni d'unc Sii'6ne. 

LiGYRON, j)r(mier nom d'Achille. Apollod. I. 3. 

LiuYSTLS , {Us de Pbaelou , donna son nom ir la Li" 
giirie. 

i.iMA90N. Voy. Pares'ie. 

lAMtmns, LiMMATis, LiM9ATis ou LoiN£A , surnoBM 
donncs u Diano par \vs pticlieurs, (jtii riuvo(|uoicnt cooui' 
la dccssv tics jji-uaia tl dt^ i\.vxw^%. 



LIT 275 

LiMEDiTnrrs , Tane dcs dhinit^s qui presidoient aux 
portcs. 

Liai5ACii)E$ on LimrAOKs , les m£mes ^e les Lim- 
niades. • 

LmHJBUS on Lnmrius, tnmoims de B^ochas, pns da 
cnlte qa*on' ltd rendoit dans im qnutier d^Atliiaei nom- 
ine limnte. 

L1MKATIDE8 , fetes dec p^eun en Tbcmneur de 
Diane-Limmrtis. Voy. Limenitis, 

LmsiADEfl, LmiiEES et LmiriAQiJEs | njmpliin det 
laci et des marais. 

L1MOHIADE8, nympbes des flenrs et des prairies. 

LnriGEBA DEA. C'est on Isis, ou lo, adoree oomne Isis , 
par les l^yptiens, qui £usoient usage du lin dans leurs 
habillemens. 

Lines, fils d'ApoUon et de Terpsicbore, et bin ^'Or- 
pb^ II invepta les vers lyriques et* les cliansons. Ce £ut 
lui qui ensei^na la musique k Hercule ; maas le disciple, 
ay ant et^ un jour i^primand^ trop s^verement, cassa la 
tCte a son maitre aver sa lyre. 

II y eut an autre Linus, (ils d'Ampbimarus et d'Ura- 
nie, qui fnt tu^ par Apollon, pour avoir os^ se vanter de 
chanter aussi bien que Ini. 

Li05 , Tun dcs donze signes du Zodiaque. Cest celni 
de la fpret de Ncn»ce, qu'Bcrcule ^trangla , et que Jupi- 
ter plaja dans Ic del. Voy. Hercule, AttdanXe, Pyratne, 
■Ceeropiy Cyhelej Admete, Tarew, 

LiPARTTs, fils d'Auson, donna son nom & une des iles 
£oliennes. Voy. £blie. 

LimoPE, nymphe, fille de TOccan el de Tetbys, et 
inere de NarcisM. 

Ijt. Voy. Martt, Cmyre, Sommeil. 

LiTMs^, c'est-a-dire, Prieres, Les ^aVexiA cft irwftKijX Ssax 



lora d' Apoll-in, lorsqu't 



i 



.1 pf<:s< 






[, iliFirJui nllvgoriqae , liliii de Itipiltr M 
n la rcprrspiiip edus l.i figure d'uiic jiuT 

ns oil I.iiTin, mirpiiE, li'.l- Hn Scplii 
. Ie9 [ioTirsnTi''j di? Fiii|}c» flit dinner? rn 

roriiAREs, pciupli'ii cfVPr'T'eqiii vivoien 
™, ioat 1,1 TWii , selon la Fnliln, ftnit J« 
tix ^mnjrni Icnrpalrlp, tonqn'ils en mn 
lie dTljw sjaiit ili )cl''ciiarl« IRimrf 
iei Inioplinjw, il ml liieo ie b peine 

ir. Voj. Aran , Circe , Lycaon. 

JTE. Voj. Somiiluj; 

[lis , surnoiu d'Apollon , pm de Fobscni 



n Lii. dpeise ([ui ptesiiioil c 
c'rsi 1a m^e qne Dinne. C'e< 






LUP 277 

Lcci-TITS, surnom He JiipilcT, rommc diru \\c la I;:- 
mure. Junon, dai:s le moiuc sens, cloil aas-^i surnoi:iin;'"e 
Lucelia. 

LucirER, fils de Jupiler ct (rAiirore. 11 ftit mis an 
nombre des astres, et sa foDciion ctolt d'annonccr h jotir. 
C'est la plan^tc de V<^uus, lorsqu'tll:; paroit un pen avaju 
!>urore. On donnc i ccltc mc^iuc plan^tc Ic noin dc Hex- 
j'er, de Ve:tj:er ou de Vespenigo^ quand tUc paroil h 
I'occident, peu apres le couc!:er du soleil. 

LrciFERA. Voy. FaccUna. 

LuciNEy diriuito qui presidoit aux nccoiicli/'iTicns. 
C'etoit JuDon qu'on adoroit sous cc noin. QuJqucs-uiis 
croicDt que c't'toit Diar.e. 

LusA ,. dticsse qui pivsidoit aux eRcliaiittnrens ct r^ux 
operations nocturnes de la magie. Voy. Diane ^ Lunits. 

LuKUS. Les honimcs adomicnt la huic sous ce uoiu, 
comrce Ics t'( mines sous cciui de Luna. Oaiss la S} rie ct 
la M^opotamic, la Iut^c e'toit adoree comuie iiii <li\U , ct 
jamais comme tme deesse. Celtc superstilion y clbit » ;cr."- 
dilee par une idee singuliere que Spartieu nous a con- 
servec. C'est , dit-il, qu on croyoit constamraent que ceux 
qui prenoicnt cct astre pour une dccsse , et noD pour uu 
,diea, scroient toute leur vie esclavcs de leurs femmes; 
mais qu'^u contraire ceux qui la tiendroieiit pour un 
dieu seroiient toujours les maitres. Voy. Agliholus, 
. LrpEBCA, deesse que les bcrgers invoquoi(mt contre 
Ics loups. 

LupsncAi. Cetoit un lieu prodbe de Rome, consacro 
a Pan, dieu des bergers, nomm^ aussi Lupercus. 

LuPBBCALES^ fetes en Thonneur du dieu Pan. 

Lufehces, pretres du dieu Pan. lis etoient partagc's en 
trois society ou colleges; savoir, des Fabieus, dus aussf 
Pavirns, des Quintiliens et des Juliens. lb restoiem nus, 
tant que durownt les Lupercalcs. 

Diet, de U FthleJ 'x\ 



278 LYB 

LupEVCTS , le m^me cpie Pan. 

LtTKTnATTOSs, cer^onies reH^icnses, irks -tti 
cliei les Orecs et les Romains. Biles m faisoiem < 
. rcment par des aspersions , des processions , des Si 
d'erpiatkm. Les plus solennclies a Bome ^toiet 
d:*s fttes kistrales', qui se c^ebroient de cinq ans 
ens , d*ou Tint 1' usage dc compter par lustres. 

LvsTitE. Voy. Luntration. 

LuTH. Voy. Apcllon, OrplieefAmphion, Lituu 
tj'ato, Nercure et Cfcione. 

LuTTE , sorte d'exercicrs dans lesquels deax < 
tans nns, qui s'dtoient frottes d'hutle, s*eflor^ei 
tcrrasser. 

Lt£17s, un de» sumonis de BaccLos, d'un n 
qui signifie delter, diga^er, parce que le vin £1 
chagrins ct les inquietudes. 

Ltbas, Grec de Tarmee d'lilysse. La flotte de o 
ayant ete jet^e par une tempete sur le$ cotes de 
li} bas iiisulla une jeune fille de T^csse , que 1< 
tans de cette ville ven^ercnt en tuanf le Grec : ma 
tot les Temessiens ftuent afflig^ de. tant de maw 
pensoient & abandonner eutij^rement leur ville, 
roracle d'ApoUon leur cpnseilla d'apaiser les ro 
Lybas en lui faisant bStir un temple, et en lui » 
tous les ans une )eune fille. lis obeirent k I'oracle 
roesse n'eprouva plus de calamites. Qudques 
apr^s, un brave athlete, nomme Eutliyme, s*ctanl 
k T^messe dans le temps qu'on alloit faire le sacri 
' nuel dune jeune fille, entreprit de la d61rvrer, etc 
hattre le Genie de Lybas. Le spectre parnt , 6n t 
mains avec latbi^te, ftit vaincu , «t de rage alia si 
piter dans la mer. Les Temessiens rendirent de 
iionnnurs a Euthyme, lequel ^pousa ki jeune I 
deyoit ^tre immc^. Paus. 



L Y C 279 

jtcxvs, Voy. Lycia, 

.TCAMBE. Voy. Ar. hilotine. 

^TCAOH, fils de Titan ct do Telius, roi de Panliasia, 

'■ d*Arcadie. 11 fut mctamorpliose en loop dans le 

pie de Jupiter, pour y avoir immold un eufknt. 

itrrs racontent' autremeut celte fable. Voy. Areas, 

lenete, 

I y a eu plusieurs autres Lyceons : .un , fr^ de Ne»- 

qui fat Cue par Hercule ; no autre, fils de Priam, tud 

Achille, etc. 

.TCAOfffC MEirsiB, tahlts de Lycaoji, c*e8t*il-dire, met$ 

TtAles. Toy. Areas. 

•TCAoms, CaUsto, fille de Lycaon. 

.TCASTE. Yoy. Butet, 

.TCiE, montagne d'Arca<iHe, consacrde & Jupiter et & 

. C*est de U que le lumom die Lyajgiu fut doting k 

et h. Tautre , et qui des filtes institu^ en l«ur hon- 

r furent appelies Lycdes. II y aToit ft' Athkies un 

lie d'ApoIlon, nonini^ Lycee, d'ou il ^it aussi 

ommd Lyeamt, et dans la m^me ville un Gymnase 

odme nom, cel^bre per les lemons qu*Aristote y dou- 

.TCEUS pour Ltcjbus. Voy. Lycee, 

.TC9A5 ou L1CHA8. CVsi le nom du messager par qni 

mire envoya k Hercule la chemise fatale de Nessus. 

poison inspira une telle fureur k Hercule, qu'il piit 

bas par les c]:eveux, et le jeta dans la mer; inais 

tuue le changea en rocher. 

.TCioA«, un des Cenlaures. C'est aussi un nom de 

;er. 

•TCiE, proTince de TAsie mineure, c^I^bre par les 

les d'Apollon, qui s*y rendoicnt dans U viUe d^ 

re , et par ia &hte do h Chim^re, 



I 



a-Ariii- 



LiconDS, His d',Ai>Dl]oD CI de ti n^mplif 
dotiiia soQ Dom h une ville qu'il biot aur le 
nasse, d'oii Aiwllun tul suruonime Ljconeui. 

I.YCTics. IilonuinC'e cat Biusi aurpommd il 
ville di Crete, daut il ii(t>il roi. 

LiCDsavE, rui dc Tbtuce, ec deciiira laipl 
ncmi de nuccLiu , qui , jiour s'sa vcjigci , iui h 
u ^tunde furror, iju'il ac coupa lea j^unbcs. 

II J eut deus auti-cs Ljuirjjuci : I'ua, roi i 
el jiiiie d'Ardirjiuore j I'aulii:, uu jiiiuiiL, qui f 
Ctii'ii. 

' I.tccs, fits de Paudiua, doiuui £011 cim 1 
Co moll qui biguific fuup, est aussi lui suvtk 
■jou. C'Lloil uncoic le uom d'un GU de Pr 
.litre Trojen, d'unCenlflurc, clc. Voy. M%d, 

Lydds, fill d'llraculc cl d'loie, II y on cuL 
fill d'Atbjs tt fiiic du TjriUtnus, q:ii douoi 



LYS aSi 

II y cut un aulre T.yncee, fiere d'lclis. Caslor el rollitx. 
ayaiit enUve Plioel)e ct llaire, (|uic'l*)ieiil pronii.sis i Lya- 
Ci'ie et a Idas, ccux-ci prireisl les armes pour k's niiior 
de leurs mains ; mais dans le combat Castor fiU Uiti par 
Lync^ , celui-ci le fut par PoUoz , et Idas fat ecrasd par i 
h foudre. 

XJn aiitre Lynccc, fils d'Aphare'e, tmi fill un dks Ar- 
gonaulcs, et encore uu autre dout parle Varron, avoient 
la vue si per^ante, que leiir nom en est paiistt en pro- 
verbe. On les a mal 2i propos coufondus avec Lyncus. 

Lybcus , roi dc Scythie. Umanqua de reconboisaancc 
en vers TriptoUme , envoy e par C6iks p6ur enseigner 
rugrlculture aux faommcs : il vonloit m^rae Ic dure mou. 
rir; mais Cores le mctamorphosa en Lynx. Voy. Lyncee. 

Lysx. Cet animal, qui a la vue tr^-per^ante, etoit 
cuusacro a BaccLus. Voy. Lyncus y Lyncee, 

Lybe. Voy. Apcllon , Orphet , Amphion , Arion , 
£ialo, Linus et Mercure. 

Lyunessis, surnom de Bri^cis, parce qu*elle 6U)h de 
Lyruesse, ville de la Troade. ' 

Lysidice, nile de P^lops et d'UippodaBiie , et fcmiue 
dc Meslor. 

Lysifpe , nne des fillcs de Pttietus. Voy. Pretides, 

Lysivs , surnom de Bacchus, le mttae que Lycetu. 

Lyssa ou la Rage, fiUe de Id Ifuii. Quclque9-«iw en 
font une quatvieme Furie, et on la repr^sente, <Somnio 
les autres Furies, arec d6s serpens qui siffleni fur sa 
tele, ct un aiguiilon k la main. Kurip. 



*i.\<' 



Ma, me det fenunes de la luite d« Rh^ Jupiter fa 
cbafgea de r^uratioii de Baochus. Les Lydieni adoroienC 
Kh^ elle»m6ne soui le nom dc Bfa. 

iiACAMiz, fiis d'£oIe, ^usa Canac^, sa propre loear. 
yoy. Canack, 

Un autre Blacarte, fiU de Lyeaoo, donna pon nom a 
poe viUe d'Arcadie. 

Macaii^s, Isa^, fiUe de Slacar^ 

MACAaiEf fille d'kercule et de Oelanire, se d^oqa 
pour les Atliiiniens, qui donn^rent Ion nom k la fontainc 
de Marathon , et liu consacr^nt ensuite uo temple sous 
)e nom d'Cudihnonie ou F^lidtS. 

AlAcinOH, nk d'OsiriB; d'autret dlsent de Ceucalioo. 
II donna son nom k la lilao^oine. 

BIachaok, fiis d'Escnlape, et feroeux m^decin. U 
mouirut au sidge de Troie. 

Macbis, fille d'Aristee. EUc re^ut Bacchus des maim 
de Vulcain qui I'avoit retire da milieu des flammcs, et 
s'attira par eette action hi coUre 'de Junon , qui roLligca 
de s'enfnir. 

Maaispuiivi jwroKU, Caunus, petit-fils de Meandre. 

l)f€MACTi8, surnom de Jupiter; dou le nom de Me- 
piactdrion donn^ k Tun des mois de I'ann^ atlienlenoe. 

Mamades, c'est-k-dire, lu furieuses : on dounoit ce 
Bom aux Bacchantes, Moena* au suigulier, uue Bac* 
ehante. 

MiEiTAU, Motauus. Voy. Menale. 

MfvAUs UBSA, I'ourte du mont Menale. Cast la cons- 
lellation de I'ourse, ainsi designee, parce que Calisto, 
changee en oursc, dtoit d'Arcadie, oa est le mom Mcnalc 
Vp/. 4rcas, 



MA J 283 

MjEVOLis, c'est - a - dire , tout furieiix • surnom da 
Bacchus. 

McosiDES, suniozp doimc aux Muses, qui prcsidoient 
k rharmonie poetique et musicalc , par uUasiou ^ I'cxcel* 
lence fabuleuse des cygncs da C^ystre, flcave do Lydie, 
dont la Meonie etoit une proFiiice. G'est de U aussi 
(|u Homire lui-mdme est sumonim^ Masonides ou Maso^ 
nius. 

Miions, AracLue, («rce qu'elle eloit de M^nje. 

BfljBo^trcs, surpom de Bacchus, pris du cuhe qu*oii 
Ud rendoit dans la Meonie. Voy. Maionides, 

M^oniifs, les Amazones, parce queDes habitoicnt 
)k9 bords des marais Meatides / aujourd'hui la mer de 
Zafoache. ^ 

MsoTis ABA , VAuttl Meotide. Cest Tautel de la Dinqa 
de la Cherson^e Taurk{ue, aimi ^pclce da voisinage 
des marais Meolides , cette Clierson^ ou presqu'ile , au- 
fourd'hui la Crl&i6e, ctant au sudroueit de ces inarais. 
Voy. Tawique, 

MjuiA. Voj. Mer{L 

Maoie, ancieniie superstition par laquelle on preten- 
doH asservir les ^l^mens, evoqu^r les mortSf p^n^trer 
Tavenir, changer les incliualionst etc. 

BfAiA, Funib des Pleiades ^ fille d* Atlas et de Pl^ione. 
Inpiter i'aima, et en eut Mercnre. Elle nourrit aussi 
Areas, ce qui d^^lut £ort k Junon, qui I'iiuroit beaucoup 
pers^cot^y si Japi(er ne Teut in^taniorphos^ en etoiie. 

II y eut une autre Moia, filie de Faunus, ruvenie 4 
Rome d'un culte particulier. 

IVlAiNS. Deux maim tune dan$ V autre; symhole de la 
Concorde, Voy. Concorde, FoL 

BfAjE0TA. Les paiens en avoicvi^ fitit nne d^sse & la<« 
4|iielle OQ ^liaoit des sacriBces a Rome aux c«leudes de 
fuai. 



i 



281 MAN 

Malachb£lus. Lcs Palmy ricns luloroi. lit In !u:(» v,j$ 
re noiii, ct ils icprcseuloieiil cctlc cii\liiltc loauue un 
lioinme u\e€ uii croibsunt siir le doi. Voy. AjUbduii 
Lunus. 

MALLOpnoBL ou MzLOFHORE , suriiom de Chim. Voy. 
XclujJwre. 

Mamei.les. Voy. Ceres y lo^ Multimammiay Tellus. 

Tyi AMEiis , Ma:.ier rus , Mamlscus et Mabmessus , tdi- 
clcns uoius de Mars. 

MA.MMoa ou Mammona. Tl y cd a qui coiifondciit Flu- 
tou avt-c Plutus, dieu dcs ricliesscs ct dcs niiucs qui sout 
sous terre , et qui est Ic incjue que le Man^moB ou Mani- 
iiioiia dcs rhcnicicQS. Quaud on £ut de Plutus un diea 
diir^ieat de Pliiton , ou le I'epi'esente conime vcnaut oox 
Ldii.iuos CD boitant, distribuant ks ricbesscs ks yeux 
ici-iuc!», et s'cu a'.lant avec des ailes. 

AIammosa. <^n appeloit ai^isi Ceres , ^ cause d'uiic iu- 
iiiiitu do Diamellcs pleiues qu'elic avoit, couime m!xt 
uuuirice do lout Ic nioiic'e. 

Man uu Mannus, His de Tuiblou, dieu des anciena 
(iciinains. 

]\iANA Geseta, divinilc qu'on croyoil pies>i;.;jr aux 
cic I'licljcuieus. 

]MA^ES. C'est aiiisi que lcs aneiens appcloieiit les £jii .> 
de ccLix qui e'toient morts. On elevoiL des uute!s en K ur 
liuuiicur, et on leur faisoit des sacrillccs pour les aj :iis r. 
Pai Ic nom gc^neial de Mdnes , les ancicns dcsigm»ici l 
a'lssi ies dieux des enfus, qu'ils nouiinoieiil Dii infui. 
lcs dlcux ti'eji has, par opposition aux antra's tlieux., 
• lu'ils a[!peloient Dii sji^en', les dicux d'cii baut. il jii- 
loi'c, [)ardivcis testes des aneiens auteurs, que, qiiaiul iU 
di!';;iji]eiit lcs dieux des cnfers par le nom gi'neial d-j 
iMiliics, lib cnlendeut pailiculiercmenl lcs diviuiics I'npr- 
fijiCi- ^;r('pobCcs aus. dWcrs^^.s \vu\:lfi.cutlous des unic>. Les 



MAR 283 

eiiY destines u lu st'^puUure des morts^ toiijours dedics 
ix dieu^ Manes ou dieux d'en bas , ^toient appeU's loca 
•liaiosa^ les tempi s et les aiitels dedi^ aux dicux d'cn 
lut etoicnt appeles loca sacra. Festus nous apprcnd 
le les Augurcs, dans leors fonctioos, par les dieux 
unes, entendoient gdn^ralemcnt tons les dieux. parce 
le , selon leur doctrine , il se £tisoit de lear diytnitc un 
oulement qui penctroit tout, du mot latiu manarc^ 
.uler. Voy. Moris. 

Masib, m^re des dieux Lares. Oi) donnoit aussl le 
)m do Manies aux Furies* 

MA5TEAU. Voy. Boi-te. 

Mahticlus, suinom sous lequel Hercule aroit iita tem- 
le hors de Messine, b&ti par Manticlus. 

Mabto, Thebaine, fiile de Tir^sias, fiimeuse devine- 
isse. Apv^ la mine de Th^es par les £pigones, pour 
/iter rcsclavage, elle s'eufuit en A^e, ou elle bAtit lu 
ille de Claros avec un temple a ApoUon. De la elle 
issn en Italic , oil elle dpousa le dieu du Tibre , on plu- 
>t Tibdrinus, roi d'^trnrie, dont elle ent Ocnus, qui 
Hit unc villc qu'il appela Mantoae,dunom de sa m^re. 
^irgile. 

MAvrrnsA, une des divinitcs qui prcsidoient au ma- 
age cbez les Romains. 

Maozim, idole dont Antiociius 8*eflbr9a d'^tablir le 
ilts parmi les Juils. Plusicurs croient que c*est Jupiter 
lympien, dontce prince avoit fait meltre la statoe dant 

temple de Jerusalem. 

IVIabathos, ville de TAttiqub, cel6bre ^ar li victoire 
uc Thescc remporta sur un taureau fnrieux. Cette villd 
It aiusi nommee du nom de Aloratkun, son fondatcur^ 
rriCrc-pctit-fils du Soleil. 

Marathohia virgo. C'csi £n^one^ parcc <;u.'e\k 4\<>\v 
e VAtlt(jue, Yo^y 3Jarath$n» 



286 MAR. 

Mamca , nymphc, (6pouse de Faunus , el mere de Tik 
tinus. bile donna son nom k un marais proche de Mid- 
turne , sur ]s bord du^uei il y avoit un temple Jc Venus, 
(jue ^elques-un4 croient ^tre la m£me que Marica. Lac- 
tance dit que Marica esL la ni^me que Circ6. 

IVIarmax , un des poursuivans d'Uippodamie , tue pac 
OBuomaiu, 

MARXESiCS. Voj. Mamen, 

MAns4S i nom que les Pkenkieos donnoifnit k Jn* 
piter. 

Marov , h^ros grcc, reverb comme un dieu. 

Mabotte , image ridicule repr^sentant nne tftte, avet 
un visage devant et deiri^, au bout d*un petU hAtoo, 
que portoiem ceui^ qui contre&isoient lea inaena^ Oq 
en met ordinairement une dans la main de Momos. 

MAAFEssBy fiUe d'^v^nus, fut enlevee par Idas, fib 
d^ NeptoQO, qui se la conserya jnalgr^ lea eflorU d^ApoU 
k>n pour la lui ot^r. 

Maps, dieu de la guerre, et fils de Junon. Cette deesse, 
piqude de ce que Jupiter avbit mis au monde Pallas sans 
sa participation, s'en aUe^ vera TOccan. pour apprendre i^ 
en fairc autant. Chemin faisant, elle s*assit a la porte du 
temple de la deesse Flore pour se repoaer. Flore lui de- 
manda Ic sujct de son voyage ; et lui ayant promis de loi 
cuscigner le secret qu'elle d^siroit, a condition de ne le 
jamais dire k personne, elle lui monbra une certaine 
)Icur, si^jr laquclle une femme s'asseyaut devenoit mkxt 
sur-le-cbamp. Junon mit au monde Mars, qui fnt n&ver^ 
leomme le dieu de la gueiTe , et Tarbitre de tous les conn 
baU. li aima passiopnement Venus , avec laqucUe Vul- 
£ain le surprit. On le repr^sente toujours arme de pied 
en cap, un bouclicr h 1q main, et un coq aupr^ de lui, 
parcc (|u'il mdtamorpho^ en coq Alectrypn, son favori, 
tfuiy ffkifium sent'iaeWe pend&xiXQ;^*A>i\A\V^Ye& Yenuf, k 



MAT 287 

)a2«a stLrprendr^. On bfttit bcaucoup An f^xnplei en son 
lionneur. 

Mahsptteii , suinom de Mars , cornpose de RIars ct de 
Patcr. 

Marsits , fils de Circe, de qui le pcSuple Marsc picien- 
doii dcscendre. 

Marstas, famcux satyte qui mil fe premier en masi-' 
que Irs hjiniiis Gonsacres anx dicux. Cyb^le I'aima, ei 
s'en fit suivre daas ses voyages. It dc'fia uni )our ApoIIon 
h qui chanteroit le mieux; xnais, ponr le punir, ApolloU 
le Ha , et I'ecoreha tout vif . Les iijm^hes le pleuri&renl 
tant, qa*an fleuve de Plirygie fut grossi de leuis laEniie»| 
ct appcl^ du npBd de ce satyi^. 

Mabt£a. Yoy. Meres. 

Marteau. Yoy. VuUnin, 

MabtiAlies , fttes en Thonnetir de Mint. 

SlAsctTLA ou Barbata, surnom de y<$nU8, ^i^on 1%" 
(fi^tentoil quelquefois aivec de Is b^rbejCt nn peigne k la 

MASQfTK. Yoy^r Ttatie, Momm , Fable. 

MA99UE. Yoy^ HercuUfCentaure^Achenum, Chiron^ 
Vt^-tu, 

MUtiBts ou LES Meres , dcesses pBiticuli^emcnt f&- 
t^^ & Engyum, ville de Siciie. On croit que c'e sont let 
ftymphes qui prirent soin de renfance de Jttpker; sayoir y 
Thisoa , N^a ct Agno. 

MATBA&ES,(ctes qu*on Gel«broit a Rome en i'honneoff 
de Matuta. 

Matrohales, leies que les datues romaincs ccMhroient 
cii VhoDneor de Mars. 

MATtiTA. G'est la meine qn'Auroie ou que Lcuco- 

BfAtumrrs Pater ou Pere nu matiw *, nom so\3k& \t^ 
iqaeiooadoroif Janus comme dieu du tem]^. 



n?3 MED 

!VL4usole', fji He Caiic. Apitjs sa mort, ArUinvRrt 
fcnnnc lui fit fzirr un lomlx^nii si magniliqae, qull pm 
pv>ur I'liU'' des sept mcrveilles du monde. C*cst de l^qn'os 
a .tpp'.-le Mausolccs , les sdpulcrcs magnifit^nes (ju'oa ' 
viiivc aux grands , ou m^me Ics reprdscnlations qn'oD n 
fait dans les pompes fun^brcs. 

Mayors. G'est le mdme que Mars. 

Mi:A:f])U£ , fleuve de la grande Phr jgic , c^^bre dim 
]cs £>bles des poctes^ qui Ic font fils de Telliis et de TO- 
coan , ct p^re de Cyanee. 

Mecastob. Voy. Ecastor. 

Mecistee, fils d'£chius, conipagnon d' A jax , (ut toe 
par Polydamas au siege de Troie. 

]Mld:':e, grande magicienne, fille d'£!ct^. Elie^ponst 
Jasou,a qui cllc facilita par ses enchantemens la conqULic 
tl; la Toison d'or, et le suivit dans son pays. Pour K'tif- 
ocr son pcre qui la poursuivoit , cllc sema Ic long di 
clieinin les mcmbres de son fx^rc Al>syrte. l^tant arrivec 
on Thessalie, elle rajeunit le vieil fison, p^re de Jasni; 
el pour veiigcr son mari dc la pexfidie de Pclias, qui IV 
voit* euvoyc i U conquete de la Toison d'or , esp:'rant 
qu'il y pcriroit, elle conscilla aux fiUcs de Pelias d'cgorgcr 
leur pfere,coninie un moyen de le rajcunir. Ces fillescre- 
dules suivircnt ce conseil; et picusenient parricides^ did 
Cin'.ni oiiccre booillir dans ilcs cLaudi^res les mcmhrcsde 
Pelias leur p^re, comme Mcdcc le leur avoit ordoniKi 
Jason, ohligd d'abandonncr lolcbos, se retira avcc Me- 
dec a Corinthe, oh. il cpousa Creuse, fille de Creon. Medee, 
pour se venger encore , (it pcrir miscrablement Cr6oD cl 
Creuse , et maasacra de ses proprce mains deux enfatf 
qu elle avoit ens de Jason; ensuite elle s*enfuit en I'tt 
suf ui' char trainc par deux dragons ailcs. Etant rctoutuci 
daus la Colchide, elle remit son p^rc VHh& sur le troiiCi 
d ou on raToit cli&ss^ \)«t^daLtv\. ^^xi ^^encc. Voy. MedA 



MED 289 

MiSdesicaste oa M£desicastis , file natiirelle d» 
Priam, mailcc a Imhiius, fut tinmeuce captive par let 
(irecs, apr^s le siege de Troie. 

Medioximes, dieux adricns, ou gc'nies qii^on croyoit 
babiter dans I'air; ou plutot on dounoit ce nom aux di^ 
Viaites qui tcnolcnt le niilicu eulrc les dieiix du ciel ct 
ccox de la tciTc. 

MisiThiNA, de'esse qui pr^si^olt d la gu^rison des 
inalades. Le prStrg cbaig^ du soin de sou culte lui fai'* 
toil des libations de vin. Vca\ 

M£ditbuial£s , f6tes en I'liontieur dc la deesse Mddi^' 
tlrinar ^ 

MEDius-FiDnjs ou Mioi-flDi. Voj. t>ius-FidiuSt 

MiooN , un de ceux qui voulurent epouser Penelope 
jpendant Tabsence d'Ulysse.^ Ce fut aussi te nom d'a& 
Centaure, d'un 6l6 d'Ajax, d'un fils de Codi-us, eto. 

MimjLisE. V. Aruntices, 

Medus , fils de Jason et Hid M^dde , fiit teeonnn de ta 
m^rC) dans le moment qu'elle pressoit Pers^s, roi de la 
Cokbid^, au pouvoir de qui il etoit, c(e le faire mourlr, 
\6 croyant fils de Cre'on. Revenue 'de son erreilr, cflle de- 
manda a lui parler en pa'rticulier, et lui donna nne ipib 
dont il se servit pour tuct Pci-sus lu.'-mSiiie. Mcdiis re- 
mouta ainsi sur le trone d'Edtcs son aieul, que Pers^ 
aVoit ii8ttrpe< Hygin. Fah 1 7. 

MfDtsiEcs Eqcts ou PniEPEs , le cheval I^egas^. Voy« 
Pegase. 

Medu.se, fiile de Phorcus, I'une des irdis CorgOnes^ 
ifeptilne abusa d^elie dani le temple de Miiiervc. Cette 
deesse, irrit^ de ce sacrilege, laetamorpbpsa les cbeyeux 
de M^usc tn serpens, et donna a sa tete la vertu d€l 
chdnger en pierres tons ceux qui la regardcroicirt. Persec, 
miini des talonnih'es de Meix^fire, coitpa la t6te a Mdduse , 
.du sang 66 laqaetk iiaquit le cht^sA'P^jaLS^^^^^^'a^r 
tt ct' dc U FabU, ^^ 



jiQo MEH 

jiant du pied contre terre , (it jailllr la fontaine d*Hipp)* 
crine. Metam. 2:V. 3. 

M^duse fut auflsi le nom d'uns des fillcs de Priam | et 
celui d'une des fillcs de Sthencliu. 

M£&ABTzES ou IVIecalobtzes, pr^tres de la Diane 
iS*£pli6se. lis etoient eunuques. 

MioALibiES , f^tcs ei-jeux sul£iu*els en ThoDiieur de la 
grande mere des dieux. 

Megabibe ou Metahike. Voy. Deip^nn, Celeus, 

MEGAPE5TBE, fils de Prcetus, roi de Tiryuthe, cban- 
^a ses Eiuts contre ceux de Persce, <]iiand cclui-ci eat 
ink son p^re Acrise. II y eut uu autre M^^i^ntbe , fils da' 
M^n^as. 

MUGABE, fiUe de GrcoUi et femxne d*Hricu1e. Ptoi^ot 
la descente d'Herculc aux enfers, Lycus usurpa le troae 
de Th^s, et voulut contraindre M^gare de repouser; 
mais Hercule revint a propos, et tua Lycus. Junon^tOB*. 
lours irritee con tie Hercule , parce qu*!! ^tolt fils d'mie 
8es concubines de Jupiter, le fit tomber en frenesie, et 
lui inspira une telle fureur, qu'il niassaa^a Megarcetles 
enfans qu'il avoit eus d elle. 

II y eut une ville et un royaume de ce nom daDS It 
Grece. 

Megaheius hebos. C est Hippom^ne, fils de Megardm. 

Mi^GABEUS , petit-fils d'HercuIe, et pere d*Eippom^oe. 
C est aussi le nom d un fils d*Apollon. 

MEGABITS, fils de Jupiter, se sauva du deluge de 
Deucalion en gagnant & la nagc le sommet d une baute 
tnontagne. 

MEGtkz^ Tune des trois Furies. Voy. Furies. 

Mebebcxties , formule de scrment par laquclle on ju- 
poil par Hercule. C'est comme s'il y avoit : lia me juvd 
'Hercules J c'est-A-dire , (p'HercuIe me jjrotc^eyiiomme i1 
at vrai que, cte. On ^Vsovt wosaa "SleVex cw\t , «sx ioss^ 



MEL 2()i 

ment HercuU et Hercle pour llei-eules, el sous eateu- 
dant me, 

Mi-LAMPE, fils d^AmlthaoQ et dc Don'ppe, grand me- 
decin et fameux devin. On dit qu'il entendoit ce que 
voulolent dire les oiseaax par leurs gazouillemens. Il 
guerit les filles de Proetus dc Icur (iire^r. On lui attribue 
linvention de purger par le moyea des m^deciikes. 11 y 
eut un autre Melainpe , fils d'Areus , dont on fit un des 
dieux Dioscurcs. Melampe . qui signifie "pied noir^ itQ.t 
encore le nom d'un des chiens d' Action. . 

Melampyoe. Voy. Acheinon, 

Melange, Grec si adroit k tirer de Tart, gu'il passa 
pour fik d'Apollon. C'^toit aussi le nom d'un ceclaure , 
et celui d'un cliien d'Actcon. Ce mot signifie noirdtrt. 

JAthAmos , le m^me qu'Hippomdne. 

Melanippe , fille d^ole , epousa clandestinement 
I^eptune, de qui elle eut deux fils. t.o\e en fiit si irrite, 
qu'il fit exposer ces deux'enfans ausutot aprSs lenr nai»< 
sance, et crever les yeux h M^lanippe, qu'il renferma 
dans une etroite prison. Les enfans ayant 6li trouv^s et 
nparris par des betters , d^vr^rent leur mtee de la pri- 
son ou elle dtoit renfermde j et Neptune lui ayant rendu 
la Tue, elle ^ousa Mdtaponte, roi d'Icarie. Hygin, 

Melavippus , fils d'Agrius , se distiugua par sa Taleac 
an ai^e de Troie. 

Il y eut un autre Melanippus, dont le crim^ qu'il 
commit avec Cometho, dans le temple de Diane, donna 
lieu a la loi qui fut faite pour I'expier, d'immoler chaque 
annee A cette deesse un jcune gar^on et une jeune fille^ 
Pausan. 1. 7. Un fils de Mars se nommoit aussi Mdlanippus. 

Melasis ou MiiusNU, c'cst-a-<lire| noirs. On appeloit 
ainfti Venus, parce que, comm« 'd^essa de Timpurttd, 
f]!e n'aimoit que les tdn^bres. 

.Bl£LA«xsi£ , fiJle d« Deucalion at da ^^f^iu 



sga M E.L 

M^LANTHivs , esclave qui osa se mettre an rang 4^ 
oeivx qui vpuloient epouser Penelope pendant I'aLsence 
d*U]ysse. Ce prince , ctant reptr^ dans ses j^tats , Iw fit 
toufiVir Ie$ plus grands suppliccau 

Bl£LAT(THO, n}inplie que Neptune aima tellemeat, 
mi'il pnt la figure d*un dauphin pour rcnlcver. 

Melas , fils de Phryicus et de Ghaiciope , (ht ua des 
'Argonaute$. 

Melcabtus, pu lilrLCRATDS, nom sous ktquel let 
STyriens adorolent Hercule. 

M^LCHOM , idole des Ammonites. Oq croit qufi c'est la 
mcmc que Moloch. 

MiLEAGHE;, fils d'QEn^e et d'Allliee. Altlide accoucliant 
de lui, vit les trois Parques aupr^s du £bu, ou diet 
mettoient iin tison , en disaut : pet enfant viwa taj\t quB 
pe tison durera. Ensuite elles se retir<irent, Alth^ alia 
promptcment se saisir du tisqn, T^teignit, et le gvda 
bien soigneusemen't. Sqn fils, a I'dge de quinze ans, oo^ 
blla de sacrifier h Diane, qui, pour s*en venger, envoya 
Vn sanglier ravager tout le pays de Calydon. Let princes 
grccs s'assemblerent pour tucr ce monstre; et Mcleagre, 
h leur tSte , fit paroitre beaucoup de courage. Atalante 
blessa la premiere le sanglier, dont Meleagre lui ofilit la 
bure , comme la plus considerable dypouille. Les freres 
d'Althee, mccontens de cclte preference, prutendirent 
Tavoir ; mais ce jcune prince les tua et epousa Atalante. 
Alth^c vengea la mort de ses freres en jet ant au fen le 
tison fatal ; ct Mcleagre aussitot se sentit devorer les en- 
traillcs a mesure que le tison bruloit. Ensuite Altlice se 
tua de desespoir , voyant son fils raort. 

HibLEAGPiDES, On appela ainsi les soeurs de Mdleagre, 
qui pleur^eht tant la mort de leur &dre, qu elles filreut 
cltaugecs en. ponies- 



MEL 293 

^oit que nafpit ITonjcrc ; cc qui a fait dire qii'il t'toit Ills 
de ce fleiive. II y en a qui di.s<!nt(|uc !\Ic'!e3 e^t le noni Ju 
pere d'Homere, el que c'est de la qu'Il est suiuo:umu 
'Meletceus et ^delesijeiie. 

Mel£T£us et MELEsicfesE. VojT. Meles. 

Melet£: Voy. Muu s. 

MihiAy fllle de TCccan, qu ApoIIon cpoiisa, et doot 
il eut Tenorus el Ismcniiis. Toy. CaantJie. 

IVIeliades, IVIelies et Kpimclides, nyinphes qui pre- 
sidoient au soin des troupeaux. 

M^libee , fille de I'Ocdan , et rcmme dc Pelasgus. 

Melibofls. Pliiluct(;tc est ainsi sumammc, du nom ^o 
Molibde , ville dc Tbcssalie , sa patrie. 

MixicEnTE, fils d*AtIiamas et dino. Pour d viler U 
fureur de son p^e, il se precipita dans la mer, et fut 
mdtamorphose en dicu marin. Yoy. InOy Leucothee, C'est 
le laCrme que Pal^mon. 

Melichius. Voy. Milichltis. 

MtuES. Voy. "Mellades. 

Melisse , Tune des nymphes qui prirent soin de Ten- 
fance de Jupiter. Ellc fut mctaniorpliosee en abcille. 

Mklissls, roi de Crete, ct pdre des nymphes Amalthce. 
«l MiSlisse. 

Melius, surnom d'Hercule, pris d'un mot grec qlii 
«igniiic pom/nc; parce qu'un jour qu'on devoit lui sacri- 
(ier un bccuf, d'aulres disent un belier, la victiroe nyant 
xnuiiqud, on lui immola une poinme , k laquelle on donna 
une soric dc resseniblauce avec I'aniraal, en y enfon9ant 
d*un col^ quatre esptces d'allumettes pour lui servir de 
pleds ; et de I'autre, deux petiles chevilles pour lui faire 
des corncs. 

MELL05E, dce^se des abeilles. EUe avoit rinleudanoe 
de tout ce qui Ics conccrnoit* 

ftUEU>BOf »^ njmphe^ fills de VOc&au exA^lc^^v 



i. 



294 MEM 

IVIiLOVHons , c'eit-5-dirc I qui donne ie9 trouptaa. 
Sous ce nom on adoroit C^^, comme la 4desaetDt&iii ',} 
dcfl troupeaux de brchis. 

Melpomene , Tune des neuf Mnacs , deesse da la m* 
ig^dic. On la represente ordmairrment sous U fi^ 
d^unc jrune fille, avec on air sdrieuXi suprrbemat 
v6tue, chaussee d'un cothume, tenant des sceptm d 
des couronnes d*une main, et un poignard de Tantxe. 

Mexactebies, fetes en ihonnear de Jupiter. Yflfi 

Membhes. Cfaacun des membres da ooips howl 
avolt sa divinitd particullere. La tdte 6toit sons la protcfr 
tion de Jupiter; la poitrine, souscelle de Keptaoe;li 
cclnture , sous celle de Mars ; le front , sous gcIIb A 
Genius ; Ics sourcils, sous celle de Junon ; les yeux, soh 
c(.>lle de Cupidon; Toreillc, sous celle de la deesse IK* 
moire; la main, sous celle de ia Foi; le dos, soosah 
de Pluton; les reins, sous celle de V^os ; les picdSi 90 
celle de Mercure ; les doigts, sous celle de Minerve^flk. 

Membres liisPERsts. Yoy. JhsyrtCy lEpidawe^ "Miik 
Ptlops , Aj'cai, 

Memsoh, roi d*Abydos, et (ils deTithon ct d'AviM* 
Achilla le tua devant.Troie, parce qu'il avoit amentf^ 
sccoiirs k Priam. Lorsque son corps fut sur le bucbffi 
ApoUon le mctamorpbosa en oiseau, k la pri6re d'AnnAj 
Get oiseau multiplia beaucoup, et se retira en ^itluifiil); 
avec ses petits, lesquels venoicnt tous les ans Tisit0k|*^>f 
tombeau de Icur p^-e, qu'ils arrosoient quelqwfoil ^ ( 
Icur sang. On dit que In statue de Menuiou rendpbiM ^ 
sons Iiarmonieux lorsqu'elle dloit frappee des pseoM t^ 
rayons dii soVil. 

Memoide. Voy. Mnenwfiyne. 

MiLmoiae AHCIE9NE, divjoittf partienli^ adoii> 
Home, 



■ 

is 

W 

J 



MEN 2g5 

Men, c'est-2i>dire mois. On en avoit fait une divioite 
jparticuliere. 

Mesa ou Mt^t , divinite qui presidolt anx maladies 
des fcmmes. On croit que c'est la m^me que Luna, 

MeiiAdes. Voj. Mosnades, 

M£nal£ , montagne H'Arcadie. On croyoit que c'etoit 
le sejour ordinaire du dien Pan , qui pour oela ^toit fur- 
jioznin6 Mcejialius, 

Menaiippe, soeur d'Antiope,'reine des Am&zone%. EUe 
fut faite prisonni^e par Hercule , qui re^ut pour sa ran* 
(on ses armes et son baudrier. 

Une fille du centaure. Chiron se nommoit aussi Mdna- 
lippe. Ajant epouse tx}\e , elle fut changte en jument, et 
placee parmi les constellatioos. 

ME5ALIPPUS, citojen de Th^es, qui, ayant blessd h 
mort Tydde au si^ge de cette ville, fiit enable tu^ lui- 
mdme. Tyd6e*8e fit apporter la tdte de son ennemi, el 
assouvit sa vengeance en la d^chirant avec tea denU;. 
•prte qnoi il expira. * 

MsHD^ , divinite t^gjptienne. C'etoit un bouc; 

"MtvictE, Bis de Crdon, roi de Tli^>es, se d^Tou^ 
pour le salut dc sa patrie , en se tuant voloqtairement 
pour obcir h un oracle qui promettoit ^ ce prix la fin d«8 
malheun de Ih&bes. 

JAzsiLASy fils de Plisth^ne, frdre d'Agamemni^D^ et 
roi de Lacedemone. 11 avoit Spouse Heldne, que P&iu 
vint lui enlcver ; ce qui causa le lanieuz siege de Trole , 
ou il se fit une graude reputation. Ge prince reprit sa 
fenime, et la conduisit k Laced^ona, ou il mourut peu 
iiprte son arrivde. 

Min^Lix I fameux Centaure. Un die^ cbiens d'Act^a 
•*appe]oit aussi M^nel^e : c'est le mfime que Milanee, 

MiaipHOor , jeune borome tbessalien qui eat commwart 
avoc M 2o£re. Diane les m^tamorphou en cbieiwi 



i 



556 MEN 

MisEPTOifeME, fiU (npliicl'.is , c^leLre par m Tlteae, 
^oit, avcc Medon, a la tele des Phtliiens , au si^ da 
Trois. 

Menesth^e , descendant d'fireclilliee, s'empara da 
Iroue d'Athenes pendant I'absencc de Thesee. 11 fut on 
des priuces qui all^reut an sii'ge de Troie. 

Cot oil aussi le nom du cocher de DionjMe. 

AlErTESTnius , fils de Pliilomcduse. II u* lue an ri^ 
de Troie par Paris. 

IMenippe, une des Amazones qui all^rcnt au secoon 
d'^i^ut^s , roi de la Coldiide. Ce fnt anssi le nom d'une 
n} mplie , fille de Ndree ct de Doris , que qudques-aos 
discnt avoir die mftre d'0rphe«3. 

Mis^^ixjs , fils de Lycaon , Icquel ayant dtc , comme soi 
p^re , cliange en loup, fat ecrasd par Jupiter poor avoir 
blasplic'm^ contre lui. 

ME^GCTi:s , Tun de3 compagnons 'd*l^n£e , pilote dn 
vaisseau le Centaure. 

MEyoETiADES , Patrocle , fils dc Mcnoetius, 

RxESCETius , prince grec d'une ^ande reputation , et 
|>ore de Patrocle. 11 ctoit fils d'Egine el d' Actor. 

Mt:NOTTRA>-NUs , c'cst-A-dirc, roi des mois ^ mrnon 
d'Artis, ou Atys, favori de Cyl>61e, sous le nom duquel 
les Phrygi'. ns adoroicut Ic soleil. 

Mess, c'rst-Ji-dire , dmCj esprit. Les paletas en avoieni 
fait une diviiiite qu'ils adoroienl comme T^me generate 
du monde, et ccllft de cliaqiie ctre en particulier. Ilsli 
t cveroicut sussi coxnme la dccssc dc riutelligcncc et da 
t>;>n ( sprit. 

IMexsosge, divijit^ iufernale. Quclques-ims diseat 

qr.'il i'.voit Ic snin de conduire lej ombres dans le Ta^ 

1 iry : on le rrpresentok avec un air affable el scduisanf. 

r'cst sans dcuie Meicure (\i\od cntcud par cetle diTioitA 

A^^:;o^i^u^, 



MER a97 

RIests, et xnieux Mesthe, fille du Cocyte, et ime dta 
mcubines de Pluton , que Proserpine , par jalousie , lua- 
morphosa en nne plnnte dc ce noro. 
MzHTis, roi desTaphiens, dont Minerve prit lares* 
mblance pour assurer Penelope qu'Uljsse ctoit vivcnt , 
pour engager T^lcmaque u aller le cl.ercher. Ilomcre 
distingue de Mentor. 

Mertoii. C etoit , Hit Hom^re , un des plus fidMes amis 
Dlysse , et celui k qui , en partant pour Troie , il avoit 
n&& le 8oin.de toute sa maison, aEn qu'il la condulsit 
OS les ordres du bon Laerte. Ce fut, scion le m6ir.e 
ote , de ce Mentor que Minienre prit la figure et la 
ix , pour accompagncr TeMmaque , lorsque ce jcuue 
incc partit d'lthaque pour aller cherclier son p^re. 
BlioN , ancien roi de Phrygie , que quckjues-uns 
icnl avoir ete p^re de Cyb^le. 
MioviE f contrde dc TAsie mi neure , depuis appelde 
die, de Lydus, fils d'Atys. 
AliPHiTis , deesse des niauvaises exhalaisons. 
Meb. On en avoit fait une divinitd. 11 y en avoit 
isieurs qui presidoicnt U cet element. Voy. Neptune ^ 
can , Neree^ Amphitritef TelhySj etc. 
IVIeba, fille de Pra>tus, qui fut aimde de Jupiter et 
tamorpliosee en chieniic. C'cst aussi le uom de la 
enne d'Icarius. Voy. Icariii$. 

Mcnci^oNA, deesse qui prosidoit aut marchnndises 
aux payeniens. 

MEncunB. Ciceron comple cinq Mrrcurcs diflcreiis, 
at le plus ccl.':bre passoit pour fils de Jupiter et de 
ia. Il e'toit dieu de I'eloquence, du commerce et cks 
ieurs , Ct le niessager des dieux , principalement de. Ju- 
er, qui lui avoit attach^ des aiies '^ la t&te et ani^ 
ons , pour executer ses ordres avec pTus de vitcsse^. 
\toit lui qui con Jukoit le$ ^jnes dan&\ei ct&c^^^N^^ 



agS MER 

pouTcnr ide les en tirer. II savoit par&itsment ] 
•ique. Ce (ut Tul qui deroba let tronpeaaz, 1 
la lyre d'ApolloD , et se servit de pette lyre dc 
jouer, pour endormir et taer Argus qui garde 
la II mdtamoTphosa Battus en pierre de tone 
Mars de la prison ou Yulcain I'avoit enferm^ , 
Proxnetli^ snr le moot Caucase. II fiit fo 
Ycniifry dent il eut Hermaphrodite. On le re| 
dinairfment tenant un caduc^ 2i la main , av 
k la ti£te et fltix talons. Yoy. Cadocee. 

BfEBCuioALES. C etoit i Rome une socie 
cbands, aiosi nomm^, paroe que Mercure i 
du commerce. Ce n'est que par conjecture que 
iins (Hit pense qu il y avoit cbcx les anclens R 
i<r*tes Mercuriales ; mais elles dtoieat Ibrt comx 
la GWtre, et surtout en Cr^e, sous le nom d'J 

lVIJ:iiE D£8 .DiEux, Ghakde Mins, MiiiE 
ou simplcment, Mebe. On adoroit sous c( 
Terr.". Yoy. Tellus, Cyhele. 

MinEs ou Deesses minKS, Outre les divi 
rales, les paiens, et surtout les Gnu'ois, en 
soient de particuli6res , et, pour ainsi dire, 
qu*on n'honoroit que dans ie tcrriloirc d'u: 
d un bourg ; et c*est cc qu'on appeloit Deesses 

M^niON, fils de Molus, et cocher d'ldome 
distingua beaucoup au siege de Troie. Hom« 
pare a Mars pour la valeur. 

Il y eut un autre Mcrion , fils de Jason , 
•es richcsscs et par son avarice. 

MsnaiEnos itoli un fameux centnure. 

Meduerus , fils de Jason et de Medce , fut 
les Corintbiens avec son fir^re Pberes , a cause 
eropoisonnes qu'ils avoient apporuSi 2i Glduc* 
doMedea. 



II 



MET agg j 

Ps/ die d'Atlas ct de Plelone, fut, comme set ' 

langee en aslre. Voy. Pleiades. 

eut une autre Merope, fille de Cypselus, et 

; Cresphonte , qui reconnut sod dls lorsqu'elle 

uer. 

?8 , cel^re devin de la Troade , ddnt les deux 

t tu^ aa si^e de Troie. l(P 

It un autre Merops, roi de Tile de Cos, laqaelle 

ee de son nom. Junon , touchee de Textrftine 

ju'il avoit de ]a mortde sa jfemme, le cbangea 

et le pla^a parxni les constellations. 

It encore un autre Merops , qui epousa Clymftne 

I le Soleil Teut rendue m&re de Phaeton. 

PUS ou MisAPus, fils de Neptune, prince d'u: 

e ritalie , qui .alia au secours de Tumus contra 

RE, fiUe de Triopas, roi d'Argos,' et femme'de 
, fut r^v^rce aprSs sa mort conuuje Xaxe divinitfi 
ess^niens. 

IS , deesses des moissons. H y en avoit one par- 
pour chaque sorte de moisson. 
(B , roi de Myc^nes , et p6re d'Hippotbo^. II 
le Persee et d'Andvomedc. 
»ETiii09 , sumom d'Apollon , en rhonnenr de 
avoit des fetes appelees Metagetnies, que let 
s celel)roient au mois dfetagctnioo. 
iiBE ou MiGARBE , fesiDie de C^lieus. Voy. C^ 
ptoUme. 

fPSYCosE. Cost ainsi qu*on nonune ropinioDt 
le la transmigration des umes d*uu corpa dana 

IE| Tun des trois chevauz de Pluton. 

nssJEVs VATzs. C*est Arion , paice q]a*\V^UnK ^ 

Cf rille de Hie de Lesbos. 



Soo M I L - 

McTlNA , dccssc du vin doiiz. 

M^Tis, DympLe, (illo de TOcean ct de T^bjt. On & 
que Jupiter, a} ant dcvor^ cette nymplie, en conpU 
Minorve , dunt U accou'cLa par le secours de Viilctt& 
Voy. Vineive. 

Mktba. Voy. Ere^ichihon, 

Mi&TKAGTUTE , suruom de Cyl>cle, dont les pritreifl 
nommoicDt aussi Mctragyrtes, c'est-^-dire , t^uiteun k 
la mere des dieiuc, parce qu'ils fiusoient metier de nea* 
dier. 

Mezentius , prince impie , roi dea Tyrrli^nieiis. On 

peuples se r^volt^ent contre lui , paroe ^'il £AkA 

6gor^cr c?ux qui nc lui plaisoient pas , ou ks ' £mk 

mourir attaches boucbe h boucbe k des cadavres* ttvk\t 

•^^fit. 

Midas, fils de Gordlus, et roi de Phrygie. U regnt 
Inimainempnt Bacchus dans ses £tats, lequel, en recoi- 
tioissiince de ce bon office , lui promit de luT accord 
tout ce qu'il dcmanderolt IVlicIas demanda que tout ce 
jqu'il toucheroit se changeat en or. II se rcpcntit bicotul 
d*a voir fait une telle demande; car tout se changeoita 
OP, jusqu'^ ses alimens ^ des qu'il les toucLoit. U pcil 
Bacclius de reprendrc ce don, et alia par .son ordren 
laver dans le Pactols, dont les eaux', aprds cela, ne na- 
(erent plus que du sable d or. ApoUon lui fit venir dfl 
oreilles d'ane, pour avoir trouvd le chant da dieu Pand 
ide Marsyas plus beau que le sien. Voy. Rosetnud, 

MiDEE ou MiDiE, fiUe d'Aloeus, donna son nomkoH 
viUe dc la Grfcce. 

MiGONiTis, surnom dc Vdnus, pris du culte qn'onW 
rendoit h Micjonium^ dans la Laconic. 

MiLANiON. Voy. Alalanle. • 

MiLCiiATUs. Voy. Melcaitiu* 



MIN 3oi 

lU fonder en Carie, on il se relira pour 
c de Jupiter, parce ^u'il avoit voulu de* 

est BibliB, fiUe de Miletus. . 
b d'Apollon. 

lu Meuchius , c'est-a-dire , doux, proj^ice; 
piter. Le cultie de Jupiter-MelicUik etoit 
>ule la Gr6ce, mais surtout dans uu en- 
.'Athtoes , ou on I'adoroit sous la figure 
le. Bacchus etoit aussi adore sous le nom 
comme le dieu tutelaire des arbres finii- 
)m de Baccbus etoit pris d'un onden xnoi 
c figue. 

^itoTOHiATE;^ C etoit ud atbl^te si Tigou- 
Drtoit un taureau sur aes ^paules, et U 
ip de poiiig. Voulant un jour fendre ujd 

ses mains se prirent dans Touverture , de 
pouvant se defeiidre contre des loups qui 
: sur lui , il en fut devoid* 
t ou MiMALLOHiDEs. On donnoit aux Bao^ 
n , pris de cclui de Mimas , roontagns de 
;, oil la ccldbration des Orgies se faisoit 

uappareil. 

nt que Jupiter foudroya. C'^it aussi I0 

Qtagne. Yoy. Mi ma Hones. 

des dieux Telckines. 

ebain , dont les filles furent diangces en 

IiNYiAS ou MiBTYEAs, c'est- &-dire , fJU ia 

lincides. 

J tics de Miuee. Elles dtoient trois, savoir t 

ruMie et Iris. Voy. Alcithci. 

litrcment Palms , dcesse de la saigjesM^^ 

r art3, et (Ule c'c Jiipitcr , qui Va^Xvw^CiaL 

Fable, St^ 



3oa MI N 

de taa cenrcau armdc de pied en cap. On oont 
Gt donner iin coap de bache sur la t^ par Vuli 
la mettre au nioade. Elle et Ifeptnoe dispotii 
donner -un nom a la ville que G^crops avoit ba 
qui produiroit la plus belle cliose deroit avoir 
oenr. £Ue fit sortir de terro avec sa ^noe an oK 
fleuri ; et Nepiune , d*un coup de sou trident, 
un cbeval, que quelqucs-uos preteudcnt £tre 
Pegaae. Left dicux d^d(a%ut en fiivcnr de 
parce que rolmer est le symbole dc la paiz ; el 
pela cette ville Atb^nes, nom que les Grees c 
d cette d^esse. On la repr^sente avec le casq 
t^tfl, r^gide au bras, tenant nne lance comme 
la guerre , ct ayant aupr£s d'elle une chouette , 
instrumens de matbematiques , conmie ddesso de 
ct des arts. Cartari, Voy. Metis, 

fiftniois, c'cst Aiiane, fille de Minos. 

Mivos , fils de Jupiier et d'Europe, et jnge 3 
n d^fit les Atlieniens et les M6gariens , auxquel 
d^clar^ la guerre , pour venger la mort de soi 
drogee. II prit M^are par le seoours de Scyll 
Kisus t roi de cette contr^e , laquelle coapa a s< 
cLcveu fatal dont dependoit la destin^ 3es 
pour le donner h Mioos. II r^duisit les Atlieniei] 
grande extremitc, que, par un article du trait6 
fit accepter , il les contraignit de lui livrer toi 
sept jenncs bommes et sept jcunes filles , poi 
proie du Minolaure. Voy. Dedaley Nisus. 

Mia OTAURE , monslre qui naquit de Pasiphi 
taureau. Minos enfci-ma ce ifionstre dans un la! 
parcc qu*il ravageoit lout , ct ne se nourrissa 
cbair bumaine. Tbcsse , ayaul cte du nombre c 
(rvecs qui en devoieuv. txxM, U ^coie , le tua , et 
iabjriiithe paic \e mo^«u ^'^^ \.<\Qi\A\3>. ^<^ ^ « 



MIT 3o3 

inot, Itti avoit dono^. Quoiqae Euripide, Ovid* 
OS monumens reprcsentent le Minotaure avcc 
d'un corps liumain , et I'autre moiu« de celui 
sail, ApolliMiore, Hygin et d'autxes donneDt a 
e un corps^ntier d'lionime, k la r^nre d'une 
mf ; et c'est ainsi que, sur la cinquitoie pUnche 
met Jointures d^Herculanwn , il est represent^ 
battn aax pieds de Thes^e. Yoj. Thisit, Vo^. 

B. C'est la m^e que Mente. Voy. Afente. 

[US, dieu qui avoit d Rome un autei anprSt 

portes de la villc , qui fut appelee de son nom, 

3, fils de Chrysds, et petit-fils de Ifeptune, fiit 
peuple de Ihessalie, qu Ovidc appellc Uilinyeia 

K§ ou MiimAs. Toy. Mineias, 

I. Voy. Pru(Jence, 

.08. Voy. Myscile. 

:, fils d'i^ole, surpassa tous cenx de son temps 

de soBDer de la tioinpette, pour exciter le coi^- 

loldats dans le combat. Aprcs la mort d'Hectort 

ftoit attache , il se donna a Pjiee , qu'il suivit en 

ant os6 d^fier 1<3S dieux de la mer d'emlxmcher 

ttc mieux que lul, un Triton le precipita dans 

ou il periu Son corns ayant et^ trouve sur un 

ire, qui fut depuis appel^ de son noni} £n^ 

e des fimerailles magnifiques. 

; : on en avoit fait unc divinite , fiUc de Tfir^i^ 

uit. 

conDE, divinite allegorique, dans le temple de 

» malheureux trouvoientun refuge assur^. 

A ou Mxtbhas, la piincipale des divinity su« 

(ks Perscs, qui rcoouooissoienl nn ^u >Sk:<iv 



3o4 MOL 

plmittei et Iton les ilitnu -visibles, Altrlira, qu'an cnst 
etre la Soleil, <Uit npit'SEBtf wut le npriwle du &iL 
Son cnltB n'Aoil pas renfetme dBi« !a Perse, ila'oilni 
tempi* t ' Abxtudrie. Voj. Ftugijit , SliUirii, Mi- 

Mtmte. QodquEB-u: s en fbal im die i diff^:'!?^! A 
Hllbru. Hi dbsm r[ue MUlirei ^tcul adoi^ psc lei fina 
eomiiMi Ib pliu gr^iid , h preqih-r dn dleu?i ; et Ultlml, 
CDDimB la Sofel) at k Feu. Toj. M'tfira. 

HmnUAgcn, l^tn ea t'linnneur de Uilbm. On f 
Iminola Img-Hmps des vicnma I umaines , et loui j ii» 
pitoh li (nJnU cl la terrcur. P^ndai^t c» Rut, i b'} 
■Toil qua la nu teul & qui il FAt pemtis do I'eDiTrer. 

MlUtiS,' {anni? Batjre qui tf jaignil i Cliromutti 
figU, poor lid ie Tieui Sili:ne avcc im ReaXi. 

Mstxt. Yoj. Uiaa. 

Ka^Kjanaa, los Mbsci, Glki dc Mn^mnsyne. 

HH^cmra OD b dieiK Memnire. Jupitrr )'aiiri, t1 
(lit d'elle let Mosn ; eile orMucha tiu- le miint Pit^iu, 
(I'oli lea Mn»e« fiu-cut oppelecs I'ietiHa. 

AIsEn'oiEi capiloine iTojeUi desceodont d'AsflarflqnCt 
•nh-itKn/Acnllilic. 

MstVM, bcenf co 
liopnli* le nourriisoii 
dci lonneuii divins. 

MienlCETfa. Crux de4 Greet qui n'sdmeliairnt q 
(lem ParijQei, leu.r a.isocioii-DI, comrn* tcur clief, Jupi 

UoiEiEAIJI. Toy. Ver.ui. 

Won. Voj. Mm '■ 

Bf ocECH , le n&na qne MoIorE. 
MoLM, Uote, dtom i]t» r<eDiilBta. 'Oa~ln*'R«< 
files de H«n, ^na ^"AtemtVabunnMNaM):^ 



MOM 3o5 

meules ^rasenl le ble. A. Gel. Turn. On a]>pc!oit anssi 
Moles les statues colossales qu'on elevoit cu riiouucur 
des dieux. 

M0LI05E , femme d'Actor. 

Mouoamss, descendons de Molionc. lis naisso.'cnt 
avec deux t6tcs, quatre jambcs et quatre bras. On Ics ap- 
pflle aussi les Actoridcs. Voj. Actor, 

Moloch ou M^lchom, uoe dcs divinites des Ammo* 
fiites et dcs Moabites. Ou croit que c*est le meiue que 
Satome. Son cuke , qui fait horreur par les sacriOccs de 
%'ix:times ])nmain(s qu'on lui oflroit, avoit et^ adopte par 
les PLdiiiciens, d'od il avoit ^t^ port^ a Carthage. \'uy. 
VHistoire ancienne de M. Rollin, tome i, p. igB. 

MoLOnCHUS, berger de rAcha'ie, en £ivcur de qui 
Hercule , pour avoir ^t^ bien re$u de lui , tua le lion de 
la forSt de.Ifemee qui desoloit ses troupcaux. 

MoLOSSE, fils de Pyirbus et d'Andromaque. tin des 
chiens d'Acteon se nommoit ainsi. Voy. Molossus. 

MoLOSSUS, Jupiter ^toit ainsi fturnomm^ h. cause du 
culte particulier que lui rendoient les Molosscs , peuple 
d*l^pire. Les cbicns de ce pays etoicnt fort renommes. 
MoLiTS. Voy. Merion, 

Molt. G'cst le nom de la plante que TVTercarc remit k 
UljTSse pour en)p6cber Teffet dcs brcuv:r'5(!ji de Circ6. 

MoME!Nn>uis, ville d'Egypte, ou ion rcndoit h uDis 
g^tiisse Ics mfiices honneurs qu'on rendoit ii un boeuf, 5 
Memphis. 

M03xu.' , 6ls du Sommeil et de la JCuit, et le diru de la 
railiCric. II s'occupoit uniqiieracnt A examiner les actions 
dcs dieur et drs hommes, et a les reprendre avec liberie' r 
e'cst ponrquoi on le repr^sente levant le masque de dcs- 
sti9 1<! viRa3e) el tenant une raarotte \l sa main. jSeplune 
ayant fait un tanrcau, Vulcain un honmic, et Minervo 
«in0 mnison, Momus tronira que ks cotucs du\;Kvx\ev^ 

a6^ 



3o6 MOP 

ctoicnt mal plantecs, et qu'il auroit falla qu'elles fnssent 
plus pr^ des yeux ou des epaules , afin de donner dv 
coups pins violens. Quant k Hiomme, il auroit touIo 
qu'on lui eiit fait une petite fien^tre au coeur, pour Toir 
6GS pensecs les plus secretes. Enfin la maison lui parol 
trop massive pour ctre transportee, lorsqu'on auroit no 
niauvais vuisin. Lucien. 

Monde. Les paiens en avoient fait un diea. 

Mo5£TA, nom sous lequel on adoroit Jonon oomme li 
d6csse des conscils , du mot latin monare. 

MoKOGRAMMES, c est - «L - dire , qui sont d'un seuld 
mcme caractere. On appeloit ainsi les dieux, pom mir 
quer leur inunutabilitc. 

MoNSTDE. Yoj. Andromede, J^gide, Cadmut, BttF- 
pies, Pl.edre, Circe, Egeste, Glaucui^ Seylla, Sirentti 
Chimere, llesione, 

MosTAcsEs : ellcs etoient fiUes dc la Terre. On ki I^ 
gardoit presque partout conune des Ucox saores; q«^ 
quefois nieme on les adoroit comme de« divimt^s. Voj. 
Atlas, Geansj Etna. 

Montana. On donnoft ce surnom a Diane , par li 
tntme raison qu'elle avoit celui d'Acriea, .Yoy. AcnU} 
Adporina. 

MosYciins , ccDtaure si fort , qu'il arracboit les fht 
graiuls arl)rcs. 

Mops on us juvesis. C'est TriploUme, parce qu'il ^ 
dc rAili^juc , dont une des contrees etoit nominee Sfdp 
sopio , dc Mopsopiis , un de scs ancicns rois. 

Morsrs, dicu particuliorcnicnt rcve'i^ en Cilicic,oi 
Tou vcuoit dc toutcs les contrcrs voisincs consulteriei 
oracle. Quclqiics-uns croient qu'il avoit ete un de•A^ 
gouaut(s; et d'auties, qu'il eU)it fils de TirdsiaSi ajiil 
cie Tun ct I'autrq de famcux devios. Ovide U 'dk ft 
ji'Anipyx. 



I 



\ 



MUE 3o7 

Mopsos est encore un noiu dc bcrger, frequent dans 
les anciennes pastorales. 

Monpn^E, I'un des minislrcs du Somincil. II endor- 
noit ceux qu'il touchoit avec unc plantc de pavot , et 
pr^scntoit les songes sous divcrscs figures. 

MoBPHO , sumom de Venus h Laccdemone , pris d'ua 
Biot grec qui.signifie heautc. On la rcprcsentoit avec des 
chaines anx pieds , pour marqncr la fidclite ct la subor- 
dination des femmes envers I'jurs maris. Pans, 

MoBT, divinite', fille du Sommeil et de la Nuit, et la 
plus implacable de toutes les ddcsscs. On lui sacrifioit uir 
ooq. Les pontes la representent n'ajant que les os , v^tue 
d^uiie robe noire parsem^ deioiles, avec des ailes, et 
tenant quelqnelbis une &ux. 

MoBTf, Dont que les anciens donnoient a une des 
Paiques. 

MoBTS. G'^it un point essentiel da culte relif;ieux 
d'bonorer la m^oire des mons ; et le trait le plus odieux. 
dans la conduite des tyrans , ^toit d'emp^cher qu'on Icur 
rendu les demio^ devoirs. On les embaumoit, on les 
inhomoit, ou on les brulcit avec une pompe'plus ou 
moins magnifique, selon la qualite des personnes. On les 
r^veroit tons en general sous !e nom de dieux MhncH. On 
Sutiiigiioit quatre cboses dans les morts : ic cndnvrc, qu'on 
mettoit dans un tombeau ; Vinue , u laquelle on doonoit 
le non de mdnes, et qui dcsccndolt d;u:s les eufers; Tes- 
prit , tpiritiu , qui montoit au ciul ; Vomhre, qui rcstolt sur 
la ten'e, autour du tombeau. Yoy. ]\liines» 

MOBTCHUS, sncnom que Ics SIciliens donnoient u Bac- 
^iBS, l(>rsqa'au temps des vcndauges ils barbouUloient sa 
•ume avec du vin douz et des figues. 

MoucBEs. Voy. lOf Arislee^ Myo^e. 

itbjBrxTE ou MuTA, diiis^c di\ silence, et fille du lleuve 
Alxcoo>-Jupit^ lui fit coupet U Lirgus, ^t la fit coi^du^ 



3o8 M U 5 

ivLK enfers, parce qii'elle nvoit Jccouvert h Janon hhi 
commerce avec Juturnc. Aleicure, louche de sa beaotJ, 
I't'ponsa , et en eut doux enfuns nomnies L&res , auxquels 
ou sucrifiolc comme h dcs gdiilcs faniiliers. Toy. Lara, 

McLciBER, surnom de Vulcain. 

McLTiMASfMiA , surnom qu'on dcnnoit a Diane, qnand 
on la reprcsentoit comme Cer^s avec beaacoup de mt- 
jnellcs. 

MusiTUS. Voj, Munychui, 

Mlktchia , surnom de Diane , pris da culte qu*(m Ini 
rendoit h Muniquie , port de I'^ttique. 

MuBTCHUs ou MnsiTus , fils d'Acamas et de T^odiof , 
donna son nom h un port de TAttiqnei ou il bAtit nn 
temple h Diane. 

MuBCiE ou Mmic^ , deesse de la l&chtetd 

McRTii!: ou MrnriE. Yeaus £toit ainsi somoillra^ 3b 
myite qui lui ^loit con3acr6. 

MusagIste, c'est-Andire y piide des Muset^ sucnoii 
d'ApoIlon et d'Hercule. 

MuscABius, surnom de Jupiter et d'Hercule; pour U 
momc raison que celui d'Apomyius. Voj, Apoinyius. 

MusBE , fils de la Lune et d'Eumolpus , excella dans U 
inedccine ; et un autre , disciple d'Orph^e, dans la po^stei 

MlshkS; fetes en Thonneur des Muses. On a donndtt 
tioni aux acadc^mies et aux cabinets des savans. 

Muses, ddcsses des sciences et des arts, filles de Jupiter 
-et de Mnemosyne. Elles ctoicnt neuf , savoir : Clio , VLA- 
pom6ne , Tlialie , Euterpe , Terpsichore , £rato , Calliope, 
VianicctPolyninie. Ily avoit des peuplesqui n'en admel 
tuient qae trois, qu'on nomnioit McletS, Mn6n3;6, Ac^ 
IVniitres en comptoieut sept; quelques-uns seulemol 
d ux. Quoiqii'il en soit du nomhrc^ elles avoient Apolkii 
b leur tAte. Le palmier, Ic laurier, et plusieui'5 fbntainci^ 
foimnc rnippocr(iac ^ CasiaLic ^ et le fleuve Permease, k« 



MYO 3o9 

^toient consacr<5s. Ellcs habitoifnl Irs monts Parnr.sse, 
lielicon, Pierius , le PinUc ; et Ton s'imaj^iiiolt que le cLe- 
val Pcgase puissoit sur ces inontag!i:,s ct au\ (nvirons. 
Voyez les Mases cLaciine en son lieu. Voy. Mntmosynt. 

MusiCA , suraom dc JVIinerve. 

MuTA. Voy. Muette, 

MuTisrriNUS , ou MxiTESus-TxTisrs , dieu du silence. 

MuTiNUS , MuTO et M jtunus , surnonis de Priape. 

Myagbe, Mtiagbe ou Myiacore, le mSme que Myode. 
Voy. Myode, 

MrciBiESf ville du Pelopon^, cdl^re dans la Fable 
par son fondateur, qui fnt Persee, fils de Canaiis , et par 
«es rois Pe'ops, Thyeste , Agamemnon , etc. 

Myc^ris ; c'est Iphig^nie , fille d'Agamempon , comma 
e'tant de la ville de Myc^nes. 

Mygdon, roi de Thrace , fils de Ciss^us » et fr^re d^Hd* 
en be. 

Mtgdo5iA hateb. C3bele est ainsi appelee da cnlte 
qu'on lui rendoitdans laMygdonie, petite contr^e voisine 
de la Pbrygie. G'esa de cette Mygdonie, et non de celle de 
Tliraoe , qu'Ovide a parl^ , en disant des femmes de cc 
pays , Mygdonides nurus, 

Mygdonid^s , CoFoebus, fils de Mygdon. 

Myiitta, uue des d!vinii»5s des Assyriens. C'est la 
jn6me <j!ue V^nus. Quelques-uus croieut qiie c etoit Lut 
cine. 

MYsia, roi de Lyrnesse, lue' par Ac.hnic,qui cmmcna 
captive Uippodamie, suinommce Briscis, fcmme de ce 
priiice. 

Myode ou Myiode, dieu des mouches. On I'lnvoquoit 
et on litt fiusolt des sacrifices pour £tre de'livre des in* 
lectes ail^. II avoit h. Rome un lieu sncr^ , ou Ton dlf 
qu^une puissance divine emp^choit les cbiens et les niou- 
ebes d'entrer. En A/riqu« on adotol^ \e m^i&Q ^^^ vra^ 



3io MYR 

le nom B'Achor. Cat le inline que B^elzt^xJ). Fam 
Plin, Solin, * 

MTBiCfCs ou MTHicnrcrs, snrnoma d'Apollon , qoand 
on le repi^sentoit avec une brancHe de bcuytee. k la 
main. 

Mtbmex, femme U'^pimdth6e , et m^ d^^hjns. 
C'est auBsi le nom d'unc jeune fiUe que Minenre m^ta- 
niorphosa en fiaurmi, laquelle ^nt devenne m^ d*aiM 
multitude de founnis, ces fourmis fureni cbang^ en 
autant d'bommes , & la pri^ d'^aque , afHig^ du rayii§( 
que la peste avoit feiit dans ses l^ata. Les uouveauz m* 
jets qu*il acquit par cette me'tamorphosc fiirent nomitdi 
Myrmidons, 'du nom de leur m^e MyrmeXj kqnel, «: 
gnifiant fourmis aura donne lieu a la &ble. 

Myhmidons , Thessaliens qui accomp^gnbrent Adulli 
au si^e de Troie. Voy. Myrmex. 

Mtbrpa I fille de Ginyre , i^oi de Gbypre. Elle ent ox 
€oxnmerce aiminel avec son p^e, Icquel, ayant reoomni 
son crime , voulut la tuer : mais elle £ut m^tamcMpboset 
en un arbrisseau d'ou coule la myirbe. Adonis naquit ii 
cet inceste. 

MvnsiLE. Voy. CandauU, 

RXybta ou Mybtie. Voy. Murtiei 

MvnxiLE, cocher d'QEnomaus, roi de Pise, «t fils de 
Meroure et de Myrto. Pelops le gagna lorsqull £Jlut eo- 
ti'cr en lice k la course des chariots avec 09Elnomaus, p^ 
d'PIippodaniie, pour laquelle il falloit combattre qnaiul 
on la dcmandoit en mariage4 Myrtile 6ta la clavelte qu 
teiioit la roue, et le char ayant it6 renvers^, OEnomaiu 
se cassa la t^te. Pelops , au lieu de donner h Myrtila a 
qu'il lui avoit promis, le jeta dans la mer, pour avoii 
trahi son maitre. 

Myrto , fameuse Amazone qui s'abandonna k Mcr* 
tiirOf dom elle e\ii MynUe. 



MYT 3n 

a, ou iVlTSC&-us, haLitant d'ArgOs. N'ajant pu 
nr un oracle , qui lui avoit dit de LAtir une villa 
i-ouveroit surpris par la y luie dans un temps 
sans nunge, il alia en Italic, ou il rencoDii-a 
isaue qui pleuroit : croyant Irouver le sens <le 
ans cctte avenlure , il batit la ville de Crotons 
Iroit. 

s , temple dc Cer^. Voy. Mysi<L 
, somom de G^*^ y pris du culte qui avoir ^ti9 
n son honneur dans TAcLale, par on Gree* 
lysius on Mysus, dont la maison ou il avoit 
s , lorsqa'elle cherclioit sa fiUe , devint dans fai 
emple o^libre par les iStes 'Mysiea^ et conna 
om de Myston ou Mysibn» Diane ^it ausri 
ee "Mytia, 

s et MYsirs. Voy. Mysia, 
RES. On n'<Stoit initie auxmyst^fisdela religion 
u*apr^ de longues et quelquefois tr^p^niblea 
et il y alloil souvent de la vie 2i les reveler. On 
»eloit ainsi que parce qu'on en otoit la connois- 
vulgaire ; car ils ne contenoient rien d'inoom^ 
le , non plus que leurs pratiques religieuses. On 
boit m^me souvent a vec tant de soin , qa*a cause 
ies qui s^ commettoient. Cbaque divinitd avoit 
res pailiculiers. Les plus cclebres ^toient ceox 
d'Jsis, de Bacchus, de Mitlira, etc. Toy. PHit* 
'lel, tome i , c. a , n. 44* 
. Voy. Mysia, 

DKZy soeur d'Adracte, tm dcs sept roia <qnl 
t la ville de Tlaebes. 



I 



3ia T^AR 



>«*• 



» NAB 

JNabo ou N£BO, une des divinit^s des Assyriena. 

J^JETSik. Voy. Ninie. 

Naiades , nymphes , fiUes de Jupiter. Elles pr^ndm 
aux fleuves et aux fontaincs , et on les honoroit com 
des divinit^s. On les represeote appuyees sur one u 
^'ou coule de I'eau. 

JUjiis ou NaiAS, une r^aiade; N aides oji Naiad 
les Naiades. 

HHA'si.E , une des Jivinit^ des Perses. On croit qofe c' 
Diane. 

Nannacvs ) un des plus ancieas rois do la Grtee, q 
dit-on , pre'vit le deluge de Deucalion. 

NAPiEUS , surnom d'Apollon. 

Nape. Ce mot, qui signifie penfe (tune montaanea 
vcTle d^arhres. est le nom d'une cbienne d'Act^n. 

Naples , nymphes qui presidoient aux prairies et i 
bocages. 

Naphte. Cost la drogue empoisonnee dont M^ 
frotta la robe et la couronne qu'ello envoya k Crease. 

NxncfA, surnom de MincTve, pris du cidte qui I 
instituc' en son lionneur par Narcee. 

Narcee , dls de Bacchus et de Physcoa , d^cema 
premier des honncuis divins a son pcre. Il fit aussi hi 
un temple h. Minerve. Voy. Narcasa, 

Warcisse, fils de Cephise et de Liriope. II e'toit si ha 
que loutes les nymphes I'aimoient ; ncals il n*en tad 
pas une. l^cho ne pouvant le scduire , en sccha de if 
leur. Tircsias prcdit aux parens de ce jcune homne f 
vjvroit lant c{u'il ne se verroit pas. Rcvenant un joBf 
ia chasse , i\ sc te^txidai ^^^<& uxi<^ ^outBilne, et derirf 



NAT 3i3 

Lprii tie lui-m^mc, qu'il sccba do fepiurur, et fut nx'ita- 
morphose en la flcur qu'on apj>cllc' >r.rclsse. 

r^AnxHECOPHORE, c'cit-ii-uire , qui porte une canne de 
fci ulej sumom de Baccliiis y qu on rcprescute qwclquefoiii 
Eivec unc dc ces Cannes h la main, paice que, la lige de 
fi^iule etant fragile et Ieg6re, il prrsucda aux buvojitrs d'en 
porter une pour b&lon, afin que, si dans la chaleurdu vin 
lis Tenoient a sc battre, ils piisseut le faire unpunsment. 
On surnonixnoit aussi N arthecophores , ceux qui ctoient 
inities aux mjstcres de Baccbus. 

Nabtcitjs hebos , A jax , fils d*Oil6e , ainsi sumonunj 
le J^arjXf viJle de la Locride, ou r^gnoit Oilee. 

liAscio ou l^ATio, d^esse s{ue les femmes ipvoquoient 
pour obtenir une beureuse deli tr ranee. 

VAsiks , un dcs capitaines qui allereni au secourt des 
Troyens contre les Grecs. 

Nataus, sumom de Junon, de Genius et de la For- 
une , pris du cuhe que chacun leur rendoit le jour de sa 
lai^saoce. 

Natautics, jeux et ^tes en I'honneur des dienz qu'on 
:royoit presider k la naissance. 

VAtio. Voy. Nascio. 

NATuaAT.Es DU, c'est-^-dire , les dieux natttreh. Ctt 
somprenoit dans cettc dasse de dienx , le Monde , lo So- 
leil, I'Air, I'lilau, la Tcrre, la Temp^te, V Amour, etc. 

r7ATunE, ill]e de Jupiter. Quelques-uris la- font sa 
■nhre, d'autres sa femme* Qneiqaes anciens pbik>(K>phes 
Toyoicnt que la ^^ature li'etoit autre chose que Dieu 
iihiie , et que Dieu n'etoit autre chose que. Ic monde i 
:'est - li- dire , tout Vunivers ; miserable opinioO , qui a 
'.licorc d'inibcciles partisans. Plusieurs admiBtteicnt ua 
Vicu particulicr de la nature bumaine, qu pn ctoit ^re 
c.nicroe^ue Gcoiu5.\oy. Genie, 

Diet dc /a fable ^'J 



i 



3i4 NAX 

Naufbage. Vojf. Vl^se, Ence, Ajax^ liomink^ 
tfauplius, 

NAUL05. On appeloit aiosi la pitee de montioie qawk 
croyoit qne Caron exigcolt des morts poor les ptsMrJ 

Kaltuade, Palantede, fils de Haaplius. 

Vawiavb, roi de Tile d'Eub^, eC p^ de Pakun^ei 
Son fils, ^tam all^ au sidge de Ttoie, y fot lapld^ par 
Tin justice d'UlTsse et des autres che&. Naapfius en fisit fi 
indign^ , qu'il causa le plus de d^sordre qu*il pot dans ki 
l^tats des princes grecs pendant lenr absence , et qn'aprti 
la prise de Troie , voyant la flotte des Tainqiieiirs YaXbu 
par une violente teinpftte, il fit allunier pendant la mul 
d« £ett3( sur Ics c6tes de la mer, vis-a-Tia des endroitsoa 
i^oient Us plus dangcreuz toictls , contie lesquek h pin* 
part de leurs vaisseaox Tinrent echouer. Nanplhii ajnt 
apprb qu^Ulysse et DiomMe en ^toient jtelnpp^, en eol 
tant de d<$pit, qu'il se preclpita dans la mar. 

Il y eut un autre NaupUus , fiU de Neptune et d^AaSf-^. 
mone, qui fut un des Argonautes. 

NAvncAiy fille d'Alcinotis, roi des Pheaciene, ipflt 
ayant rencoutr^ Ulysse apr^ un nauirage,.d*QU il n'^it 
6chappe qu'avec bcaucoup de peine, le conduisit an palaii 
de son p^re, de qui 11 fat tr^bieo te^u. 

NAUSiTHoiis^ roi des Ph^aciens, fut pire d^AIcinoaf* 
Il £toit fils de Neptune et de Pcrii)ee. Il y; en eat un autie 
fils de Circe et d^Uljsse. 

If avtAb , Troyen de la suite d'£n<fe , qui le mmaid^il 
lieeocoup i cause de sa grande sagesse* 

Navtia, famille patricienne &e Rome, consacrA ad 
cnlte de Minenre, et qui aYoit la garde du Palladium. 
%^ir^iU Is fidt deseendre dt oe Naut^ 

Navibe. Voy. Afgo , lEgee, 

rCAXOtf , ile de \amet ^^ ^ ^^uD&Sangos^^tSx^:^ ^^afi!» 



NEH 3i5 

Sqdim Ariane sur un rocher. ElU ctoit celcbre par U cujte 
cpi'od y rendoit a Bacchus. 

N£CBA. Voy. Neera, 

UtALtsjE, une Uei divinity de« Gaulois ct des Ger- 
malDS. 

NiASTHE , UMisicien qu'Apollon fit mettre en pieces 
par des diiros , pour le punir d'avoir ose se servir dc sou 
Inth f qu^il pretendoit toucher aussi bieo que lui. 

Nebahaz , idole des Syriens. 

Nivo. Voy. Naho, 

VKBnoPHONos , c cst-d-dire , destmcteur des faons de 
hiche^ nom d'un chien d'Acteon. 

ITecessitk, divinite allegorique, fille de la Fortune. 
Ellc eloit adoree par toute la terre. Sa puissance etoit telle , 
que Jupiter lui-m&me ctoit forc^ de lui obeir. Pcrsonne , 
outre ses prStrcs8es,n'ayoit droit d'entrer dans son temple 
& Corinthe. On la representoit souvcnt h. c6l6 dc la For- 
tune , sa mire , avec des mains de hron«e , dans lesqueiles 
•ile tenoit de Icngues chevilles et de grands coins. 

IVl^CBOMASTiE ou N^CTOMABTiE , divlnation par la« 
queUe on pretendoit evoquer les mortf , pour les consul- 
isr sur Vavenir. 

Rectab. C'est le breuvage quTETcbe el Ganymfidc ver» 
•oient aux dieux. Toy. Amjttrosie, 

JXtcrtOMATiTiE, Voy. Necromantie, 

I^ECTS, nom sous lequel on rendoit en Espagne de 
ijjrands Lonneurs k Mars, qui j ctoit aussi appeld I^etoa 
ou Nicon. Macrohe, 

Neda , nyrophe , une de celles qui prirent soin de Ten- 
&iice d^ Jupiter. 

Minx I nymphe que le Soleil aima , ct dont il eut dem 
(Iks. G'^toi^ussi le nom d'une bergtre. 

RsiUuiinA, deesse que Ics peuples $c^\e&tnotk«xL^ 



3iG NEM 

TKaiopc invoquoicnt pour en obtenir one Leurcose nw'f 
gation. 

Neith ou >'eith6 , nom sons lequel Ics l&gyptiens ado- 
roieat Mincrve, qu'ils appeloient aussi I(Itx)cii8, c*c8t-i- 
Jire, Minerva la inctoricusc. 

K^LEE, fils dc Neptune et de la nymplie Tyro. Ayant 
^tc chasse de la Tlics;alie par son frere Pelias, il alia » 
rifii;;icr dans la Laconic, oii il b&tit la ville de Pylcs, ct 
oil il e'pou a flhlorls, GIlc d'Anipliion , dont il cut doiize 
enfans. Ilerculc; le massacra avcc eux, exceple 'Kistorqui 
etoit absent, apros avoir pris et saccage la ville de Pylos. 

Nelkides ou INel^us. iSestor, Cls de Nelce. 

^'eleidifs, fetes instituees par 3^clee, fils dc Codms, 
cu riionncur de Diane, si'.rnonime'e de la jVeleis. 

Neltdes , ydida; , Ics douzc enfans de NeloQ. 

Nkmee, nile dc Jupiter ct dc la Lune, donna son dmi 
Sl une contrce d'Elidc ou il y avoit unc vastc fur^t , famrusi 
par le terrible lion qu'Hcrcule ttoufla en faveur deMoliX<- 
clins,ctparrordred'Euryslhec.Voy./jrercu/e, Vclorchia. 

^i:JIEE.NS, Jenx qu'on celtliroit aupres de la forel ik 
Kenieo. Voy. ArcJiemore. 

]Si':mesees , fetes lugubrcs rn riioimeur de Nemesis. Ca 
y faisoit des sacrifices d expiation pour Ics reorts. 

INlmesis ou Adrasti'e, dccs'-e de la vengeance, 6llpce 
Jupiter etde la^Scccssite. lillc chutioit les mcciia-is etceux 
qui al)Usoicr:t des prcsens dc la Fortune. On la repre'sm- 
loit tou jours avcc des ailcs , armcc de flambeaux et de ser- 
pens, et sur sa ttsic une couiorjne rehausse'e d'une conn 
do cerf . 

Les Grccs re'vcroient pli:siciTrs divinitcs de ce ooiii 
gu'ils croyoicnt filles de I'lir^be ct de la Kuit. 

^'EMKSTI^us ou Nemestiii>us , dicu des for^ts. 

KEMETiis ou Kemeetes, surnom de Jupiter, prUdilij 
tnime raison que odui d« ^ emeu*. 



NEP 3i7 

JHemeCS. Japiter et Hercule fiircnt alnsi surnomnies, 
parce que celui-ci avoit tue le lion de la for^t de jSemee, 
€t que I'autre avoit un temple celeLre dans cotle conlrec. 

Kemorales , flutes qui se celebroient Jans la for^td'Ari- 
cie , en Thonneur de Diane Aricine. 

Nimz , d^esse des funcrailies. On dounoit aus&i ce nom 
tmxcbantsfun^bres, donton attribue i'iuvention h Linus. 
Conune ces chants e'toient ordinairement vides de sens, 
on en prit occasion d^appcler Nenies , les mauvais vers et 
ies cliansons vaioes et pue'riles. 

NioconES. On nommoit ainsi Ies pretres k qui Ton 
confioit la garde'des temples et de tout ce qui scrvoit aux 
sacrifices et au culle dcs dieux. lis fiirent d'abord peu consi- 
deres ; mais dans la suite lenr fonction devint un litre de, 
disnit^ si distingue, quil fut Tobjet de I'ambition des 
villes nidmes, qui se tcnoient bouorces d'etre Neocores. 

rf EoiNiES , fi!tes qu'on cel(fbroi{ en Tbonncur de BaccbuSf 
quand oii buvoit pour la premiere fois du vin nouveau. 

IliOMETiiEs ou Noyn.u^iuM, f%les qu'on o^ebroit aux 
HouveQes luncs , k Alb^n^s et u Rome. 

K^OMERis , nympbe, fillc dj ^ecce et de Doris. 

JUtovKROti. Voy. Eayjnus. 

T^ioFroukaiE , sumom de Pyrrbus, fils d'AcLille. A 
Delpbes, on cclcbroit avcc graiide pomj.e des fttes en son 
tlonncuFi qu'on appeloit Neo'^^toleniies. 

KipHAUEs. Les Grecs nommoient ainsi les £iStcs ou Ton 
ne se scrvoit point de Tin dans les sacrifices. 

I7£pHALT05, un dcs fils de Minos. 

Kephkle, fcmmc d'Atlianias, roi de Tb^bes, et mere 
4e Phryxus et d'Uell^. Ovid. NaU Com. 

Nephez^is, Helld, fille de r^^pbcl^. 

Nzpbtb6 ou Nephthts, une des divinitdsdcs Lgyp* 
■iens, qui JQignoient son cnlte k celoi d« Typbou. On 

lit qutt c'est la m6me que Y^nm. 

»7- 



3,8 RER 

^'frrinAUS , fttes «t jeux solcanels qu'on c^lebrott i 
jUtJOd «B rhonneur de >eptune. 

>ipruius» fib de Satarne et de Rhee. Lonqu'il parti- 

dNa»ec tes fr^res, Jupiter et Plnton, la successioii de 

^iiluriM). IVnipire di's caux lui echut, et il fnt oonimi 

Jjitfu de Iq nicr. Rhee le sauva de la fnreur dc son p^, 

i^djttiue elle avoit sauve Jupiter. ]<UIe le donna k det bar- 

•<t:n ptfur 1 ulevt r ; et quand il fut grand , il eponsa Am* 

liiiitrite, cut plusicurs concubines, et fut chasse du ciel 

9%fc ApoUon , pour avoir voulu conspirer contre Jupiter. 

lU iill^ent euscm]>le aider Laom^on k relever les oiu* 

MtiUfS dtt Troie , et il puuit ce roi pour lui avoir refuse 

>ou Mlairc , en suscitant un monstre marin qui desoloit 

tiHit le rivage. II duputa en vain contre Minerve d ({oi 

ilouneroit un nom a la Tille d'A thanes ; il surprit et cban^^ 

Xmyvaone en fbnlaine. On le represente ordinaireznent 

!kur uii cbar en ibiine de a>quille, train^ par des €fae< 

\«uu xnarins, tenant en sa main no trident. Yii^ilfl 

douiio li Neptune le surnom d'MganiSf h cause d'nn 

it.'uipi(; c<'lebre qu'il avoit a -^^C) ville de Tile d'£ubee< 

Oi'iii. Virg. 

i)n (lonnoit lo nom de r^eptunes h certains genies dont 
ou iait une descnplion a peu pros sembluble a celle dia 
b'aunes , des Salyx cs , etc 

Nevtusia pr.OLEs, Messapus, fils So. Neptune. C'esI 
^uJhii Cycnus, (ils, et Ilippomene, petit-fib de Neptune. 
Neptuwius bebos, Tbcscc, que les poeles font quel- 
t|Uf*fuis fils dc IVcpiuno. 

^KnEEt dicu marin, fils de I'Gce'an et dc T^tbjs. Il 

tipouim Doris, sa sceiir, dont il eut cinquante fiUcs, appe- 

SiciH Nertfidcs J on nympbes de la mcr. On irpresenic CfS 

iginip!>es, le corps depuis la ceintnre termini en poisson. 

Neiieia , N^Eis on Nkaine, c'c6t-ji-dirB, Neniidt, 

>^ " ^•. tCercc. 



NEU 3i9 

NenEiBS JUVESis, Pl'.ocus, petll-fils de Ncr<5e. Cost 
•ussi Acliille, pctit-fils de Ncrce par sa iii^re. 

Neagll ouNeiugel, idole dcs Ciiulcens, dans la Sa- 
marie , adoree sous la forme d'une poule de ])ois , ou 
dune Aamine qu'ils entretcnoient sur les auteU enTbon- 
neur da soieil ; ce qui est confbrme au •ens du mot , qui 
lignifie fontaine de feu. 

NERitRE ou r^EnioN , femme de B([an , originairemcni 
deesse des Sabins. 

Ni^BiHA ou Nebita , la m^md que Neverita. 

Nerhste. Voy. Nereia, 

I^EBiTius, surnom d'UIysse, pris de Neritos, monta- 
gne dc rile d'lthaque. 

Ni&six , une des nyioplies de la ttier. 

Nesboch, idole des Assyriens. SenuaeL^rlb fiit tu^ 
pai deux de ses fils, peDdant qu'il radoroit dans son temple. 

I^ESsrs, centaure, fils d'lxion et de la Nue. II oifrit 
set services & Hercule pour porter D^japire au-delk du 
fleuve fevfene ; et lorsqu'il Teut passee , il voulut Tenle- 
▼€r : ma is Hercule le tua d'un coup de fl^he. Le cen- 
taure mourant donna sa clicmise teiute de son sang A 
D^janire , I'assurant que cette chemise auroit la vertu de 
rappclcr Hercule lorsqu'il voudroit s'attacher h. qnelque 
autre. C'^toit un poison qui fit perdre la vie & Hercule. 

Nestor , fils de Nele'e et de Chloris. II fut preserve du 
sort de son p^ et de scs firSns. Voy. Nilee. Il combattit 
eontre les Centaures, qui vouloient enlcverHippodamic, 
et se fit une grande reputation au sic^ge de Troie. Apollon 
k fit virre trois cents ans, 

•KiToir. Voy. Necys, 

KccBEs, peuples'de la Sarmatie curopeenne, qui 
avoient, dit-on, le pouvoir de ss metamorphoser e9 
loups quaiid ill Iff .voulolept, tt de re||ren4re iear {«-•• 
iQiere figure. 



320 NiO 

Nevi^rita f J^iMTX ou Nini5^ , d^ssa de la rin^ 
^on et du respect. 

Nicife. Voy. V/ctoire. 

r^ici^pnoRE, c'est-^-dire , qui poHe la iiicfoire,ni> 
horn de Jupiter. On Ic rcpresentoit quolquefou tenant 
noe petite statue de la Ylctoire. 

liicociEON, p6re d'Arsinoe. 

I^inoN. Voy. Necys. 

C'e'toit uussi le nom d*un des dieul Telcliioes. 

NicopHORS, surcom de Vdnus et de Diane. II a la m^ 
tne sens que celui de Nicpphove, donn^ k Jupiler. 
. NicosTRATA, mure d'j^?ai)dre, fumeuse deviucresse^ 
qui fut sumommee Carmenlis et Carmenta, du mot Ue 
tiD carmen, parce- qu'elle ne dpnnoit ses prddictiont 
qu*en vers. 

NiCTiMksE ou IfTCTZM^NE , jeuno fiUc tLessalieonc. 
On dit qu ayant trop aime sou pere , elle fut inetaniop> 
pbosee en Libou. Quelques-uns croient que c'est la m^ 
me que Myrrha. 

I^iGER DECS, c*est-A-dire, le dieu noir; sumom de 
Pluton. Des peuples Germaios out aussi donne ce nom i 
Satan. 

Nil, fleuve celehre d'J&gypte, aoquel on ofiroit dei 
sacrifices comme a un dicu. 

rifuiGENA juvESCA, la acTiisse nee 4u Nil, c'est -i« 
dire, la ^cnisse e^yptienne, C'est Isis. 

NiLOENHES, futes cu Dioimeur du Nil. 

KiLus , petil-fi!s d' All as , donna son Dom au Nil. 

NiOBE, fillc de Tantalc, et femme d'Arophion. Ajwat 
eu quatorze enfans , elle osa se preferer k Latone ; oe qui 
^ita tcllcment cette dcesse, qu'elle fit tuer par A pot- 
ion et par Diane ses sept fils et cin^ dt s«f fillet. EHc hi 
jiidipinoroliQSQe en rockier. 



NOD 32* 

Jtl J eut une autre >'ioljc, Clle Je PhGrou<?Oj el n.fcro 
d'Argi'.a et de Pelasjus. 

JfiPHa, une dcs nympbcs de la suite de Diane. 

KiR^£> roide Naxos, (lis de CLaropus et d'ilglala., 
^toit le plus beau des piinccs grecs qui (irent le si^e de 
Troie. 

NiSiEi CAVES, c'cst-li-dire, le* cliien* dt la plU dt 
Nisus, Voy. Scylhy fille de Phoicus. 

Nisis , une des n jmpLes dc la iser. 

NisEiA Yir.GO ou I^isiis, Scyila, fille de Hisus. Vojr. 
Scyila^ fiiledc Phorcus. 

Nisus , roi de Megare. Le sort lui avoit doimd un che* 
vea dont dependoit la destince des M^gariens , auxqueli 
il devoit commander tant qu1l le conaerveroit. Scjlla , s* 
fille, ayant vonlu favoriser Alinos, coupa ce chcyeu 
pendant que THisxiA dormoit, et le donna k Minos, qui se 
rendit maitre de Megare. Kisus, en la poorsuivant pour 
la punir , fut mdtamorphos^ en i^ervier , et elle en 
alouette. Ovid, 

II Y eut un autre Nisus , ami d'Suryale. l&n^ fut fort 
sensil # i la mort de ce jeuiVB Troyen , qui fut tii6 par 
les Rutules. £neld, 

NiTOCBis. Voy. Neith, 

Nixes, Nixii dii, dieux qu*on iovoquoit iant le§ 
accouchemens diifidles, et quand on te doutoit qu'ily 
evoit plusieurs enfans. Ovid. 

NocES. Voy. Thetis, Hippodamiey PatiiK 

NoCTiLucA y sumom de la Lune. ' 

NoCTiYA'AUS DEus , le Sommeil. 

NoCTUBVUS ou NocTiFEn , dieu qui pr&idoit aux t^ 
n^bres. C'est le m^me que Vesper. 

NoDiisus, NoDOTus, NoDUTis OU NoDYTTUS , die« qui. 
presidoit aux moissons lorsqu'ellcs germoient, et quand 
]«• iifeudf 4^ i^Tznoieot aux chauAcs. 



3a2 NUI 

NoBDS Go^ME5. Voj. G or dills, 

Noanus , hU d'Apollon et de Cyr^ne. On 
•vMi sons ce nom Jupiler ct ApoIIon, commn 
pratecteurt des caxopuguca, des pdturages sun 
dfs bergers. 

NosAcniNA vntao. C'est Calisto , fiUe de Lj 
dbNonacris. 

rfO!f Acnius heuos. £vandre , ainsi snmomxntf 
itacHs , montfignc d'Arcadie, d'ou il ^toit oiifpna 

No^'xus , un des chcvaux de Pluton. 

KonTiA. C'est le nom que les ittrusquet don 
la Fortune , considcrce conune deesse. 

r^orys, vent du midi, ct I'lm des qnatre pni 
pn le reprusentolt avec des ailes mouillees. 

KovEMsipES. Toy. NovensU^s. 

IfOYfiNDiALZ Qu NoTEKDiON , Sacrifice ftmolHr 
faisoit Ic ncuvi^me jour apres le dtSciis de qii< 
C'etoit aussi un sacrifice d'expiation pour ddtou 
malheurs dont on se crojoil mcnac^. 

I^OYEKSILES OU NOVEMBIDES DU, C*e8t>a-dir( 

nouveaux, Les paiens partogeoient leurs dieiu. 
rentes classes; et Ton croit que dans ccllc dti 
nouveaux ils mettoient Ilcrcidc, Vesta, la Foi 
d'autret diviuitcs, dout Tatius, roi des Sabius, 
tolte a Rome. II n'y en eut d'abord que nei 
oomme ces dieux nouveaux se multipli^reut 
suite k rinfini, pour ncn omettre aucun, on h 
quoit tous ensemble sous le nom de JSovcnsiles d 

NoviLUMUM. Voy. jSeomi'ni^, 

NuBiGEN-E, c'est-i-dire , lies de la nue, leg Ce 

NvDiP^oALES, fetes que les Grccs et les Roma 
broi^nt ayant les pieds nus. 

JfuE. Voy. Ixion, 

VciT , <]le<is&Q 4<^ \ibAl\ff^ ^ ^^ df^ 0£lu3 H di 



NYM 3^3 

Elle dpousa I'Aclicron, flru/j des enfcrs, doht rile eiit 
les Furies et plusieurs aiitrcs en fans. On la rrprj^senta 
ordinaireinent avec des babits noirs parscmcs d'etoiljs. 

ICUMiifiitE, dcesse des uombres ct du calcul. 

NuMicius ou NuMicus, flcuve d'ltalie, dont Anne, 
soeur de Didon, devint une njniplie. Ce fleuve, sur les 
bords duqurl avoit ete le tombeau d*£uee, Aoit r6vcr6 
comnie un dieu. II n'e'toit pas pcrmis de se senrir d'autre 
«au que de celle de ce flcuve jiour les sacrifices dc Vesta. 
Ovide donne k ce fleuve lepilhfete corni^er^ comme Vir- 
gile la donne au Tibre , parc« qu'on donuoit des comes 
aax simulacres qu'on faisoit des fleuves , pour les adorer. 

Vinninr A , d^csse que les Romains lUToquoieut quand 
lis doimoicDt ufl noni k leurs enfans ; ce qn'ils ^isoieot 
te neuvi^e jour apr^ leur naissance. Plul, 

9tct£e, fils de ■IVeptune et de Celine, et p^ d*Aii^ 
tiope et de Nycthntee. 

17tgt£is, Aniiope, fillo He Nyct6e. 

VTctiuvs. Baoclius dtoit ainsi nppci^y patce que set 
lacrifices se fiosoient la nuit dans les fiHes ICjct^lics 
qu'on c<$l^roit en son bonneur. 

NtGTim^1!IE. Voy. Nidimhne. 

IStctimus , fils de Lycaon. Jupiter I'^ai^a qttanH it 
fondroya ses frferes avec son pAre. Ce (ut de son tempi 
qn'arriTa le deluge dc Deucalion. 

NTtepHES, deesse?, filies de TOcean et de T^thys, ou 
de N^r^ et de Doris : les unes , oppelees Oo^nitides ou 
N^rtides, dexneuroient dans la mer; les autres, appel^s 
I^alades, habitoieotles flenves', les fontaines et les rivi^s ; 
celles dxA forftts se jiommoient Dryadcs, et les Hama« 
dryades n'avoient cbacune qu*un seal arbre sous leur 
proteetioil : les Naples regnoient dans les bocages et les 
prairies 9 et les Oreades sur les montagnes. 

JfrarrBEVoatttrE, surhom de Juiion.. 



3^4 O^E 

KtmiuA. Voy. Nyse. 

Ntsb. C'est le nom de la iiourrice <3c Btochus, waif 
bicn que celui dune xnontagne et de plusieun vilks, tint 
de llnde que de l'£)gjpte et de la Gr^, ou Tod rendoif 
QB eulte particulior h Bacchus, qui pour tela eit sof 
noinm({ ^isceiu. 

IfTsiiDES ou Ntsiadzs, DjXDpbes qui elev^ent Bac- 
chus. Voy. Nyse, 



OCE 

O ABIES, OAiwis on Osn, vn des dieai syriens. Onte 
repr^enloit sous la figure d'un monstre avec deux l^tes, 
dcs mains et des pieds dliomnie , le corps et une queue 
da pois8%n. On croyoit qu'il ctoit soni de la mer Ronge, 
et qu'il aToit enseign^ aux homines les arts, ragricultoie. 
les lois , etc 

Oaxs , fleuve dansl'ile de Crete , appele ainsi d'Oaxis, 
fils d' Apollon^ C'etoit aussi une ville dv. Ift m^me ile , bdlie 
par Oaxus, fils d'AcacalHs, et pctit-fils de IVIinos. 

Ob^ues. On donnoit ce nom a une esp<- ce de pains de 
forme pyramidale , dont on iaisoit des oblations i Bacchus. 

Occasion > divinite allegorique qui presidoit au no- 
ment le plus favorable pour r^ussir dans une entrcprise. 
On la representoit sous la figure dune jeune feromc, on 
d'un jeune horome chauvc par derricre,.un pied en Tairj 
et I'autre sur une roue, tenant un racoir d'unc main et ui> 
voile de I'autre , el quclquefbis marchant avec vilesse sor 
le tranchant d'un rasoir sans se blesser. P/iedre, Cartari 

OocATOB , un dcs dicux des laboureurs. II presidoit i 
c^tte partie de Vagriculture qui con&iste k hcrser les tcrres 
lahourecSk 

OciLis , dlcw maim , C\\% i^ Ck^xja t\. ^'Sw^v'^ 



(EBA 325 

^48 fleuves et des fontaines. II epousa Tetliys , (loHt il eut 
piusieurs enfans. 

Ocl/lNiDES, Oc§ANiTiD£8, nymphes, filles de TOcead 
et de Tetbys. 

OcHisius y chef des l&toUeDs au siege de Troie , ou jll 

Odinis , OcHNUS 6u Auy:NUS , le m^me que Bianor, (lis 
dti Tibre et de la nymphe Manto. 

Les poetes parlent d'un autre Ocnus, quMIs feignent 
title dans le Tartare , k obii d'un Sme qui d^vore one corde 
d mesare qu'il la fait. 

OcTPETE , c'est-a-dire , qui vole vite: Vnhe des IlarpicSi 

OcTBoi, fille de Chiron et de Chariclo. Elle fiit meia-^ 
tnorphos^ en cavale,pbur avoir voiiluconuoitreravJenir. 

CVtoit aussi le nom d'unc nymphe , fille de TOcSan el 
ie T^thys; 

OCTTHOE. G'esi la mkme qu'Ocypke. 

OdACON , diviaite syricnne. On eroit que c*est la ml^nii^ 
tpe DagOD et qii'Oan^s. 

Oditss , cehtaure , fils d'lxlon et de la Nue. ll hxi tud 
^■T le Lapithe Mopsus aux noces de Pirithoiis. 

Odbtsius, surnom de Borec, parce que le vent dii 
tiord paroit aux peuples meridionaux de I'Europe venir dti 
1$ Thrace , dont le peuple des Odryses habitoit une cbntree. 
parmen dry slum, t'est-k-diret les vers d'Orphee, pared 
i^*il 6toit de Thrace. 

Oditsus , un des dieux des Thraces. 

CfiAGSE, fils de Tharops, roi de Thrace, cpoiisa Cal- 
liope, one des Muses, de laqiielle il eut Orph^e. C'est de 
•on nom qne Tirgile donne Tepithete CEagrius h I'H^bre, 
flenve'de .Thrace. 

nHfcAi.mg on QEbalitts f c^est Hyacinth e, fils dlQfEbatiis^ 

OEiALUS, fils de Cynortas, roiJde Lacedemone, epoujrt 
Avgophone, fille de Petsee, et veuve de Pmcxli«^^%i 

Viet, dt U Fabler %^ 



326 OEDl 

d'^ole. Ce fut , scion Pausaniaj , le prauicr tumBrfii fime 
veuve qui se soil remari^. 

Il y eut un autre OEbalus, fils de Ti9on et de la 
njmplie Sdb^Uiis. 

QEbotas, L^ros grec k qui les Ach^ens drig^rent noc 
statue , et de'cem^rent de grands lionn(eur8. 

OEcLinis. Voy. Olclides, 

OEdipe ou QEdipode, roi de Th&bes, fila deLaiasd 
de Jocaste. L'oracle avoit predit h Laius que son fib b 
tueroit , et eponseroit sa mbce. Pour ^viter de tels crimesi 
Laius donna OEdipe , aussitot apr^ sa naissance , 2i un dl 
ses officiers, pour le faire mourir ; mais cet officier, toatU 
de compassion, se contenta, pour ne pat r^pandren 
sang, de lui lier Ics pieds ensemble et de le suspendrtl 
un arbre. Un berger, passant par-la, prit ren£mt, etb 
porta h Polybe, roi de Corinthe, qui Televa comme nfc 
fils, ct le nomma OEdipe, d'une enflure qui lui etoif rMJl 
Bux pieds ; car c'est ce que ce mot signifie. Ge prince Aat 
'devenu grand , et se croyant fils de Polybe , consnlU !'#• 
racle sur son sort; et en ayant ole menacd des Tohm 
malheurs dont Laius avoit deja ete menac^, il s'exztahi' 
meme de Corinthe, croyant que c'etoit sa patrie. II rer 
contra Laius dans la Phocide, sans le connoitre, eutqiK' 
relle avec lui , et le tua. De I^ il alia k Thebes , apr^ ardr 
encore voyage quelque temps , et. il expliqua V^niginedll' 
Sphinx. Jocaste, la reine, devoit £tre le prix de cehd^'^ 
vaincroit ce monstre. II epousa ainsi sa propre mere,dorfj 
il eut deux fils, Etcocle et Poly nice, et une fille nom^, 
Antigone. Les dieux , irrite's de cet inceste ^ frapphent 
Thebains d'une peste, qui ne cessa que quand le 
qui avoit sauve OEdipe vint & Thebes , le reconnnt, 
fit decouvrir sa naissance. OEdipe se crcva les yens df 
espoir , et s'cxila de sa veritable patrie. Voy. C 
Sphinx^. 



(KNO Say 

QEdifode , le m^me qu*QEdipc , ce mot etant forme dii 
second cas du noTn d'OEdipc en grec, 

OEiL. Voy. CEdipe. Au milieu du front, voycz Poly^ 
phemef Cyclopes, Gorgoneif Yeux, 

OEuLi, une des Giles de Danaiis, qui luh'ent leurs 
maris la premiere nuit de leiirs Doces. 

Ote. Voy. Oanes, 

QEniE, fik de Parthaon et d*Euryte, rol de Calydon, 
et mari d'Altfaee , dont il eut Mel^agre , Tydee et Deja- 
nire. Diane , irrit^e de ce qu^OEnee ne lui avoit pas fait 
des sacrifices comme aux autres dieux , envoya un san- 
. glier mozi^ueux qui ravagea tout le pays. Il y en a qui 
. disent que ce fut M^leagre qui oublia de sacrifier k Diaiv. 
Voy. Meleagre , Stafthylus. 

I! y eut un autre OEn^e dont Hercule toa I'^hansoa 
qui ne le servoit pas h son grd, en lui frappant la tSte 
'd*un seul doigt. 

OEneis, nympbe que quelqaes>uns croient ayoir dt4 
jn&re du Dieu Pan. 

DERIDES , Mt^leagre , fils , ut Diom^de, petit-fils H'0En6e. 

CBmsTiniEs , fdtes que les jeunes ge^s celebroient en 
fiusant des libations de vin en rhonneur de Bacchius. 

QEho , une des filles d'Anius. Voy. Anius. 
. OEnoMAKTiE , divination par le rin , soit qu^on en con« 
vd^rat la couleur , soit qu'en le buvant on tir&t des pr^ 
sages des moindres circcoistances. 

QEnomaus , roi d'^lide , fils de Mars , et p^re d'Hippo- 
idamie. Ayant appris qu'il mourroit de la main de son 
petit- fils, il resolut de ne pas marier sa fiUe. Comme il 
^tolt fort adroit k la course , il obligeoit tous ceux qui ve- 
Boient la lui demander de cocirir avec lui , a condition 
de Taccorder k celui qui le vaincroit dans cet exercice. tl 
les tuoit apr& les avoir vaincus; mais Pelops, qui fut le 
gnatorzi^e , engagea Myrtile > coc!lie\ ^Ci£2i^xQ«!b& xV vkXssc 



'-■»'. . • f ■ 



U chy«ite 9e Vessiea de fer ^ Tetencik la nnie. Qbut 

ixia.u^fat renvers^ 4<e ton char, e| p^rit nlia^vbleiiinl^ 
Pelopn fictorieox ^asa Hippodamk, Toy: MyttiU, 

OEhose , one des DjnipLes da moot Ida. On dH ^'ello 
86 Idssft aJkliilre par ApoUop, qui 1^ datmik ta» ipMt$ 
f onnoissanoe de Vavenir et de la m^^cuMi. Elle ^powa 
Pdrip , qui ^aba^do1lna bi^t&t, et k qpi 4)e pMdhpi'il 
ifixoii la ca\i8e do la raine de lYoie. Yf^jflPtf^u. 

II y eut one autre QEoom , qua Juptlvr ^^ ^n imdia 
de ses femipes. , «t don^ il eot ^aqoA, 

QB9o?iu8 oa Oi^o?roii , fils de Baodiaa te roi da llh 
de Cbio. N^ aadbant copiinent^araiitir aa filla daa peiff* 
fuitea du gcfaut OpoQ, ii implora le tecawin da aon jplUi 
qui fit tomber leg^nt dans u^i prolbiid mrnmKSL^^M] 
OBnopioii profita p^ur kti cicvtr I^ yeiix. Tot. dnom^ 

OaSNOTBOPES , sumcaa dte fiUea d'Amua. Toy. Amm^ 

QBsQT^us, jun dea |ils d^ Lycaan,^ dbnna aon mm 
^ una coDtr^e d'ltalie baifl yiBt s'^iAbUr. Quelquea-vai 
rapportent le nom d'OEnotrie, qni fiit donn^ i cette ooih- 
tr^e , h un ancien rqi des Sabios , uommd auss^ O^otni. 
.Voy. Abori^en^ 

QEnxts. Voy. Oncus, 

QEoLTCUs, pSre d'flg^ 

QEoBCs^, fils de Lycimnius, fi:£re d'AIcmftna. Ajm$ 
et6 tue par le fils dUippocoon , Her^ule yeugea sa nwrt 
^ur le p^re et sur ses enfans. 

OEta , mon% fameux par la niort d^Hercnl^. H est m 
les frontiSres de la Thessalie. 

0Et££17S ou OETiEus, HcTcule , ainsi sumammtfdji 
piont OEta, qu il se brftla^ C'est aussi Gdyx, roi de II 
partie de la Xbessalie oil est cette montagne. 

OIItus on Othus, gi^ant 61s d'Alo^ua, ^t btn dtji 
|>bia]te. 

qSur. Voy. Udoi, ' 



OLY 329 

Og, g^ant d^une taille immeDse, dont les Syriens fireiit 
Un diciL 

OGENUS,anciendieu,qu'on croitelre lememequ'Ccdan. 

Ogga , Obga ou Onca. C'cst le nom qu'on dounoit h 
Minerve dans la Phenicie , d'ou il fut port^ dans la Gr^ce. 

Ogkioh , Ogmios ou Ogmius , une des divinitds des 
Celtes. C'est Hercule. Voyez le Mercure de France^ 1 ^56, 
Avrily fi veL p. tia. 

Ogoa, nom d'un temple famenx qui ^toit a Mylase, 
Tille du pays des Garieus. Ce temple ^toit consacre k Ju- 
phery sumommd Osogus. Paus. I. 8. 

Ogyg^s , fils de Neptune et d'Alitra.' II r^na dans la 
Gi^ce, ou il fonda plusieurs villes. De son temps, un de- 
luge aflieux submerged toute I'Attique et toute rAchaie^ 
Paus. 

OoTGiE, lie et demeura ordinaire de Calypso. C'eloit 
ansa le nom d'une des filles d'Amphion et de I^iobe'* 

Ogtgius, sumom d'Apollon«t de Bacchus. 

OicLES , fils d'Antiphate , et p^re d'Amphiaras. 

<^GLiDES ou QEcLinis, Amphiaras, fils d'OicI^. 

OiE, entre les mains d'une fille. Voy. Hercyne, I sis, 

OlLEE, roi de Locre , et p6re d'Ajax. 

OiLWks , Ajax , fils d'Oilee. 

OiSEAUx. Voy. AngureSf Aedon, Acale, Diomede^ 
Whilomelej Promethee, Stymphalet Mem?ion, etc, 

OLfeRE. Voy. Leihee, 

Oliyieb. Voy, Apollon, Minerve^ Clemence, Paix^ 

Oltbb>e , cclH>re moutaf^ne eutre la Tbcssalie et la Ma- 
_«&loiiie. On croyoit que Jupiter avec touie sa cour faisoil 
m demeure ordinaire sur le sommet de cette montague. 

Qltmpias , fbntaine dans I'Arcadie , aupr^ de laquelle 
„9 y il^oit un Yolcan. On croyoit que c etolt la que les 
' ffkaaa avoient corobattu contre Jupiter* 
' Oltiipie^ rUlede VElide dans Ic ^clopon^^^^^^x^ 



532 ORE 

Opis, nympke, ct Tune des oompagnes 6e Diane: oft 
^onnoit aussi ce Dom h Diane. 

Opiteb oo Opitulvs, c est-ii-dire, secour<ihle; ssmom 
^e Jupiter. 

Ok, Voy. Cyhele, 

OpTiLiris ou OpHTHAJUims, c*est-k-dir6 qui a i$ 
hons ycux'y surnom de Minerve. 

Optix , nymphe , mk-e de Doras. 

Ora. Voy. Hers'diei, On pretend que <5'etoit nne 
nymphe moiti^ femme et moitie serpent > dout Jnpitei 
«VU un Els nomn^ Colaxea.. 

ObAcxes : on donnoit ce nom aux r^ponses que &i- 
soient les pretres et les pr^tresscs des faux dieux k ceux 
qm les venoient consulter sur ce qu'ils devoient faire oa 
S.ur ce qui devoit arriyer. Ccs reponses etoient ordinaire-. 
peut ain|>igues et presque toujours captieuses. On don- 
poit aussi le nom d'OracIes aux diffiirens lieox ou ils s6 
^ndoient , comme i'Or^e de Dclphes , TOracle de 
Cvin\es., etc 

Obbana , deesse clont on ne sait que le nom. 

OnBpNA, deesse qu'on invoquoit pour la conservatioa 
des enfans. 

OnCHAME. Voy. Leucothoc. 

Obccs , dieu des enfers et des § ermens. C*est le m^me 
que Pluton : on donnoit aussi le nom d'Orcus au Sty:^, k. 
. r Acheron, a Caron m^mc et ^ Cerbire. ^ 

OBiApES. nymphes des montagnes. 

QntixxES d'ASE, Voy. Midas. 

QA^rriiOPHus, c*est-^-dire, nourri aw les montagnesi 
Vn des qhiens d' Action. 

ObestE) fils d' Agamemnon et de Clylemnestre. Lors-i 
c^u'il fut grand, it v6ngea h mort de son p6rc sur Cly** 
lemnestre m^me, sa mire, qui Vavoit fait assassinect 
UtnDl ejQfUH« a\\6 euk 'fe'^Vte , t^ \j<y^»jA«c^«L '^>j\^>x% ^j^ 



ORI 333 

|>ied de Taatel ou il alloit epouser Hermione, et voulut 
enlever cette princesse : mais, toujouvs agite des furiea 
depais son parricide, I'Oracle lui ordonna d'aller dans la 
Tauricjue pour se purifier de ses crimes. II partit accom- 
pagne de Pylade son intinie ami , qui ne voulut jamais le 
quitter; et lorsqu ils furent arrives, iis furent arr^tes par 
rordre de TLoas, roi de cetle contree, qui , ayant su que 
I'un d'eux etoit Oreste , ordonna qu'il fut sacrifi^. Comme 
il ne le connoissoit que de nom, Pylade, pour sauver son 
ami, dit que o'etoit lui qui etoit Oreste; et celui-ci, ne 
vonlant pas que Pylade mourut pour lui , soutenoit que 
c'etoit lui qui ^toit veritablement Oreste; mais dans le 
moment qu*Oreste alloit recevoir le coup de couteau, 
Ipliigenie, sa soeur, pretresse de Diane, le reconnut. 
EUe., 0>re8tie et Pylade sacdfi^rent Tboas, i cause de ses 
cruaut6s, ct cmporterent la statue de Diane. Oreste mou- 
rat de la morsure d*une vipere. 

Obestea dea, la deesse a'Ch^este; c*est Diane, dont 
Oreste avoit emporte la statue de la Chersonese Taurique. 

Ori^us, surnora de Bacchus, pris du culte qu'on lui 
ten^pit sur les montagnes. 

Obgeakes , pr6tresses de Bacchus qui presidoient aux 



orgies. 



ORoioNS et Orgiastes. Les Grecs donnoient ces noins 
anx prStres qui s'asserobloient p(;ur celcbrer des myst6re8 
vecrets. 

Orgies, fi^tes en l*honnrur de Bacchus, appel^es 
ainsi k cause de la fureur avnc laquelle les Bacchantes 
les cdebroient Quelques-uns cruient que c'etoient les 
m&nes que les Bacchanales. .' 

Obibase, comme qui diroit Grimpe-monta^ne ^ nom 
4*1111 chien d'Acteon. 

Ouiao, C'itoit le premier nom de D\d,oiX4 



334 ORN 

Obuochia ou Obeilochia. Diaqe dpnua ce son k 
Iphig^ue lorsqu'elle la rendit immorteUe. 

Obios, fils de Japiter, de K«ptUDB.elde Mefcaie.GM 
ttois dieux, Yoyageant ensemble, aU^reot Uifffa cbei m 
nomm^ Hyrdus , homme Ibrt pauvre , ches qui ila toot 
bien re^us ; et , pour sa r^mpcDse , Us lui promiraikt de 
lui accorder ce qu'ii leur deinanderoit. II soubaiunt d^ 
puis long-temps d'avcir un fits*, mais, 8« femme daiil 
morte, il avoit fait voeu da vivre dans le celibat Let 
dieux lui ordonnArent d'apporter la peau da boenf qa'3 
avoit tuc pour ks r^gaier, et, I'ayant trempee dans Feaii, 
lis Tassur^rent qu'il en sortiroit un fils, s^il U gprdoit 
soigneusement au mime endroit. Orion en ^tant ni&, de- 
vint un grand ehasseuie. II vai dexx filles, Metioquaei 
M^nippa, qui, dans on leaDjM de peste, se ddyonirait 
▼olontairement a \a mort pour d^liyrer leur patrie di 
cette calamity. Diane , qu'il avoit os^ ddfier k qui pren- 
droit le plus de b^tes salvages , fit naitre un scoi|aon qui 
le mordit, et Ic fit mourir; niais Jupiter le mdtamorpfaon 
en unc constellation qui am^ne les pluies et les orages. 
Virg. II y gin. etc. 

Orion, fut aussi le nom d'un geant Snonae, Si qai 
OEnopion, dont il vouloit sdduire la fille, creva les jeux; 
Diais il en recouvra Tusage c:a faisant ce qui lui avoit 4lU 
present par TOracle , qu'il consulta pour cela. 

OniTHYiE, fille d'fereclitbee, roi d'Atbfenes. Elle fat en- 
levee par Boree , et eut de lui Z^t^ et Calais. 

Il y eut una autre Oritbyie, reine des Amazonesy c^- 
I6bre par sa valeur et par sa vertu. Elle voulut venger 
ses soeurs , qui avoient cte insultees par Heraile et pat 
Xbe'see ; mais le succ^ ne repondit pas k son courage 

Obmenis, Astydamie, fille d'Orm^nus. 

OsBEUf , cenUure, €kU d!\»ou i^^ V^^aiu<X^<t 



ORP 335 

aussi an sttrtiofm 'de Priape, en l*bonnetir 3e qui il y^ 
ayoit dcs £&'tes appelces Orneennes. 

ORniTHOMASTiE , dlviDatioQ tir^e du vol, 'du cri on 
iiu chant des oiseanx. 

OmrrTiON ou OBmrxus , fib de Sisyphe , et frfire de 
Glaacus. 

OnoMASDts ou OitOMASE, le pnneipe ou le dieu du 
bien, selon Zoroastre, qui admcttoit un autre principe 
ou auteur da mal, nomm^ Arimane. 

• OHOBn&DON, un des g^ans qui vouluient escalader le 
cieL 

Oboi^, un des capitaines troyens de b snite d'£n^e. 
C*eM aassi le nom d'un fleuve de Syrie , qui fat ainsi ap- 
pdid da nom dHili g^nt d'une taille prodigieuse* 

Obph^, fib d*Apollon et de Clio; et, selon d'autres, 
d^QEagre et de Calliope. II jouoit , dit-on , si bien de la 
lyre, qu6 les arbres iet les rocbers quittoient lenr place, 
les fleuves suspendoient leur cours, et les b6tes feroces 
fe'attrdupoient autour de lui pour I'entendre. Eurydice, 
•a ternme, ^tant morte de la morsure d'un serpent le 
mteie jodr de ses noces , en fuyant les poursnites d' Aris< 
t«e , il desoendit aux enfeis pour la redemander, et tou- 
cba tellement Pluton , Proserpine et toutes les dlvinites 
inlemales par les accords de sa lyre, qu'ils la lui reo- 
Birent, k condition qu'il ne regarderoit pas derri^re lui 
puqu'a ce qu^il fut sorti des enfers. Ne ponvant com- 
mander 4 son impatience , il se touma pour voir si Eury« 
Hice le stiivoit; mais elle disparut aussitot Depuis ce 
malbeur, il ne put soufirir les femmes, auxquelles il 
'pr^fera la compagnie des borames ; ce qui irrita si fort les 
'Bacchantes, qu'elles se jet^nt sur lui et le mirent en 
pitees. Oh le represente ordinairement avec line lyre, un 
hub ou un violon. Voy. Ciconea, 

darHigvBS. On donnoit ce nom aux oT^ie&^igistft^^^ 



33G OSl 

selon qiielques>un8) Orphee avoit oontribue a Tinstitil- 
tioii de ces fetes. 

OuPHSEUs , ua des chevaux de Pluton. 

Onsi , nom que lea Parses donnoieiit a V^tre. souverain. 

OnsiLOQUE, fils dldomenee, fut tue pv Ulysse, paitl 
qu'il nc vouloit pas quUl eut part au butin fait 5 la prill 
de Troie. II y eut un autre Orsiloque. Voy. Crethoni, 

OnxHASA. Voy. Orthona. 

Orthesie. Voy. Orthosie^ 

Orthias , suTDom de Diane. Voy. Diariuistigost, 

Orthona ou Okthana, divinite k laquelle on rendoit 
un culte semblable k ce'iui de Priape. 

Orthosie ou OnxREsiE , sumom de Diane , pris di 
culte qu on lui rendoit sur le mo^t Orth^ius en Aita&i 
Lcs Tbraces I'adoroient aussi sous ce nom. 

Orthts, chien, fr^e de Cerb^re et de THyHre di 
Lerne, et fils de Typhon et d'Ecbidna, gardoit les troB* 
pcaux de Geryon. Il fut tue par Hercule. ■ . 

Ortygia dea. C*est Diane , n^e dans Tile He Delos] 
qui etoit aussi nommee Ortygie. 

Orus ou HoRus, le fils bien-aiin6 d'Osiris el dlfls* 
C'etolt aussi uu surnom d'Apollon. 

Orythie. Voy. Urithtie. 

OsaLLES. On nommoit ainsi de petites figures- dii' 
maincs qu'on suspendoit au simulucre de Saturne, pout 
80 le reudre favorable. 

OscoPHORiEs, fetes qu'on cele'broit a AthSnes ennrf- 
moire de la vicloire que Tb6see avoit rcmportee sai k 
IVIinotaure. 

Osiris, fil»de Jupiter et de Pfiobe, et mari d'lo, qui 
epousa lorsqu 'elle se sauva en Kgyple pour fuir lcs pw 
seditions de Junon. Les Egyptians I'adoroient sous divai 
bonis , comme Apis , Serapib , et sous le nonx de tous h> 
autres dieux. Lcs s^inbo\&% QvxV^^xciax^es ^ar lesqQcUB 



oxi 337 

ioo d^gnoit Osiris, sont une mitre ou honnet poiutu , et 
nn fouet a la main. Quelquefois, au lieu d'un bonnet, 
on Itti mettbit sur la tete un globe ou une trompe d'clL- 
phant) ou de grands feuillages. Assez souvent, au lieu 
^ d'une t6te d'liomme , on lui donnoit une tile d'cper; ier 
'^ mrec une croix ou un T attaclie i sa main par Ic moyen 
^*uii anneau. Hist, du Ciel. 

OasAy Tone des montagnes que les g^ans entass^rent 
. Ifli ones sur les autres pour escaladcr le cieL 

Otua BoiEMBBES, les Gentaures, qui habitoient le 
taontOssa. 

OasiLAGO. Yoj. Ossipan^a. 

OssiPAHGA, OssiPAGA OU OssxlAgo, deesse qui presi- 
Boit k rafiennissement des os des petits eu£ui9. 
- Othds ou Otus. Y. Atoms, 

Oni^s , roi des Phrygiens , fils dc Gisse'us , frere 'de 
Mjgdon et d*Hdcube , et p^re de Panthee. 

OnoLADis, c'est &-dire, /i25 dVtreus, G est Pantb^. 

Odbu, flenve j&buleux. Yoj. Sommeil, Lethe, 

OuBios on OvniON, sumom que les Grecs donnoicnt 
k Jupiter , dans le m£me sens que les Latins lui donnoient 

i d'/mperafor. 

Odbb. Yoy. BouvieTy lE^este, Circe, Areas, Calisto* 

Ooms ou Ihstbumebs povb les abts. Yoj. Apollon^ 
lihavt, 

OsiUJS , fils de Mars. 

Il y en eut un autre , fils d'Hemon , c^lSbre par la sa« 
et r^quit^ avec lesquelles il regna dans I'^lide. 



9ict. dW Im rabU7 ■ %^ 






338 ' PAS 

PAL 

t 

Pacaiies, f^tes qa*on e^Iebroit k RoiM «& l*koaMMu 
de la Pais. 

Pacbttos , c'e8t-4i*dire , epais; vtn des chiensd'Attfof. 

Pactole , (leave de Phrygie, dont le sabl6 ^toit'dW> 
'disent les poetes , depais que Bftidas s'y fut baigne. 

PfAR, esp^ d'hymne en rhoimeur d'Apoikm^qii 
pour cela ^toit aussi appele Paean : on doima aoiii ob 
nom aox vers qu'on chantoit aux fi^tes de Baoduu tt de 
Mars. Voy. lo Paean, Voy. aussi Pceun, 

PA/kSTiAsts. Voy. Poeaniiades, 

Paoh. Voy. Peon. 

PagAbalis , ft tea qu'on c^ldbroit dans les villages en 
llionneitr des dieux chaxnpetres. 

Pagasjba. C'est Alceste , qui ^toit de Pagase , vill^ de 
Thessalie. 

Pagase, ville dans la Thessalie, d'ou le snr u o m de 
Pa^aseetts, ou Parasites ^ fut donn^ k Apotlon, parce 
qu'il y avoit un temple; .et li Jason, parce qu'il «toi( 
de Thessalie. 

Pagbus. Voy. Phaser, 

Paix, divimtealMgorique, fille-de Jupiter et 'de Tbe- 
mis. On la repr^sente avec un air doux, tenant d'nne 
main une pedte statue du dieu Plutus , et de rautra one 
poignee d'epis, d'; roses et de branches d'olivier, avec 
une demi-couronne de lauricr sur sa t6te. 

PALfsxis, c'est-i-dire, hitteur, Jupiter fat ainsi 
surnomm^ , parce qu'il prit la figure d'un athl^ poor 
combattre contre Hercule , qui lui c^a la victoire qaand 
il i'eut reconnu. 

Palam^de, fils lie Nauplius, roi de Tile d'Eobde, iet 
arri^re-£etit-fiU d« 14\u&. Ca i>xxVQiQ2(A.^^iMNaocTU. la 



PAL 339 

ibinte d'Ulysae , qtii contrefaisoit rinsense pour ne point 
aller ^ la guerre de Troie. II prit Telemaque encore dans 
le bercea», el le mit devant le sec de la cbarrueqa'Uljs- 
seconduisoit; mais Uljsse courut anssitot k son fils, tt 
le retira du danger. Xoi'squ'ils fureot au siege, de Troie , 
Ulyase , pour se Tenger , cacha danft U tente de Palam^o 
une somme d'ai^ent, qu'il dit Ini avoir 4le voiee, et le 
fit lapidcT. Jtn croit que Palajs^^de ikiventa ies jeul d'e« 
ckecs et de des pendant le si^e, aussv-bien que Ies 
poids et le« mesures. 

PAT.AMTfi.BH9 , dieux meifajsaoa, qa'oi croyoit tou- 
}oiix8 oceup^ a voisb- aix honomes. lis sont Ies ni^meft 
que Ies diec.x Telchinej. Jvpiter ^toit saraomina PaUun- 
n6en quand ibrinissoit Ies coupables. 

Palabtha, Paiajtho, Palatho, Paixarthia ou 
Palatia, u^e des femmes de Latinus, donns^, selon 
qiielques auteurs , son no;n au mont Palatin : on dit qu'elle 
^toit fiUe d'J^vandre. 

Palatius, Les pidtresSaliensiftoientainsisumonunes, 
parce que ^'^oit sur le most Palatin qu'ils c^Wbroient 
Im ffttes de Mars* 

PA&ATiiius, suTDom d'Apollon, pris du culte qu'on 
hd readoit k liome dans xat temple magnifique, b4ti sue 
le mont Baiatin. 

Palatca , decsse ador^ a Rome comme la patrone du 
mont Paktin. Son pr^tre se nommoit FlamenPalatualis, 

Palattjal ou Palatuah. S'est le nom qu*on donnoit 
an ftacii^ qu'on faisoH k la d^sse Pelatua. 

PALiMOs, jieu marin, £}s d*Atliamas et dlno, le 
ni6me ape llkdicerte. C'^toit m'ssI un nom oommun 
panni les Mergers. Toy. "^tyrtumac. 

P^LiMonus, fils de Lernus ou de Vulcain, un des 
Affonau^. 

PALiSf dkate des pAtorages , da& W^ffEUft «l ^ >sA>k> 



34o PAL 

peaux. Quelques-uns croient qu'on rev^roit Cyb^le tarn 
ce nom , comme representant la terre , et qa'on I'appekA 
anciennement Pares ^ d'autres Yeulent que oe soit Gerk 
Voy. Palilies. 

PALESxis. Voy. Pahestis. 

PALESTDTESf Palestino! dete. On croitque oes'cUsiMi) 
(ioDt parle Ovide , etoient les m^mes que les Furies. 

Palesthe , fille de Mercnre ; on lui attribue rixi?eii* 
tion de I'exercice de la lutte. D'autres la disent 608 
d'Hercule, et lui font bonneur d'avoir ^tabli que kl 
femmes qui voudroient disputer le prix de la coone et 
des autres jeux publics , ne le fecoient qu'avec la d^oenoe 
qui convient k leur sexe. 

Palet. Voy. Hyacinthe. 

Paleub. Les Romains I'adoroicnt coojointement avec 
la Peur. Us en avoieot fait des dieux , parce qu'en latin 
leurs Doms sent masculins. 

Palices ou Paliques. Voy. Paliques. 

Paulies , fiStes romaines que Ton c^lebroit torn les 
ans , le 2 1 avril , en Thonneur de la det sse PalSs : on loi 
ofTroit dans scs saciufices du vin cait, du millet ou 
d'autres grains ; et I'on faisoit tourner les Iroupeaux an- 
tour de Tautel, pour la prier de les multiplier et de les 
preserver des maladies et des loups. C ctoit nne cere- 
monie esseniielle k la fi§te , de mettre le feu k des tas 
de paille sur Icsquels les bergers passoient en sautant. 

PalinurE; pilote du vaisseau d'Enee. Morph^ Tayant 
endormi, il toniba dans la roer avec son gouvemail, et 
aprrs avoir erre trois jours- ii la nierci des flots, le qua- 
tiieme il fut jete sur la cute d'ltalie, ou les habitans le 
massacrcrent et jet^rent son coips dans la mer. lis en fa«i 
rent puuis par une pcste violeute, qui ne cessa que quand 
lis eurent rendu , suivant la rcpouse de I'oracle, let dei^ 
oJen devoirs k PaHnure. 



PAL 34r 

Pauques oq Palisques, fr^res jumeaux, enfaqs de 

lapiter et de Thalie. Ceite musei se voyant grosse, crai- 

gnit la col^e de Juuon , et pria la Terre de Tengloutir. 

Se pri^re fut extucee, et elle y accoucha de deux gardens, 

,. ^ fnrent appeles Paliques , parce qu'iU nacjuircnt deux. 

HMt, la premiere fois de Tbalie, et la secondedelaTcrre, 

I qui les mit au jour. On dit que dans rendroit ou ils na- 

gurent il se forma deux lacs formidables aux parjurcs 

ct aax criminels; d'autres disent qu'en ce lieu les feux 

da mont Etna commenc^rent alors h. paroitre. Les Sici-: 

liens lear sacrifioient comme i des diviuites. Ovid. Me- 

Uun. I. 5L 

PAuukDES, jeunes filles consacrdcs a Jupiter dans un 
temple de^Th^bes en l^gypte. Leur micist^rt ctoit iniume. 

Palladium. C'etoit une statue de Minerve, qu'on pre- 
Mndoit 6tre descendue du ciel, et s'etre placee elle-m6me 
dans on temple de £ette de'essc k Troie. L'oracle assnra 
qne jamais on ne prendroit la ville tant que cctte statue 
ne aeroit point enlevee. Les Grecs etant vcnus Vassie'ger , 
Diomftde et Ulysse passdrent par des souterraius, et 
anpoTtfcrent ce simulacre : peu apr^ la ville fut prise. 
Les Grecs, selon quelquessuns, ne prireut qu'un faux 
Pulladiom fait k la rcssemblance du vt'ritahle , h dessein 
de tromper ceux gp\ voudroient i'enlcvor. l^nee^seldia 
]ps m6mes mytbologues, apporta celui-ci en Italie, ou il 
fiit eolbrm^ depuis, ct conserve avec grand soio dans le 
temple de Vesta , en un lieu connu des seules Vestales. 
Les Ath^iens avoient aus^i un Palladium. lis preten- 
doient que c'etoit celui qui etoit descendu du ciel , ct qu9 
toos les autres n'en ^tgient que des copies. Plut, Ovid, 
yoy. jlbaris. 

PallAhte, et mieux Pallas, roi de Trezfene. Tliesce 
le massacra, snssi-bicn que tons ses enfans, excepte une 
(lie ooamh Ark^ ou Aricie, qui (ui fienanfi ^^y'^y^ 



342 PAM 

lyte,#t s'empara da rojaume: on ks appeUat PaBan- 
tiika. 

PAUUitTHiJL y. PaUntha. 

PjUjjlhtias on PAULiVTis , Aavore , qm qaiAffam^vm 
feint fille du g^ant Pallas. 

Pallahtius, Jupiter, adori 80ut ce nom kTmgenatot 
Wile d'Arcadie* 

Pallas , geant , p^re,d'Aiirore, qui (bt tui par AQnerve; 
'd*ou cette d^esse fat elle-m^me sorBommee Pallas. Voj. 
ftfincrve. 

U y eat un autre Pallas, aleul , et , selon Virgiit , 1m* 
aieul d'^vandre, roi dltalie, qui eut un fils qu'il nonnaa 
aussi Pallas. Celui-ci fat tu^ en combatUnt pov £0^1 
avec qui £vandre avoit fait allianM. G'^it eapoie It 
Dom d'un fils de Pandion. Vof . Pallantc 

PALL^ms , sumom de Minerve. 

PAtxoB. Voy. Pdleur. 

Palme ou Palboeb. Vcy. Victoire, 

Palmyt^s ou Palmttius,' divinite ^yptienlitf. 

Pambi^oties , ft^tes en Thonneur de Minerve k GoNB^ 
ou les B^tiens se rendoient en foule pour lea c^l^bnar. 

Pammila, £gyptieiHie, nourrice d'Osiris. 

PAiMMiLis , Pammtl&s OU Pamiles , divinity qo« la 
]&gyptiens adoroient sous une figure ipnblable k oeRe da 
Priape. G'est le m^me qu*Osiris, ainsi appele da nom de 
sa pourrice Pammila. 

Pammilies ou Pamtubs, f^tes en rhonneur d'Osiiis- 
Pammila. EUes se c^l^broient apr^ les r^coltes. Le mot 
Famylie signifie, reglez voire langue» Yoy. Vflist At 
del, tome>2, liv, i, n. i3: 

Pamphagijs, c'est-k-dire, ^ui piange tout; an Has 
chiens d'Act^n. 

Pampbile, fille d'Apollon : on lui atttibue I'laTeBtio* 
ie Tart dc brod»i en soVu 



PAN 343 

Un des fils d'£gyptus , qui fut tu^ par sa femme la 
premiere nuit de ses noces , se nommoit aussi Pampbile. 

PA5, fils de Dsemogorgdn, dieu des campagnes, des 
Iroupeaux 'de loute esp^e, it particuli^rement des ber- 
gees. II poursuiTrt iSjtIhx josqu'au flcuve Ladon, oa 
cette nymphe :!ut ro^tamorplios^ en roseau, que ce diea 
eonpa, et dont H fit la premie flute. Il accompagna 
Bacchus dans les Indes, et fut p^re de plusieurs satyrea. 
On dit qu*il 4toit jour et nuit dans les campagnes, jouant 
oontinuelleinent de la flAte en gardant ses troupeauz. Les 
poetes le Tepresentent aveo un visage enflanun^, des 
oomes sur la tftte, Tsstomac convert d'^iles, et la partia 
infiSneure du corps sesoblable k celle d'un bouc. Plnsieurs 
le coafondent avec le dieu Sylvain et U diea Faune. Lea 
Arcadiens I'honoroient particuU^remtent. Pan est un mot 
grec qui signi^ toiA ; de sorte que , sous ce nom, c'^toit, 
selon Servius , toute la nature qu'on adoroit. Les Latinf 
ie n<XEQinoieiii souvent Inuus, Ovid, Vir^. Hygin, 

PASACiS, illc d'Esculape et 'd'j^pione, &H r^vdr^ 
eomme une d^esse. On croyoit qu'elle pr^idoit k la ^ui&- 
rison de toutes sortes de maladies. 

VxsAaiXy c*e8t-&-dire, <jui se brouve partout ' sumoffll 
de Biaoe , ^gris 'des diffiSrentes fonctions qu'on lui attri- 
Imoit Ml ciel , 8'«r la lerre et dans les eufisrs. Voy. Diane» 

PAirATviviES. Yoy. Quinquatries. 

PAHC^CEy ou mieuz Pabgbatiov, exercice violent 
qui fidsoit ]partie des anoiens jeux publics de Tardns. 
G'etoit on compost de la lutte et du pugilat : on appeloit 
les antogonisles , Pancratiastes. 

Pascbat^s. Voy. Pantocrator. 

Paitda on Pantica , d^sse qii'on invbquoit quand on 
le mettoit en cfieniin , snrtoui lorsque le voyage etoit 
dangereux-, on que le lieu ou I'oo alloit etoit d'un acoes 
jiiSElGUe, Qnelgpei'Uxa • sur Vauioi\\4 d& ^ wcoiv^ ^^ 



344 PAN 

que Panda ^toit la m^me que C^r^ ; mais il ne paroh 
pas que oe soil le vrai sens de cet auteur, qui les distingM 
formellexnent Aul. GeL liv. i3,chap. 21. 

Pavdare, fiU de Lycaon, fut un de ceaz qui allireBI 
ftu secours des Troy ens contre les Grecs : il fiit taS ps 
Diom^e. 

Il y eut un autre Pandare qui suirit £nee , et fiit tuj 
par Turnus. 

PANDAn^E , £pbesien. C^r^ lui avoh accord^ le pon- 
voir de manger tant qn'il voudroit, sans 4tre jamais io- 
commode. Il ^to)t p^re d'A^on. Yoy. Aedon, 

Pabd^me, c'est-k-dire, populaire; sumom de Y^os. 
On appeloit aussi Paridemes des jours pendant- lesqoeb 
on servoit publiquement des festins aux morts. 

Pabdion, fils d'Erichtlionius, roi d'Ath^nes, phv'db 
Progne et de Philom^le , dont les malheurs lui caiu^RBl 
tant de chagrin , qu'il en mourut 

Pahdohe. C'ctoit une statue que Yulcain fit et qa'il 
anima. Les dieux s'assembl^rcnt pour la rendre parfiitej 
en lui donnant cbacun une perfection. Yenus lui doaiia 
la beaute, Pallas la sagesse, Mcrcure Teloquence, etc. 
Jupiter, irrite contre Promdtbee qui avoit derolxS le fea 
du ciel pour animer les premiers homroes , envoya Pan- 
dore sur la tcrre avec uue boite ou tous les maux ^toient 
renfermes. On dit que Prometbee, i qui elle pr^ota 
cctte boite, I'ayant refus6e, elle la donna k l^pim^tb^e, 
qui eut I'indiscretion de louvrir, et que de cette boiu 
sorlirent tous ensemble les maux qui inond^rcnt toute U 
terre. Il ne resta que la seule esperance dans le fond. 

Pandore etoit aussi le nom d*une fille d'^rechthee. 

Pamdrose. Yoy. Aglaure. 

Pamhellenius ou Hellenius. Jupiter ^toit aiibri sool 
ce nom , comroe Ic dieu tutelaire de tuute U GxteB : ^ I^ 
k§ f4le6 PanLelicnies. 



PAN 345 

PAWHELLi50if , surnom , ou plutot temple de Bacchus, 
comme pc^re des ivrognes. 

Pamek. Voy. Aglaure. De fleurs, voy. Flore, De 
fruits , voy. Pomone. 

Pahiovixtm, lieu sacr^ sur le proznontoire dc Mycale, 
' oil les loxuens s'asseinhloient en foule pour c^lebrer en 
rhonneur de I^eptune dcs ft^tea ^u'ils nommoient Pu' 
monies. 

PANiomus, c*e3t-k-dire, qui chasse les moucha'orts ^ 
sumom d^ApoUon. 

PaviQue (Terreur). Les Grccs ont attribud a leur Dieu 
Pan I'origine de cette terreur dont la cause est inconuue* 

PAinsQUES oa lha petits Paets, dieux cliamp^tres 
qu*on croyoit tout au plus de la taille dcs pygme'cs. 

Pasomph^e, sorcom de Jupiter, pris de deux mots 
grecs qui si^ifient toute voix, parce qu'il ^toit adore par 
tous les peuples , k cliacun desqueb il rendoit des oracles 
dans son propro Iflpgage. 

, Pasope on Pahop^i; , Tune des Nereides. Elle se ren- 
iit reoommandobie par sa sagesse et par Tint^gritd de sea 
DMBurs. C'etoit une des dlvinil^ qu on noinmoit Litto« 
rales. Voy. Glaucus, 

Il y eut une autre Panope, fille de Tlidsee , qu'Hercule 
^pousa , et dont ii eut un fils qu'il nomma aussi Panope. 

pANOPis , graqd chasseur de la suite d'Aceste. 

Pavoft&s, c'est-&-diie, qui voit tout; surnom de 
Jupiter. 

Panotbee, cel^bre pretiesse d*Apollon, qui vivoit du 
temps d'Ahas ou d'Acrise : on lui attribue rinventlon des 
vers hdiolques. 

Pabtuj^ ou Pawthous, fils d'Otn^us, Troyen, pfere 
d'Euphorbe. Virg, Yoy. Pantheon. 

PkJSTBicm , temple S&ti en I'honneur de tous le& 



d4e PAR 

appel^it aossi Pa&Uiioiis oa Ftotbte/dM. ^ 
leiqnelles on reunissoit les symboks d|ie jilpti 

nit^ 

pAHTHiiiE, c'est-a-dire , la hHe tauva^ dt 
animal ^it consaqne a Pan et h. BacspVns. 

PAHTHoiDts , c est-i-dire, fU de Pandioui. 
pborbe. Voy. Pythaqore. 

Pantbovs. Voy. Panihoe, 

Partica. Voy. Panda, 

PABnocBATOB oa PAHCEArts, c*esl-&-d 
fmuant; surnom de Jupiter. 

Paon. Voy. Ar^us^ Junon. 
. Pathos , ville de rUe de Ghypre , cootacx^ 
d*oii elle ^toit snrnomm^e Papkia. 

Paphus , fils de Pygmalion ek de la sta^vbe di 
fenime. Voy. Pygmalion. 

PAPILLOB. Voy. Psyche, 

Pappas ou Paffjeus, c'est-d-dire , p^re; s 
Jupiter, que les poetes appellent Pire des di< 
hommcs , ou P^re des dieux , on simplement Pi 

Pabalos, nom du vaisseau sur lequel Th^ 
avoir tuc le Minotaure, ramena h Atb^nes 
filits qui dcvoient Itre devor^ par ce moostrc 
nonuucnt ce vaisseau Iheoris ou Delias. 

PAnAMMON. C'est le nom qu'on donnoit •> 
dans la Libye, et sous lequel il ctoit aussi n 
TElide. 

Parasites , ministres des temples , dont les 
h Athi^nes, etoient les mSmes que celles des E] 
mains. A Rome, par Parasites d^Apollotiy on 
les farceurs et les boufibns. 

PakAsius. Voy. Parrhasius. 

PAnCA. Voy. Partula, 

PAB^imEa ou S^5uo\3ica. Oti v^Y^<c!>x.va« 



PAR 347 

▼eHes iiviiihiis, cest-^-dire, les hoinraes ^i , apr&B lent 
mott* tftoieiit nris an nombre des dieax. 

Parevtales, f^s fiid^res en rkonnear des morti 
9*11116 meme fexnille. 
PAitis. Voy. Pales. 

pAJtEssE, divioit^ all^oriqae, fille da Sommeil et de 
la Nait. Elle fnt m^tamorphosee en tortue pour avoir 
^coutd lea flatteries de Vulcain. Le Iima9on et la tortue 
hu ^oient consacr^s. 

Paailtes , filtea , les m^es que Ics Palilies. 

Paris ou ALEXAin)iiE, fils de Priam et d'H^cube. Sa 

tnhte , ^tant enceinte de lui , alia consalter Toracle , qui 

r6poildit que cet enfant serott nn jour cause de la rtaine de 

sa -patrie. Priam, 'pour ^viter ce nfalheur, ordooua k ttU 

de ses'officiers, appeld Ai^Jielaiis, de £ure moUrir Ten&nt 

aussTtdt qu'il'seroit ne. Archelaib, par I'ordre d'H^ube, 

ei pac compassion , le donna k des bergers du mont Ida 

pata r^Tevfet, et montra a Priam un auti^ enfant mort* 

Qnoiique P^ris fut ^lev^ parmi les betters, ce jeune 

prince s'occupoit k des choses bien au-dessus de cette 

Condition. Comme il ^toit parfiutement beau, Jupiter le 

cboisit pour terminer le different entre Junon, Pallas et 

.'Vtoiis, toucbant la pomme que la Discorde avoit jetee 

%aT la table dans le festin des dieux, aux noces de Thetis 

et de FH6e, Pftris, devant qui ces trois dresses parurtot 

|p<tiir ie siSduire cbacune en sa favour k fdrce de pro- 

snesaes, donna la poxttme k V^nus, dont il m^rita la pro-> 

'%^cdod'par ce jugement ; mais il s'attira aussi la baine de 

t3hinoa'(Sl de Pallas. H ^pousa la nynpke OEnone, qui lui 

^T^dit les maux dont ii seroit un jour cause. Lorsqu'on 

^el^broit des jeux k Troie , il y alloit , et entroit dans la 

lice , ou il romportoit souvent la victoire sur Hector, soq 

^r^re , sans le connoitre. Comme on ne parloit c^ue de ce 

Jjercer. Priam youlut le voir. Aw^ \woYt\B«Ka^«a 



3',8 PAR 

»a naiMancc , il le reconnut pour son fils ; «t , ne pt 
se refuser a sa tendresse, il le re^ut et le pla^a c 
rang qui lui appartenoit de droit Oo le c)ioisit pot 
en qua lite d'ambassadcur a Sparte, rederoanders 
Hesionc, que Telamon avoit autrefois emmenee 
r^gne de Laomedon. l^taut arriv^, il fit sa cour k 1 
Cemme de MenelasrCt i'enleira. Les Grccs s'assexn 
pour venger cet afiront, alUrent assioger lYoie, 
la ville apr^ dix ans de si^, et la saocagi^renL 
ay ant et^ bless^ dans un combat par Pyrrhus, 
porter sur le mont Ida, aupr^ d'Cfl^Done, poi 
faire guerir, car elle avoit une connoissance pari 
la m^dedne; mais OEnone, indign^e coDtre lui 
qu*il ravoit abandonnee, le re^ut mal, et nc touIuJ 
le guerir. Ce pnnce ^tant mort de sa b)e»8ure, OEn 
peudit de dcsespoir, pour lui avoir refas^ les seoo 
son art. Horn, Ovid, Herod, Hy^in, Nat. Com. 

Paksasse, mont de la Pfaocide, consacri aui 1 
Voy. Parnassus, 

PAnNAssiA, surnom de Themis, prls d*an te 
qu'elle avoit sur le mont Parnasse. 

PAnaAssiDES : on appeloit ainsi les Muses , k cam 
mont Parnasse qu'elles habitoient. 

PAitNAsscs, fils de INcptune et de Cleodore. H bal 
les environs du mont Parnasse, auquel il domtf 
nom : on lui attribue I'invention de I'art des augiK 
le vol des oiseaux. 

Pahn^thil's, sumom de Jupiter, pris du calte< 
lui rendoit sur une montagne de TAttique, ou il aT( 
simularre d'airnin. 

PAnNOPius : ce nom, pns d'un mot grec, qui » 
chenille ou sauterelle^ fut donne a ApoUon, poor 
fait mourir ccs insecties dans les campagnes de I'Atf 
^ui en etoient mfes\jecs. 



PAR 349 

LROS , lie de la mer £gee , celSbre par le bean marbre 

I en tire, Oncroit qu'cUe fuiainsi nominee de Parus, 
e Jason; d'autres disent d'un autre Parus, fils de 
lasius. 

..nQUES , fides de T^rebe ct de la Nait. Elles etoient 
savoir: Clotbon, Lachesis et Atiopos. La vie des 
qes, dont ces trois soeurs filoient la trame, ctoit entre 
mains. Clotlion tenoit la quenouille, Lachesis tour- 
e fuseau, et Atropos coupoit le fil avec des ciseaux. 
:]ues-uDs leur donnoicnt une autre origine, d'autres 
ions et d'autres noms. lis les appeloient Venus j Mi- 
t , Maitia ou Marte ; ou hien ffona, Decima et Marta« 
Deor^ Giraldi, lib, 6. 

kBDHAsis, surnom 'de Calisto (la grande ourse) , dtt 
d'une ville d'Arcadie , ou elle ^toit nee. 
insBAsius ou Parasius , fils de Mars et de Philono* 

II fat nourri par une louve avec sod frt^re Ly caste , 
une for^ ou leur m^re les «voit abandonne's aussi- 

jrks leur naissance. C*£^loit aussi un surnom d'Apollou^ 

ABTA. Yoy. Partula, 

ABTHA6N , pire d'OEn^e , et aicul de D^janire. 

ABTHAOBiA DOMUs , la faniille de M^l^gre. 

ASTH^Nis ou Pabthknos, c'est-a-dire , Vier^e^ sur-" 

de Junoa , de Diane et de Minerve. C'est aussi le i^om 

des sigpet dn Zodiaque. 

^STBiirirs, fleuve de la Papblagonie, ainsi appel^ 

) ^e Diane, surnommee Parthenos, alloit sou vent 

cLasse dans les bois au milieu desquels il couloit 

*it aussi le nom dune montagne d'Arcadie, ou les 

M fiilcs c^lebroient des f^tes en Thonneur de Ve'nns. 

ABTHE905 , nop d'un temple d'Atlienes , consacre k 

rve-Partbenif. 

HBTH^HOPE, liine des Sir^nes, qui, dfl d&afcti^oVt, ^ 

pii^Bt dans la mer pour n' avoir pa clicvBiet A^V^iaa 

*iet. de la Fable, 30 



35o PAT 

par lenr cliant. Partii^ope aboida -en ItaBe ; i 
bitaas, ayant trouv^ son oorps^ Ini ^lev^re&t mi 
Dans la Builfe, la viUe ou ^it ce loinbeau «yan 
▼ers^ , on y en Mtit une autre plus magniH^i 
appeal Naples ) c*e8t-a-dire, ville nouvelle ; ^*oa 
est appel^e par Ovuie PartheHopeki ntoenia^ 

PABTAEVOPiE , fils de Mdi&igre et d^Atatante 
Qiaent de Mars et de M6nali{^. Il fa( tn^ ai 
Thebes. Virg* Stact. 

PABTfiENOS^ Voy. PaiihenU^ 

PartulA) Pabta, Pabca, PABtuwnt el ] 
deesses que les femmes invocpoient dans le tem] 
couches. II y en a qui pensent que ces Doms nV 
autant die divinitds differentes , mais seulemeii 
noms de Lucille. 

Pasiphae, fille du Soieil et de Peirsa, et : 
Minos. Venus , irrit^ contre le Soieil de ce qt 
fait surprendre avec Mars , in^ira h sa fille Pa 
la passion pour un taureao. Cette prinCesse mit 
le Minotaure, monstre demi-homme ct demi 
Thesee le tua dans le fameux labyrinthe que M 
fait faire par D^dale. V'oy. Taurus, Minotaure. 

Pasiphaeia y Phedie, fille de Pasipha^ et d( 

Pasithee ou Aglaia , une des Graces. 

PASiTHOi, nymphe, fille de Pi^eree et de Doi 

pAssALUS. Voy. Achemon, 

Pastophore, c*est-ft-dire , (fui parte un man 
nom de Venus, dont les pretres f^toient ausf 
Pastophores. 

Pastor , c'est-k-dire , fcer^er, sumom* d 
Voy. Amphrise. 

PatAiqdes, dieux que les Ph^niciens adoi 
gu'ils attackoienl a\a igtoxxe ^^V.>u:%n«S&<m,vkl 



PAT 35i 

PatAl^A f 9^sse qu'on invoquoit pour les moissons 
l|uand les dpis camnien^oient h se. former. 

Pataiubus, surDom d'ApoUon, pris dW temple fa- 
meux qu'il avoit dans la ville de'Patare. II y rendoit det 
oracles pendanl six mois de rann^, et pendant lea six 
autres moi^ dans I'Ue da D^oa. 

PATioQiTZs ,. les midinea que ka Pataiqoea. 

Pa7Su»a oq Patixlaka , la m^i^e que Patalena. 

Patellabh du. Ceg dieu:^ etoient ainsi nomm^ de oe 
qu'on leur servoil des mels dans de petiu plats , in pa^ 
tellis^ et non dans des tasses, in pateris^ comme aux 
dieux Lares. 

PATEB , c'est-i-dire , Pere, Quoiqu^ presqoe tons lea 
dieux eossent ce suraoQi, on le donnoit plus common^ 
ment k Jupiter et k Janus. Voy. Pappas, 

PAxnitTS, ApoUonf honors k Patraa, ville 'd'Achiu9* 
G'^t aussi un surnom de Jupiter et de Bacchus. 

PATi\OAf surnom de Diane k Sicjone. 

Pathocle, fils de Mdncetius, roi des Locriens, et de 
Stlien^^, Vun des princes grecs qui se trouv^ntausl^e 
de Troie. Son ^troite union avec Ac(ulle fit beancoup de 
bruit. Pendant la brouillerie d*Acfailie aivec Agamemnon, 
Patrocle se mit a la tSte de ses troupes ; et s'^ant convert 
des habits et des armes d'Achille , qui s'etoit retire dans 
sa tente pour ne plus combattrey il jeta la terreur parmi 
les Troy ens, et donna un fameux combat, dans iequel 11 
fut tue par Hector, avec qui il sebattit seul d seul^ ce 
qui deteimina Achille k reprendre les annes pour venger 
la mort de son ami. Voy. Hector, Horn. lUad, Virg^ 
l^neid, 

Patrous on Patrius, c'est-k-dire , pafemel, et qui 
aime la patrie. Les Grecs , et surtout les Ath^niens^ sur-i 
nommoient ainsi Jupiter et Apollon, sons la protection 
desgtteJs ih croyoient ^Cre plus paiUcn&Si^YfRSMBX qgut V 



35a P E D . 

auties peuple9. On donnoit aussi ce AanK»n k BaccLui, et 
celui de Patroa a Diano. 

Patulcius , c'est-k~dire , (jui ouvre ; surnom de Janus.. 
Voj. Clusius. Junon dto!t aussi samommee Pdfuicto. 

Pausus f dieu du repos et du loisir. 

PATTTBETi , divinite allegoriqae , fille du Luxe et de 
roislvet^ ou de la Paresse. Quel<pies-uns disent qu'elle 
^toit la m6re de rindustrie et des l>eaux-art8. On la repr6* 
sente avec un air p&le, et mal habillee, et quelqueibis 
aussi, semblable & une furie, afiam^, farouche, etpr£te 
a se desesperer. 

Payebtia } d6esse qu'on invoquoit pour girantir les 
enf^DS de la peur. 

PAVOn. Voy. Peur, 

Pavot. Voy. Morpliee. On repr^ente quelqucfois C^ 
avec un bouquet de pavots a la main. On en donoe aofii 
h Venus et a Cupidon. Le pavot est encore un attribiil^'' 
Proserpine. 

Paysans. Latone, fuyant les persecutions de Junon, 
passa sur le Lord d un marais ou des paysans travail loient 
h la terre. EUe leur demanda, pour se rafraichir, un pea 
d'eau, qu'ils lui refusferent. Latone, pour les punir^obtint 
de Jupiter qu'ils fussent mdlamorpboses en ^grenouilles. 

Peau de lion, voy. Hercule ^ Adrastt, De bceufs, 
voy. Orion. De serpent, voy. Python. De tigre, voy. 
JBacc/jantes.Enflees, voy.i?oIe. De sanglier, \oy, Adrtute^ 

Pecunia , dcesse de I'argent monnoye. 

Pedase , fils de Bucolion et de la nyropbe Abarbar^e. 
^'e'toit aussi le nom d'un des chevaux d'Achille. 

PiDKE, Els oaturel d'AnttSuor, tue au si^ge de Trois 
par Meg&s. 

Pedile , la meme que Pasitboe , une des Hyades. 



PEL 35 J 

loit ce horn a Diane, parce qu'elle pr^sidoU h touit ce 
lert a les nourrir. 

^GASE, montagne et ville de Thessalle. C'cst aussi I&- 
•du cheval ail^ qui naquit du sang de Mcduse , lorsqufl 
ee coupa la t^te k cette Gorgone. En naissant il firappa^ 
»ied contre terre, et fit jaillir une foDtaine, .qui fiit 
ilde Hippocrdne. Il habitoit les monts Parnasse, H&- 
I et Pief ius , et paissoit sur les Ix^s d'Hippocr^ne , 
astalie et du Permesse. Persee lemonta pour aller ea 
pte, et pour delivrer Androm^. Bellerophon a'en 
t aussi pour combattre la ChimSre. / 

y eut un autre cheval aile que Pfeptune fit SOTtir de 
rre dun coup dc trident , et que plusi^rs confondenL. 
"P^ase. Voy. Minerve. 

^GASiOES , surnom des Muses , pris de la fontaine qus 
eval Pegase fit jaillir en irappant la terce d'un dc ses. 

9. 

£o££s. Voy. Crenees. 

eLASGESf les plus aQeien» habitans de la GrSce, ainsi 

les de^elasgus, fi!s de Jupiter; d'ou les Grecs en' 

ral sont quelquefois appeles Pelasges. 

txASGiE, surnom de Junon, parce qu*elle eu>it par^ 

ierement r^veree par les Pelasges. 

BLA5G18 ,,sumom de CerSs , pris du culte qui lui ^toit 

u dans un temple hku par PcJasgud. 

6la$cus , fils d'Arcas, d'aiUrcs disent de Jupiter, 

ka l*hospitalite a C^r^s, de qui il apprit I'agriculture. 

ui attribue rinvention de I'arcliitecture. 

y eut an autre Pelasgus , fils de Triopas , qui fat c^ 
s par son respect pour les dieux, en fhonneur det- 
s il fit b^tir plusieurs temples: le plus magnifique fiit. 

de Cerfis. Voy. FeXas^is, 
^LEE , fils d'l^aque , mari de Th^tSs , et {i^re d*Adi^4<. 
sit roi de Jii Phihiolide tn, TheMa^. 



33.4 PEL 

PiuABES , les filles de P^as, Voy. Petias, 

PtuAS , fils de ^Neptune et de la nymphe l^to., U fltt 
ooiurri par une jiiment , et tkvint le plus cruel de tons 
(eg homines. Ayant usui^^ les Etats d'l^son, il immoh 
19 belle-mere h Junon , et fit assassioer 1q fenome et lei 
en&ns d'Eson, exoept6 Jqsoq, qu'on deroba h sa fiirepr; 
et qu'on fit elev^ en secret. Jason , dans la suite , yipt re- 
demander srs l^tats k Pclias , qui n*osa les lid nlnscr : 
wais P^Has engagea ce jeune prince & aller conqoM ki 
ToisoD d'or, espeiant qu*il y p^riroit Jason revint triom- 
phant aveo M^dee , qui punit Pclias de tous ses for&ifsoi 
conseillaQt et en persiiadant a ses propres fiUes de V^ger- 
ger, et de hire bouillir ses menibres dans une ckandi^i 
comme etant uu mojen Kiecessaire de parvenir h I'eflfet dl 
\it fromesse qu'eHe leur a wit £dte de le ra jeunir. Ges fiUet 
se nommoient Ampbinome, J^iVadne et Pelopee. Lev 
pceur Alcestb ou Alceste, nioins credule qu'elles, ne wit 
aucupe part a cetle horrible execution. 

XiH lance dout Pallas fit presejQtt k Pelee le jour cle ses 
iioce^ ayoit le nom de Pelias, Dans la suite , Achille seal 
put sen servir. Chiron I'uvoit faite d'un morceau defirSne 
Cuei'U sur le niont P^lion. Ovide desire aussi le vaisseau 
des Argonautes fpr Peilias arhoVy parce qu'il avoit eld 
fait du bois coup^ sur le raoni Potion. 

Peudes ou PeleIl'S herds, Achille, fib de Felee. 

PBLI05, I'uue dcs montagnes de Thessalie, que let 
f^tms. entasscrcnt pour esoalader le ciel. 

Peilen^a ou PEiLLEMs, Diane, adorec a Fellent, vilU 
d'Achaie. 

Pej^loniA , dcesse dout les Romaitns imploFoient le se-. 
tours pour chnaser les ennemis. 

P^LorEE. Voy. Egisthe. 

PiaLOPUA viDG , Iphironie , arri^ - P^^ ~ fiUi ^ 



PEN 355 

PiiOPiDES , Atrce pt Thyeste , peiits-fils cte P^lops. On 
• aiissi appple P«'lopid( s ccuk qui leur lessenibloicnt par 
les crimes; d'ou I'adjectif Pelopcius pour sceleratus, 

PiLOPXES , £^tes c|u on celebroit dans I'^lide en I'liooh' 
aeor de P^ops , celui des heros ou demi - dieux (^ dfSbif 
(ID pins grande Tdneration cbex les Grecs. 

Peloposese, celebre presqu'ile au miiiea de U GrtoSf 
dont elle laisoit partie, aiusi appeiee du nom de Peloptf 
un de 868 anoiens rois. 

Pelops, fi]s de Tantele. Son pire ayant nn jour re^ 
les diem dies lui , leur senrit les membres de Pelops pour 
tout oMrts. C^rds , mouraiit de faun , eo mangea une ipaole, 
au lieu de laquelie Jupiter lui en donna une d'ivoire, 
^quand il eat rassemble ses membres pour les ranimer. 
Felops epousa Hippodamie , ap:^ avoir v(dn<ai OEnomaiis, 
p^e de cette princesae , et donna son nom au Piflopoa^ i 
dont il se rendit maitre. Voy. Arca$, Atree, Teree. ' 

PiLOBiES , f(§tes thessaliennes qui resseOiblojent beau« 
coup aux Satumales des Romains. 

Pelotoh DEFiL.yoj. Ariane, Thesee, Miilofaurt, 
Parijues. 

Peb ou Pevitirus, i^ie des diyinites des Gaulois. Oq 
eroit que c'^toit le m^me que Jupitw; quelqoes-uns 
pensent que e'etoit Pan. 

PE9ATES ou Labes , dlcux domestiques et particuliers 
k chaque famille et h, chaque maison. On en pla9oit ordi- 
tturement les simulacres aupr6s des foyers, oil on leuc 
rendoit un culte fort religieux. Voy. Lara , Lares et La- 
ruitde. 

Pebatigeo, c'esl4-dire, qui emporte ses dieux Penates', 
sumom d'^nee. 

Fissiz^ fleuve de Thessalie. Ge fut sur ses bord« que 
Bapba^ fht ehaii^ en laurier. 

PjssaA ou PiNEis, Oaphnd, GilVe dn.il«oxt'SidHt« 



356 PEN 

PERiliE, un des cincj capitaines grecsqui coDduisirem 
les Beotiens au siege de Troie. U y tua Lycon, Coroebei 
Iliooee, fils de Phorbas, ct tomba k son tour soiu les coupi 
jde Polydamas. 

Peselope, fille dlcarius et de P^rib^e ,. et femme 
d'Ulysse. Pour se defivrer de riinportanite de ceux qui 
Touloient la seduire pendant que son mari etoit au siege 
de Troie , elle s'engagea d'epouser celni qui tendrolt Tare 
qui n'etoit connu que d'Ulysse. Pas un seul ne put en 
▼enir k bout; et comme ils la prcssoient fortement, elle 
leur promit de se declarer apr^s avoir acheve une pi^ 
de toile qu*elle travaiUoit. Mais elle defaisoit la nuit ce 
qu*elle avoit fait pendant le jour, et les amusa par toutes 
sortes d'artifioes jusqu'k Varrivee de son mari, qui les 
massacra tous. Gn la regarde comme la plus Tertuense 
fismme d^ Tautiquite fkbuleuse. Ovid, Horn. Yoy. Icarius^ 

Pebetbalzs nil , les Penates. 

PisiE , ddease de la pauvrcte. 

pEsnros ou Pennusus. Voy. Peri, 

Pentapylon, c'cst-i-dir.- , (jui a cin(j j:ortes. On don- 
noit ce nom au temple de Jupiter-^rb if rator, d Rome. 

Penth]&e, roi de Thebes, fils d'Echion et d'Agave. Il 
meprisoit si fort les dieux, qu'au lieu d'aller au-devant 
de Bacchus qui passoit par ses Etats , il commanda qu od 
le lui aroenat pieds et mains lies. Bacchus prit la forme 
tt'Acate, I'un de ses pilotes; et lorsqu'il fiit en prison, il 
en sortit sans ^tre vu , et inspira une telle furcur a la &- 
mil'le royale. qu'elle mit ce prince en pieces, 

II y eut une reine de ce nom, fille de Cadmiu et d'Her* 
xnione. 

PfiSTBESitiE, fille de Mars, reine de^ Amazones. Apet 
avoir donne plusieurs marques de valeufj elle HeU tui^ft 
dfvaot Troie 



PER 357 

PE5tJS. Les RomaiDS donnoieiit cc nom an sauctuuii^ 
(du temple de Vesla. 

Peon, medecin qui guerit Pluton dc la Llcssure qu'IIer- 
cule lui avoit faite. Il y ea a qui croient que Peoii est uxl 
surnom d'ApoUon. 

PeHiUS et Pepll'm. On Domiooit ainsi une longue roLe, 
doDt on ornoLt la statue de Minerve et ceiles des autres 
dieux. 

PinANNA , la roeme qu'Anaa-Pdcenna» ^ 

Pebdix. Voy. Acale. 

Pin^HATiEs. Voy. Pherephafe, 

Pebfica, deesse inf&me, rdvei^e k Rome; 

PebgAme. On appelolt aiosi Troie, k cause dune^'ddf 
ses tours nominee Pergame. ll y eut aussi un^ ville de ce 
nom dans la Troade, ou plutot dans la Mysie, cel^brr 
par le ^le qu'on y rendoit h. Esculape, parce quil y 
aToit exerc^ la medecine. 

Pergasie ou Pebg^ , suraom de Diane ,. adotee k- 
Perge, ville de Pamphylia, 

PERors, lac de Sicile, sur les bords duquel Pluton. 
enleva Proserpine. « 

P£bib^, fcmme de Xelamon. Alcathoiis , p^re de cetto 
princesse, s'etant aper^u que Telamon avoit cu commeiTe- 
avcc elle avant son mariage , ordonna k un de ses gardes 
de la Jeter dans la nier; et Telamon prit la fiiite. Le garde, 
qui CD. eut compassion, au lieu de la noyer, la vendit 
EHe fut conduite a Salamine , ou elle retrouva Telamon } 
et accoucbi d'Ajax. Quelques-uns disent quo cc fut it 
Thesee qu'on la vciidit, et qu'elant arriv^ h Salaroine, 
ce prince, louche de ses pleurs, la rendit h Telamon.. 
But. 

Il y eut encore one autre Piribee, fille du g^ant Exw. 
lymedon. Neptune lepousa, et en eulIi(o\i%\ibL&u^^^«.^ 



358 PER 

d'Aldno^ P^rib^ 6toit ana»i ud aaroora de P^B^ope, 
ec le nom de sa m^re. 

P:^]tici05iU9 , surnom de Baocbus , Sbniab de dem 
IDOtt grecs, Tun descj^uets signifie ^^app^ de raisin, 

PebiciiYMEre , fils de N^lee. H re^t de lYcptime, son 
aicnl f le pouvoir de se transfbmier en tOHt ce qti'3 voa- 
droiL Hercule le taa , lorsquHl le troava sons la figue 
d*un aigle , ou , selop d'autres , d'une moucbew Te^< 
Achelous , Crinise et Vertiimne^ 

PERiEiiis, 6ls d'Eole, regna dans la Bleasfoie. 

PEniaoNE, fiile du geant Sinnis, que Thes^ eponsa 
vpvH avoir tue oe Lrlgand. 11 en eut un fils nowmi M^a* 
oippa^ 

Vi.Kiu.'E, fameux 8>*».isan, pour seconder la fixrcordt 
Phakuis , inventa un tanreau d airain dans leqnel on en- 
fenaaoit un raalheureux <|ui, nnmrant cruelleni^nt ptt 
I'ardeur du feu qu'on allunioit dessous , )eibit des. oris 
qui, abrtant de celte horrible machine, ressembloient am 
ineugtemens dNin boeuf. Cc fut sur lui que Pbalari* fil 
\!essai de ce supplioe. Plin. Ovid, Prpsp.^ etc, 

Perimede, fanseuse magicienne. 

l^nuMiLE, fille d'Hippodanias. Elle fut jett^ dans la 
pier, et changt^e eo ile, parce qu*elle avoit rcpondu ^ la 
teudresse d'Ach^loiis. 

PrnnJA, femme e^yptlennc, qui la premiere repr^ 
senta en broderie Minerve assise : d'ow Yint la coutunie 
de donner cette attitude aux statues de la dc'esse, qui 
pour cela etoit elle-m^me surnommee Perina, 

Periphalues , fiStes en riionneiu: de Priape. On les 
nomnioit aussi Pfaalliques et Phallago^ies. 

Periphas , roi d'Athenes. Il se fit tellement auner dl 
son pcuple , qu*il fut adoi*^ coinnie Jupiter ; ce qui irriti 
si fort c^liii-ci, q^vVW Nou^.uX\fe lv>\x!^o^^x\us3»sk k^^Ssa 



I 



PER 35g 

interceda pour lui, et obtint qu'il fut motamorpliose en 
aigle, dont Jiipitor ae sorvoit poiir tiavrrser Ics airs. 

Un Grec de la suite de PyrrLus au siege de Troie se 
nommoit Periphas. G'etoit aussi le Dom d'uD des fila 
d*£gyptu8» 

PiBiPH±TE on pEATPHATfi, gcant feroce qui assassinoit 
les passans, et se nourrissoit de chair liumaiQe. Tbcsee 
le combattitf le tua, et dispersa ses o« dans les casnpagucs 
d*]^pidaure. Voy. Corynete, 

Pebistebe. Cupidon fit un jour gageure tvec Venus 
& qui auroit cueilli le plus de fleurs en une hcure da 
temps. La nymphe Perist^ parut tout dun coup, et la 
joignit k Venus; ce (pii le fit perdre. Cupidon, pique | 
ni^inorpbosa cette nympbe en colombe* 

Pebmssse, fleuve qui prend sa source an pled du mont 
Helicon. II etoit consacr^ aux Muses et a ApoUon. 

PiBO , fille d& Ncl^e et de Cblorb. Son pfere ayant dd- 
clar^ qu il ne la donneroit en ifiariage qu'a celui qui aut 
roit enlev^ les bceufi d'Hercule, son ennemi , pour lui en 
fiure pr^nt, fiias, fils d'Amytbaon, lentreprit, en Tint 
k bouf , et dpousa P^o. 

"PxxmtsEf bourg de Phrygie, ou Ton dit que Pftris 
jogea ks d^ses. Voy* Pdris. 

Febbb^us, c'est-d-dire, Thessalien, Chride d^gnd 
par cette expression la patrie de Caeneus, ttne contrce dfl 
la iTheasalie habitue par les Perrb^bes. 

Pebsa, Pebs^ ou PsBsiis, fille de TOotfan et da 
T^ys.>^ Soleil I'epousa , et en eut £^t^, Pers^, Circd 
c: Pasipba& 

Pebs^A) plante bonor^e par les £gypUens d'on culti 
presque aussi religieux que'le lotus. 

PsBsiE, fils de Jupiter et de Danad. Acrise, p^re do 
DanaO) ayant appris de Toracle qu'il p^iroit de la main 
de 90D peut-BIa, Bt eD/ermer Dftnae, sa 6A« >aiv:^^^Aao!^ 



36o PES . ^ . ., . _ J 

une tonr <i*ainm "aVee i4iolntioii de ne jaiiMlf Ik itiAim 
Jupit^ descendh dans eette tonr en ploie d*oe. Aamt 1 
informd que Dana^ itoit eooeinte, la fit expoan lir h-l 
mer. Elle se sanva , et se tetira cLer Poljdeeie, o& Vm .1 
eut soin d'elle et de son enfimt, qui fat Domini Pank I 
Cehii-ci ctfint dcrentt grand, olHmt 1e boadier di 1^ 1 
nerve, avec le seooursdaquel il fit pluaicurt beUn *■ I 
tions, doDt les druz plus faincases fnrent d*avoir ONU] 
la tete a Medusa, du sang de laquelle naquit la cbtn 
Pegase; puis, ^nt lnont6 sur ce eheval, d'avoir dMB 
Androm^e d'un numHre marin auqael elle ^oit a^Mi 
see. II m^anrarpliosa ee momtre en rocfaer, en kd ■*'■ 
trant la t^e de Mddnse. A sob retoor, Acrise roainti'M^ 
poser h son pastage ; mab il h tua : cA ayioit appm fil 
(ict Acrlse ^loit son aienl, il en Hit si aillig^, que Jif^l]} 
ker, pour le consoler, lenleva et le nut entre les ooialrf'l 
lations. I 

PERSi^is ou pEASjfiA, H^ate, fiUe de Pers^, Sk 
Soldi , ou du Titan Persia. Yoy. Hecate et Pena. 

PERttPBOiiE. C'est la ro^me que Proserpicie. Toy. I 
sevpine, 

Peks^s, fils du Soleil et dePersa, ajant d^troatl 
frere Eet^s , fut dans la suite tue par Medus , BU deHM 
Voy. Medus, 

11 y eut un autre Pers^, fils dc Pers^e et d'AsAi 
inecle, qui, selon H^odote, donna son nom a la ttll 
dos Perscs. Pline lui uttribiie riuvenlion des fltehef. 

PEnsi^ , un des Titans. I 

Pehtuwda, une des dresses de la volnpte. 

PEr.EMoaTiA , la mSme que Pessinuntia. I 

rcssrauNTE, vilie de Phrygie, c^lebre par le toaM 
fl'/iys, et par le culie de Cyb^le, qui pour oebAl 
surnommee f 'essinuntica ^ ct dont Ic simulacra fiit l4 
l>o £tc a Rome a^ec. %t*tA wjj^wc^CV.'S ^^ . CVc»MSaiu I 



\ 



} 



Q-. 



J 



PHA 36* 

Pessiwbstia ou PEssii'LNTtcA , surnom de Cyb^le* 
Voy. Pessinunte. 

PESxt. Les adciens en avoient fait uae divinite. 

Pet. Voy. Crepitus ventris. 

Peta, ^vinit^ romaine qui pr^sidoit anx dcnuuidetf 
qn0 Von trbit h fiure aiix dieux. 

Petalus, un de ceux qui, a la coar d^ C^pfae'e, YoiH 
hirent atuinter i la vie de Persde. 

Peupuebs. Voy. Helitide&, 

Peca ou Pavoa. Les Remains ea avoieAi £ut one di^t 
vinici. Tite-Live, 

Phac^tis ou P^aotis. Cest It nom ^ la d^etse Sy-i 
rienne , et la mdme qu'Apbadtis. 

Phjea. C'est le nom de la laie de CTOramyoA , to^ pa« 
Th&de. 

Phaaces. Voy. PhiacUfis, 

Ph£CAsxebs, divinity particQli^jnent teviirees par 
ks Ath^iens, qui les nonunoient ain«, parce quW les 
repr^sentoit avec une esp^e de ehaussure qu'ils appe^ 
loient dans leur langue Phaicasion, 

PummvA et Cleta , noms des Grite^ 6Let les Laced£^. 
mbniene, qui n*en admcttoient que deux. 

Pha£to9 ou l^viDAH, fils du Soled et d« Gym^ne^ 
Dans une qucrelle qu'il eut avec ^papbos, 6elui-c> lui 
reprocba qu'il n'etoit pas fills du Soleil, comnie ii stf 
rimaginoit. PLaeton irrit6 , alia s'en plaindr^ 4 Clym&ney 
«a m^re , qu' lui (:0Dseilla d*dUer voir son p^re pour en 
£tre. plus anutCc II entra diui&.le palais du Soieii, Ic 
trouva assis sur sou Urone , ou I'on et ks diftmantt bril- 
loient de toUtes parts. Dds qu'Apollen l'aper9at, il se 
depouiila de ^es rayons , et )ura par ie Styx de lui aocor-; 
der ce qu*il eii^eroit de lui , pour gage de sa tendressa 
paterneYle. Pba^lon lui demanda la conduitfi dfi ^w ^\y«3i 
teukment pepdant tm jowt^ ApoUott §1^ t>Vk vtiukV^VX^^ 

If Jet* de U Fable, \\i 



3()i» PHA" 

qu'ilput pour le detourner de rcite etstteptiie^titi&d 
lul oonfia son cbar arec regret, apres kki aroir dsnuxi 
tuus les rcDtrfg u emeiis n^cessaii'es.- Aniiitot qa'il fot sur 
I'horison , les chevaux , ne connoissttit jMa la main de c$ 
noureao oonducteur, prurent le mors aux dents; de sdrte 
que a'approchant trop de la terre^ tout j etoit htMi par 
I'ardeur du soleil , et que , s en ^bignant trop » lont y p4- 
rissoit par le fipoid. Jupiter ne trouva d*autrB moyen d» 
rem^dier d ce d^sordre qu'en ibudroypnt thnilon , qui 
tomba dans un flente d'lttilie, aiftfuel il hmat sdn nom 
lEHridan, aujourd'bui le Pd. Ses soeursi et Cycaut sotf 
ami , en p^etnr^nt tant , qa'«U^ fiirfcnt lA^taibalrpboate 
en peupliers , leurs larmes en^mbre , et Cjcnpa en <sygn^ 
Ge malbeur covsa on tel d^ngtiUneBt dttis' )e eiei, qd'on 
fut un jour eutier sans soleil. lifUiam, liv, 2. 

Il y eut uu autre Plmeu>n , ftU de Tithon, et pedt-fik 
3'Anrore. 

Les {yjcien, surtout les Grecs, donntent qfiDelqQcfiois k 
pom- do P! aeton au SoIeiL 

PllALTONTlADESOUpHAJ^TO^ITlDES, c'csl-a-dire , i^OfUrt 

'^e Phaeton. Elles sout aussi nommees A^Hades. Yoyi 
Heliades, thoeion. 

Phaltostis volucbis. C'est le cygnequ'Ovide d^igne 
aiiisi , pa ice que Cycnus, ami de Phaeton | aToit its m^ 
taiDorpIiQ&e en cct oiseau. 

PuAi^iTisB. Voy. Helia^, Lampetie. 

P?f AoER^ PiiAiiBrs, ou Pagbus, sorte de poisson doiu 
les i^I^yjitiens avoient fait une divinit& 

??sAG<'9iEs 6u PBAai!siP06tES , €&tei en Tlioiinear 'dt 
Bf^ccb.i< , ainsi appel^ des ezc^ de table qa'on y fiusoit 

Ph a 1 ^ us. Voy. P.h a^, 

Pti A r,?: XX y frfere tf XtwiVmi^, ^%\V» \ktv\ «i coin parti' 
<.u)li^\ i\y} >?nr edtacMioii^ m%\%^\Qi^w^^^^\;t^«» 



I e 



PHA 303 

dissent mal, et qu'ils eiissout con^ii Tun pour i'aiitre une 
passion crimiDcllo , elle Ics metaiiKupljosa en vipci-cs. 

Phalabis, cruel tyran d'Agiigenle. Voy. Ferille. 

Phai^bb, tils d'AIfx>ii , et anii de Jaaoa. hsi AtheDioii 
lui decern^nt des bonneurs divins. 

pHAUlQiriS et FttA&LAoOAiES. Voy. Periphallies, 

Pballophobes. On nommoit ainsi ceux qui , dans leg 
fSltes de Priape et d'OsiHs, portoient U figure infione da 
Phallus. 

Phallus, un des qualre principaax dieox^de rimpa-: 
rete. Lea trais autres i^toieot, Vx^aj^ , Baochns et Mercure. 
Les deesses in£Simes qu'on ne rougissoit pas d'ad<Mrer-, 
■^cmetit-eD plus grand nombro : Y^nus, Cotyto, Parfica,^' 
Prenia, Pcrtandaf.Lubentie, Yolupie, etc. 

PHALoi, nympbe, fille du ileuve LyriSf ayoit ite 
promise k oelui qm la deliVitaioit d'kin moQstre ail^. Un 
jieune homiBe, appel^ ifeiaate, s'oflHt de fe toer, et j 
reusstt ; mais il mounit arant son roariage. PLaloe yeiia 
tant da larmes, que les dienx, touches de sa douleur, la 
chang^ent en fbntaine) dont les eaux, sortant d'una 
aottice enviioiinee de cjpr^y te mdl^ent avec celles da 
fleuye Lyris, son p^re, mais de manikc.^'on pouvoif 
Les reconnoitre par leur amertume. 

PhAm OfES y les mSmes que les Pammi]^^ 

Phak^ta ou PhA5i:us , divinite adc^K^ piir les Grecs. 
Quelqties-uns croicnt que c'cst le f oleil. 
' Phastase , un des fils du ^'ommeil* 

Phaon, jeuue Lesbien, qui, ajant re^u de Venus un 
vase plein de parfums , sen servit pour se reodre le plus 
l>eau des hommes. 11 est ccl«brc par la passiou que Sapho 
eut pour lui. 

PuABETBATA DEA, c'<*st-k-dire , ia dsesse 4|iii porte uii 
earquois : c'est Diane. 

Pbamia suybbca, c'a«t-A«diie, laqenUsi dt'PVor^k*. 



que * ■pprocnani irop oe la itm , loni 
rK(i«ir(lu>o1«l,«t que,*'eD ^loigDiDt 
lisioii par le froid. Jiipilcr ne ikuti d 
temJdier i cc ditoiice qu'eo foudrojra 
iDiuba dnu iln flcnT« d'lulie, aiiqurl i 
Eridaii, aiijourd'hui le PA. Sei aoeun, 
■mi , en ptmiircat tanl , qn'cllra brcot 
FD peupliers, leun laime* en ambre , et t 
Ge malheut coom db id dtnngeiiiMil di 
fut un joiiT enlicr •am aokil. MAam. Ii'v 

II J em uii auin VhaHoa , fiU de Till 
B' Aurora. 

Les focie^, janoui let Greo, donim 
noiu-di! P.' aa\oo au SoIeiL 

PlM^TCNTIAUESOUpHUftO^TIDU.cV 

'3t Phaelo-.i. Ellea soul aussi nomoiiea 

PiLiLToarB VOLCCBH. C'est tecfgnec 
aiiisi , jiaice que Cycnui, uni da Pha^Ui 



PHE ^^5 

Pli«?nix, Pbryxus el Teucs, accuses d« la ni^nie iiia- 
D ere. 

Phegee, roi d'Arcadic, rc^nt Jnis sa rour Alrnicon , 
qui, agite des Furies pour avoir tuc sa mere IripLylo, 
^toit veiiu chez ce prince daus I'espcrance cju'i! y trouve- 
roit du soulagement h son iral. Plicgee lui rend it tous Ics 
bons offices qu'il en pouvoit csperer, et lui fit cpouser sa 
fiUe Alpjidsibee. Alcmeon donna ii sa uouvelle epouse le 
collier qui, ayant 4lc si fuucste k la maison d'Aniphia- 
raiis , ne le fut pas moins h celle de Pliegee. ApoUodore 
jdounc a la fiUe de Plu'-g^c Ic uom d'ArsipofS. Voy. Ale-- 
meon, 

Phegi'* , Alplicsibe'e , Cllc de Phcgec. 

PH^GOi^y le m6inc que feail-Pcpr, 

FH^osot , u|ic des sibylles. Op dit qnp ce f)it la pre- 
miere prctressc qui nodit des oracl.?s dans le temple 
d' Apollo n a DelpLes, cfqu'elleinveuta les vers L^roiques. 
Piin. Stiah. Luc. Voy. Pancthee. 

Phesix , fils d'Amyntor. Ayant 616 fausscmenf accusd 
par une concubine de son p^re, d' avoir attcnte' k son 
liouneur, on lui fit crcrer les ycux : mais Chiron le cen- 
taurc le gucrit , et l\ii douiia la coP^te d'Achille , aveo 
qui il alia au si^ge de Troie, On lui qttribae rinvention 
ides lettftt grecques: .^^ 

U 7 eat on autre Phenix, fils d'Agenor, qtii, n'ayant 
point trouTi sa soeur Europe qu'ii ^o|t alle cLcrcLer, 
quand Jupiter Tei^ enlevec , se fixa dans upe comtrcc des 
cojes Qrie^iale^ d^^ Mediterrance, a laquelle \\ dpnua 
son nom. 

C'est aussi le nomi d'un cisean fiibulcux , dont Ics 
£gypticns avoient fiiil unje diviniuL On coiitoit de cct 
oiseau qu'il etoit d'uue beaule admirable, upicjue dans 
loute la nature, etc. 

PuinicLUSf Bis d'JIarmonide , coi»limsv5 V^n^vsakmw- 



PnAis, ppDCe dc It Ct- 
pu niulre gensiblc, m^n. 
iiaas U Cotcliide , et ■• jellr 

PnAVATB, drttK (doitu 
c'rtl li mtox que CjUk. 



ilr li CoLcliida, iA coale |_ 

Cini. 

pBAtn , flmra da li Colrlr 
FsiAcn) on Priigcnp' 

daConTn.cdttmdaa li^ 




poai nippoUtc. G's ie Iti 



PHE zca 

PL^iiz, PLryxus el Teucs, accuses d« la ni6nie lua- 
oiere. 

Pflioi^E, roi (TArcadic, rc^iit dans sa cour Alrnicon, 
qui, agile des Furies pour avoir luc sa mere l.ripl.-ylo, 
^toit veuu chcz ce prince dans Tespcrance qu'i! y trouve- 
roit du soulagemcnt a son iral. Pi: ogee lui rrndit tous Ics 
bons offices cp'il en pouvoil espercr, el lui fit cpouser sa 
Bile Alphdsibee. Alcmeon doiuia a sa uouvcUe e|>ouse le 
collier qui, ayanl etc si fuueste k la maison d'Auipliiu- 
raus , ne le fut pas moios h celle de Pliegde. ApoUodore 
dounc u la fille dc Plu'gic Ic uoni d'Arsipof^. Voy. Alc" 
meon, 

Phegi^ , AlpIicsiLe'e, £IIe de Phcg^e. 

Ph^goq, le mcme que fiaiUPcpr, 

VutMOSot , u|ic des sibylles. Op dit qiip ce f^l !» pre* 
micrc prctrcssc qui nodit des oracbs dans le temple 
rApollonuDelpLes, c^qu'elleinveuta Ics yers heroitjues. 
Piin. Stiah. Luc. Voy. Panothee. 

PHE5IX , fils d'Amyutor. Ayant 6l6 fau^scmeni accusS 
par une concubine dc son p^re, d'avoir attrntc h. son 
lioiineur, on lui fit crcrer Ics ycux : mais Chiron le cen- 
Uiurc le gueril , el l\ii douiia la collate d'Achille , avec 
]ui fl alia au si^ge de Troie. On lui qtlribue rinveutioa 
des lettnt grecques: "^^ 

U y eat an autre Phenix, fils d'Agenor , qni , n'ayanl 
ppiut trouvd sa soeur Europe qu'U dtott alle clierclicr, 
juand Jupiter Teiu cnlevce, se fijca dans une contrcc des 
cofes Qrie^iales de4a Mediterrance, a luqucUe il dpnua 
ion nom. 

0*681 aussi le mom d'un ciseau fiibulcux , doni les 
£gypiien8 avoient fait une dlviuild. On cojitoil de cct 
Uttcau qu'il ^toil d'uuc beaulc admirable ^ uqique dans 
UwCe la nature, etc 

Pii£iii^LUs, Bin d*JIurmoni(\e , cou«lru\s\t' \e% n^^«&^^^ 



3fi6 PHI 

sur lesquels Pdris alia a Sparte, d'oii W enlevj Helcne. 

C'est de la qii'Ovide donne le nom de PherecUa /rcta I 

la zner J^gee , que PAris travena. 

Pher^phate. Gest un nom de Proierpiiie^en IIka* 

near de qui II y avoit des l^tes nonuneea aussi Phvi- 

phaties. 

PHEUE.S , p6re d'Admeie , Soona son nom a mie viile 

de la Tbcssalie. 

PH^.ii£TiAD£». C'est Adm^te, fils de Plier^ j 

Phkhusb f njmphe , fiiie de Ndree et dt Doris. ) 

PuidipM, petli-fils d'Hercule, un des capitaines greci ; 

au siege de Troie. ; 

t 

Philaceia. C'est Laodamie, femme de Prot^sQaSf le j. 

premier des priuces grecs qui ddiarqaa devant TVoie. E 

EUe etoit ainsi surnommee de Philace , Tille de Thes- || 
salie. 

> Phclammott, fils d'Apollon et de CLion^, poete et ma- 
sicien , antericur k Hom^. 

pHaABQUE , keros grec k qui on rendit des honncnrs 
divins. 

PuiL£E , fils d'Augias , fut exili^ par son p&*e , paroe 
qiill avoit desapprouvc son injustice envers Hera&le. 
Cclui-ci setant venge d'Augias, donna son tr6ne i 
Phiiec. ^i* 

Phil^ov. Voy. Baucis, 

Philesius, c'estr-li-dire , aimable^ sumom d*ApoIlon. 

PHiiiTO. Voy. Hyades, 

Phiua , une des divinites des Grecs. C'^toit I'Amitic. 

C'est aussi le nom d'une o'es nymplies. qui eurent soin 
'de I'cducation de BaccLua dans I'ile de Naxos. 

Phillis. Voy. PhyUis. 
*^ ^HiLLONE, tine des fenunes d'Hercule, Yoj, EcKiM- 

^ifU III! 



P H I 3^; 

PmrxTniDts ou PHiLTRiDts, c cst-^-(Iirc , /i/.< de V Wi- 
ly rt. G'cst Chiron. 

Philoctete, fits de Poeaa el compagnon d'llfunl-, 
Celui-d, tout pr^ de mourir, Uii ordoona d'enfetittf r 
ses flcclies dans sa tomhe, et le fit jurer de ne jamais di'v 
couvrir le lieu die sa sepulture : il lid do&na en niSiuc 
temps scs annes teintes du sang de rhydr(\ Les Grocs 
ayant appris par I'oraclc qu'on ne prendroit jamais Ti oi(; 
sans les flecLes d'Hercurc , Philoct6te , pour u'etrc pns 
][larjure, frappa du pied \k Tendrolt dutombeau ou elies 
ctoient enfcrmees : mais il ne viola pas moins son scr- 
ineDt ; ct potir punition , lorsqu'il se fat embarque avee 
les GrecSyiil laissa tombcr una de ces (leches sur le m^me 
piod doDt U avoit frappe la teite. L'infectido de sa plaie 
devint luentot si gruode , que les Grecs , ne la pouvant 
supporter, rabartdoonirent dans Tile de Lemnos. Gepen- 
dantf apr^ la mortd*Acbille,iUfiirent obliges de recourir 
h lui ; mais , indigne de llnjure qu'on hii avoit faitc , il cut 
bico de la peine a se rendre & leurs pri&res. On dii qu'il 
cut beaucovp de part h. la mort de PAris ; qn'il fiit du 
nombre de ceux^ns lesquela Trbie ne pouvoit 6tre prise ; 
0t q» ayant refnse d'y allci <, l3lyaK VavMt cherche , ct 
Tavoit cootraibt do panir arec lui. 

PuiLOCTVS J fils de VtilCaixk 

PBi|.O0AMiE^ fille de Danafis, ^poiiM HtoOHiv, de qui 
elie eut un fils nomme Pilaris. 

PfliLODiAE, fille d'luackus, et mhte. de Pboeb^ et 
d'Uaire. 

PHILOLAUS9 c'ost-2hHlire , ^ui aime le peuple. Sous ce 
nom Escnlfipe e'toit revere coknma un dieu. C'ctoit aussi 
le nonrd'nn des fiJi.de MiaosetdeBaria, qui fut immole 
par JKicul^ 

PHOOHtAB, fille de Pandbn, roi d'Atk^M. T^^ 
atiini celte pi incejise danii scs pit ges , pvvu \\\\ ^qi^'^'vl V^. 



langM ft rcntoniiL PljUoiniJfi 

ee y»t Tbtw tiu »'oi[ 6ii , ol I'einoji 4 Ptogni « 
bmnie de Tirte. Ptognd rinl i U Wle d'lUic tnjii| 
(emmn, le jooi dc la fS'e del orgio , di3i(nr Fhili 
de H priND I puii die &l li Tirie an {alia ieuBim 
Gla Itji. Aprfa qn'il autbien iniiige,clk jeui 
la tkia (!■ I'ent^t. Ce prinoe , s'ltlaDt rait 
dc poiimiivte la femiaB , ct dc to Ukt, fiit 
' [>l)09^en £pcr\'icr, Pn>t^d eDliiruwtelle.Plulinid 
tOBSgnol , at lljB eii faisau. Voy, jflri, Pil^ 

pHit,o»nBli,*'e8t-k-dirc, 15111 ninu: iMenjiiui 
Ue Diana. 

PuiLoiOHi, KDonde fcnimc de Cycniii.af" 
una passioo crinuuellfl pour T.!nA» uu Tcaiis,qinl! 
nm ivnlt ca dd >a [smiiBie fumine, esst^a imiltli 
do I'engager S j repondrt. OulrJe de di^pil, ellei'i 
■uptla de >0D nUri d'svoir rcmla I'lnaolier. Cytf 
Icop crrdule, njanl aDuilol fait cnfermei 
un coDie,!* fit jMet dinslo iner;niais TJcpl 
en CUE ioiii,n 1c Gl aLardeidans use ile oil il r^*i 
<|ui I'nl ikcpuu appelee T£ii jdos. 

l'uii.o»oiHiE , ujmphe de ta laite de DiiKi 
^oiiSB H^riJemciU MArs^ de 7111 eUa eul 
lempj dEiii Bttaos , Panha^ 
rb,f..;ii,. 

Pni!,rai, fiUe de I'Ocoan. Eile ftil fori 
iiirne. Fihde les njaiil surptis in,=L-nihle,5BlunieM 
morplioso en Ebevnl pour E'ecfnu' plus viu 
an cut tont dc bDnte,i]u'EUe alia Eirer sur 1b 
oil eIIc ocniucts du oeninurLr CliitaD. Elle a. 
rcur d'avoir mit au monde as uionttre , qu'eUf J 
il'«tre mdlauioiulioaii: en tilkuL ViVi/. GuDrc.i.J 
.0^ ■ ...■ . .... f. 



PTIL 3^ 

PniLTREics HEROS. C'f'st Cliiron, fi!s de Pliiljre. 

pHif-TBiuES. Vo}'. riiillyrides. 

Phin#x , roi de Thrace , fils d'Ai^enor , et mari de 
ClcopStre , fille de Boree , de laqiiclle il eut deux fils. 
A|.rtiS I'aToir repudiee, il dpoosa une autre femme, qiiil 
oondanma k perdre la vie, parce qii'op Tacciisa d'avoir 
cu des iatelligences avec ses cufans, auxquels il Qt crever 
letf yraz. Mais Bor^e veaigea rinnocence de ses petits-fils 
eo rendant aveugle Pliin^e, qui obtiiit pour toute couso- 
lation la oonooissaiice de I'avenir. jCe fut aussi pour le 
|>aDir qoe Junon et Neptune envoj^ut les Harpies , 
qilj par leuis ordures g&toient les viandes sur sa tabic; ce 
^l4 dura jnsqu'A ce que Z^tis et Caiais vinrent cliasscr 
ces moDstres. ^^oll. Vat Fl. 

Il y eut un autre PLin^e que Persde cbangea en pierre 
«Tec tons ses compagnODS, en leur montrant la tete de 
Meduse, paroe que ce roi pretendoil epouser Andromc^e 
prpmlse 4 Persee. Ovid, Metam, 

Ovide parle encore d'un autre PLinee, qui fut change 
en oiseau. Met I. 7. 

^hlBgethuh, un des fleuves des enfers. 

Phlegok, c'e8t-2t-dire , hrulant; n^m d'un des quatre 
cLcvanx du Soleil. 

PuLioaAij^ilie dc Mac6doine, ou 1*011 pretendoit que 
les ;^<tns ayoient combattu centre les dicux. 

rHrEGT\8, fils de.Mars, roi des Lapitlies, et pcre 
d'luon, Ajant su que sa 6Iic Ck>ronis avoit ct^ insnltcc 
pur A]X)lIon, il alia mcttrc le feu au temple de cc dicii , 
qui !s tun a coups de fl^clies, et le prdcipita dans les en- 
fci-s , on il fut condamne h demeurer ^ternellement sons 
nn gi'and rocher, qui , paroissant toujours pr^ a tonibcr, 
lui caiisoit une frayenr continncUe. 

ymdfiTCJiss ou Phlegyes y descendant • <UilJViVi^'5««»> 



370 PHO 

fm ent si imples , que Neptiuie les fit toiu p^r par uii 

(Idlu^e. 

Phlias, fils de Bacchus, fat un des Argonautn. 

PiiOBETon , 61s du Somxneil , dteu des songes efirajani 

Phobos, c'est-k-dirc, peur. Voy. Peur. 

Phoc£us , ou PiiocEVs, PyUde, fils de Strophius, roi 
dc la Pliocide. G etoil aussi uu des capitaioes des uoapa 
dc Cyzique, qiii fut tuc par Telamon. 

Phocide, petite r^on de la Grece, enttQ I'Attiqiieet 
la Bootie , ou (st Ic moot Parnasse. 

Phocus, fils d'lllaque et de la Ncreidc Psammate^ 
joiiant un jour avec Pelee et Telamon , aes deux firdres da 
premier lit, le palet de lelamon lui CHSsa la t£te. J^iof, 
informs de cot accideut, condanma ces jeuiies princes i 
un cxil ^terncl. 

Phogob , Ic tn^me que Bnal-P^r. • 

PiiGEBAs , cVst-h-dirc , inspiree par Phaehits, Oo Job- 
iu)it quclqucfois CO nom aux prfitresses d'Apollou. 

PiioKBE ou Diane. Voy. Diane. 

La soeiir d'llaire se nonimoit aussi Ptioehc. 

Proi-:bbius ales, I'oiseau du Pliebus : c'est le corLeao. 

riiOEOEius jXJVESis , Ic mome que PHceaioE^f a. 

PiioEBicESA, c'est -&- dire , fils de Phoebus. Vii^!« 
domic ce nom h. Ksculr.pc. 

PiicEBUs ou Apoi.lon. Txs po^itcs dcsi^Bcrit souTenll? 
Solril par Ic nom dc Plicebus. Qnand Ovide pnile Jr I'.ii 
ct de I'autrc Phoebus, nUoauePhceho^ccln doil s'eiiteii J' I 
du solril levant et du soleil coucbant. Voy. yipollon. 

Piioi:MO.\OE. Voy. Phemonoe. 

1*iioi:nfssa , Didon, origlnaiie dc la Plicuicie. 

I'mohmx. Voy. Plieuix. 

I'HOLOK , n)ontafi;ne de la Thessilie , ctoit Ic scjour pi- 
ilinair.' d<;s (^enUjuris. 

C tioil au&bi Ve noiu d\vwe cwX^n^ t\<fe\viv« ^Habile br> 



PHO 371 

, dont l^nee fit preseiit u Sergeste. Une Juineut 
nete 6toit encore nominee Plioloe. 
[OLUS, Van des principaux centaiures, qui eurent 
lie avee )es Lapitbes, et qu'HercoIe d^t aux noces 
podamie ; mais il traita Bnmainement Pkolns , qui 
Oit ftufrdbh.donite rhospitaHt^ Yirgile dit qu'il fiit 
»mxiie leg autres. 

lOBBAs, faliineiix brigand qa'ApolIon tna d^uA coup 
ing. 

fils afne de Priam se no^nxtioit tnisi Photbas. II fui^ 
kr M^neks. 

y eut plusieurs bergers de ce nom. 
lORCUs, Phobcys ouPffOnCmiis, fits de Heptune ct 
nympbe Tboosa, et ph« des Gorgonies et des Gr^.9k 
it roi des lies de Sardaigne et de Corse. Ayant ^1^ 
11, detrone et accabl^ par Atlas, il fnt cbang^.en 
mariD , et revere comme le cbef des l^ritonset des 
i divinites subalteiiies de la mer, que les poctcs 
icnt lechceur de Pboicus, chonu J*harci, et earer- 
Pkorcu 

loncTADES. On donnoit ce nom attz Gorgones, 
qu'elles etoi^t filles de Phoreys. 
lOBCTDEs-sonciiESy Its scEWB filles iiPhtrcys, Voy. 
'• 

lOBcrais I M^duse , filh de Pboreus. 
roBGYs. Voy. "Phorcus. 

torcys est encore un nom patronimique, le mtoie 
^horcynis, 

[OBOidE, fils d'Intfcbns, et roi d^Argos. Il fat prii 
arbitre dans un difi^ient qcd s'^oit ^y6 entrc 
a et Keptune. On dit qu'il fat le premier qui apprit 
lommes k vivre en soctefd 

lOKovinkSf le fleuve Inatliuar, f|OLe c|^tV^%-^Q^'^ 
Us de Pb&ton^, 



37a PHR . *■■; 

PBonoHis', lo , soeur de Phoron^. 

Pbosfhoiie , c'est-2i-dire , qui parte la Iwniite, QuA* 
quesr-uns donneDt ce Dom a la ddesse Atd G*est aa^ od* . 
lui dc Lucifer, I'^ile de Yeous et uu siiniom deDianet 
.Voy. Facelina, 

PHRTGtE, fille de Cecrops, domia son nom k naa 
.contr^ de I'Asie mineurei cel^bre par le cuUe de Gyb^le^ 
l^iii est quelquefois appel^e Mater Phry^ia, la M^ 
Phrygienne. On nommoit aussi Phrygie Tendroit. da 
moot QEta ou Hercule se brula. 
y Phbtgiebnes ou Phiitgies, f^tes en rhonncur di 
CyhhU, 

Phryxus, fits d'Athaiiias, et fr^ de HeI16. Pendant 
qu'U etoit avec sa sceur chez Chretee leiir o'ucle, roi 
d'lolclios, Demodice,fenmiedeCljr<*tee,sollIcita Pliryxni 
& Taimer : niais, se voyaut refusee, elk i'accusa d'avoii 
voulu attenter h son honneur. Aussit6t unc peste ravagoi 
tout le pays, et Toracle cocsulte icpondit que les dicut 
s'apaisdo'uint en leur imniolant les derni^res peisonnes 
dc la niaison royale. Coinme cet oracle regardoit Phryxuf 
et liclle, on les coudamna u etre inimoles : mais dans 
rliistant ils fureut tnioures dune nue, d*ou sortit un 
bclier qui les enleva I'uu ct 1 autre dans les airs, et pnl 
le cliemiu de-la Colcliide. Eu Iraversaut la mer, lielict 
tflrayee du bniit des flols, tomba et se noya dans cet 
endroit qu'on appcla depuis I'Hellespont. Pliryxns elant 
arrivd dans la ColcLide, y saciifia ce belitr a Jupiter, ea 
prit la toison qui eloil d'or, la pendit a uii arbre dans une 
iortt consacree an dicu Mars, et k 6t garder par un 
dragon qui devoioit tons ccux qui sc prcseutoicnt pour 
renlever. Jupiter ful si content de ce saciifice , qu'il vou. 
lut que ceux cLez qui seroit cette loison vccusseut dam « 
7aI>oijdance lant qu*\\s \a CQTis«\ctcv\fcT\V, t\. <^'vv Cut ce- 
i>cDdant pcrmis k ioul \e mon^e ^«&^«^w 5i«4.SsSa^V 



PHY 373 

conqudte. Voila, scion la Table, cette (amcuse Toison 
d'or que Jason, accompagne dcs Argouautcs, enlcva pnr 
le sccours de Mddee. Vcy. Jason. On dit que ce belicr fitt 
mis au nombre des douze slgces du Zodiaque, et en fut 
Ic premier. G'est Aries cbez les Latins. Ky^in, Ovid, 

Phtbas ou Apbt9AS , nom que lesl ^gypliens donnent 
& Yolcain. 

Pbtbiotide , contrde de la Thessalie ou rcgnoit Pclee , 
p^e d'Achille. 

Phthius , fils d'Acbaeus , et p<^re d'Hellen , (?onna son 
nom 2i une contr^e de la Tliessalle, patrie d'AcLille. 
C^etoit la Pfathiotide, dont Pbtbie etoit la capitalc ^ d ou 
il fut snrnoinin^ Phthius. 

Phthohos. C'est I'envie. Les Grecs en avoient fait no 
Aieu , parce que ce mot dans leur langue est masculin. lis 
le representoient marchant devnnt la calomnie , avec les 
mfimes attributs que la d^se Envie. Yoy. Ensfie, 

PhtlacblA cohjttx, Ldodamie, femme de Protesilas, 
I3e Pbilace, ville de Tbessalie. Ovid, 

pKXLAcnAs. Voy. Phyllacides, 

"PmitAcis f fille d'Apollon , et socur de Pbylandre. 

PBTLiCUa , b^os grec , rey^^ a Dclpbes. 

Phtlabdbe. On croit ^us c'^toit le mari d'Acalis , fille 
^ Minos, et ro^ d'Oaxus, qu'eile eut d'Apollon. ll etoit 
file d'Apollon et de la nymph e Acacalis, que quelques* 
iins confondent avec Acalis. 

Phtl^s, fils de Jupiter, et pcre de M^gds, fut un dea 
capitaines grecs qui allerent au siege de Troie. 

PHTLLACiDis , Piot6silas , parce qu'il ^it de Pbylace, 
^Ttlle de la Pb'tbiotide dans la Tbessalie. 

Pbtlus, fille de Lycurgue, roi de Tbrace. Ajnnt 
^eoot^ D^roopboon , fils de Th^ts6e , i condition de 
J*£poiucr anssitot apr^ son retour de Cr^ , elle ae ^e\\> 
■^nt, voyant qu 'il tardoit Hop k revenir ^ e\ CuV tARVUfiS^tr 

JDict. de U Fsble, '^% 



374 PIE 

plioa^ en amandier. Dcmopboon deretour, alia nmnllef 
de set pkan cet arbre, qui poosn des fettilles , oonmie 
1 il eAt eti sensible k la prince de ce prince. 

Phtllodoc£ ) nymphe , compagne de Cyttoe. 

Phtllos, vnie de la Tl/essalie, ou Apollon ^CMt fm- 
tieufi^remcnt riwiref et, da nota de ctttt vilk, sor- 
nomme PhyUeus. 

Pbtscoa , nne des finnines de Baocfatn. On Idi rendoit 
des honneurs divins dans T^lide. 

PHTTAuars. On bonoroit sous tt mun Jffpfter, cnmme 
aiitenr de tootes les productions de la na^^nre. Cenz dc 
Tr^z^e donnoient aussi ce noni k Ncfptune. 

Phttalvs , Grcc qui ayant donne fliospiialhi^ & C^^, 
re^nt d*eUe le figmcr , arbre qu*on crojoit avoir ^ )u»- 
que-la mconnn sur la tcrre. 

Phyxius, c'esl-h-dire, f^ty^f. On invoqnoit Jupiter 
sous ce noiin, conmae di£u tulelaire de ceinc qdi fiiyoicnt 
et qui chercboient nn asile poor echapper au:x milbeiin 
dent ils etoient menaces. C'etoit aussi un soruom 
d'ApoIlon. 

PicrM^ms, fifirc dc Pilrmnus, et fils de Jupiter et it 
la nymphe Garamantidc. Ils farent Tun et Taulre mis au | 
ncfinbre des dicuix , el reveres commc protecteurs des liens ' 
du mariage. On les invoquoil aux fian^ailles. ^ 

Picusj'fild de Saturne, a qui il succ^da en Ttalie. Cirefi 
le metamorpliosa en un oiseau qu'on appelle Pivcrt, 
pour n'avoii'pas voulu I'cpouser, et lui avoir prSfere la 
nymphe Canente. Ovid. Mil. 14. 

PiCDS DE CHtVBE. Voy. Pan , Satyres, 

PiEiiiDES , filles de Pidnis. Ayanl defi^^les Muses 4 qui 
cbanteroit le mien's, elles furent m<'?tamorpbos^ en pies 
par ces dosses. 

On donne aussi ce noin awii'Nlxxses^Nc^^.Til.'nbtvQs.'^t. 
jRrifHiW, moDtagne deT\ie%atv\ie cov\s«ict(ie ;iw&.^\vtfA. 



-,'■• 



PIL ' 375 

P1EBB8 OB TouCHE. Voy. Datlu$. 

PiEBBERiEs. Voy. Richesse^ Fortune, Achille. 

PiEBBES. Voy. Deucalion f Piebre cabbee. Voy. 
Tcrme, Piebbe qq'un bomme DivoBE. Voy. Abadir, Sa- 
turne. 

Pi£bq9. Voy. Pieriies. 

Fukiif divinity ^ piesidoit elle^m^me au culte qu'on 
lai rendoit, aux soins respectueux des en&ns pour lean 
parens, et ^ la teadresse des parens pour leurs enfans. 

PiBU fche en terre. Voy. Terme. 

Pig£e% one d^es uyniplies , filles d'loo , appclees 
loaidcs, du uom de leur p^re. 

Pigeons. Voy. Vwus, 

PisxAiiOM ou ?TGAUi>fD!!f , fils de ||^lus, roi de Tyr. 
Il fit mounr Sickle, man de Didon, sa soeur, qui se 
sauva en Aiiiquc avec tous ses trdsors, et y fooda la ville 
de Carthage. AsteLe, sa femme, aussi cruelle que lui, 
rempoisonna ; et, voyaut qa*il ne mouroit pas. assez 
prcanptemeat, eUe letraogla. Aj^hs ce crime, vouimit 
CJQCore faire noyer son fils Balcazar, celui-ci se sauva 
dans une barque, pasaa en Syrie, ou il garda des trou- 
peauz pour gagner sa vie. Narbal , un des principaux oi- 
ficiers de la cour, qui Vavoit averd des dessein9 de sa 
mere, le fit rcvcair eu lui envoyant un anneau 4'or, qui 
Atoit le sl3ne dont ils etoient convenus; jet ce prince 
monta sur son truuc apri^ la mort d'Astcbc. 

11 y cfut un autre PigmaHon, fameux sculpteur, qui 
anpa lellcment une statue de Venus qu'il avoit faito, 
qu*il Tepousa. Il demanda nvec instance u Venus, que 
catte statue fut auimoe : ce (juc c:?tte dcessc lui accordu \ 
et il eu eut Puplius. Ovid. Metam. 

PiLEATi FKATBF,^, c'cst-a-dirc, Us frcrcs (fui ont des 
bonnets. Castor et Pollux eloicnt aiusi a^tpck's^ ^qxca 
gu'cto les rcyivmeuioii avec uu Louuol &ux \tt\^V^- 






'r^y P I S 

PiLLMMia, His de Jupiter, et roi de ccUe ponk de 
rApulie qui depuis fut appelcc Daunie. Ce fui lui qui 
c'pousa Danac, lorsqit'elle fat r^cueillie par Polydecte, 
dans les £tats dc qui la xncr I'avoit portee. Le» poetts ne 
s'accorJeDt point sur cet article. 

PiMPL£ES9Es ou PiMPLEtDES , nom doniie aux IdnsK, 
de lu fontaine Piinpla, qui sort du mont PixnpleoSi Toi- 
sin tie rolympc. Horace. 

Pin. Voy. Atys, Bacchantes ^ Cyhele. 

PiNAnros ct PoTimrs , deux vieillards & qui HcicoIb 
cnscigna comment il vouloit qn'on hii sacrifiaC 

PiHDE, montagne de la Gr^ce, entre r£pire etla Tkn 
sali^ , consacr^ a ApoUon et aux Muses. 

Pi05 , un des dcscendans d^ercule , bAtit dmn h 
M}'sie la ville de Pionie, ou on lui £usoit des sacrifioa 
comme h un dieu. 

Piuene. Voy. Cenchrias. 

PinES^.E. Voy. Pyrenee, 

PiRiTHOUs , fils d'lxion. A} aul oni dfre une uAiAi 
de mcrveilles de Tliesce, il lui dcroba un troupeau, pom 
I'obliger k le poursuivre; ce que Tliesee ne manquapM 
dc faire. lis conrurrnt dans le combat tant d estime Tui 
pour raiitre, qu'ils jiirerent de ue sc plus quitter. ftJ* 
tlioiis sfrourut Tlicsce contrc Vs Ccnlanrcs, qui TOi* 
loif'nt lui enlever Hippodamie, et I'aida encore i eulc'^' 
TTc'ltJiie. II dcsccudit aux enfers pour ravir ProseifHOCil 
jDals il fut devor^ par le cliini Ccrbferc; et Thes^,<pB| 
r.ivoit suivi afin dc I'aidcr, fut enchaiue par Voidrti^ 
Pillion, jusqua cc qu'Hercule viut le diilivrer. 

Pinois , nom dun des qualre clievaux du SoieiL 

I'lURKNE. Voy. Bellerophon, 

PiRRHA. Voy. Deucalion, 

PiURiixis.No-j. P-^rrKus. 



PIV 7^n 

c'etoit proclie de la ville de Pise, dans I'LHide^ qu'ou cc- 
Icbitilt en sou honneur des Jeux Glympiques. 

Pis£nor. Voy. Caumas, 

PisiNoi^, une des Sirenes. 

PiSTirs, siirnom dc Jupiter; on platot o'est le oom 
id'une divinitd p^rticulidie , la ni^me que Sancus. 

PisTOBf c'cst-i-dire , houlanger. Jupiter ftit ainsi 
surnomme , paroe qu'ayant avcrti en songe les BonialDs , 
assidgcs dans le Capitole par les (jaulois, de fuirc dcs 
pains de ce qui leur rcstoit de farine , et de les jeter dans 
le camp des ennemis, cela fit pcrdre k ceux-ci I'espcrance 
de prendre la place par la famine, et les determina a lever 
ie si^gs. 

PiTiiiCTTSE, ile de la mer M^iterran^, la m^me 
qa'Inarim^, ou aborda la flotte d'^nce allant en Italjc, 
d*ou elle fut aussi appelee Mnaria. Pith^cuse vieut d'un 
mot grec qui signifie singe , parce que , dit Ovide , Jupi^ 
ter cliangea en singes les Cercopes, peuples de cette ile, 
zacqhans et paiiures. 

PiTHO ou SvADA, dSesse dc la persuasion. G'^toit ausai 
le nom d'une des Atlantidcs , et un suruom de Diane. 

PrracEGiE, futc grecque qui faisoit partie des Anthes- 

PiTTffifeB , aieiil matemel de Tliesee , regna a Trezfene. 
•Ce fill lui qui enseigna la rheUnrique et les sciences h 
tlippolyte , fils de Tbdsee. 

PiTTHEis , c'est-i-dire , flU de PittUe. C'est l&tlira. 

Pitts, nymphe qui fht aim6e en m^me temps de Pan 
et de Boric. .Ce!ui-ci , indigne dr. cc qu'elle avoit donne 
Li preference h son rival , Tenlcva dans un tourbiilon , et 
la jeta sur des rochers , ou elle eiqpira. La Terre , touclice 
de compassion pour le sort de cette nymphe, la sieta- 
BMvphosa en pin. 

PtrEBT, Toy. Pirns. ' . 



3;8 PLU 

Planted. Voy. Cissus, Crocus, Ttiente ^ Archcmeni 
I.es Vilgyptieiis regardoicDt la plupart des pLmtes comme 
(des divinitds. 

Platee, ville de Beolie, cdltjbre par le temple de Ju- 
piter-Liberator. ' 

Pli^iAdes , filles de Pleione et d' Atlas , lesqnelles fii- 
rcut metamorphosues en etoilcs, et placees siirlapoitnoe 
du Taurcaii , Tun des douzc signes dii Zodiaqoe , paice 
que leiir pere avoit \oiila lire dans le ciel pour d^ooor* 
vrir les sccruts des dicux. Ellcs ctoient sept, s&Toir: 
Alcyiioe, Cclcuo, Elcctre, Maia, Asterope, Metope cC 
TaygMc. • 

pLUi'As, cVst-h-dire, la PU'ade. Qunnd les poeUf 
cniplo'.ciit ce root au singulier, il fout Tenteiidfe de 
Maia, la phis brillantc des Pleiades. 

Plliose, fciT-ioe d' Atlas. 

PLKHTOitrs , dieu aucpiel les Thraces immoloieot del 
victiuics huicaii.es. 

Plkuron , fiis d'lilolus, fr6re de Galydoa, et fixt 
d'A;.;eiior. 

Plexaure, nymphe, fille de rOcean et de T^tbys. 

Pj^xippK, un ties frercs dAItlie'e. Voy. MeUaqrt. 

C'ctoit aiissi le nom d'un fils d'iigyptus, qui fut tni 
par sa fcnune , une des Danaides. 

Plisthene, fils de Pclops. En mourant, il nctmk 
inanda ses deux fils, Agamemnon et Me'u^las, a too 
frere A tree, qui les elcva comme ses propres enfaos. Cot | 
de la que ces deux princes furent appeles Atrides. 

pLoacEON. Voy. Egypius, * 

Vlvje d'ok. Voy. Acrise ou DanaS, 

Plutois, dieu des enfers, fils de Salume et <)e Rlicc. 

Comme il regnoit sur los morts, la nature de cetospin 

iiispiroit une si ^taudft «vevsvoa ^our lui , qu'il ne pot* 

voit trouvcr de Cemmc*, ^^ <^vv\e ^v^v«^\iCwv^ V «i^c«i 



POEA 37fi 

Prosefpipe, lorsi;[u'elle alloit puiser de I'eau dans la {on- 
taiiie d'Arcthiise eu Sicile. On le represente avec une 
couronne d cbfcne sur la t^te , des clefs dans sa main , et 
sur un char traiue par des chevaiix noirs. Voy. Jupila\ 

Pldtus, dieu des ricbesses, ministre de Pluton, et 
fils de GJrus et de Jasioo. Thcocrito et Aristoplinne 
disent qu'il etoit aveuglc. Suivant oe dernier ^ Plutus, 
au commeuceinent , avoit U vue bonne, et ne s'attachoit 
C[u'aux jusles; mnis Jupker lui ayant £ut perdre la 
vuc, les riclicsses deviureut indifiereniment le partn^e 
des bons el des mochans. On a dit de Plutus qii'il 
etoit aveugle et irte-agile pour aller cl«ez les niecliy.Ds, 
mais qu'il eloit boiteux pour aller cbez les bonimes ver- 
Uieuz. Voy. Namnion. 

Pi:.uyiALis , Pi.uvius ou Qyetius , nonss qu'on donnoit 
k Jupiter locsc^u'ou lui iiiisoit des sacrifices pour avoir de 
lapluie, 

PLnrxiBiES , filtcs qu'on ceMbroit k Atli&nes en I'hoa- 
ueur de Minep^c. 

P6. Voy. £ri^an. 

PoDAUfifi, fils d'Esculape. Ce fbt un babile medecin, 
ausfti-bien que son fir^re Machaon. Us all^rent I'un et 
I'autre au siege de Troie. * 

PpDABcis , surnomi de Priam , ills de Laomedon. Voy. 

II 7 eut tin autre Podarc^, qui eomnxandoit dix 
fKUSttSUX dans la guerre centre les Troyens. 

PpDAHGE. C'etoit le nom d'une Harpi« , ou plutut 
d*une jument , m^re de Xanthus et de Btlius , cbevaux 
d'AcbiUe. Uu des cbevaux d'Hector se noromoit aussi 
Pbdargns. 

Pqbah ou Pf.A« , pt^ve de Pbtloct^te. 

POEABTlADtSy PCEABTIUS t)U PGEAS. CcSt PUloCt^f 

GhdePodaa. 



38o POL 

PoEMCNis, comnie qui diroit ho'^ert ; nom d'ooe 
cliieune d'ActJon. 

Pcc5A , deesse de la punition , adoree en Afri^e et 
en Italie. Les Romains adinettoie::t plusienis diviliit& da 
ce nom, comnie qui diroit Jcs deesses Puhitions, C&ok 
aussi le nom d'un monstie qu'ApoIlon irrite envoya 
contre-les Argiens, ct qui venoit prendre les en&ns 
juscpe dans les ])ras de Icurs m^rcs pour les devorer. Il 
fut tu^ par un Grec , nomiv.e Gorccbus , h. qui on renditi 
des houneurs divirs. Vov. Psajnathe. 

Poms. Voy. Palamcde. 

PoioNAnn. Voy. Melpomene, CaUirhoe, Discorde^ 
Didon, 

PoissoNS, Tun des douze signes du Zodiaque. Ce sont 
ceux qui portti'cnt V^nus et Cnpidon au-delk de I'Ea- 
phrate, lorsqu'elle (uyoit les poursuitesdugeantTyphon 
ou Typlioe'. D^autrcs pretend ent que ce furent les daa- 
pliins qui men^rcnt Amphitrite a r^eptune, et que par 
I'ccunnoissance celui-ci obtint de Jupiter uue place pour 
eux dans le Zodiaque. 

PoLEMOcnATE , fils de Macliaon , fameux medecio 
conime son pire , fut revere commc un dieu. 

PoLiAS, c'est-a-dire, de la viile, ou adoree dans la 
villa ; surnom de Mincrs^e. 

PoLiKES, r(^tes quoD cclcbioit u Thebes en Thonneur 
d'Apollon-Poh'iK. 

PoLiELS, c'est-a-dire, protecteur de la ville^ surnom 
(de Jupiter a AtLeaes. 

PoLisso , la nx^me que Polyxo. 

PoLiTis, fils de Priam. Pyrrhus Ic tua sous les ycux 
de son pcre. 

Poi.iuCHOS, c'csl-h-dire , tjui ^ardc la ville^ surnom 
que les Laccdcmonieus dounuicnt k Mincrve. Oo trdUve 
AU^si* iupitcr-PoUucKus, 



POL 38r 

Pouus, c*esl-j-Jire. t^ui a les cleveux hlatics; sur-« 
liom d'Apollon. 

PoLixo. Voy. Polyxo, 

PoixERTZA, d^esse de la puissance, ador^ par les 
Romains. > 

FOLUJX. Voy. Castor, 

P01.TBE, roi 'de Corinthe, ayant consult^ rorncle, 
apprit que ses deux (illes seroient emport^es par un lion. 
et par un' sanglier. Dans la suite, Polynice, couveit 
d'une peau de lion, viut lui demander du secours contre 
£teocle son fr^re; et Tydee, sous la pcau d'un sangHer, 
Tint so refugier chez lui, aprSs le fratricide qu'il avoit 
comnnis en la personne de Menalippe. Polybe donna ses 
d(;ux filles en manage a ces deux princes , dont I'habillc- 
jnent le fit souTcnir de Toracle. Illcur dcmandapounpioi 
ils s'babilloient de la sorte : ils lui r^pondirent que, des- 
cendant, Tun dUcrculc, Tainqueur des lions, et Tautre 
dc M^eagre, vainqueur du sangller de CalydoD , ils por^ 
tnient sur euz les glorieuses marques des actions de 
Jburs /incetres. 

11 y eut un autre Polybe, avant, ou peut-£tre le 
I7i€mn que le prucedent, aussi roi de Corintbe, qui 
adopta OEdip". Voy. CEdipe. 

C uto!t aussi le nom d'un des poursuivans de Pene- 
Ippe. 

PoLTB^E , d^esse qn*on croit 6tre la m6me que Ce'r^. 
C'c&t aussi un sumom dc ihroserpine. 

PoT.TBOTis, un des fgiaas qui voulurent escalader le 
ciel. Neptune , le voyant fxiir au travers des flots de la 
xner, I'^crasa sous la moitid d'une ile qu'il jeta sur lui. 

J^OLYCAON, fils de LdflXjfut rev&re comme un dieu 
par les Mcss^nicns. ^ 

PoLYCASTE . fille de Nestor. 

Poltdaa:as, faiiicux atLlcie., <\u\ cU«is^ ^MCk \>ss^ 



38a POL 

MU le moot Olyinpe. U soulevqit avec sa ^uud letaureao 
leplns fiirieux, et arr6toit h la course on char traiDe par 
les plus idrts cbcvaux; mais, se Bunt trc^ aucsa force, 
U fill ^era^d sous ua rocLer qu!il fr«uut v^ti de-pouvoic 
•outenii'. 

n y eut encore un Troyen de oe nom, qaW 8oap4 
^noa , ausai-bien qu'Antenor , d'avoir Uttb Troie aux 
Grecs. Horn. Pers. 

PoLTDV , fiuneux deyin , selon les una ; et mMeeiir^ 
•elon les autres : il ressuscita Glaucus , fib de Bfinos. H 
, ue fiiut pas s etonner de ce que plusieun le coofondent 
arec Esculape; car d^ qu'un m^decin s^ distingnoit 
dans sa profc^on, on le comparoit a Escalape, et soih 
▼ent ce nom lui restoit ApoU. 

PoLVBECTE, petil-fils dc Neptnne, roi de Tile de S^ 
ripbe, une des Cjclades. 11 re^ut chez lui Dana6, quVm 
avoit exposue sur la mer , et fit elever Ptrs^e,*fils de Ju-^ 
piter et de cette prince!!sc. Pers63, etant devenu grand, 
dcvint suspect h Polydecte, qui, pour rcloigner de loi, 
I'cn^agea par Tappet de la gloire h aller combattre la 
gorgone Meduse , espcrdnt qu'il y perirok ; inais Persee , 
en etant revenu contre son attieuie , le pctrifia en lui 
montrant la t^te de la gorgone. 

PoLTDOnA , nyniphe , fille de I'Cc^an et de Tetbys. 
Ce fut aussi le nom d'une Ajnazoiie, ct celui d'una 
fillc de Pelde. 

PoLYDOiiG , fils de Priam et d'Hecube. II fut confix k 
Polymnestor, qui le massacra apres la prise de Troie, 
pour s'emparer de ses ricLcsses. Priam avoit un autre 
fils nomme aussi Polydore , qui fut tue par Acbille. 

II y eut encore deux princes de ce nom; m, fils 'de 
Cadmus; ct rautre,*fils d'Hippqmedon. 

PoLYGOSfi, fils da Protcc. ^o\\ tcex^ TA'&jfitA ^ Voi » 



POL 383 

fnrcnt fu& par Hercule, qu'il.s avoient osc provoqucr k 
la lutle. 

PoLYHYMWiE. Voy. Polymnie. 

PoLTMESTOB ou PoiYMSESTon , Foi 6t Thracc , le plus 
avarc ct le plus cruel de tous les hommes. H^cabe lui fit 
crever les yeux pour avoir tu^ Polydorc. 

Polymnie , Polymn^ie ou PoLYHTRnriE , Tanc dcs nenf 
Muf^es. Elle presidolt a la rhetorique, On la reprdsente 
ordinairemenl avec nne courooDe de pcrled , liabill^ en 
blanc, toujour^ la main droite en action pour harangner, 
ct tenant un sceptre dans la gauche. 

PoLYicrs , Grcc qui montra a Bacchus le chemin des 
enfers, lorsqu'il y descendit pour en tirer Sem^I^. 

PoLYNicE, fils d'C^ipe et de Jocaste. Voy. £teoc2e. 

Poinvhmov. Cesi le m^me que Procrnste. 

^lyphAgus, c'est-i-dire , grand mangeur, sumom 
d*Hercule. Voy. Addiphagus. 

POLYPHtME , fils dc Neptune et de Thoosa. €*^toit nn 
cydope d'nne grandeur demcsuree , qui n'aroit qu'un ceil 
au milieu du front. Ulysse ayant ete jete par la temp^te 
sur les c6te$ de la Sicile, ou habitoient les Cyclopes, Po- 
lypheme le Cor^a , lui et les Grecs qui Taccompagnoient , 
d'cntrer dans I'antre oil etoient ses moutons, et s'y en- 
ferma avcc eHX pour les dcfvorer : mais Ulysse le fit tant 
boire en lamusant par le recit du siege de Troie , qu*il 
I'enivra : ensuite, aiJe dc ceux de sa suite, il lui crera 
I'oeil avec un pieu. Le cyclope, so sentant blessd, poussa 
des hurlemeD9 efTroyahles : tous ses voisins accoururent 
pour savoir ce qui lui etoit arrive ; et lorsqnlls lui de- 
mand^eot lenoin de celai qui Tavoit bless^, il leur re^ 
pondit quec'^toit Pcrsonnc (car UlysAe Im avwt Jdit qw'il 
s'appeloit ainsi ) : alors ils s'en recotbm^nt , croyant quil 
avoit perdu Tesprit Cependant Ulysse oidoxitAiVVQN&^ii^ 
soidata deB*aUacher sous les ICpputoitt , 1B!f^'^ 111^8:% ^OEBBk 



Pomnu , Kcur ou compaguF de Carmenta , 
i'traain. 

PoKTOMSE OU Ponrc^oa, lils d'ino etdim dc I» incr 
II pti'sidoit aui porU, Ua lu roil represeote cnm 
Tieillard appujESUiuD daupJiin, avecune c\eS k U 
Lei Gtccs adonwDt la laiaie divinili tons le nam dr P>- 
Umon. C'^Loh paniculUreinEDl en son haoDcur i 
c«le]>mieal lei jcni litliiniqiif s , qui, pour ecus i 
MoKol Diusi nommes Porlunalin. Voj. MeliccHe. 

PoHL-s, dieu deVBt^oadanci:, ^pousa Pecie on I 
vr«tE , ie laquelle i) mt CopidnD. 

PoscmAOn ou Poseidou, c'eil-a-dire, Iirt'ie va 
C'»* ainai (jne Ie* Gitci uppeloient Nepuioe. 

Po^TTiniA , diviniti qui presidoit aux occouclieinwi 

PoiTVOBSA ou PosTYoitTA , deeiu qui pre^ddiL ta 
^anemena futun. Qiwlqut's - una la coBCmdait 
Poslvcrtn. 

PoTA-MiDE* , njicphesdes flcurn el dea liviinBi 

PorrcA , PorniA ou PoiA. Voy. Educa. 

Pn-rmBB. Vnj. Pinarius. ' 

PoiKiADte , Glaucua, roi dcPotnie. Lesp«e(MdM 
■um le □om de PolniailH sm raTnlea de oe Mwa> 
Voy, GLuciii,filsdcSi-jplie, 

On diuinoit enroTS le sUroum de Potniodn ai 
cbantca, et aui deeises qiit pauoient ponr iiupiretdili 

PoDLETE. Quaod on deliberoit cut quelle aflihtriar 
portanle, on consulioit de» poulets, qn'on nomiiHifti 
crii, et OD 9e d^tenoicoit scion la mauiere dbiR ■■> 
.TOyoit mangti. 

P««DAioii ,i:"esl-4<-i(ao , (ifiiwiftiiXti !tKtf«i3iB.v« 



PRE 387 

Vom de Jupiter, parce qu'on lui consacroit une partic du 
butin ^'on j&isoit sur les enqemis. 

PucRESTOA DEA. La Fortune . ainsi appel6e , parce 
qu'elle ^toit particuliSrement reverec k Pr^nestc , mais de 
jmaiii^ qu'on en faisoit comme 4eux dlvinit^, qu'ooi 
Mpgeloit PrtenestincB sorores , la honne fortune et la 
mauvaise. 

'PtUESESTVH^ SoBTES. Yoy. Sorts Prenestins, 
. pB£]PES DJED39 \t dUu au vol rap'ide ; c'est Cupidon; 
^mjpts JoviSf c'est Taigle de Jupiter. Prcepes Mednseus, 
jfi cheval Pegase. 

pBAxmiCE, d^se qui presidoit au bon suoc^ des dk- 
;C0ur8 et. des eDtreprises. 11 y avoit ceci de particulier au 
•imnlacre de cette divinite, que ce n'etoit qu'une t^te de 
^mme qu'on mettoit dajis les licux qui lui etoient cGftisa- 
,cres. Praxidice fut encore k nom d'une nymphe, merp 
deCragus. ^ 

On donna aussi ie nom de Praxidices aux filles d'Ogy^ 
a&9 'j savoir , Al^lcom^ne , Aulis et Telsinie , au^quelles ou 
b&tit un temple , et par lesquelles on juroit. On regardoit 
les Praxidices comme des divinites veugeresses ; c'est ce 
que signifie leur nom. 

PRA3US, c'est-a-dire, action f sumom de V^nus. 

PaiciDABEES , victime^ qu on immoloit la veille des 
^andes solennit^. 

Pb^ma , une des ddesses qui presidoient au mariage. 
.Pn I'invoquoit Ie soir des noces. 

Pd^bosies. Voy. Proarosies. 

PBiTiBES ou Proetides , fiUes de Proetus , lesquelles 
pralendoient ^tre plus belles que Jimon : mais oette deesse 
leur.inspira une telle frenesie, qii'elles errant dans les 
^campagnes, s'imaginant dtre vaches. 0Jei se nommoient 
Lysippe, Iphianasse et Iphino^. Yoy. Cassiope. 

Pe^tijs. Voy. PrOBius, 



388 PRI 

PnEuctifE , jeune Laccdemonien qui etilova la sUtae 
de Diaiie -Limnatu, et la transfiSra avec son culte, di! 
Sparte & Misoa , autre ville de la Laconie. 

PsEUX, c'est-Ji-dire, vaillant. On appdoic ainsi ks 
princes qui entreprirent deux fois le siege de Thi})es, 1 h 
t^c desquels etoit Adraste , roi d*Ai^os. Yoy. Adraste. ' 

PniAM I roi de Troie , fils dc Laomcdon : son veii- 
table nom etoit Podarcrn. Il fut eminent en Gr^ arec 
sa sQcur Hesione , lorsqu*Hcrcule se fut rendu majtre de 
Troie ; mais il se racbeta, ct vint relever les ninrs de cette 
Tille. U epousa Hecube , dont il eut phisleurs fils A plof- 
^purs filles^, et rendit sou empire ilorissant. PAris , l!im 
de ses enfans, ay ant enleve Hdl^e, les Grecs vinrent a»- 
si^gor cette ville » et la saccag^rsnt apr6s dix ans do si^. 
Pyrrhus niassacra Priam au pied d'nn auiel qu'il tenoit 
embrasse. Ce malbeureux p^ ^e vit pdrir avec tonle sa 
Xamille pour avoir tiop aime ses enifans , et pour \a 
aToir ^ut& trop aveuglement Horn, Virg, Ovid, 

PniAMEiA VIRGO , Poljx^ue ou Cassandre , fiUes d< 
Priam. 

PniAM^is , Cassandre j fille de Priam. Ovid, 

PRiAMiDi:Sf H61cnus, fils de Priam. Virg, 

Pbiape, dicu des jardins, fils dc Eacchus ct de Venus. 
Il naquit avec une diiToimitc etrangc; ce qui arrifra par 
un encbantement de Junon, pour se venger de Venus 
quelle haissoit mortellement. Les babitans de Lamp- 
sa^jue, ville procbe de rfreiles][)ont, oii il demcuroltf peu 
contens de sa conduite envers leurs leinmes, le cbas- 
serent; ct pour se venger, il les rendit furieux et exira- 
vngans dans ieurs plaisirs. Ce dieu presIOoit u toutes lot 
debauches. On le reprt>sentoit toiijours avec une barlM 
et une. chevelure fort nc'giigces, tenant uue fitudlle a la 
main. Voy. Phallus,. 

P&iAPiss , f<Slc$ en VVionnftux Ae ^\w^« 



PROE 389 

pAiimES. Voy. Lues. 

Pbimmo, nymplif, fille de I'Ocdan et de Tetliys.* 

PniifCEPS DEAnuM , la premieie des deesscs ; c'osl 

pRiVTEMPS , divloitd po6tiqae , repr^ntee sous la 
figure de ia ddesse Flore ou de Yertumne. 

Pbiokas, pedt-fils de Tuntale, fut tue ptt Amyca^. 

PmON, prince des GMes, fut tu£ par Tason. 

PnoACTURiEs. Voy. Procroiies, 

Pboao , dieii qa'ou adoroit dans les Germanies. Il 
pr^sidoit h la justice. On le representoit tenant d'une 
main une pique environn^e d'une esp^ de banderole^ 
et.de Tantre un ecu d'armes. 

PnoAROsiEs, ou plut6t PcoEBosiES et Prebosies, 
Ktes qu'on c^lebr^it en Tbonnenr de Cer^ avant qu'on 
ensemei^t ks terres. Le peuple appeloit ces (Sites Froac- 
furies, 

Pbocbis. Voy. CephcAe, 

pBOCnusTE ou Pbocuste, btigand tue par Tlicsde, 
faisoit 6tendre scs h6tf;s sur un lit de fer, leur ooiipoit 
les extr^mit^s des jambes lorsqu elles dcpassoleut le lit , 
ou les faisoit tirailler aveo des cordages jusqu'ii ce qu'elles 
en atteignisseni la longueur. 

PBOCYoa. Les Grecs nomment ainsi la Canicule. 

Pbodigialis. On nommoit ainsi Jupiter, quand on 
lui £usoit des sacrifices pour detoumer les malheurs 
dent on se croyoit menacu par des prodiges qui ^toient 
r^rd^ comme des marques de la col^ des dieux. 

Pbodom^ehs ou Pbodom^es , dieux qu'oQ invoqunit 
guand on posoit les fondemens d'un ^ifioe. 

Pbo£bosie8 /les m^es que les Proarosies. 

Pbcetides. Voy. Pritideu 

PiKi;ni8 ou Pbetus, fils d*Abas, rci d'Ac^<» AV ^\nn. 
j^iesque loufoun «n guerre tntc son fi^^sa k)CDM% w^ 



390 vn^'"' "' 

hut nfiM U flmelwifaiji fUwm^Bi^ M«»i <> 

Pnooiii im PModnl. Yof • Pi^ff«"fr 

PBQMianr»,^VNi|J^» iM^iM^ ivai«Ni.j^ 
pule et ^ Vrrenve. «''**t 

qui forqw ieff pmiu«» IwkiHiyMi 4f m|p, ft. ^m^i 
inonu 1^ cM «fpe 1^ «ttmft.de ¥^4 ^ ttn m ^, 
feu pour le« aninMr. Juptter t iRiti de oe toI « jDOfiDpii||. 
& Mercurp ^ Vatta^W tur le moii^ Canciw^ 'f4 « 
aigjev M oon an >ai(|0ar , mangemt son ftiie i IPM* 
qu'il fenaisioif. Cf» vipplice dnra jus^a ce qa*iliicab 
yitii Ttsn dcUvrar. Reslod, Ovid, Hortfce, 

PnoM^zaDJLit DeoGalioB, fiU d^ Prmn^h^. 

PnoROE, nymplie , EUe de {(irde et de Doiia. 

Pnovu9A» Souff OB nom onudaroit Jpnon, omnmN 
dufisse tutelairc du naiiage. 

PnoPATiDtSy bUea de la ville d*Aiiuithoiit|B , ^ mi* 
tenoient que V^nus n4i\x»\> pai( deesse. Pofur ka pwfi 
^lle leur 6t peicbp tome home et toute jpudqnr., puqC\ 
f e qu'ellfs paKiient, et fur^t cl^angto en xoehfBi, 

Probsa gu PUflSA. ypy. Frote, 

PBOscLTsxtus , fprnoui ik V^ptune , pm 4*11^ prt 
grec qui aignifie inonderf pi^rQe qn'iiy.aiit in|N|4t f 4^ 
i^'d<B| ^ e&atol|lte|irtUB«»uxk la pri^ de Ji||mm. 



PRO Sgr 

4it quV'lle pi^idoit aux accouchemens fieureux. Vroma 
oil Prosa , mot latin fort ancien , sigiii&e droit ; de^ i^ 
vient Prose, en latin recta oratioy discoiirs iini : c'est le 
pontraire de la Poesie , qu'on appelle en latin versa 
oratio, discours tourne; et de Ui rient le mot de Yers.- 

PnosEiiPniB , fiUe de Jupiter et de Gcr^ Lorsqu'elle 
cueilloit des ileurs dans les canpagnes de U Siciie , Plu- 
tpu I'enleva , malgr^ les vives oppQsitions de Gyane. 
C6r^s, sa m^, alia la chercher par tout le monde. Elle 
descendit auj^ eolSsrs , et I'y trquva ; mais coxnme elle 
s*etoit de)A ibrt aQachee a l^luton , elle n en voulut pas 
spttir. Voy. Ceres. On la represente ordinaii-ement i cote 
de Plcton f sur. oa cLar traiue par dcs chevaux noir^. 
Ellp a }fs ipayot poor Atribut. Ovid, Chud, 

pBOSTn6p£898 oo ProstxospxXS , g^Dies, malfaisans, 
niv^res par les Grecs. 

Pbosimka. JuTion est ainsi appelle, du nom d'una 
dcs nympbes qiu prireni; soin de son cn^ce. C'^toin 
«us(p. ua sumom de G^^. 

Pbostmshs on Pj^osqiisits. C*^t le m^e que Po- 
lymus. 

P||Ot£is , 6U dfi VOo^a et de T^tliys : c'etoit le 
p&tre de N^Uine. U aroit vnqn. en. naisaant la coddois- 
9anoe de TaYenir , sur lequel ii ne s'expliquoit que quaod 
on Vy fbrfoit U avoil aossi le ponvoir de chaiiger de 
corps, et de prendre toi^tes les figures quUl vonloit. U 
paitU «n- spectre devant TmolDs et Td^one, ses en&ns , 
^eans d'une cmaut^ inoaie , et les ^ouvanta si fort, 
qu'ils renoncerent k leur barbf^rie. Virg, Geor^. Uv, 4* 

PfiOTiuE, sacrifice qu'on fiqsoit k Diane et k Junon- 
Proniiha, avant la c^I^ation ^u manage. On y invo- 
quoil i^tissi V^us Q( les GxAcef, 

Pt^xi9ns4s , fibi d'lpbidus , roi d'qoe pactie 4/b I'&^v^ 
|J avoit epaas^ Laodaniia, qui'Taima u 'i^aaaM^^'D'^^^^^ 



Sga ' '. PSA 

q«'8prtt M mart eUe fit fmt m ifatwi an c3n, eilt 
coucbcMt dam iod fit L'OEaole lui «niit- pvUk 4«l 
moarroit k TWe : 3 j moatia «a tfbl', aj^ voalt y 
aller malgr^ oistte pr&Uctioii. * 

PaoTBiB €Mi PioTHcyut , m doi ciy^itiiim gnBP ^ 
■ll^rent an tidgs de Tme. ' - 

PaoraJBOB, nn de> cinq didideiBfadeni hhI Jiiil 
au sltfge de Troie. . . -.^r 

PBOTOiUnedesll^rfidei. ■ 

PaoTOotes , fine de DoieaKoii et da PJftiliB ;4nBlNi 
disent aoBor de PBadoie. Ob eonte que lugkm ealWb 
l&tfalhis, qall pla^'dane le del, d*o& ee 
maiKpitf de xetpect U JaDon, fiifc pi?faip itd dam 

Pi(iT(w£iiiB| njiapbey fiOe ds*9ApAa at da 

PacmnraiBB ,. ftiei qa*tm oMfarait* svanft lai- ivr 
danf^ y an llMmDear de Baoclipt et da HajptnaB. 

Pbotibbbcb. EUeaToU on temjpie dBiiB;nie de'Dflofc 
On la trouTe repr^Mutte aons la figure d*iuie- Cbmb 
ftg^ et T^^able, tOMiit one come d'abondanoe d^ 
main , et les jeux fix«8 sur on giobe ven lequd <Bt 
^tend une baguette qa*«Ile tient de Tantre nuun. Les le- 
mains en avoient auasi £ut une diviniti6 A taqoelleif 
donnoient pour compagoe fes dresses Antevorte et Art* 
yorta. 

Prudence , diTiniti all^oriqae , qa'on reprd^ie fvit 
un miroir eutoiir^ d'un serpenL - • 

PaYTAmrniEs. On nommoit ainsi dana la Qthu Itf 
veuves qui ^oient chargees dn soin de garder h is 
sacrc de Vesta. 

PsALACASTHE , nyttiphe qui se tua du ddscspoir qo'eQi 
I'Mt do sti voir m^prisee de Bacchus. 

PtfAMATBE, fille de Grotopu*, roi d'Af^, a^ 
(Spouse secretcmeut ApoUoo^ en eut on fib ^a*db 
nommB liiiua , el c(cCc\\fi <m^«i di^a^ ^^^Vm >m.^CB 



PTE 393 

divorc par de» chicns. Apollon , irrlte de !a mort dc I'en- 
fant, envoya centre Ics Argiciis le moustre Poena , qui 
Icur causa bieii des alarmes. Psamatbe fut reverce commc 
uoe deesse. Voy. Posna. 

Une des I^erdides se nommoit aussi Piamatlic. 

PsAPHOV t Liby«n qtri , roulant 'te fiure reconnottn 
comme dicu, amassa un grand nomlire d'oiseaux, h qui 
il appr^t k repeter ces mots : Psaphon eH un ^and ditu» 
Quand il les crat assez instruits, il les Uksha sur des 
tnontagnes, qu'ils firent retcntir de oes mdmes mots; ce 
qui ayant frappe les habitans de la Libye, ils regardteeiit 
Psapbon comme un dieu, et lui decern^ent des hoo- 
lieurs divins. 

PfliLA, surnomt de Bacchus, 'd*an mot grec qui si' 
Ignifie aile , parce que ie Tin ren4 agilea ceux qui eq 
boivent avec moderation. 

PsiTHTRos, c'est-^'dire, qui parle heaueoifp^ surnom 
de Venus et de Cupidon. , . ■ 

PsoPHis , fils de Lycaon , batit dang I'Arcadie mm 
Title a laqnelle il donnn son nom.. 

Psyche. C'est an mot grcc ' qni signifie dme,_ Lea 
paiens en avoient fait une divinlt^, daai on a racontd 
bicn des fables. Cupidon Taima , et la 6t transporter pat 
Z^pfayre dans un lieu de d^Uces , on elle demeum 
long-temps avec lui sans Ie connoitre. Enfin, aprt^ aToir 
rt6 long-temps sollicitu pour dire qui il etoit, il se fit 
connoitre et disparut. Venus, jalouse de ce qu'elle avoit 
seduit son fils, la persecuta tant, qu*elle la fit mounr. 
Jupiter lul rendit la vie , et lui donna Vimmortalitd en 
fa^eur de Cupidon, On la reprcseiUe aTec des ailes de 
papillon aux epaules. JpuL Ful^. 

Ptebelas , fils de Neptune , et roi des Tapbiens. Ce 
nom, qui signifie aile, dtoit aussi celui d*un chicn d'Aci* 
Mima, Vj eut un autre PteJ!&las. \Qi|, Am^\\lT>{tktv« 



*^ PYG 

couc ^^i ^ - *w - 4iio .'on. 






^^ 4 ' =^"fj«'''rinitcroiiMine.IljiT(Al 

-p s»o .\ i:-.ar. Cctoh one sone d'aada du 

ftU ^*^^ *i«30 le hic ^ient A coups de poingi. S» 

^ ji t ^ c^A « inroif or de ceslet , qui doot 

^xiC^^ «4^.«. V L ua db deux j fiisBoit oirfiMiR 

piat^^' ^J:l^'' £. Ob aoimcoit ain^i odui qui «v 

^ 3w>;** » »iu-r«^ Vor. Poutets. 

P ?t^i:\fti^ C'cst U mdme dme go* 

^jiT! sarai^ V»t LxtisUma, 

?^1fr • F^; J :. On ncHimioU ainsi en i 

0<> ^ .A 41AI. ^c ^rorcit ou doDt on cacLoit h 

ft^S* *. dx .'^ .<«i*rvo:t K-igieusemeat les s«ii 

<^* -**.-•. ^Kfs* ;u\>n iDroquoit pour la 

f^ ..- ^'^ 

^ \-'i%. ^ r-.^rraoit ainsi Tautel qu'on 

? ..i-.. . . ,-....* %> jrir.'its oa is tonndre etoit 



-- X' .'. i. .: 4 ^r latre sees qui n'a point 






vs ■s.s^. J! :."» ru'on cvlebroit it Aiheoa 

.--•,. • . •,•» cc. -vur -ocosiplir un vceu que 

.--•v i ; ,'•■»- Ivr.r; le Minolaure. 

"'^ ..^* t* V -■,'* ?Y^2;jo*. que Janon, ii 

•*-. .x.'i-.. ■« .v.:- -.vrfr i ele. cbangea en gi 







PYR 3.j5 

PYGMALIOff. V. Pi^malion. 

Pygmj&es , peuples de Libye. Ilf? n'avolcnt qu'uiie 
coudde de hauteur; leur vie etoit de huit ans : Irs 
fcmmcs engendroient k cinq, et cachoi6nt leurs cn&ns 
daiis des trous , de peur que \es. grues , avec lesqiielle^ 
re ere nation ctoit toujours en gufirjre, ne vinssent les en- 
lever, tls oserent attaquer Hei'ctile , qiki avbi't tu6 leuf 
roi , appel^ Ant^e. Un jour, I'ayant ti'ouvc (indtmni danir 
on grand chemin, ils soitirent des sabks de Uby«, et Ic 
:ouvTirciit comme iine (burmili^, )U8qu'& ce qne s'e- 
tant ^veilt^ , il les enfeirma dans sa p^u de lion , et' leir 
poita ^Eurysth^^ 

PTLADE , fiU de Stropliius , c^ehrcpnr soh aroitiS p<^iir 
Oreste. Voy. Oreste. 

PTLABi», Troy en qui fnt tue p&r Ajax. 

PYLEMiNE , g6nira1 des Peplilagpniens , qiii , ^iant' 
venu au secours des Troyeii^, ftit tac par M^nt^Ias. 

PTLtoss. Les Lacedemoni'en^ ridmmoient ain^i Ic^ 
conronnes et les guirlandcs dont ils omoient la statue 
de Junon. 

Pylius , surnon) de Nestor, pafce qu'il etoit roi d*unc 
conlr^e de 1* Achate dont Pyle ^oit la capitale. 

Ptracmon, cyclope , Tun d^s (iirgerpns de Vulcain. 

PntAME, jeune Assyrie'n, c^^blre par sa passion pour 
Tliisbe. Comme ses parens et ceux ^elliisbdles^dnoient 
dans leurs amours, lis se donn^.eiit un rendez-Vous 
pour partir ensemble ^ ct se rctirer daris un pays eloigne. 
Thisbc arriva la premiere au repdcz - tous , et ayant 
apcrgu une lionne qui avoit la giieule toi^t ensanglantee , 
rile se sauva, et laissa tomber 9on voile, que la lionne 
d<1cbira et teignit 'de son sang. Pyrame, dtant airive, ra- 
massa le voile, et, croyantqueThisbd etoit de'voree, il se 
pei^a Se son epic. TliisbiS revint ujb nvoiDervV ^"^\b% ^ 
rouva Pyrame expiranij et connoisftanV Yett^vk ^^^ *»^ 



396 PYR 

l>ei\a aut»!>i arec la m6me dpde. Les fnuto> du murioc lou 
ltt(]uel cel:i %c jpassa devinreDt noin ^ de biancs qn^ib I 
t'toicnt. Metam. IiV. 3. llyg'-n, 

PYRsqME, tyrau de Tile d'CuL^i qoi fat tai par 

Pyabke. Voy. Pyrenees, i 

Py nivit , roi He Tlirace. Ayaot un jour enfeimi chef ; 
lui les Muses qui s'j ^t(»eikt Kxriiia en Fetoamaiit an I 
rarnassc , et n'ayaiit pas voulu les laisaer aoitir , ella 
a attaclidrcnt des ailes et ^eQYol^rent PjreD^ montasuE 
une Laute tour, d'qtt il se jeta en I'air pour yoler aprb i 
ellcs : niais il tomba et se cassa la t^. 

Pyr6o6e dtoit aussi an surnom de la Ye'niis ador£e I 
dans les Gaules. V 

PYB£a^.£s , montagncs qui s^reut le» Gaules , c'est- 
&-dire, la Fiauce, de .I'Espagne, ainsi appel^es, dil-«D, ' 
«le Pyr^ue, fiUe de PyrSoee, laqueUe, apris avoir «eoiil& 
Hercule, fuyant la coldre de son pere, y fnt devoree \ws 
les b^tes sauvages. 

Pyb^tus, luonstre moitid homme el moiti6 cheval, 
tu6 par Ic lapithe Pdriphas. Ovide, 

rTRGO , gouvernante des enfans de Priam* 

pYBisuus, c'c6t-&-dire , sauve du feu. Ge fut le pre* 
mier iiOib d'Acliill^, parce qu'au cri que jeta son pjo-c, 
eflrayc de le voir dans le feu. uu Th^lis sa mere I'avoit 
mis pour le puriOer de ce qu'il avoit de mortcl, il en fat 
rctir^ avcc precipitation. 

Pyuocis ou PyaoIS) le mtaae que Pirois. 

PvnoFis ou Pyrous, c'est-a-dire, tfui est de feu, 
horn d'un des chevaux du Soleii , comme Pirois, 

Pyromantie , sorle de divination qui se fais»oil par \t 
pioyeu du feu. 

PllABA, yoj J)euca\\oi\. 



PYT % 

Cc fiit sens le nom de Pjrrlia qu'Acljille, ^ej^uise en 
allc^ flit cache dans la cour de I.ycomMc, poiir ne pas 
illcr au sidge de Troie. Voy. Jchille. 

PYiutHTJ&f filft d'Achilie et dc Dcidamie. Ce prince S0 
Ustingua fort au siege de Troie par si yaleur ct par set 
sruautds. ll immola Poljxhne sur \€ tbiUbtmi d^Acliillef 
rr.assacta ]Mam dii pied d'unaute],'et eminena Andro-' 
maque avec Astyanax en l&pire. Qiiclques-un's diseiat 
^u'il fit prSdpilef AsCyanax du haut d'tine toitr,- et 
qu'etant atriv^ en l^pire, il ^nsa Andfomirque. Her-" 
xnione, sa (emme, tr^sportiecr de jaloiuief, cominimiqas 
ses chagrins k Oresie , dont eHe dtoit fort aim^ , et pro-r 
mil de Tepouser s'il voulott assdssiiier Pyrrhtu. Orestef 
Commit Ce crime dans le temple mcme , pendant nne Ce-* 
remonie. 

PTiieiAeOBE, pliilosopke, auteur de rextrava{!;ante opf-^ 
nioH de la m^tempsycose. Pour TaccrcdKcr , il nssiiroii 
qu'tl avoit6t)6 au si^c deTioie,sous Ic nom dT.upborbc ; 
qu aaparavani il avoit et6 £thalide, fils de Mnrs ; ^t que 
jdepuis le si^e de Traie il avoit etd suecessiveraeiit Jiei- 
tnotbne, D^ius, etc, 

Pythie. Voy. Pyihonlise, 
PTTHI05ICE , surnom be (Tenus. 
Ptthiqves ou Ptthievs. Voy. Jeux, 
Ptthis. Voy. Pithys. 

Ptthius , nom qu'otf donnoit k Apollon pour avoii' imi 
le serpent Python, ou plut6t d cause da culle cjn'on lui 
rendoit a Pythos , vHle de la Phoctde. 

Pythos, serpent d*une grnnd^nr prodlgica^, qwc la' 
terre engcndra 'de son limon apr^ ie deluge de Drucalion. 
Jonon I'envoya Gonlre Latone , Tune des concnbines dc 
7(ipiter. Celle-^ci, pour I'^viter, fni contrainte de se jetet 
daus la mer, ou Neptune (k paroitrb I'ilc de Dclns, ([ui 
servit de rctnite a cctle fugitive. Dai» \* «W^» it ^v\Ki^R!^ 

Did, de la Fmblc^ '^(^ 



3}y8 QUE 

lua ce srrp'cnl h coups du flCcbes; en m^oire d^^puHtt 
institua les jeux Pythieus. 11 mit la peau de pe monstre 
lur le tti^icd, on lui , les prMrei et ses pr^Ueatet, I'aa- 
leyoient pour rendre sea oracles. Metam, Nat Com, 

Oo appeloit aussi Pytbons, des gduies qu'on crojoit 
bntrer dans les corps des homines, et surtoat des fexninesi 
Ix>i2r leur decouvrir oe (^ui devoit arriver. 

Ptthonissb on Pttbxe. C'etoit la prfitresse qui rendiHt 
des oracles k Delphes , dons le temple d'Apollon. EUe se 
yla^oit sur un trdpied couvert de k peau da serpent Py- 
ithon. Lorsqu'elle vouloit predire Taveoir, elle enuoit eo 
fureur, parloit d'une voix gr^le, basse el inarticule^, en- 
troit dans des agitations bocribles, et evoquoit (|iiandeU« 
vuulolt les iiiftiics des morls. 



QUE 

QuADBATus DEUs, G*est-&-dire , le Dieu carre. G*cstk 
Uieu Terme, qu'on revdroit quelquefois sous la figuiie d'nue 
^ierre carre'e. Ou donnoit aussi cc nom k Mercurc, dani 
le m^me seus (juc celui de Quadriceps, 

QuADBiCEPS, c'est-a-dire, qui a tfuatt-e tiles. On don- 
tioit ce sumom k Mercure , contrae au dieu de la fourbcri« 
€t de la duplidtd, et k Janus pcifr la m&me raison que 
celui de Quadrifrpns, 

.QuAnniFBOns ou Quadb? formts , c'est-k-dire, qui » 
'quatre visages. On appeloit ainsi Janus , qu'on represen- 
toit souvent sous cet embl^e, pour marquer que sob 
empire s'^endoit sur ioutes Iss parties du monde. 
QuENoniLLE. Voy. Parques, Omphtde ou Hercidc 
QuEBQUtTULANES , nymphes qui prcsidoient k la corf* 
£er3[9tion dw chines. Oa \e% wg^cfvv wo&v ^xxxtwcxNid^ 



RAP 399 

i|uercii5, qui signlfie clier»e, Elles avoieot aussi le noni de 
Dryadcs et d*Hainadryades. 

QuEt'E de bite a une figure humaine. Voy. jUgipart, 

QuiBS , dcesse da repos et de la tranquitlite. L^ pretrcf 
cbai^^ du soin de »on eulte ^toient nommes tcs Silon- 
denz. 

QviBTAUA. Cn appeloit ainsi Pluton, du mot latin 
<iui€8, qui aignifia repos, parce qu'ou crojoit qu'il ird^oit 
far lea morta. 

QuiircTiLism. Toy. Luperce*, 

QUIBQUATRIE OU QuiBQUATAUS, ftte CO I'honncuT de 
Uioenro, la iodine que les Grece appeloient Panatb^nee. 
Varron. A, Gel, Ovide, etc. 

QvmSAL, petit jdoui ou collioe dans Tenceinte de 
AonM. On rappeloit'Quirinal, de jQuirinus, sunioin de 
]loinnlui,.qui y avoit un temple. 

QumisALES , f^tes que lea Romains cdcbroient cn 
I'l^oiiiicur de Romulus , surnomme Quirinus. 

QmaiBCS, surnom de Romulus et de iHars. Voy. Gia* 
iivus, 

QuiBison QuiBiTA. Les fenunes romaines qui sY'toient 
Ipisei sous la protection de Jnnon, Tadoroieut sous ce 



RAP 

Raoz. Voy Lyssa, 

K AMIRS. Voy. Bacchm, Bacchantes, PomoneySilin^f 
SUtphyhiB, 

Ramb ou AviROir. Voy. Caron, Saturne. 

Rabocau o'ob. Voy. JSnee. 

EAFSODOMABrrns , sorte 'de divination qui se (aisoit ordl" 
nairement en onvraut 2i I'ayenture un IWiQ de <^«V^^ 



f 



foo REM ' 

coiite, furtout d*Homke ou de Tiigiky et en pramit j 
pour rApjpnse le premier yen sur kqucl oa tomboiL, Voj. j 
Aijyrtii. I 

RAFT4 DflTA, c'e«U-#Wt l« ^^ewf eiUeprfe. C«i Pw- 
tei'piiie. 

fiASOim, Yojt Oeetuioii, 

UAT9. Voy. Crinu. 

Becabasxts on Cabavus, nnnoin d'Hercule. 

Keoabatob, on des diqix ^ pf^iidoient an Uxm- 

Wge. 

Rkdiculds , 'dieu en Hionnenv do^piel on bAtit one 

.cbapellc doni TcDdroh d'oa Annibal , Ionqii*U appTocMl 

de Rome pour en faire le sMge, friq^ tout a coop d'lisi 

terreur pinitjue, retouma inr Ud pai poor a'^ki^DCr di 

cettte viUc{ ce qui la sanva. Le nbm de cedicuestpritdB 

jrnot redire , retoi^rner, H j en a qui credent que AcdicBliit 

n'est qu'uQ surqom du dien Tutanof , ador6 dmitie wtm 

Ui^ctFaoiOTT on Fugali^ , fiHe quW c^lAroft k ftomi 
en mSmoipe de I'expulsion des rois. 

R^GLH a la mqin d'un homme, Yoy. SerapU, \ 

Rehii des astbes , Qu simplenfent REi!fX ^ ramaB de [ 
Junon; mau plus ordinaireoient c'est la Lune, suitOQt 1. 
jivec r^pith^t^ hicornis^ qui marque ses croissans. 

Rere des diei;x. C'est Junon. jj 

Reibe du ciel , une des diviDiids des Syriens. On croll \ 
gue c*«st la Lune. 

RiMPHAM. C*est le nom quo les Syrians donn(»enl i 
Peircule. Queiques-uns proieut que e'etuit une dSeue^ It 
pi6me quu Venus 

REMURiAf Yoy. Umures, 

RiMUS , fr^re dc RozphIus. Yoy. Romuhu. 

C'ctolt aq^i le nom d'un de» ^l)e£> dp Xi^raua, tue paf 



RHA .1oi 

Belaud. Alcmfene ay.-mt proniis tl'qxjiisrr ceiui (lui 
tueroit un rcnaid qui diVoloit !cs cm Irons dc '!J;r!>c.s, 
Amphitryon entrejjrit clc le fuirc ; ct pour y rei'.s-ir, il 
eKipTUiitadeCephaleunchicn nomine L^Uups , qui n'uvoit 
jamais manque sa proie. Cc. diien pnnrsuivanl Ic ren<trij , 
Jupiter les petrifia I'lin et Vantie. On les npporta a Tl»«i»t's 
en cet etat, oii ib furent prcsentcs h Alpuenc, qui lint 
parole h. Amphitryon , et 1 epousa. 

RssoiuaiE, diyinitd poetique, messag^re de Jnpiter. 
On dit quelle alloit nuit et jour, qu'elle se pla^oit 9ui- les 
phis hauts lieux pom* pnLlicr toutes sortes de nouvellesi 
et qu'dle ne pouvoit se taire. Les poetcs la repp^ntenc 
sous la figure d'uu monstre aile d'anc taille gigantesque 
«t horrible, ayant aolant d'yeox, d^oreillcs, de benches 
Ct de langues , que de plumes sur tout son corps. Vir^. 
flu. liv, 4. 

Hespiciebtes pn, c*cst-2i-dire, Us iicuxqiiire^ ardent. 
Op \e% adoroit comme dps divinit^s propices , qui n ctoicpt 
Qccup^ qu'a rendre les hompies heureux. 

Rhabdomabtie, c'cst-a-dirc, divination par la baguette, 
Elle se iaisoit en jetant plusieurs petite^ baguettes dqns 
un vase , 4'ou ensiute oq les redroit ; et Ton pitStendoit 
que, par li| yertu de certaipes paroles magiques, ces ba- 
guettes se trouYoient dans une disposition ^i faisoit con- 
noitre ce qu'on voploit savqif. On en attribue rinvcntion 
aux nympLes nowrjices d'Apollon. 

Rhacius, Crdtois qui epousa Manto, fillc de Tyre'sia^, 
'dqnt U eut Mpps^s. 

Rqadamasthe , rol de Lycie , fils de Jupiter et d'£u- 
rope, II rendft 1^ iusdce ovec (itnt de s^vthrite et d'impar- 
tialitd, r^u'^nt mort, on s'iroagina qu'il avoit ete nomnio 
par leSort pour ^e jiige des eq^rs avec Eaque ct Minos. 

RnAaiBiSy augure du camp de Tarqus;, fut tae pat 
JNisus. 



4oa RHI 

Rbamvusia deA ou Yiroo. C'estlaFbrtUDe, cm 
r^^m^is, parcc quelle cloit ^ticuliitemcnt rer^c^ ^ 1 
Rliamnus, Lourg de TAtUqiie. 

Rhabwusie , ddeaee de rindignation , Ui mtme ^ ' 
Nein^is. 

RnAMNCSis, hi mftiRe que E}:amnusia dea. 

RHA9IS, nymplie, Tune dts con^agnes de Diane. 

RuARiA. Cttis fut aiiisi s^trnommde , paroe q«e ce fiit 
dans iin cliaiiip de Rliarus , pfere de Geluus , 4jU*eUe mootn 
h colui-ci la mani^re (!e semcr et de rtcueillir le ble. 

RuAnus, (lis de G-aiiaus, et p^ de OHeus. Yoy. 
Rhtu'ia. 

Rb£A Sylvia. V07. Sylvia* 

Rh^:civ8 ou GbbcivSi et Ahphitus, condnctean do 1; 
cbar de Castor et de Pollux. 

RniE, Voy. Cyhele, 

Une des (emmes d'ApoIlon' se nommoit aussi Rh^ U 
eD eut un fils nomnii Anius, qui fat roi de D^Um. 

RiiiKE, une dc8 fiimmes de Mercnre. 

Rhesus, roi de Thrace. II porta du secoors 4 Priam; 
mab la premi^TC nuit de son arrrv^e, un Trojan traitre, 
nommc Dolon, facilita k Ulysse et kDiomMe le mojen 
de le tuer et d'emmeiier s^s chevaux, desquels d^pendoit 
une partie des destines de Troie. 

R&ETUs ou Rbcecus. Yoy. Rhaetus, 

RasxEXOB , fils de Nausithous , et bhre d'Akinous ,fiit 
tud par ApoUon. 

Kniv. Ce fleuve fUt revere comme no dieii par les Gc'r- 
jnains et par les Gaulois. 

Rhivococusx^ , c'cst-4»dire, coupeur de nezj surnom 
d'FIercuIe. 

RBipniE , Troiren dont Yir^le loue beaucoup la justice 
et rdqiiite^ U peril dan* \a dwTvv^i^ wiw ^T\<s»^ 



ROB 4o3 

C'ctolt aussi Ic nom d*un ccntaure, Cils d'lxion ct de 
la Nue. 

Rhodes, ilc de la Meditcrranee , cclcbre par Ic cult© 
qu'on J rendoit k Mincrve et aux dieux Teldiincs. 

Rhodib , une des nymphes Oceaniddes. 

Rhodope , reine de Thrace , qui Hit metamorpbosee en 
UDC icontagnc de sod nom. Yoy. Hemus, 

Rhodopeius. OrpLfj'e e^t ainsi surnomin^y paiicc qu'il 
eloit de Thrace, ou est le moot Rhodope; 

Rboebds , cheval de Me'zentiiM. 

RacBTEius, surnom donne A jln^e, S cause de Rhae- 
teum, Tille et proxnontoirc de la Troade. 

Rhoetos, Rh#.tus ou Rhoecus, nn des Gentaures, fils 
d^Ixion. Cetoit aussi, si ce o'est le mAme, un ^nt qui 
fut tuc par Bacchus chau^ en lion. 

II y eut un autre Rhoetus , roi d'une conliie de I'ltalie , 
'«dout le fils Abchemole, qu'il pontsniToit pour le punir 
d'un crime qu'il aToil comipis , ae rdfiigta auprte de Turnus 
qui lui donna uu asile. Vhr^, 

RiCHEssE , divinity po^iqae, fille dv 1V«Tail et de 1'^ 
pargne. On la represer tc sous la figure d'une femine super- 
bement habillee, loute couTerte da pierrsriflt, tenant en 
sa main une come d'abondanca. 

RiHMoH , idole de Damas en Syrfe. Cotturie ce mot , tn 
h^reu, signifie ^rtnadt, ct que ce fruit ^toit oonsacre h 
y^nns, on pr^ume que Rinnioii*est la mAme que la 
deesse des amours. 

RiPt^. Virgile caracterisele Tent ffurus par cc sur-i 
nom , pris des Riphees , momognes de la ^cythte ou rdguent 
dc grands Yefits. 

R'lsus , ^ieu'des ris et de la saieM* 
Roiti;, empoupnnce. Voy. Creuse, (JiaiK».— >• Parwmea 
'^*c/o/ies, voj, Hfort. — iVoire , v oy . N uH » ^ 



f. 



i RHI 

Abam!ct7^ia dea ou vieoo. C^eitlaFbrtniM, on y 
misM, paicc qu'elle 6loit puticuliiEeiiiait lerut 
laniiius, LouFj' dc TAtliqiie. 
UuAMNustE , deesse dc rindignatioa , Ui mint y 

KiiAMNUsis, L m&iTC que Rhamnusia detu 

RuANiR , iiyniplie, rune d4 s compagnffi dc BJane. 

Fill Am A. (xiis fut aiiisi sdrnommce, puoaqaeat 
dans uii champ de Kharus . pert: d« Celthis, tffi'iDt 
h c.:lui-ci la nianiiTe dc semcr et de rccmeillir b Ui 

Uharus, Als dti Craiiaiis, et p6n de GdU«kT»; 
liharia. 

RuEA Silvia. Voy. Sylvia, 

KHt'cius ou Ckbci€s, et Ampbrim, 
cliar de Castor ct de Pollux. 

lliiLE. Voy. CyhJle. 

Uiie des femmes d'ApoIloni se noinnioit mnam Ihfe 
en eut un fib Donime Auius, qui fut roi de D^Mt 

R HIKE , une dcs femmes dc Mercnre. 

Rhesus, roi de Thrace. 11 porta da seooon k N 
mals la premiere unit de son arrir^e, an Trojflto in 
iioinmc Dolon, facilita k Ulysse et kDiomfede k'il 
de Ic tner et d'cnimeiier scs chevanx , dcsqiuilg di^ 
uiic panic dcs destiuees de Troie. 

R&etus ou Rhoecus. Voy. Bhaetus. 

RHE.\E5on , fils dc Nausithous , et fr6re d*Akio 
tu6 par Apollon. 

Kit IN. Ce ficuvc fUt reve'rc comme ud 'iieii pai 
jnaiiis ct par Ics Gaulois. 

Riiii;oc()i;.usxiis, c'c-sl-ia*dirc , coupeur dena 
d'JIercuIe. 

Rhipiiee, Trolvcn dont Virjnle louc bcaucot 
et f'c<piite« 11 pccVl dax»\Bi «\cttv\t'X^ w\ivv ^T!^ 



4ot ROM I 

Rqbi&aues, DHes ea Thopnear de la d6es8e Robi^ 

Qvid, 

RoBiGO oy, RuBiGO , 'd^etse qu'on invocjuoii pour de- 
(oiirner \^ roujlle ^es h\6s, D'autres en font tin ditui ^uTi 
uppeliept Rphigus on Ruhi(jiu, 

II0BI6U8. Voy. Rpfcijo. 

RoCHER. Voy. ^riflnc, Cyanec, 4i<u?, Pc?ypJi«ine, 
P/i|e(/y(u, GalatKet, 

|loi, suruom de Jupiter. 

Roi o^ sACBipiCES ; Keoe sacj iftculus, Dans la iiiptt- 
Clique romaiue ^ c'ctoit un dtoyco a qui on donnoh oe 
Utre , po^r ofiiir des sacrifices qai ne pouvoient utre £uii 
flue par un roi. 

{loM4 , Tro jenue , veHue en Italic avec ^ee , epooii 
I^tinus. Elle en eut deux cnfima, Remus et RomuIaSf 
qui Mtirent une nlle qu ils ap^iel^nmt Rome, du nomde 
leur m^re. On racoube autrenient I'liistoii^ de la nail- 
sauce de R^us et de Romulus. Voy. Romulus, Rome. 

|loM£, ville d'ltalie, la phis pusssaute qui ait jamii 
cte. Elic fut r^vcrce dans tout TCnipirc remain sois k 
pom de la dicsse Roma , h qui on bdtit dcs temples » 
QU lui i-eudoit les plus grands houneurs. On la nommoii 
Momc ^ternelle, la Reinc desVilles, la Defuse dcsK> 
tiqns, lo Souveraine de TUnivers, etc. On la repivsfn* 
toil avcc les m^m^ attributs que Minorve, cousidcrtt 
co|iime dcesse dc la gticrro* Vp;. Roma, Romubu, 
Romus, 

Romulus, fiis de Mars et dc Rliqa-Sylvia. fitantQ^. 
et ayant ^te expose avfc Remus , ils f|u:eut allaites par 
une louve. Lorsqu'ils furcnt grands , Roi^ulus se dcfit de 
son frfcre , et s'eropaya de lout \c payji tif*% environs du 
mont Avcntin, qu il fonda la ville de Rome. II ranasa 
«j!ie]qucs aveulurlcts^ et «c teudil bicntol formidabk » 
taus ses voU\v\4. Couvw.cWtttjaxvR^QvV. ^^ V<&\svT&»b.^^s&'fk ^ 



RUM 4o5 

Aujcts, et qne ses voisins ne vouloient point lui en don- 
ner, il cclcbra des jeux auxqueU il invita les Sabins et 
les Sabincs , qui s'y Irouverent en gmnd nombre avec 
'd'autres pcuples voisins. Lorsqu'on fut assemble , Ro- 
mulus donna un signal, ct aussitot scs soldats enlevereni 
toutcs les filles qui 6toient venues k ces jeux. Voy. If er- 
silie, 

RoMVS , fils d*ni jsse et de Circd. 

Ily cut un autre Romus, fils d*£n^e et de Lavinie, 
qui b&tit la ville de Rome, & laquelle il donna son nom. 
'^oy. Aoimi, "RomuHm. 

RosB , flnir qui fiiisoit les d^lices des ancicns ; ils en 
ornoient ks statues d'e V^nus et de Flore. G'etoit le sym* 
|lx>le de la mollesse et de la volupte. 

Rosea dea, la deeste aux doigts de rose. Cast TAurore. 

RossAux. Le b^rbier de Midas ayant aper^u des 
oreitles d*&iie & ee rot, eQ le rasant, avoit bien envie de 
le dire k quelqu*uii; mais il craignoit d*6tre mallrait^. 
Pour se sonlager do ce fardeau, il fit un trou dans la 
terre, ou 3 se d^ai^ea de son secret ; ensuite il couvrit 
ce Iron, et s'en dla. Peu apr^ il crut des roseaux dans 
cet endroit, lesquels, ^tnnt agites par le vent, articuloient 
des paroles qui apprirent a tout le oionde que Midas 
livoii des oreiUes d'Ane. 

RossiGSOL. Yoy. Philomele, 

Roue. Voy. Fortune , Ixion , Occasion, 

r^ovLKAvx de papier dans les mains <fune fimme, 
IVoy. Sibyltes. 

RuBicALiES. Voy. Rohi^alies, 

Rl'bigo. Yoy. Rohigo, 

RVMiA, RuMiLiA ou RUBUSA, decsse qui presidoit h 
la Donrriture des eofans k la mamelle. On la representoit 
MMU biforiDed'une fcmnie tenant sur spn sein ua enfant 
gu ellc jiaroissoi; vouiolr allaiter. 



AoCi SAB 

RuMiNAL. Le figaier sous lequel on trouva R^ns d 
Ruiuulus, qii'une louve allaitoit, fat ainn nommi ^ 
Ruma , aucieo mot latin qui si^piifie mamdle. 

RUMIRU5. Jupiter ^toit ainsi surnomiiid , oomme U 
dicu nourricier de tout runivers. 

RuscmA,, ddesse qu'on invoqiioit quand on recueiU 
loit les bl^s. Varron, 

RuKiNA ou RusiBA , d^esse qui pr^d<4|t au m&iage 
g6nSral des cliamps. 

RuTULES, peuples d'ltalie, celibres par la gnom 
fqii'ils soutinrent, sous la oonduite.. de Turous, cootre 
t,nke. 



SAB 

Sabadius, vl^ des dieux des Thraces^ Od croil que 
c est le mdme que Sabasius. 

Sabasics ou Sabazivs, sumom de Bacchus i en Vhon- 
ncur de qui il y avoit des f6tes noimn^es Sabasies, 
qu on ccl^broit par des danses j des courses , et avec des 
transports de fureur. Quelques-uns croieni que SabaMS|i 
fut un fils de Jupiter et de Proserpine, plus ancien que 
Baccbus. 

C'^toit anssi un suraom de Jupiter et du Soleil. 

Sabba, deviiieresse quon a uiise au nombre des Si- 
byllcs. On croit que c'etoit celle de Cumes. 

Sab^ismc, cultc que ion rend aux ^iSmens et aox 
astres. 

Sabins , p(uples d'ltalie. Ayant ^to invites h des jcax 
que Boinulus celebroit , ieurs Giles furent eulevees pai 
les Romains. Voy. Romulus, Sahus. 

Sabinus , Ic ni^me que Sabus. * , 

Sadis ou Sabim , dVcu Ac* ^tvib^s. PUue, 



SAL 4<7 

:b. Voy. Satnrne, 

, dicu que Ics Sabiiis adoioi«nt coiDine I'aiiliur 

atioc. 

yBTEs ou Sac^es , f%tes persaoes et syrienifts en 

* d'Anaitls. Elles resscmbloient beaucoup aux 

s. 

'iCB. Toy. Iphi^mie , liomcltee , CaUirhoe^ 

(ercule. 

DEA ) la deesse cruelU ; c*est Diane. 

N. Voy. Crocug, 

iTis , nympiie du fleuve Sangarus en Plirygie. 

>E , MiueiTe ^it regards corame la ddcsse de 

rAiHE , run des doaze signes dn Zodioque. 

"on. 

: Sjdxks, somoins de Minerve, ador^ a Sals, 

ypie. 

A , dcesse de I'eau , et feniine de Neptune. Go 

c'est la m^me qu'Axnphitrite. 

BO , nom sous Icquel les Syrians adoroienf 

loot ils celebroient les fi;tes avec de grandes . 

ledcuil 

[irius , surnom de Jupiter , pris du culte qu'oo 

t k Salami ne, viHe que Teucer , oblig^ de fiiir 

SaJamine, alia b4ur dans cellc de Cbypre. 

Nus , m^ dcs Dactyles. Voy. DactylcM, 

«Eus , surr.om d'ApoUon. 

s , prdtres du dieu Mors. Ils ^ient dooM , eC 

t leurs fetes en dansant et en sautaol dans les 

t pourquoi on les appeloit Salii^ de Salirey 

e sautcr. Ils etoienl les d^positaires des boU"> 

k Voy. AncilS. 

tsuLOs. Muret a vpnlu que ce mol, t^\ wt %a 

fdans CatuUCf fill an suruom^^^t^S'GnKC^ 



4o8 SAN 

Vossins prouve qac ce mot est oorrompo , «K qa*aa Gen 
dc Salistihsuli 11 fuut lire Salii ipsulis^ ce dernier moC 
devant ctrc pris daiis le ni^me seus que lamellu, de b- 
mella. Yoy. Vossii obuivationes ad CatuUum. Iii-4*i 
page 46. 

Salmacis. Voy. Hermaphrodite^ 

SalmoxT^e, roi d^Elide. Il iaX icrsai par Jnpitor^ 
parce qu'il coutre&lsoit la foadre, et qn'il se faiioiC 
rendre des hoBoears divina. 

Salmonis , Tyro , femme de Sabnonee* 

SALsiP0t£In8, aurnom de I^eptooe. 

Salus, c'est-lh-dire, comervalionf san^. LetRMDaiaa 
en avoient fait une divinit^. On la representoit «kw- 
Tembl^me d We femtne assise sur nn tr6a« , tenant one 
coupe k la main , et ayant aapr^ d'elle un autel antoor 
dnquel nn serpent fiiisoit un cerele de soo corpa, de 
sorte que sa tdte se relevoit au-dessus dc oet auieL Voy. 
Sanie, 

SALDTn^ER PUER. G^est Ei^ihpe. 

Samius, Pythagore, de Tile de Samos. 

Samos , lie de la mer M^irerrancc , vis-A'-VH de 
I'lonie. Jnnon y ^toit particulier ement adoree , d'ou eUe 
ctoit surnommde Samienne. 

SAMOTHmACE, ile dc !a incr Jtg(fe, c^febre par le culler 
qu'on y rendoit ft CA-^ , a Proserpine et aux dieux Cf- ] 
hires. Tlyavoit un oracle anssi famenx et aussi fr^aeute 
,que celui de Delphes. 

Sanctcs. Ce nom , doQn^ q'lclqucfois aux divnritts 
paiennes, sigiiifie propice^ venerable Voy. Sancus, 

Sabcus, Sahgus , ou Sa?cctcs, dicu des Sarins, dont 
k culle fill traosicre a Rome. On nwit que c'cst Heroilt. 

5A5G ou Joiiti MY. Sk^g. Ou appeloii aftwi certaiiici 
JS^tes de Cybile ct de ^cUowtv ^^vv%\«r5c«2^^>««w 



Iff 

XL 

at 



SAR 4og 

J|>retre8 , trahspio^s de fareur , sc couvroienl de sang en 

fiiisant des incisions par tout le corps. 

SA5GABIDB ou SA«i>AaiB, DyinpL^. Voy* Aiys. 

Sahgabius pveb. C\ St Gauynijxle , puree qu'il ^toit 
I la I%7gie, ou le fleuve ^angarius prend sa 8oui*ce. 

Sakoueb. \oj, Adraste , MeUagre , i^<2mef e , Jler- 
I0, Adonii, , 

SAmgos. Vojr* Sancus, 

SAwrAjSanita*^ la supine que 5<ifus. Elle avoit pin- 
temples k Rome. Ou Tadoroit aiisd sous le uom 
^*Hygiee ou d'Hygie , quW representoit couronnee 
^%ecl)es m^dioDalet , et tenant un aeipeut daos sa maio 
^boiu. Yvf. Solus. 

Sao, une dei N^t^dei. 

Saotas oa SAoiis, c*est-4-dire, ^1 canurvt'^ sumom 

Jupiter et 'de Bacchus. 

Sapbo on Sappho , Lesbienne c6l6bre par la beauty 

■on g^e po6tiqne , et par sa passion pour Pbaon. 
■^o/. Thaon, 

SABAns. Yoy. Sirapiu 

Sabdopateb. Yoy. Sardut, 

Sabdus , fils d'Hercnle , premier roi 'de Ille 3e Sar- 
^ftaig&e t y fbt r^er6 comme un dieu. On le nommoit 
^[oel^ucfois Sardopater, 

5abqv> dieu marin. H pr&idoit porticuli^rcment k la 
SOBDCBnTra des matelots. 

Sabovib ou Sabovis, sumom cle Diane. 

SABPiDOa , roi de Lycic , fiis dc Jupiter et 3e Lao- 
f fiUe de BelUrophou. U se distiugua au siege do 
f oil il porta du secours k Priam, et fiit tu6 par 
Lei Troyens , apr^ avoir brul^ son corps par 
It^fdn M Jii|iiter; en gordercut ^mxieuiein^iiXVtiaAx^. 



4io SAT 

II y a pu rn autre Sarp^on , toi de Thrace , et ao 
aulrp encore fils de Neptiinc. 

S \nPKD09 IE. Diane nvoit sous ce nom , dans la Cilicier 
nil temple oii elle rendoit des oracles. 

SAT\i»iTon , dicu cl.amptHre. 11 president 3 cette pwtii 
d<» ra«;ricnlmre qui consiste A sarcler et h 6ter les mm- 
vaisfs licrbftsS qui naisstjr.t dans les tcrres er.senirncdes. 

SATon , nn dcs dieux des labonreurs. On I'invoqiBHl 
(1 ins Ic temps dcs scroailles. Jupiter ^toit aussi appela 
5 (If 01' hominum et deorumy c'est-a-diic, Pa-e des Scut 
et des hommcs, 

Saturnales , (etes en Vltonncnr de Satnme, qniff 
cch'broicnt a Rome avnc grand appareil , an mois He (Si- 
ce ml)re. II etoit defend u de trailer d'aiicune afiaire peo- 
dant ces fi^tes, et d'exrrcer auciin art, except^ celui deb 
cuisine. Toutcs los distinctions de rang cessoieiit tfkM. 
jiisquc-ld que les csclaves pouvoient impunemenf dite J 
l(uirs maitrcs tout cc qu'iU vouluient, et roeme railln 
Icurs defauls en leiir presence. Liic/en, Horace, etc. 

Saturne, autrenient appcle ie Temps, fits de Goelai 

^^ voulaiit plus souflrir d'autres heritiers rnie hii 't 

'J'itan , son frerc, il porta a son pdre un coup de &iii;rt 

Ic sang qui coula dans la mcr, se'tant mele avec recnm'. 

donna la naissancc a Vt^nns. L'envie qu'il eut de r^uff. 

lui fit accepter la courtmne de Titan, son fixire ain<i.4 

conflition qu'il n'clevcroit point d'cnfans m&les, el qu'il 

les (levorcroit aus&itot apres leur naissance. Ccpendaal 

lUiec trouva moycn dc soustmirc St sa cruaute Jupiter, 

l^cptune et Pluton. Voy. Jupiter. Titan , ajant sii qu« 

son frors avoit dcs enfans miiles, centre la <bi juw. 

arma contre lui, elle (it prisonnier. Jupiter, etanl devew 

j,'innd , delivra son p6re, ct le retablit sur le tronc. Mafe 

hicntot aprte SaluraftXwx \ftw$Cv\. ^^s 'v^.^-^«3^«^ , <j.ttii'jywcl 

ou'il ne le dtVtouH u\\ Vmx \ c«: ^\^ nx\>^>\»«^ ^> «!>>^ •. 



SCA 4ii 

IKNir se venger. Satamc se gauva en kallc , ou Janus , 

roi de oette oontrec , le rcgut buinaiiiemcDO. Ce fiit Ih 

fju'il enseigua ragriculture aux lionunes : et le Icmps dc 

sou regne fut si heureux, qu'on I'appela I'Age dor. S'e- 

Aant attach^ k Pbilyre , il se m^tamoipbosa en cbeval 

jxi.ur 4yker les reproclies de Rhee , sa femme , qui le 

snrprit aveccette nymphe, de laqiielle il eut Chiron. Oa 

le represente sous la figure d'un vieiUard tenant und 

£tux , pour marquer que le temps detruit tout ; ou un 

a'Tpent qui se mord la queue , comme s'il retournoit 

d'oii il vient, pour montrer le ccrcle pcrpctuel et la rd- 

volution des temps : quelquefois aussi on lui donne ua 

■ablier ou un aviron , pour exprimer la rapidit^ de ccUe 

fo&tne revolution. 

Satdbbia, Junon, fillc de Saturne. 

Xltaliefat aussi appelce Saturnia tellus, du nom de 
Samntt qui y avoit rcgn^. Voy. Saturne, 

SATunHiGEVA, Jupiter, fils de Saturne. 

Sattses, mousses moitie Lommes ct noide ch^vres ^ 
a Tec dcs comes. lis hobitoient Ics foriSts et les moutagues. 
On les honoroit comme diviuites dcs forfits. 

SAunos, brigand qui ravageoil une contree de Tfllide,^ 
(lit tue par Hercule. 

jSiAOX vz Leqcade. Leuoadc est une ile de la mer lo^ 
niennCy en face dc I'isthme qui scpare rAdiaie du Pdlo- 
nonbae, Ua promoutoire Cbrme de rochers tres-escarpes, 
jBfL c|ui par sa grande elevation avance beaucoup sur la 
mer, tenoine eette ile da cot^ du midi. De la cime la plus 
^lev^ de ces rochers, on se jctoit, dit-on, dans la mer, 
nour se gucrir de la passion de I'amour : ce qui a rendu 
CO fOMUonUum £»pi«ux sous le nom dc Saul de Leucade. 
Vajm U Mercure de France , juiUet , i ^60 , tome 2. 

6caiiA!«i»k, fiJs dc Jiipllcr ct dc Doris. Il fut nirta- 
piorpliosd QU (leu vc pour t-uc ianvioUcV . cv \\ \^\v>iu'c\\^\v 



4i2 SCI 

ses eaux autour de Troie. Jupiter, pour Ini iRarc[Der soi 
aniiu^, lui accorda le droit de fiiire une iiyie k toules ki 
)euiies fiUes au moment qu'elles alloient sc maricr. LocsqoB 
leur mariage ^loit ooncln , elles alloient , la vcilic dc leun j 
noces , se haigner daus le fleuve : Scainandre anssitot sor- j 
tuit d'entre ses roseaux, les prcnoit par la maiiii'ctb 
coudulsoit dans son palais. [ 

Scamasdhivs , premier et vrai nom, selon HomSRi ; 
d^Astyaiiax , fils d'Hcctor et d*Afidroniaque. 

Sc£E , porte de la ville de Troie, ou iixat le tombai 
Ue Laomddon. 

ScEPTBE. Yoy. Polymnie, Ilfelpomdne, £olc i 

ScH^an^ Yoy. AtalatUe, 

SCHCESEIA TIBGO OU SCHCESEIS | AtalaQl« , SBb di 
Scbcnee. 

SciiniEs , fttes qu'on cdebroit en Aicadie entlioiiiiea 
de Bacclius. 

Scisis , brigand , le rn^me que Sinnis. 

ScioMA5TnE , divination qui consiste k ^Toqwr Ici 
ombres Jes roorts pour apprcndrc les choses (utnres. 

Sent AS oil SciniAS , sumom dc Minerve , pris d« calls 
qu*on lui reiidoit dans im temple bilti en son honoenrpts 
un devin de Dodone , nomme Sclrus. 

ScTRES ou SciBOPHoniES, fetes qu*on cnlchroit A Alb^M 
en rhonncur dc MiueTVC-Sciras. Pendnnt qu'elles ^- 
roiiiiit, on faisoit de pelitcs cubanes dc feuillage; et, daa* 
les jcuTC qui en falsoicnt partie , les jeunes gens tenoient I 
ill lu.'tin dcs ccps dc vigne charges de raising. 

SciRTAS. Yoy. Sciras, 

ScinoN. Yoy. Scyron. 

CV'toit aiissi Ic nom d*un vent fnrieux. On lai bM 
dcs voeux pour i6tre garanli d<:s ravages qu'il caofloit 

SciitoPHoniEs. Ypy. Scires, 

Scxnxjs. Vo^. Sciviu, 



SCY 4i3 

Scosrioa, Tun des douze signes du Zodiaque. Voy; 
Crion, 

ScoTiTAs, surnom dc Jupiter, pris d'un mot grec qui 
sigiiifie ohscuriU, h cause d un hois sacre ou il dtoit lio^ 
Dor^ dans la Laconie. 

ScTLLA, fiUe de Nisus, roi de Megare. Yoy. Nisus. 

II J eut uoe autre Scylla , fillc de Phorcus , que les Grecs 
taoxntDent Phorcys, laquelle ayant do I'inclination pour 
Glaucus , dieu marin , pria rcochanleFCsse Girc^ de le 
rendre seuable : mais Circe n'en fit rien , car elle I'ainioit 
elle-mtoie , et elle empoisonna la fontaine ou Scylia se 
baignoit; de sorte que, quand cette nympbe y alia, elle 
^t transformee en un monstre efiVoyable , dont la partie 
infe'ricure lessembioit h un cbien. Elle eut tant d'borreur 
d'elle^m^e, qu'elle se pi'6cipita dans un gouflie de la 
mcr de Sicile. Le bruit des (lots, qui, dans cet endroit, 
vont se briscr contre des rocliers, a doune lieu aux poetes 
de fcindrc que c'dtoient les aboicmcns de ce monstie. 
Voy. Caryh(h. 

11 est lion d 'observer que Yirgile et Ovide confbndent 
les dcuz Scylia , en attribuant a la fiile de Misns ce qui ne 
convient qu'h ccUe de Pborcus. 

ScTpHius , cbeval que Neptune fit naitre d'un endroit 
^ la Tbessalie, en le frappant d'un coup de son tridents 

ScTsiAS , surnom de Deidamie , fille de Lycom^ , roi 
de rile de Scyros. 

ScTBoa, fuiiicux brigand qui d^loit I'Attiqne. Tbes^e 
le defit , et brula ses os , dont ii fit un sacrifice h Jupiter. 
Ovide dit que Tbdsce les jeta dans la mer, et qu'ils furenr 
cbaagt^ en rochers. 

£CTTUE8 , peuples barbares qui babitoient siir les bords 
de la mer Koire. lis etoieut aiusi appeles, ditron , de Scy-; 
ihas, fib dllercMlc. 

Scrraos, OvUc lui donne Vi§pVdi^ aTn^^uu%^\fv\»i 



4i4 SEM 

qii'il pouToit sc clianger v.n femme, el reprendre sa Conno 
naturelle toutes l«s fois qu'il le vouloit. 

Sebadies , ^tes 'j les mdmes que lei Sabfoies. yo][. 5a- 
hasius* 

S^BiTHis , n jmpbe , m^ id'QEbaliM.. 

S:i6culAibe8, jeux solennels qu'on ccMbroit. k RtmiB,' 
de cent ans en cent ans , eu riionneur d'ApoUon et da 
Diane. 

Segesta ou Seoetia. Voy. Sela. 

SeIa , Seja on Seta , deesee qn'on invoquoit poor la 
cbamps ensemenoes. On I'appeloit Seoetia on 5e||«sfa, 
quand les bles ctoient levcs. U y en a qui croient que Sm 
est un sumom de la Fortune, dite anssi Sciarui^ 

SeIana. Yoy. Sela. 

SelAsie, surnom de Diane , pris d'un lieu He la Lacp^ 
nie qui lui etoit consacre. 

Sei.£Cti, c'est-5-dire, cfcoisis. Le conseii de Jupiter 
6toIt compose de douze dieux, qu*on nonunoitCoTfsentes; 
mais les liomains, s'etant imagine que c'etoit trop pen 
pour suffire u rudministration des affaires du mondc, 
raugmcnt^rcut de huit nouveaux conseillers , qu'ils appr 
l^reut les dicux cLoisis , ou simpleiuent les Choisis. Ceas 
qu'ils Iionorereut de ce clioix. qu'ils criirent ratific par 
Jupiter, etoIentGeniuSfJam)s,Satui:ue,BaccliU9 J PlutoQ^ 
le Solcil, la Lunc et Tellus. 

SiifEN^. C'est le uom que les Grecs donnoient ii la 
Lune. 

Siii^NiTinES , femroes d'Asie qui pondoient des oeuls 
d'oii naissoient des geam dune grandeur cnorme. 

Si^L^NUs. Voy. Argyre. 

Sejxistkhhes. Voy, Lectistcrnes. 

StsnELt , dite aussi Tbyonc , Elle dc Cadmus et de Thihi. 

EUe fut fort aimce de Jupilcr, dout ellc eut Baocbufr 
Yoy, Bacchus, 



SER 4i3 

Semelei'A' PBOLes, fils de Scmclr. C*est Dacdms. 

Semeleius Thtoneus, Bacchus, fiis de Scniele, et 
Ipetit-fils de Thyon^. 

Sementi5ES , f(Stes qu'on cdl^roit iH Rome dnns le temps 
'dcs senuulles , en rboimcur de Gh&s ct de Tellus. 

' Seiofeb, sumom de Chiron, parce qu'il etoit moitie 
hoDime et moitie cheval. 

SEBOBABOSjIemme de Ninus, roi des Assyriens, fameiise 
par son ambition, par son conrage et par ses dcbiuclies. 
On croyoit qu'otant morte, elle avoit 6tc chang^e en co- 
lorabe, et on lui reiidit des hnnneurs divins. 

SiMOV, dieu qu'on croit le m^me que Fidiiis et que 
Sancus,On donnoit aussi ce nom A Mercure et h plusicurs 
autres. Yoy. Semones. 

StofonES. On appeloit ainsi certaines divinit^s qui te- 
noientaneespteede milieu entre W dienx et Irs lionuixs: 
lis etoient regatd^s commc des geuics t itdlaires des horn- 
mes. 

Sehta, fillc de Picus^ ^pousa Faunus, son &6rc; ce 
qai ia fit snrnoxnmer elie-m6me Fauna. Les Ronmins en 
firent one divinite qu'ils appeioient la bonne decssc. Voy. 
Fauna, 

^ijSSViK, dcesse tut^Iaire de i'enfancc. Elle liii inspitx>il 
jbs sentimens estimahles. 

SzBTnrcs , dicu des sentimens et des sens. 

SspmiosrnTTiM , ^te qui fnt institude h Rome ^ lors- 
f|o*ane s^titone coUine fut comprise dans Teneeinte de 
ceiie TiUe, d'oi!i elle fat surnommee Septicollis. 

SinA, unc des diviiiit^ qiu presidoient aux scmaillcs. 
Voy. Stsdes, 

SisAFis , ou Sab APIS, diviuilo ej^yptieune qu'on repro- 
tenlaat toas une figure humainc, portant un boisseau sur 
la •fttB, on nne r6glc a ia mahi. li ist. Au Ci&l, Vo^ . Ay\&* 
U»u k» Givcst Scrupis tftolk le mCtiuo ryivc V\\kV>\^. 






4i6 SIB 

SEsaESTE , Troyen qui siiivit ifenee en Italle. 

Sf:i\iPHE, lie de la nier fegee, dout Pence pArifia lei 
liuJ)itaiis en leur montrant la tSte de M^duse. 

SEiiaiENT. Voy. Styx, Orcix*, Aconce, 

Skbpent. Voy. Python, Jjistee, Achiious,MiiuUi 
iLumeiiidcs, Envf'e, Cadmiu, Eurydice,£satiue, Caia- 
cee, Laocoon, Lalone^ Discofdc, Tiresias, Pnideiux^ 
Salus, Satwne. Voy. aossi Couleuvres, Fraudc. 

SEnPGNTAinK , uue ties constellqtioniL Less poites on! 
feint <jiie c'eloit le serpent pu dreigou du jardin des Hei- 
P?ricles, tu^ par Hercule, et que Juuon plaja pannl l» 
Astros. Voy. OfjhUus, 

Servatob, c'est-a-dire, sauveur; sumom de Jupiter 
et dc Dncclius. 

Sej^sibs , deesses qu*on invoquoit quand on eriJemen- 
5oit les lenes. On ea coniptoit autant qu*il j avoij ck le- 
muiUcs diiferentcs. 

Si6ta , une des femmes de Mqrs, et soeur de Rh^ns. 

Sevehes oil LES DRESSES sev£bes. On croit qu'ellci 
^toit'nt les memes que les Furies , parce qu'on les repr^ 
seiitoit avcc les meines atlributs. Elles avoient un temple 
^ Atlieucs. 

Seya. Voy. Seia. 

SiBYLLKS , fUles qui predisolenl Tavenlr. Une des ploi 
reaomui^es a ivi cellc de Cumes ; elle faisoit sa deroeure 
ordinaire dans un antra auprcs de cette ville , et eloit fille 
de Glaucus. On ditqu^Apollon, lui ayant t6n£oign^ sa ten- 
dresse , ne put la rcndrc sensible qu'd condition de la feire 
vivre. autant d'auiices qu'el'e pourroit tenir de grains dc 
sable dans sa main. Elle dcvint, dit-on, si ddcr^pite , qu'il 
ne lui restq plus que la voix pour ren'dre des oracles : on 
I'appcloit D^iphobu , ou Demo , ou D&nopLile , ou Hiero- 
pfiyle, ou Aiua\v\icc. 1\ ^ a\«\v ^Vq&vcnm^ \)MAx«& S^v^^llo. 
La plus ancicnnc « cl6 \a Iit\^\A^^ . «^>^^v^ KsxVaB»^ 



Slfx 417 

que quelcjiics-uns appelleiit nussi DaplinA Apres celle-lk 
ctoit la fibylle Erytbree; eosuite colle de Ciimes. Eury- 
plule ou Erophyle prcilisoit a Samos ; rilellcspoulique k 
Marpese, bourg sur les bords de i'Hellespont; la Libyeune , 
en ]ihy« ; enfm la Tiburtine, qu'on appeloit Albnnee, 
faisoil scs piediclioDS k llbur, aujourd'hui Tivoli , en 
Itulie. 

S1CFXIDE8 jfusJE, €*eat-k-dire , Muses Siciliennes. On 
lenr dounc <irdInaireBient pour attribut des rouleaux de 
|>apier dans Icurs mains. Virgile d^signe ainsi les Muses 
^ui^il suppose aroir inspire Th^ocrite , uatif de Sicile , qui 
a £tit dcs poesies pastorales. 

SfCBi^E ou SiCABBAs, prelre d'Hercule, et mari de Didon. 
Pygmalion le fit tuer pour avoir ses richesses , qui ctoieift 
trte-grandes. Voy. Diiion. 

SlGOLUS, fils de Neptune, R%na dans I'ile de Sicile, St 
tavquelle il donna son iioin. 

SiCYOH, petit-fiU fi'l^recbth^ , donna son nom k une 
Tille et k une conlr^ du Pelopon^se. 

SiDEBEus CONJUX , h mari chamje en astre, C'est Lu- 
cifer, mari d'Alcione. Ovid. 

Sn)0!fiU8 HO6FE8, Cadmus, parce qu'il ^toit de Pbe- 
Hide , on t'toit la ville de Sidon. 

Sir.AL^oH ou SioAuov. C'est le mtoie qu*Harpocrate. 
Voy* litnjtoerate et Silence, 

SuGtR , promontoire de la mer £gde , sur lequel €toit le 
tombean d'Achille. 

SldLLAiBES, fiStes romaines qu'on c^lebroit apr^ les 
"Satiimales, et pendant lesqnelles on se faisoit reciproquc- 
nent des pnSscns dc petites figures de cnc ou d*ai^ile, ct 
d'aotres semblables colifichets. Ccla donnoit lieu k une 
fiura ou Von exposoit en venie touies sortes dc cboses. 
j^iiIa-Gdle j>arle d'ua excmi^WvtQ du «&cou^ Vchx« ^« 



4i8 SIN 

r^iM^ide , qui , dsma uoc de ces Eo'irts , Cut veiula f i 
pitees d'or. 

SiavEs DU ZboiAQUE. Voj. Zodiaque. 

Saxact^ divinit6 alWgorique. On la repr^9ontoiti 
la tigure d*iin homioe tenant on doigt sur sa bonche, 
(ous la Bgure d'ime femme; et alors on TappeloH 31 
chez les Latins, c'est-a-dire, Muette. Voy. Harpocrm 

SiLkvE. C'ctoit un vieux satyre qui avoit ete le noo 
cier de Bacchus, c[u*il aima tou jours bcauconp, et q 
8uivit partout, monte sur un &ne, dans ia conqu^ 
Indcs. A son retour, il s eta1)lic dans les campagnea d*. 
cadie , oii il ac faisoit fort aimer dcs {eunes bergers et 
jeunes bei-g^rcs. II nc passoii pas un jour sans s'enin 
mais il avoit le via agr^al)le. Voy. £(jle. 

SiLiRES. On doiwoit ce nom aux satyres quancf 
^toient vieux. On entcndoit aussi par Siiines des gdi 
faniilierSf tcis que cclui dont Socrate se vantoit d*i 
tou jours accompagnd. Voy. Deemon. 

SiuCEn'vtuM. On nommoit linsi le festin qn^onsen 
aux dieux M&oes. 

Say An. Voy. Sylvain. 

Silvia. Voy. Sylvia, 

SiMATHios heuos. Aois, tils de la nympbe Simoet 

SiMOls , fleuve de Pli rygie aux environs da lYoic. Il s 
posa avecScaxnaudra, autre fleuve, par uu dcliordRnu 
a la descente des Grccs qui venoieut assieger cette vilj 

SiMOisius , jeune Troycn , ainsi noram^ parr« q 
^toit n^ tur les bords du biuiois. 11 ful iua par Ajax , 
deTelamon. 

SiBGA. G'est le nom sous Icquel les Ph^niciens a 
roient Pallas, dont Cadmus enleva le simulacre^ q 
pla$a dans la ville de Thebes. 

SiBOES. Voy. Cercopes^ Pithecuse. l^es ^gypti 
adoroieai les singes. 



SIR 419 

SiNSis , Sctsts ou SchiNis, fammx })rigan'd qui clcso- 
foil leg environs He Corintlie. C'ctoit vraiscmblablemcnf 
le m^nie que Cercyon. Voy. Cercyon, 

Snroi&, njmphe qni prit soin de iVfifance dePan, qui 
poiir cela fat surnorom^ Sinois, 

Snfo'is. Voy. Sinoe. 

Snroir , fils de Sisyplie. 11 pnssa ponr le pins foufbc et 
le plus artificienx de tous les hommes. Lorsque les Grrcs 
firent semblant de leVer le siege de Troie, Sinon se laissii 
prendre par les Troyens , k qui iJ en imposa htoc tant 
d* artifice, que Don-senlement ils ne lui firent aucun 
mal , mais que m^ine ils le regnrent parmi eux , lui lais- 
sant DHtant <de liberty' qu*an plus fiddle Troyen; Dhs 
t^ue le cLcval dc bois fiit enlii dans la ville, ce fat lui 
qui, pendant la noit, en alia ouvrir les flanes, ou ks 
Grucs s'etoient enfcrmes , et livra aiiisi Troie anx Grecs. 
Eneid, liv. a. 

SiifOFE, fine d'Asope, fut aiinde d*ApoIlon, 6e qui 
elle eot un fils nomine Syrus. D'aufres disent qu'ellc de- 
roeura toujonn vierge. Ce fht aiissi le nom d'une Ama- 
zone. 

Sii>HN08, ile de la mcr ^^, ou il y aroit dts mines 
d*or et d*argent, qu'Apollon defmisit par nn d^hige, 
parce que fes bid)itans avoient n^ligd d*en consacrer la 
dime dans son temple. 

SiPimA GENITRIX , Niob6 , m6re de Sipylol 

Smu sixtM ; c*estNiob6, mdie de Sipylot, cbangde 
en rocber. 

Stmti, un des fils de Ifiob^. 

SiBtNE8,filles d'Acb^loiiset de Calliope, monstrev 
que tous les ^ii^trfes et les sciilptenrs repr^entcnf 
comme nioiti^ feinmes et moitid poissons; mais cette 
imaginaiiAD, qui ne vierit qiic de Vigjaotttncft ^^ \^ V v 
bJe, est dimentie pbr les po€tesctpar\eaauc«ii%«»x\ss«x^ > 



4ao SIS 

'dii rooins ccax qui soot les plub n*conmiaffdal>Ies, el (jaa 
tpus d^peignent les Sireucs moitie feimnes et inoHi6 
oiseaux. Pline, liv, lo, chap, 49 } 1<^ place paimi les 
oiscaax fabnleuz; et Ovide ( Met., hV. 5 ) lear dosna 
dcs visages de filles, avec des plumes et des pieds d'oi- 
senux. Ces monstrps, dlt-oa, ckantoieot avec tant d« 
inclodie, qu'elles attircHent les passans, et ensuite lesdi- 
voroicnt TJlysse se garantit de leun {neges en bond ant 
\n oreilles ^ ses compagnons, et en se faisant attadicr 
au mSl de son vai^au. Les Sirftoes etoiont trok , qaH 
fau droit itspr^senter comme de befles fisromes daos b 
partic superieure du corps jusqu'a la ceinture , ayant k 
reste en forme d^oiseauoc, avec d(A plumes. L'une d'eUei 
tiendroit a la main uue esp^ de tablelte, la secoiMk 
cleux flAtes , et la troistSme nne lyre. iSerp. Claud, Toy. 
Sirenusse, 

Sin^NUSSEf promontoire de la Lucanie, qui ^tolt h 
sujoiir des Sir^nes. Ce fut de la que , desespereesi it 
n'iivoir pu enchanter Ulysse, elles se preclptt^rent dani 
la iiier, ou eilcs fureut cbangees en rochers. Voy. Pitr- 
tU'anope. 

SiRius. C'est une des ^toiles qui forment la consteUa- 
tion dt.' la Canicule. Les anciens en redoutoient si fort lei 
influences , qu'ik lui ofld-oient des sacrifices pour en d^ 
toui-ner les effets. Quclques auteurs ont donne ce noiii 
au SoleiL 

Sisachth£e, c*est-a-dire, decharge des interits; Utt 
j^u o:) celcbroit a Ath&nes pour perpetuer la memo ice et j 
r usage d'une loi de Solon en faveur des [pauvies debi- | 
tours. t 

SisTBE a la main d'une femme, Toy^ lo. 

SisTPHE, fils d'^ole, qui, d^lant TAttique par tes 
brigandages, fill tu4 "^ke TV««fc. Ca iw\.-«w\v«osssa6.^k 
mdchantj que les poexn o\Ale^»>.«5Bi^*>'^^'^^'«^^^^o^^ 



SOM. 4^1 

dans Ics enfers, ^ rouler continiiellcirient une gros^ 
pieriv londe du has d'uiie inonlague cri haul, d'ou elle 
rctuinLuh sur-le-chanip. 

SiTiiNiDEs , nymph es d'une fontatte donl I'eau dtoit 
conduite a Ath^ies par un mognifique aqucduc. 

SiTO, sumom de Cer^s, pris d^n mot grec qui signi- 
fie froment. 

Siva , divinity dcs Celtes. Chi croit que c'esl Opsr 
Consiva. 

Smilax, nyiupbe qui eut tant de douleur dt se voir 
n^ris^ du jeuue Crocus, quelle fnt chaugcc, auiisi- 
Lien que lui, eu un arbrisseau dont les fleurs soiit 
pctitea, mais d'uuc exccUeute odeur. Gu conte uutreiueut 
cette metamorpliose. Yoy. Ci'ocus. 

Shistreds, suruoxn d'ApoIlon. Toy. Crinis, 

SOCBOTHBEKOTH , idolc dcs Babyloiueus. 

SocuSjjenne Troyen dont Homdre va:ite la tailtn 
avantageuse el le courage. 11 fut tuc par Ulysse. C etcit 
aussi un sumom de Mercui'e. 

SoLEiL. Lcs paiens comptoient cinq Solcils; I'un, His 
de Jupiter ; le second , fils d*Hypcrioti ; le tix>isicme , GU 
dts Tulcain, suraonmi6 Opas; le qualii^me avoit pour 
m^re Acantbo ; et le cinqui^me etoit le pere d'Eeta et de 
Circ£. Cic, de Nat, Deor, hV. 3. Arnoh, liv, 4* Toy. 
Apollori, Phailon. 

SouTADRiLTES ou SuoviT AUBiuES , Sacrifices de trois 
victimes mdles, saioir : dun pore, d'un belicr ct dun 
taureau. On ne Ics faisoit que de cinq ans en cinq ans. 

SoA-niBiL, fils de r£r6bc et dc la Nuit. On feint qu'il 
a son palais dans un untre ^arte et incomiu, ou les 
rayons du soleil ne p^^trent jamais. H y a, d>t- on ^ ft 
Tentrde, une infinite de pavotsetd*herbesas8oapissantes» 
Le fleuTe 'd'Oubli coule <icvanl ce ^lais, et on n'y^ 
entend point d'autre broit que \e 4oux tfinsTQiittft ^lK^ 

Via. de U rabUj '^^ 



!|aa SOR 

eaux dc ce (leave. Le Sonuneil repose duni n 
tin ]it de plnme entonrd de ridcaux noirs. 
sent tous pouches autoiir de lui ; ti Morphut 
cipal minitUc , veule poiir prcndrf garde qu 
du bruit On le rcj»'6sente couch^ sar iii 
une come d*nne main'et one dent d'^k^plian 

SoMKiALis. On honoroit Herculc sous oe 
on croyoit avoir rc^ de hii dcs avertissemei 
ct on envojcnt les malades dormir dans 
|K»ir avoir en songe I'agreable prisngc du rd 
de li'UF sant& 

So!<GE8, divinity infemales siiliordonn^ 
men. (Iliaqne songe avoit une Ibnction parti< 
qui presidoient aox visions viritables sort6i 
porle de come ; et oeux qui ne fbrmoicnt q\ 
illusions pQSsoicnt par une porte d'ivoirc. O 
S(*ntoit avec de grandcs aiies de chative-s 
noires. Voy. Sommeil, Morj)hee, Phohetor, 

Sopon , c'esl-h-dirc , profond sommeil: d 
(III S(»niincil. On ioi donnoit pour femmc V 
dcs (Irtlces. 

Souacte, montagne dltalie cclibre par I 
y rcndoit h Apollon. 

SonADEus, un des dieux 6€s Indlerlr. 

SoitAKUS, surnom dc Plnton chcz Ics i 
qui cc mot signifioit ca cueil. 

SoROADios , !e' mdme que Scradcus. 

SoRODfMONES J Ics m^U'CS quc Ics Ldmui 

SctBT, divinit^ all6gonquc. On le conf 
TMstin ou la Forluue. 

Sorts Phenestibs. Ce^ sndis ctoient dra 
clifinc chorgdes de sentences d'unc Ocritun 
rcnfcrm^ft datks vlti^ cA»^\Vt ^\a. de bois 
hasard, qu oi\ cio^ow toxv^JoSx^iaVN^^vx 



SPU 4a3 

'decsse Fofrtune qii'on adorult a Prenestc, Ics lirolt par In 
main dim enfant; et I on croyoil uppreiuirc son surl de 
la lecture qui en etuil iaite par un dcs uiini^trcb <pi uu 
aomrooit Sortilegues. 

SosiAuius, surnom d'ApoUon. 

Sosj^us, c'est-^-dirCf qui conaavt la viUe ; fiimom 
Ue Jupiter. G'^toit aussi le nom d'un gdnic adoro dans 
i'Elide. 

Sosp£s ou SospiTA, ou SoTiRA, c'e8t-2i-dire , conser- 
vatrice , suniom de Junon , de Diaue, de Alinerve, etc. 

SosTBATE, yeone Grec, ami d'Hercule. On lui reodit 
ides houneura divias. Ce fnt aussi le uom dun c^leLrt 

SOTEx, le m6me que Saotas. 

SoTERSS , c'est-k-dire , consei'vateurs ; lumom de Cas- 
tor et de Pollux. 

SoT^iuKS I fiHes qui se c^cbroient en actions da 
gr&GCs , quand on dtok diSlvre de quelquc peril public 
eu particulifr. 

SoTisA , le mdmc que Sospe*. 

SouBiS. Voy. Crinis, 

SifAVTE, ville ccldbre du. P^lopon^, et capiule de 
1u Laconie. Junon y etoit particuUuremeut rvveree. Voy. 
Lelex, 

SPABToa, fr^ie de Pboronee; d'oa la Tille de Sparte. 

SPELAiTE, sumom d'Hercule, delleroure et d'Apol- 
lun , bonores dans un autre sacrd. 

Stencanis, fleuve de la Phtluotide, qui fut revdi^ 
iconunc undieu. 

Sfcumo, (lie 4*Aniiis. Voj. Jniut^ 

SphihX| monstre qui avoit le visage d*ane fenune, le 
reste da corps ressemblant i. Un cbien et k un lion , avcc 
ides ailes. Junon, irritee conlre les TL^ins paroe <\iv*^VQr 
pa&ue ayoit ecoute Jupker , .eovoya ce moDMlCc^ «n ^^ 



4ai STA 

OKHii Cytlieron,' 611 il propoaoit une ^nigme, et d^voroil 
cuiix qui ne I'cxpliquoient pas , apres s'etre priaeot^ 
pdur la dcviiier. Gette dnigmeconsistDitasayoirqtteletuil 
raiilinal (jui avult quatre pieds le roatin, deux a niidiet 
trols le soir.OEdq>e,n'connoissant I'honime k ce portnit, 
dt^vclop^Ni Ic sens de Venigme : aussi le Spliinx m preci- 
pitu Je rage, et se cassa la tcte; ensuite OEdipe cpoiua 
J<>c;istc, fta propr(> ni6re, sans laconDoitre, l:i(juellede- 
voit etie Ic prix de celai qui vaiiicroit ce xnonstre. Voj. 

Spicifera dea, c*est-a-dire , la deesse qui jtortt dit 
ipis ; c'cst C^rts. 

Spinensis deus , ou U Dieu des epinea. Od I'invoquoil 
pour qu'il Ics cmp6ch&t de croitre dans les cLamps eniS' 
meiices. 

Spintuunicioh et Spibtcrbix. C'est le mftme qui 
f^pliinx. I 

Spio , n} mphe , fille de Ner^ et de Doris. 

Spodil's, c'cst-k-dirc, de cendrc Apollon fat mm 
ftiirnoiniiic d'uii autel de ccudi-cs sur Icquci ou Iw oSrah 
dcs sacriHces. 

Spossor , c'est-a-dire, repondanl; siiruom de Jopiur. 

SxABiLiNUS f le mcnie que Stataiius. 

Staphylus, pi-re d'Anius. Seloii quclques-uns, il eftA 
fils dp Thcsec et d'Ariarie, el wlon d'autres, de Baodiiii 
el d' Krif^one , que cc dieu troinpa sous la Ggure d'am 
qraypc dc rai^'in^scns dn mot grec dont est forme leiMB 
d(! Staphylus. 11 y en a qui disent que Stupliylus cUiil vi 
lH!i|;fii du roi 0Eii6e, ct que ce hergrr ayaut nriiranjnJ 
qii'iine Jes cb<Wre8 qu'il condiiisoit ruvenoit toujoms 
pliui Uird ct plus gaie que les autres, la suivit u« jnuTi 
ct la tiouva dans uii cndroit dcarte, oil elle mangeoiidi 
raiitin , fru'il douV Vusa^e avoit cte jusquc-la inconna. 
aioutcnt que SVa^Av-jW «iw^«\».VKS£A«(^,>vjjai«vfili* 



'I 



STB 4i5 

vin , et que ce fut du nom de ce roi que les Greet Jonn^ 
rent & cette liqueur celui d'oinos. Probus. 

II y eut un auue Staphylus , dls de Sil^ne. 

Stata , d&sse qu'on invoquoit pour ^tre garanti dei 
inoendies. C'est la m&me que Vesta. 

Stat ARCS on Statilihiis , dien auqael on faisoit dcs 
WOBUX quand les enfiins commeD^ient k. pouvoir se sou- 
tenir sur leurs pieds. II y avoh encore une deesse Statina 
^a'on invoquoit pour la mAme nison. 

Statob. Les Romains ad(H«wnt Jupiter sons ce nom , 
comnie protecteur de la r^Miblique, et particuli^rement 
pour obtenir de Ini qu'on combattlt de pied fenne , ou 
qu'il fit revenir les fnyards an combat. 

Statues. Yoy. Pt^maZion, Palladium^ PeHates, An* 
ehise, Thoa$^ CoUme, Laodamit. 

Stelli£ on Steixio. On croit que c*e»t b mtoie qn'A- 
has , qui fiit chang^ en I^ard , parce qu'il s'^toit moqu^ 
de Cer^, la voyant boire et manger avec trop d*avidit^, 
loFsqu'elle ^toit ches one vieille pour a'y nposer , en 
ailant chercher sa fillc Proserpine. 

&rivoviz, Voy. Sthenohee, 

Stehtor , un des Grecs qui . alUront an sijge de 
Troie. II avoit la voiz si forte » qu'il £EUsoit seul autant 
'de bruit que dnqoante hommes qni aoroient crie tons 
ensemble. 

Stebcuue, Stzrcutus et SrsBQUimrai, diTimtte qui 
pr^doient i tout ce qui contribue k engraisser la terrei 
<Qudique8-un8 croient que sous cei nom^ c'etoit la Terra 
)oa.ime qu'on adoroit 

STEacnrros, fiU de Faunus, roi ditalie, fut mis au 
Dombre des dienx. C'dtoit aussi nu anrnom de Saiume, 
iet le m&tho que Sterculus. Voy. StareuUe, 

STBBCnnja. Voy. 5ferculie. 

Ste&opb, Tun des plus habik^Cbi^pcoiu 4e VnMni 



4>6 stu 

' II 7 eut uoe njmphB de oe nom qui 6ii one Simm$ 

SriioviaibiBn. On doi^ioit oa ivnie«U J|ip|ller|4am 
Ip mteae tens ^e M)ui ^ Fui^uratop. 

jSTEBQUiLraufl. Yoy. 5f0rcM&e. 

|S«iiiC3ioac', poCie free qiii permit U vne, dit-on, 
ppor aTolr fiut wke aature cpnife Hidl^,et ^ui la reoofty 
Vfa apc^ 9Voif obaat^ la paltoodie. 

STHiiiiLi§, fenuqiM db UdnMut, «i m^ de Patroda. 

IST^sffBijii^ iiLOita, Gjcntu , Bk de Sth^niliu. 

^niAiuJua,£aryilMiB,fiUdeStliiatflii«. - 

Smkaismixtoi d'Axgoa et dfi Mycteoa, iia de Penec 
Irt d'And^mfede. 

I| y em plnaieiica tntres Stli^idliia, cnira autns un 
fil^ 4'^<^'or qui siiiyit Bntxih dans aon exp^lioo ooatre 
|ei .Ajm?^>n*ST et on antre, fiU de CapMi^ii et d*l^Tadn6| 
im.dea cfaefc dn Geapa i|ui iienit le siege ds Troie. 

Stu^Ikus , p'eat- ii-*dire , pHi$«aitfe ,- sumom de Mi> 
naive. Dans le vahofi aeiia, JupUer ^ott surnomini^ 

STqENOQ^E, fiile d*Iobat^ J et fenune de Prostus. Voy. 
PclUropJion, 

SfviiTTQ, tme dioa Oorgoq^. Yoy. Gor^ones. 

jStxeibe, nymphe ^i fut ope dcs fevines d'A^iloi^ 

SnMPHALE, Voy. Stymphale. 

8fbm!0LA\ ddwae de la vivadt^ 

SriPBnua on Stipheius, un des pentaares qui furenf 
f.|i6i aok nciocs de Pirithoiia. 

Stoph^e , sumom de Diape. 

Sriu^Tirs, cWt^t-dir^, hdliqutux; surnom de Jppi' 
ter. iXi St ausei le qom d no det fi)s de Nestor. 

Stuera ou SnwESM, l4» fiomaina ^dorpienl acws «e 
oom dps divlnites qui nr^sidoiem aux priMeoi 9t bus pto- 
Su ^'^o n'Mtcndoit ]pi. 



STY 427 

StreniA ou Stsenua, dccssc de raclivi^ ct (le TurJeur 
4aus le travail; la m^me qu'Ageiiorie. 

STsicxi, c'est-h-dire, uuouchetee} uiie clilcnne d'Ao- 
tcon. 

STBOPpAOES, ties de la mer loniAone, s^jour des Ilar- 

Sthoph£XI8 , d'ai^ mot grec qui sigDiEe ruse , iniricjani ; 
furnoin de Meixsure. 

Stsophius, roi de la PLaci&, qcd sauva Ore^te de 
la cruaol/S de Cljtemnestre. Oreate , 6\eYi Avec Pyladc , 
41s (jiiB ce prince, li4 fu( tonjoar^ uni par la plus teudre 
amitid. 

^fiTMQ9 , fleuve entre la Thrace et la Mac^oinc , 
sue les Lords duquel Orphd^ pleuroit la ^lort dXttrydice. 

StTOIQS JUFITEB. C'«St PlutOU. 

Sttwpbale. C'eloit, dans le Pelopou^e, un lac dune 
pnauteur horrible, sur leq^cl Herpule tua, k coups de 
fl^es, une quantity pradigieqsc d'oisea^ix saies, qui in- 
cqxnmodoient les enyirons. 

Sttmphalib. Diane dtoit aiiul sumoQini^ de Stym« 
phale, ville d*Areadie^ ou elle avoit «n texpple. 

SnprtiACSTE t sumom d'ApoUon , pris du culte qu*oo 
lui ^rendoit tur le Styracion, montagne de Gr^. 

Sttbths , supMm de Ceris 1 houpr^ h Styre , ville de 
iaPhodde. 

Sttx, fleuve d'en&r. U eu fiiisoit iieuf ibis le tour. 
Lonque les dienx avoiest jur6 par aes eauz, ib n*oeoient 
plus dtre parjures; ou, s'iU r^voqooient levr scnne nt , ils 
^ieot priv^ pen^nt cent ams dfi la diYinit& C'^toit 
iBusu le noun d'nne divinit^ infemale qui presidoit a co 
fleuve. El)^ ddoouvrit 4 Jupiter ]a ponjuration des dieux 
eontre Ini ; et ce iiit ponf la rdoompeoser de oe Bon office 
qu'il nmlut que ses eaux fiissent reiypeo|dc8 par ks bidi*' 
lABf du del, de la tene el dct euliscv QhvL VJs^A* *k» 



4a8 SYL 

S0ADA cm SUADELA. Voj. PUho, 

StBDiALEs. Voy. H^yetfires. 
St.:sigob et Su&iUGUs, dieux qu*on iiiToqiioit dam kt 
lUBnages. 

SCBKUEICIMATOR OU SUBVOVCATOB, lUl dCS dlCU dci 

labourears. 

SuBHOLAHos , run d« prioctpanz TenU ; le mfant 
qu*£urus. 

Svccuees, maavais geoies. On s'imagiiioit qalb pn« 
Doiont la forine dc £bmn:es poor s^duire les bommes. 

SvMMAVALtA , g&team: de farine , &H8 en fimne de 
roue , de Summanus , auquel on let offittic 

Slmm AHDS , sarnom de Pluton. .Qnetqufls-UDB en font 
un dien pardeaHcr qui prdudoH auz 6cXMn et aux Umh 
ncn-es de nuit. U ^it eztrtmemeiit redoati, et plus i^ 
veri^ que Jupiter tnteM. 

, Su5iAs , Burnom de HEinenre , qui avoit on temgte sut 
le proniontoire de Sunium dans I'Attiqne. 

SuoviTAmRiuBS. Voy. SolitaurilUt, 

Stc^Ate , le m^me que Sycit^. 

Syc^ , un des Titans , qui , fuyant la colore 3e Jupi- 
ter , fut tegu dans le sein de la terre , ou il fut changd eo 
figuier. 

SrciTis , sumoni de Bacchus, prisd'un mot grec qui 
signifie f^uier, parce qu'on croyoit qu*il avoit enseigo^ 
la mani^re de le cultiver, 

Sycomartie , divination par les feuilles de figuier. On y 
^rivoit les questions sur Icsqneiles on vouloit Mre ^aird 
Si la fcuille scchoit missitot apr^ la deniande &ile,c*ctoit 
un roanvais presage ; et un beureux , si clle tardoit u suchcr. 

Sylus , nymphe , une des femmes d'Apollon. 

Sylyaiv , dieu des for^ts. On le repr^nte tenant un 

fcune cypr^ k la main. On le conlbnd souvent avec le 

^ieu Pau et le (Jieu Faunua. Cesl ^ v»i \MasD.cj^tffi\)ngBBA 



SYR 43^ 

Sylvains des Qivinilis champftres qai [Miroissent hm km 
mSmes que les Faunes. 

Stlvu, ReiU-STLyiA ou Ilia, reine d'Albe, et filW 
'de Numitor. Elle fiU enfermee avec les Vestates , gan 
Amulins , son oncle » qui ne ▼ouloit point de coneuimif 
au tx6oe, Mais un jour, en allant puiser de Vesa dans \ei 
Tibre , dont un bras pasioit alors k traTera le jardin de^ 
Yestales, elle s'endormit sur le bord,et r6va qu'ello 
^toit avec le dieu Mars. Ella fut mire de Remos et de 
Homulus. 

Stlyius, fils d'fin^, qui fat ainsi oomm£ parce qu'il 
j^aquit dans une farh. 

SticmAchia, c'est-a-dire, qui aide d eomhaUre^ Ytou^ 
tat ainsi sumonun^ y comme ayant ODmbattu arec les 
Romains ^ ii la bataille d*Acttum, 

Symipl^oaines , deux gros rochers de la mer Noire ; 
▼ers i'embouchure da Bosphore, tr^-pea separes Tun 
'de I'autre. Les poetes en ont parM conune 'ds denx, 
Bfonstrcs qui se rapproch(Hent et s'entrv-choquoient' 
pour engloutir^les Taisseaux qui s'engB^ient dans ce 
passage. 

Syballaxis , une des nymplies.Ionidei. 

Stmbodes. Voy. Paredres, 

SmBiidvss. lis mftmes que lea Synhodes et Pa- 
vftdres. 

Str A , colore divinity des Syrieos, appeUe'rar excel- 
lence la d^esse Syrienne. On croyoit qa*elle ^loit n^ 
sur fes bords de rEaphrate) d*ao oeaf couYe par and 
(Dolombe. Voy. Phackii. 

STsioiEs. y. 5ifi^es. 

Stbia , la mtaie que Syra. 

Stbihx , nymphe d'Arcadie. Elle fut fort aimd^ du' 
dieu Pan, par qui itant poarsui?ie, elle impbra le se« 
oours des Maiiades, set Henn „ toi Vn \Mi^ ^ ^^a»^. 



43« TAL 

Ladon , qui U prit sou* sa i^tection , ct U inetain«- 
pliosa en roseau , dont Pan fit , dik-oa , la prcmi&n 
ilHtm, 

Strius, Jupiter, qoi aroit one statue d'or diqi k 
temple de la deesse Sjtieniie, 

Sybus , (lis d'ApoHoo et de Sinope , dpuna son oflB 
aux Syrions. Diodore, 



TAL 

X • Cette leltre suspendue d la maiii J*un hommtf 
yoy. OHi'U'. — Ala main d^un§ femme, Voj. lo. 

TAAUTtn. Voy. Teutatis. 

Tacita 9u Muta , d^esse du silence. 

TfOiFZBA pKA, c'est-^i-dire la deesse qui parte id 
torches; surnom de Cer^, pris des recherches quelle & 
,ide sa fiUe, 

TAois f petit-fils de Jupita*. U u utoit eucore qu'eih 
f<int Iprsqu'il euseigna aux Etruriens Part de deviuer. On 
ilit qu'il etolt fils de Genius, el (jue sou iiom etoit ev 
^rniide veueratipn dans I'^truiie. Cic, 

Talaire. Voy. Ilaire. 

Talasios /fALAssiON , Talassus ou Talassius, qu'U 
fuut eciire ainsi sans h, etoit regard^ coiniiie le dien lie 
rinnocence des mceurs qu'on portoit au manage. Voy. 
Thalassius, 

Talaus^ roi d'Atgos, et p6re d'Adraste , perdit U 
couronne et la yie par les artifices d'Aikiphiaraiis. 

Taleton. On doDDoit ce nom & ui) temple du Sole'il 
qui ^toic sur le moot TaygSte. 

TALxnYBius , un des heraots de rarxn^ de* Grecs qui 
a«sicg6rent TtoVe. 



TAP 43 J 

Tautst, tieveu de Dedale. Cest le m^e qu'Acalcf. 
Voy. Acale. 

Tamboch. Voy. CorybanteSf Cyhele. 

Tavuzcs otiTHAMMUzvs, iku des diMx ijricns. OH 
iBreit que c'est Adonis. QBelq^e8>iu» pensent que t*eti 
Oliris. 

Tavaoka, filie d^&ol^, doniAi son nom k h ville del 
Tanagre en Bdode. 

Takaik , one des principals divbit^ cles Ahn^niens. 
<>n croit que c'^oit Y^nuiS. 

TA«rA«A , deesse qid , dies Ub Germatiur,- piM^it ^ 
la divinaticti par let bagoiettes. 

Tabtalb, fils d£ Jiipitar ct de la nynSphfl Ploter. II 
ttileva Ganymede , pour m veng^ de TtoB , qui ne 
l^avoit point appele A la preioi^re. soUnnite qu'oor fit k 
Xtoie. Pour eprouver les dieux qui vinrent un )our cBez 
lai , il Icurservit dans up repas les inenibres de son fils 
P^tfpai et Jupiter Ten punit en le condainnant k. une 
faim ei une soif perp^iuelles. Mercure renchaxna , Ten- 
Ion^ ]usqu*au menton au iniUeu d'un lac daxis le^ en- 
fers, et pla^a aupr^ de sa bouche une branche c]iar|;6» 
tte fruits , laquelle 86 redressoit lorsqu'il voiiio^t en 
manger , et Feau se retiroit lorsqa'il en vouloit b'oire; 

D y eut nn autre Tantale , a qni Clytexnnestre avoit 
^t^ promise en manage , ou; mSme m'arke atdit cpiVlte 
£potts&t Agamemnon. 

C'^it aussi, selon quelqute auteidrs, ie nom du filsr 
que Thycste eut d'Europe , femme dc son frire ACr^ , ef 
dont celui-ci lui fit senrir les memibros dans an festin. 

TahtAlioes , AgameOinon et M£nelas , arri^e-petitS(* 
fils de Tantale. 

TahtAus , Niob^, filie die Tantale. 

Taphius ou Taphus, fib de Neptune et H^ffimiolliQiS ^ 
/«/ cbef d'une troupe de fiigiiife , axtc \«ic|20B»& '^ ^^ 



43a TAU 

s'^tablir danf'aoc ile qu*il appeh Ta(!LuB^ de ! 

Uom. 

jAPissEBiEf. Yoj.Pcnelope^ PhilomeUy M-achnL 
Tabas , Tabahk ou Tabamis , noms souf kaqaeb 'd 

Celtes adoroient Jupiter, k qui ils immoloient (Ws > -' 

ti^pies liumaines. 

Tabas, fils de Neptune, fonda la vilk de Tareote • 

Italic. 

Tabaxippto, dieu ou fjihne qui eflnyoit les chevai v 
II etoit ador^ dans I'^lide. 

Ce Alt auwi un sumom de Glancus , fils de. Sisjplie^ 
qui dans des jeuz fut mis en pitees par des jumens. 

Tabchoh , chef des ^trusqaes, qui ooDdoisit dei se-. 
rours a l&n^e contre Turnui. 

TABDirss , surnom de Vulcain , parce qu'il toft 
boiteux. 

TabpeiA, une des Vestales clioisies par IVuma. 

Tabfeius pater. C'est Jupiter , ador6 k Rome sor k 
mont Tarpeien. 

Tahsus, surnom de Jupiter, dont le culte 6toit o^. 
I^re & Tar^, ville de Cilicic. 

Tahtak , dcite des Avhes , pcuple de Samarie. 

Tartabe. G'etoltf selon les poetes, un lieu dans Is 
enfcrs, ou alloicnt ceux qui avoient mal v^u , poar^ 
ctre tourmentes par toutes sortes de supp.lfces. 

•Tartareus DEU8 , le dieu du Tartare ^ Pluton. 

Tabtareus gustos, le gardien du TaHare • Cerbeit, 

Tatius, roi des Sabins. II (il alliance avec RoroalDSi 
contre qui il avoit fait 'long-temps la guerre , parce qu'3 
Avoit cnleve les Sabiues. 

Taureau, Tun des douze signes du Zodiaque. Ce fiit 
ranimal sous la figure duquel Jupiter enleva Europe, d 
qni , pour ceVa , tul m\& o^x. -itfra^x^ ^^^ ^<c^\y&vsllatio« 



ir.^j.T'-- 



TA U 433 

Voy. Europe, Pasiphae^ Aristce , Achelous , Milon , 
Du'ce, liigon, lL</c.ste, Poly damns, Addcpluxcjus. 

Taukeus et TAunicEPS , sumom de Neptune , pi is du 
bruit des flots de la mer, qui semblent uieugler conime 
des taureaux. 

. Tauricobnis , Taubocei^hale , TAUROCtBOs , sur^ 
noms de Bacchud « qu'on represeatoit avec des cornes de 
taureau. Voy. Tauromorphe, 

Taubide. C'est impropremcnt que plusieurs nomiKCat 
ainsi la Cherson^ Tauiique. Voy. Tauri<yu«. 

Taubies, flutes en rbonneur de rieptune- Tauriceps« 
Yoy* Taureua. 

Taurique (Cherson^e). Cette pres<{u'ite, appel^e 
aujourd'bui la Crimee , etoit Lubitee par des Scytbea 
cxnels qui immoloient des victimes humaioes u Diane. 
On Ics nommoit Taures et Tauroscy tbes , d'ou on ap^ 
peloit Taurique la presqulle ou ils babitoient. On don- 
iioit aussi ca nom a Diane qui y etoit adoree. 

Tavbobole, sacrifice d\in taureau en Thonneur do 
Cyb^le €t des grands dieux. II n'y en avoit point qui 
fussent accompagne's de ceremonies plus ridicules. 

Tauroboub ou Taubopolie , surnom de Diane , pris 
des crois&aus qu'on lui donne eomme attributs , et qui 
ont uue soxte df) ressemblauce ayec des cornes de tau* 
reau. 

TACAOcipBALE ou Taurocebos. Yoy. Taaricornis. 

Tauromobphe, c'est'^-dire , qui ressemhle au tau^ 
reau. On dounoit ce surnom k Baccbus , parce que le Tin 
pris avec execs rend les hommes semblablas & des tau-. 
reaux furieux. 

Taubophage. Bacchus etoit ainsi surnommS , parce 
qu on donnoit uu taureau pout; pcix des meiUeurs di« 
tbjrramliefs. Yoy. Dithyranibus, 

TAvaopQut. Voj. TauroboUe, 



434 TEL 

TAvnoPOLies, f^tes en Thonneurde Diane -Tauro-' 
polie , 8oit i cause des croissans de la lune , soil parce 
qu'elle ^toit adoree par les Taurcs. Voy. Tdurique , Tau- 
roholie, 

Taubus, Cr^tois qui voyoit secr&tement Pasiphae, 
femme de Minos , de laquelle i1 eat un fils. C'est ce qui a 
dono^ lieu k la &ble du Minotaure. 

TATGtTE , Tune des Pleiades. 

II y avoit aussi dans la Laconie une montagne de oe 
nom, c^l^bre par les £!tes qu'on y faisoit en I'lionneur 
de Bacchus. 

Tecmesse , jeune Phrygienne qui plut k Ajaz , dont 
elle ^toit captive. 

Tegea' , Atalante , de T^e. 

Teg££A sACEnnos. G^est Garmenta , originaire de 
Teg^ , ville d'Arcadie. Tegcea domus , TArcadie. 

Tegt£A Yntco , Galisto , de T^ee , viUe d'Arcadie. 

TegeAticus ales. G'est Mcrcure, qui dtoit d'Arcadie, 
ou e'toit la ville de T^gee. 

Tegeen , sumom de Pan , pris du culte qu'on lui ren- 
doit a Teg6e , ville d'Arcadie. 

Teia musa, la muse Teienne. C'est Anacreon, qui 
^toit de la ville de Teium* en Paphlagonie. 

TiiLAMON , fils d'Eaque , et roi de Salaxoine. H ^nsa 
Peribee , dont il eut le fameux Ajax. II monta le premie^ 
k Inssaut, lorsque Hercule prit la ville de Troie sous le 
r^ne de Laomedon, et il eut Hesione pour sa recom- 
pense. II fut aussi du nombre des Ar^nautes. 

TELAr'ONiiiis, I'elamoiiiades et Ttlamovtos hebos, 
Ajax , fils de T^lamon 

Telchihes. C'etoient des niagiciens et des endhan- 
teurs , h qui on attrihuoit I'lnventiou de plusieurs <irtB» 
Oo lei no it au nombYe des dxevcs. «^t«i% V>ax \s^<aitv« ^Sv^ 
cr€Ht que c'est d'eux. c^u A.^o>^otv a «v\\e ^o5:dwto.^1^ 



TEL 435 

chinius. Lear culte etoit cel^bre, surtout dans Tile de 
Rhodes, qui a ete aussi nominee Telchinia. Quclques- 
uns croient qu ils sont l^s m^mes que les Guretes. 
Telchikius. ¥oy. Telchines, 

Telchius , condacteur des chars de Castor et de 
Pollux. 

Telea. Voy. Tclcus. 

T^LEBOAs, petitrfils 3e L^lex, 'donna son nom aiix 
habitans de Taphus , petite ile au-dessus de celle dl- 
- thaque. 

^ TixEGOSE , fils d'Uljsse et de Circ^ j qui resta avec sa 

mfere qaand Uljsse sortit de Tile de cette enchanteresse. 

1 ' li'oracle avoit prononc^ qu'Ulysse p^riroit de la main de 

ton fils ; ce ^ui le determina , lorsqu'il fut arrive dans 

ioo lie, ii se demettre de sa couronne en faveur de Tele- 

sf maqne; apr^ cela il s'exila sans rien dire, et alia dans 

JUL desert, en sorte qti'on crut qu*il ^toit mort. Tcle^^one, 

-zi <tant derenu grand, obtint de Girc^ la permission d'aller 

J voir son p^re; et lorsqu'il debarquolt, Ulysse ramassa 

idans la campagne quelques gens , k la tSte desquels il se 

Esi mit, pour s'opposer a la descentie de T^l^one, qu'il 

croyoit &tre un ennraoi qui venoit surprendre Tile 

-^ dlthaque. OA en vint auz mains , et Ulysse fut tu^ par 

ton propre fils, lequel, ayant connu son crime , quitta 

:]{ llle dlthaque, et vint en Italie, ou il b&tit la ville de 

«»( Tiucidwn, Ovid. i. Fast, 

^{ n y eut un g^ant de ce nom , grand ami de Tmolus. 
Baf Ce fut aussi le nom d'une fille de Pharis, tpi^ epousa 
Alphee, 
j( Ti^EMAQUE , fils unique d'Ulysse et de Penelope. U 
ja'^it encore qu au berceaa , lorsque son pere partit 
^ pour le siege de Troie. Parvenu h 1'^ de qilinze ans , il 
(Vila couiir les mers, acoompagne de Minerve ^ sous Ui 
^ figure de l^entor^ sod gouYerneut ^ '^>]a: f^^x^^x v^a 



fi 



( 

i 



436 TEL 

p^re. Pendant oe voyage , il courut beauco'np de risqun, 
•t refrouva enfin Ulysse 4 son retoar <i^ns Tile dltfaaque. 
Queique temps apr^ que soni pdre se fat demis de Ii ; 
couronne, il alia voir Circe, A qui il fli^oit attacbe pen- 
dant son voyage , et I'^pousa , dit-on , mal k propos , 
dans le temps que Tel^one ^pousoit Penelope , >et qtill 
venoit de tuer son pire. Voy. TeUgone, 

TiiisiE, fils d*£urymus, avoit px^dit k Folypbtoe 
qu*UIys8e lui creveroit Toeil unique qu'il avoit au miliea | 
du front Ovid, 

TEiipHAssA , femnSe d'Ag^nor , et m^re d'Europe et 
'de Cadmus. 

TifcLiPHS , fils d'Hercule et H'Auge. Ayant ^te aban- 
donn^ par sa m^ , il jKit troov^ sous une blche qui 
I'allaitoit Teuthras, roi desMysiens, Vadopta pour son 
fib ; ft lorsqu'il fnt en Age de porter les armes, il entre- 
prit de s*oppotfr aux Greos qui alloient & Troie : mais 
Achille le blessa, et T^l^phe ne put Atre gueri qu'apr^ ' 
avoir fait alliance avec ce prince , et avoir mis sur la 
plaie un onguent fait de la rouille de la lance dent il 
avoit ete blesse. 

Tii,ESPHonE ou fiyE2MEMQ5 , incdccin qui fut celfebre 
dnns son art et dans celui de deviner. Les Grecs en 
firent un dieu. 

Teiestq , nymphe , fille de TOc^an et de T^thys. \ 

Tel^thuse, femme de Lygdus et rofire dlpbis, qui 
de nUe fut mctamorphos^e en gargon. 

Telbus, c'est-a-dire , par fait ou aduite. On invoquoit 
Jupiter sous ce nom dans les c^rdmonies du mariage. On 
y donnoit aussi le nom de Telea i Junon. 

Telifer puer, c'est-^-^ire , Venfant qui parte dec 
traiti. C'est Cupidon. 

l^ELLUMOv , d'leu <^uv ^t^vdnvv. wa ^{fcoductioof de hi . 
lerre. 



T E iN 437 

Tellcrus , 3icu dii la terre. 

Tellus, deesse de la tcrre, soeiir et femme de Goelus. 
On la representolt sous la figure d'unc femme toute cou- 
verte de mamelles , et ne faisant avec Cyb^le , sa 'fille , 
qu'une meme divinite. 

. Telmessus , fils d'Apollon , fonda la ville de Tel- 
Inesse , doDt les habitans furent cel^bres par leur habilete 
Bans I'art des augurcs. 

TiLON , roi de Caprde , epousa la tiymphe SflbetBiSy de 
laquelle il eut un fils nomine CKCbalus. 

Telvhisse , nympLe , fiUe de La don , donna i^on nonk 
a une fontaiucdont Teau etoit si froide , que Tiresias mour 
rut apr^ en avoir bu. 

TiM:^xTi:8 , sumom d^Apollon , pris du nom d'une 
ooUine de Syracuse qui lui etoit consacree. 

TimiiBajs, fils de Pheg^e et fi:^ 'd'Arsinoe. Vpy* 
Alcmeon. 

Temebus , brigancT qui fiit tu^ par Tbds^. 

Temesjeus ou Teme8ids genius. On donna ce nom au 
spectre de Tdmesse, ville d'ltalie. Voy. Lyhas. 

C'etoit aussi le nom d'un heros ^ec k qui on rendoik 
des bonneurs divins. 

Tehp^i valine dans la Tbessalie, entre les roonts Ossa 
et Olyjnpe. C'etoit la plus belle et la plus charmante de 
tout i'univers.. Les dicux et les dosses alloient s y pro- 
mener et s'y rejouir. Il y avoit dans la Beotie une autre 
valleci de m^me nom , qu'Ovide caract^rise par le mot 
Cycneia, h cause de la metamorphose qui s y fit deCycnus 
en cygnc. 

TvsKPtviAsCE y divinity allegorique qn'on reprdsente 
•OU5 la figure d une femme tenant un frein ou une coupe. 

Te^p^te. Les Romains en avoient fait une divinite. 

Temps , divinite poetique. Voy. Satunv^. 

TtifAJuSf c'etoit dans U Income \e ix««v ^'xsccv «Ci$^^^ 

^1- 



438 TER 

da promoDtoire de Mal^ , ou I*on croybit qu'on ponvo'it 
descendre aux enfers par des cavemes profondes et obs- 
cures. C'est de ]k que les poetes se servent quelquefois da 
mot Tenare pour designer les enfers. H j avoit un temple 
de Neptune , surnomm^ Tasnarium , qui servoit d'a^le 
inviolable pour les mallieureuz. 

Tenedos, lie de la mer ^gee, c^l^re par le culte qa on 
y rendoit a Apollon et a Ten^. 

TiNinus, fils d'Apollon et de la nympke Me'lie, rp^ot 
de son p^re Ic don de predire Tavenir. 

Ttvts ou T^NiTs, fils de Cjcnus. Ayant et^ enfennj 
tout jeune dans un coflre, et' jet^ dans la mer, les Acts le 
porterent dans une ile qu'on appeloit Leucoplirys^etqui 
depuis fut nonimee Tenedos. II fat rev^e comme un diea 
dans cetle ile. Voy. Philonome, 

Tehambus , fils de Neptune , le meillear musicien de 
son temps. Fier de son talent, il psa insultcr des nymphes, 
qui le Grent perir mis^rablementf el le chang^rent en an 
insecte semblable i Fescarbot. 

Tehee , roi de Thrace , fils de Mars. 11 fut mdtamor- 
pliose en epervier. Voy. Philomele. 

Terente, c'est-a-dire , effrayant'j endroit du cbamp 
dc Mars ou etoit un autel dedie aux dieux infemaux, et 
tout-h-fait enfonce dans la terre dont il etoit couvert. On 
ne retiroit cette terre que pendant les jeux seculaircs, et 
on la remettoit aussitot qu'ils etoient finis. Ovid, 

Tergemina. Voy. Triformis. 

Tergeminus , surnom de Ccrb^re et de Geryon ; da 
premier h cause de ses trois tetes , et du second d cause de 
868 trois corps. 

Terme, divinite qui pre'sidoit aux limilcs des cliarops 
Lorsque les dieux voulurent cedcr la pl«ce du Capitole^ 
Jupiter, ils se retirdrcnt dans les environs par respect; 
mais le dicu Terme, ^eitvevvc^ \v %;i ^vkj*., <:i\\. V x^T^osen 



TEU 43g 

toit sous la forme d'une tuile , ou d'une pierre earree , on 
d'un pieu fiche en terre. ' 

Terminales, flutes en rhonneur du dieu Terme et de 
J upiter- Terminalis, 

TEnMiN Aus , sarnom de Jupiter, i qui 4es bornes Ides 
ebamps ^toient consacrees. 

Tervsichobe , Tune des ncuf Muses , d^esse de la muH. 
sique et de la dante. On la represente sous la figure d'une 
icuue fiUe vive et enjou^ , couronnee dc ^uirlandes , et 
tenant une barpe au son de laquelie elle dirige ses pas cu 
cadence. 

Tehhe ou Tellus. Voy. Tellus. 

Tebreub ou FonMiBO. On en avoit fait uue d^esse, 
(ju'on repr6sentoit sous la figure d'une femme avec une 
t^ de Uon. Toy. Panitjue. 

'TEaniQJSsm fbatres, c'est-&-dire , les freres nis de ta 
Terre : les Titans. 

TfeTE coupde ou couverte de serpens. Voy. Medusf^ 
Persee^ Eumenides^ Nemesis. Trois t^tes, une d'un gros 
paysan , nne de cheyal , et une autre de chien , sur uu' 
corps de femme , voy. Hecate, T^te humaine ou d'dper- 
-vier au haut d'un grand vase, yoy. Canofe. Avec deux 
ou qiiatre visages , voy. Janus, 

Tethhas. Voy. Teuthras. 

T^THTS , fill6 de Gcelus et de Vesta > et femme de VO- 
c^an , qui en ent un grand nombre de nymphes , lappelees 
Oceanitides ou Oceanies , du nmn dd leur p^e. On la re- 
presente ordinairement sur un cbar en forme de coquille , 
traine' par des dauphins, il ne faut pas confondre cette 
Teihys avec TbAis, fille de Neree. Voy. Thetis, 

Teuceh , roi dc la Troade, et aieul de Tros. Il donna 
son oom auz Troyens, aj^eles au^ Teucriens. 

Il y out un autre Teucer, fiU de T6\aiDoa«k^l&NiwRi«ift> 



44o THA 

lequet fut chassid 6e. sod pays par son pire, pour n'aTour 
pas veDg6 la mort d'Ajax sur Ulynae. 

TcucntE e\ TEucniEifS. On appeloit ainsi Troie et lea 
Troyens, du tiom de Teucer, Tun de leurs rois. 

TEVCnis,!fille de Teucer, qui fat femine de Dardanm. 

Jeumesius led. C'est le lion C|[u'Hercule , a peine sort! 
de Tenfanoe, tua dans la B^tie, et qui etoit ainsi appel^ 
de la for^t Teumesus , ou etoit son asile. 

Teutadabus , pere de P^lasgus. 

TEUTATi», Taautes, Theut, Thots, Thott, Thui- 
fus ou Thot ; diff^rens noms de Mercure , qui ^toit adore 
sous celui de Teutat^ dans les Gaules , ou on lui immo- 
loit dcs victiines humaines. Son culte avoit conunenoe en 
Jfigypte, oil il avoit rcgnd sous le nom d*Athot^ oa da 
Thot Apr^ sa mort, les ^gyptiens le rdv^r^rent oonrnie 
vn dieu, et lui donn^rent le cbfen pour symbole. lis le i 
rcpr6sentoient sous la figure d'un homme avec une t^ j 
de chien , qui en egyptien se nommoit Anubis. C'est aussi i 
le nom qu^on donna a Thot lui-mSme , confondant le sym- 
bole avec Tobjet qui le repr^sentoit. Hist, dii Ciel, etc. 

Teuthis , prince 3'une contree d'Arcadie , partit avec 
les Grecs pour le siege de Troie j mais etant au port d*Aulis, 
il eut avec Agamemnon un de'mele qui lui fit prendre la 
resolution dc se retirer. Comme il etoit transporte de co- 
lore , il blessa Pallas , qui , sous k figure d'un GreC} yoor- 
V>it le retenir. 

Teuthkantia tukba. Ovide designe ainsi les cinqiUDt* 
filles de Teuthras. 

Teuthbas ou Tf:THi\AS , fils de Pandion , roi de Cilicie 
«t 3e Mysie. Op dit qu'il avoit cinquanle filles, et qii*Her- 
eule les ^pousa toutes. Voy. Auqe , TeUphe , Thespis. . 

Teuton. Voy. Tuistort. 

Thalame , ville de Laconie , ou r'toient un temple et 
110 oracle de Pasipli«c. On «\\o\x t<>\j Av«\ ^?svft«fe\3«vs^^. 



T H A 44 1 

ThAlAjme. On donnoit ce nom «» I'eQdroit dfS templet 
ou se rendoient les oracles. 

Thalassius ou Thalassus , dieu dcs noces , le m^me 
qu'Hymcn. Quelques-uns croient que ce n etoit qu'un 
cri de joie qu'on repetoit souvent dans les manages. 
Voyez-en 1 'origine dans Tite-Lire , liv. i . Voy. Talasion, 

Thalie , Tune des neuf Muses. Elle pr^sidoit a la co- 
m^die et k la poesle lyrique. On la representc sous la figure 
d'nne jeune fiUe couronn^e de lierre , tenant un masque 
^ U main,^ chaussee de brodequins. 

L'une des Graces se nommoit Thalie. 

G^^oit aiissi le nom d'une des Ndreides, et celui d'une 
autre nyrophe. Voy. Thealie, 

Tballo , fiUe de Satume et de Themis , ^toit une des 
Heures. G*etoit aussi une divinitS qui piesidoit au germe 
et & Taccroissement des plantes. 

Thaltsies I sacrifices qu'on fiusoit pendant les filtes 
Aireennes. 

THAsnMAsADis, nom sons leqnel les Scythes adoroient 
Neptune; 

Tbammus, Thammuz ou THUanizus, nn des dieux des 
Syriens , le m^me que Tamuzus. 

Thamtbas ou Thamtms, petit-fils d'Apollon. II etoit 
si vain , qu'il osa d^fier les Muses k qui chanteroit le 
inieux , et convint avec elles que , s'il les surpassoit, elles 
le reconnoitroient pour leur vainqueur ; qu'au contrairc, 
s'il en ^toit valncu, il s*abandonneroit k leur discre'tion. 
II perdit ; les Muses lui icrey^rent les yeux. et lui firent 
oublier tout ce qu'il savoit. 

Thababis , le roSme que Taran. 

Thabq]£lies, fbtes ath^iennes en.llionneur d'ApoIIon 
el de Diane. 
Xmab OP8, Mteul d 'Orph^e , que BaccW* ^Vto\ ^«itV\^«fc 



44a THE 

paice qu'il lui ayoit decouvert les projets perfidcs de Ly-< 
cwigue. 

Thasivs , sainom d*Herciile, pris du cake que lui ren<! 
doient les habitans de llle de Thasos. 

Thaumahtia , Thaumahtea , Tbaumaiitias ou Th^u- 
MASTxs , c'est-i^-dire , Vadmirdble, ou pHe de Thaumas', 
sumom dlris, 

Th AUM AS , fils de la Terra , et pire dlris et des Harpiss. 

TsiA , une des i^ymphes Oc^anhides: 

THiAGiNE. Voy. CharicUe, 

Th£Aue ou Thalib, m^ des dienx Pallets. Vojr. 

Theano , femme d'Ant^nor , et prfttresse de PtoUas. Ge 
fut elle qui livra le Palladium aux Grecs. 

TiiiBAis , suroom d'AndroBuqne. Voy. Ke'cioif. . 

Tntvt , fiile d' Asope et femnM^de Man. Toy. TJk^k*. 

TfliBEs , ville fameuse de B^otie , en Grtee. Elle fat 
ainsi appe)^ de T^i^be, fieimae de Man , laquelle etoit 
reine de cette contr^e. On conte qu'Ajnphionla rebitit 
an son de sa lyre. Voy. Amphion. Ce qui a donne lieu 
k cette fable , est qu' Amphion , roi du pays , pcrsuada par 
son eloquence aux peuples qui habitoient les campagnes 
et les rocbers des environs, de venir demeurer dans sa 
ville. Cadmus en a ete le premier fondateur. 

Theedynates. Voy. Divipoles. 

Theia ou Thia, dees3e, mere du Soleil et de la Lune. 
Voy. Thia. 

Thelesphobe. Voy. Telesphore. 

Theletuse. Voy. Telethuse. 

Thelpuse. C'est la m^me que Telpbisse. 

Thelsiope, une des Sir^nes. 

THiMENiTEs, le mSme que Temenit^ 

Themis , fille de Coalus , e\ dtesse da la vistlce. On la 



THE 443 

un bandeau sur les yeux. A.yant refuse d epouser Jupiici , 
CO dieu la soumit <i sa voloatd, ci cut d'elle la Loi et la 
Faix. Jupiter pla^a i>a balance au nombre desdouzesignes 
du Zodiaquc. Quelques-UD8 la representent tenant une 
^ee <i la main. 

On a aussi donn^ le nom de Themis a Garmenta , m^re 
H^Evandre. 

Themista. Voy. Themistia^es. 

Themistiades , nymphes qui predisoient Tavenir. Elles 
etoient ainsi appelees du nom de Garmenta , surnommee 
Tbemb ou Themista, £uni use devineresse. 

Th£misto , femme d' Athamas. EUe fut si piqu^e de ce 
qu*Athama8 Vavoit repudiee, et qu'il avoit ^pousd Ino, 
qu*elle resolut de s'en venger en massacrant L^arque et 
Melicerte, en£ms d'Ino. Mais la nourrice, avertie de ce 
desseiD , donna les habits de ces deux princes aux enfans 
de Th^misto , qui roassacra ainsi ses propres fils. EUe se 
poigparda d^ qu'elle eut reconnu son eireur. 

THiocLYM£5E, deviu qui pr^t k Penelope le retouE 
d'Ulysse. ' 

Th£odamas , p^re d'Hylas. II fut tu6 par Hercule , a 
qui nonrseulement il avoit refuse I'bospitalit^ , mais qu'il 
avoit encore ose attaqurr. Hercole emmena Hylas, pour 
qui il eut la plus tendre amitie. 

Theoehus , c'est-k-dire , dieu du vin , sumom de Bac- 
clius ; d'ou les Utea Th^nies. 

THioGAMiEs, fttes en m^moire de I'enUvement de 
Proserpine. 

Tb£ono£. Voy. Leucippe, 

TheophAne, fille que Neptune ^pousa, et qu'il m^a- 
morpbosa en brebis. Elle fut mbre du &meux belier k la 
toison d'or. 

TnioxiNiES J Fetes institu^ ^n Qa&XfX ^V ¥<:»^&»ci. tsxv 
J'boaneur de jkous les dieux. 



444 THE 

THi03LE5in8, c'est-&-dire, U dieu hospitaHer; surnoa 
d'Apollon. 

THiAAPNi , ville de Laconie , lieu de la iiftissaiice de 
Castor, de Pollux etd'H^l^ne. 

THinAPB^EHS^ turnom de Castot et de Pollux. Yoy. 
Therapne. 

Thebitas , c'est-^-dire , firoce; sumom de Mars. 

I'HEBBtisiE , sumom de C6rhs, 

THEnMOoooMf fleuve de Thrace, c^l^bre par les Aina- 
zones qui habiloient sur ses rived. 

Thehodamas, roi de Scythie, qui nourrissoit des lions 
de sang Iiumain pour les rendre plus cruels; ce qui a £at 
dire a Ovide , Therodamanteoi leones, 

THEBON,c'est-a«dire,^ui chtase bien; nom d'uncliieii 
d'Acteon. 1 

Thebsahdbe, fils de Polynice, alia au si^e de "froie. 

Th£bsi;.oqu£ , £lt d'Autdoor. II fut tu^ au sk^e ik 
Troie. 

Thebsite , Grec Uche et insolent , qu^Achille , piqu^ 
de ses injures, iua d'un coup de poing. Il eioit si laid, 
qu'il etoil passe en proverbe, pour exprimer un visage hi- 
deux, de dire que c etoit une face de Thersite. 

Thesee, fils d'Egee et d'iiitbra, fiUe de Pitthee. Il 
donna pendant sa vie des marques d'une valeur extraor- 
dinaire, et marcha sur les traces d'HercuIe. Il dompta 
plusieurs monstres , comme le Miaotaure , dont il devoit 
£tre la proie. Toy. Minotaure.Ii enleva plusieuis femmes, 
comme Helene , Ariane j Ph^dre et d'autres ; mais il les 
rendoit lorsqu'elies ne Consentoient pas d leur enleve- 
ment. Il en abandouna quelques-uues, entre autres , 
Ariane , et descendit aux enfers avec Pirithous , pour 
I'aider a enlever Proserpine. Mais il fut oondamne par 
"Pluton k €tre attache a une ^ierre , et y demeura jusqu i 
ce gu'Hercule , euvoyc ^ax \L\ii:\s.'C!cki,t& ; «Stex\«k ^Sw^-^ku 



THE 445 

Jl tcnolt si fort a cette pierre , cju'il y laissa dc sa pcau. U 
donipta les Amazones, et fit prisonniiire leur rcine An- 
jliope , ou Hippolyte, qu'il epousa, et dont il eut un fils 
'Doznine Hippolyte. II abandonna ce fils i \a fureur de 
If eptane , ajant cru trop leg^rement les accusations ca- 
lomnieuses de Ph^dre. Les l^piroues le firent prisonnier , 
et le firent beaucoup soufirir dans sa prison, pendant 
laquelle IVljenesth^ , arriSre-petit-fils d'£rechtlie'e , s'em- 
para de ses l^tats. l^tant de retour, il le cLassa du trone, 
- y remit ses enfans, et gouverna parfaitement son peuple. 
On dit qu*il mourut a Ath^nes , et que les Athcniens lui 
ijress^rent des autels. 

Th^i^ides ou Thesides. On appeloit ainsi les Atli^ 
xilenSy du nom de Th^sce qui avoit et^ leur roi. Ce nom, 
na HBgulier , est pour Hippolyte , fils de Thesde. 

TidMttES ou THi:st£N5£S , flutes en Thonneur de 

TuESEius behos. C*est Hippolyte , fils de Thesee. 

TassMOPHORE, cest-a-dir2, Ugislatrice ^ surnom de' 
Osrte ) qui apprit aux Lomincs ii vivrc en societe' , et leur 
^doona des lois. 

Thesmophories , fetes Ath^niennes en TLonneur dc 
^^^s-Thesmophore. 

Thespiades. Les Muses ^toient ainsi snmommces, 
"toarce qa*on leur rendoit de grauds houncuis h. Tliespic , 
'vlllc de Beotie. Les enlaus qu'Hercule cut des filles de 
QTbespis fiirent aussi appelcs Thespiades. 

Thespis ou THESPius,fils d'l^rechtlicc. On dit qu'il fut 
p^re de cinquanle filles, qui fturent tonics fcmmes d'Hcr- 
cule. Voy. Teuthras. 

T^ESTiADES , Toxee ct Plexippe , fils de Thestius et 
oiicles deiMeleagrc. 

TiiEsTius , fils de Parthaon , et p^jre d' Al0^4ft , w\«^ 
<fo Meleagre, qui ponr ccla Cbi ausn w^^eXe^i 'v.\\c^Vwxs^ 

DJcl. d» h Fable. ^% 



416 T H I 

THEaTon. Voy. Leucippe. On dit qu'il fut p^ di 
Calcbas , et (pi'il s*etoit rendu fort ceMire dans I'art di 
deviner. 

THESTOBiDis I GalcSias, fits de Thestor. 

TiiiTis, fille 'de Neree et de Doris, ^toit si beOei 
que Jupiter voulut IVponser ; mais il ne le fit pas, pans 
que Promethee sTroit pr^dit qu*elle seroit m^ d'nn fib 
qui devoit 6tre un jour plus grand et plus illnstre qna 
son p£re. On la maria aveo Pel^e , dont cette d^esse eat 
Achille. Jamais noces ne fiirent plus brillantes que celles- 
12i : tout rolympey les divinit^ infemales, aquatiqueset 
terrestres, s y trouT^nt, except^ la Discorde, qui n'y fiit 
pas invitee , et qui , pour se venger , jeta sur la table one 
pomme d'or , avec cette inscription : A la pUu belle. Jur 
non , Pallas et Venus la disput^rent , et s*en rapportteeat 
a Pi^ris, qui dunna la pdmme k Yenus. Lorsque AduDs 
fut contridnt dialler au si^e de Troie, Thetis alia trouTei 
Vulcain , et lui fit faire des armes et un bouclier doot 
die fit present ellc-m^me k son fils : elle le garantit soor 
vent de la mort pendant le si^ge. | 

Quand les poetes mettent dans leurs vers cette Tli&ds \ 
pour signifier la mer, cesl vraisemblablement parce qu ib 
la coufondent avec Tdtbys. Voy. Tethys. 

Thkurgie ou Magie blAbcbe. On donnoit ce nom i ' 
celle qu on employoitpour des fins boniifttes et salutaiiei, 
comme on appeloit Geotie ou Magie noire, celie o^ Too 
ne se proposoit que de faire du mal. 

Theut , Thedtates ou Theutus. Voy. Teutatei. 

Thia , femroe d'Hyperion , et mSre du Solcil, de la 
Lune et d'Aurore. 

Thisbe. Voy. Pyrame, 



THR 447 

&DCe da Jupiter. Elle eiait «n grand* rin^Btioa dtmi 

TboAs, loi de U Chersontus Tanriqiie, iKuttuepU 
Oieice. Toy. Iphigenie et Ores!*. 

II J eot on autre Thou, 6t) de Btcchai, el pire 
d'Hjrpsipyle. 

THot,DfinpIie, Glle'rje rOc£aaeldeTMift,C'^it 
iiuN le nom d'uDe iumeQt d'.^dmite. 

Ibobids , OnUure , fiU dliioo at de la Hue. 

Tboos, TrojeQ tue por V]jue. 

Tboo>9A, nymphe qoe Neptnue ^onu, et donl il 
mt le g^Dt Poljphime. 

THOi,Ieiii«iDequeTanii. 

Thot, Taoiri ou Toott. Voj. Tmtatis. 

Tbodi, priocc iTojro de la Cumlle de Priun. H fut 
tai m tUge de Troie. 

Ce*t anui le oom d'ua cIiUd d'Act&a : il ugnifia U-' 
gir i la count, 

TiuaU, fib d'Eurjto «t li^ d'lob. II j en eut on 
■ntta-, Glsdelbuiiiu. jt 

Tbrace, giuide cnitr^ de l'Earopa,i laquelle Tbra- 
«Im, fiUe tie Mart, doDiia aou nom. D'autiw diicac <jue ce 
fut Thraed, Glle de Titan. 

TBRuiia OD TBIIA9ID9, GelUtn aognn, ilaot alls i 
U GOUT 4* BtuiiU, tyniD d'Bgypte, daa> un (einpi de 
aeclieiMH, lui dit gu'oa auroit de la pluie I'il iaiaoit im- 
molir lei^liRDseis bJtipiter. Buairu lui ajant demande 
de quelpajs il ^i(, et ayanl conou qu'it doit itcapgct : 
Tu KTBi le premitr, lui dii-il , qui ili>nn«raj de I'eiui A 
I'Egyptt; et ansaitol il ii: Til iminoler. 

THnmciD) sActRDOS. C'pst OrpLee,parcec[u'il dcmcu- 
Toii daus la Tl.race. Vhg. 

TflDElasA , suiiuini d'Opii , parce ^u'«ll« etait d(i 
,Z-fii«e. Vir3. 



448 THY 

ThulL Les^anciens nommoient ainsi iine.ile qa*2s 
regardoient comme rextremitd du monde. On croit cpie 
c^est llslande. 

Thubas , Thubbas on THrsras , ua des dieux det A*- 
syriens. On croit que c'est Man. 

Thta , une des feifimes d'ApoUon. 

Thtades on Thyiades , c'est - d - dire , furieiutt. 
On donnoit ce nom aux pr^tresses de Bacchus. Voj. 
Thyia. 

Thtas. Voy. Thyias, 

Thxases, danses convolsives cies Baccbantes en llioo^, 
neur du dieu qui les agitoit. 

TuTELLA , unc des Harpies. 

Thtexxies j f^es en rhonneur 'de Y^us mToquit 
dans les orages. 

Thyeste , fiis de P^lops et d'Hippodamie , et fi^ 
d'Atr^e. U fut incestueux avec sa l)elIe-8oeur £rope, 
fumme d'Atree, Icquel, pours*en vengcr, mit en pihm 
I'enfant qui en 6toit n6 , et en fit servir les membres i 
Thyeste dans un festin. On dit que le soleii se cacba 
pour ne point eclairer une action si barbare. 

THYESTiADfes, 6gisthe, fils de Thyeste. 

ThyiA , fille de Deucalion , que Jupiter dpousa , H 
dont il eut Mac<Sdon. II y en eut unc autre, si pcut-^ 
ce n'est la mcme, qui fut la premifiit; initiee aux myst^rei 
de Bacchus, dont elle fut pr^tresse. On croit que c'est de 
son nom que les aulres pretresses de Bacchus furent ap- 
pclces Tliyiadcs ou Thyades. 

Thyiades. Voy. Thyades, 

Thyias ou Thyas , pritresse de Bacchus. Voy. 
Thyia. 

Thyies, (oles en I'honncur de Bacchus. 

poirou , pri» du cuV\.e ^ow Xxml xcaStfivv V -^Xx^xv^- 






I 



TIM 449 

hourg on plutdt campagae k qoelque diiuuce dc la viljs 

TnTiirrte, GkdePKun, odptalot an deaessujets, 
Jlom on 4il que la femme ^ant aceouchee le meme jour 
^e Piiia naqoitd'HeailWi on Ma md Gb i U place da 
P&ris, que Priatti arcNt coadamo^ k pair, pour prfreml 
lea maiM dout I'liiacle aToit pr^dic qn'il un>it cauK. On 
ajoutfl que . f,Kai %'ta Tcngn , Thymus se nut d'intelli- 
gcDce sTec les Greo , el qu'il leui fidlita lei mojeiu do 
■e rendre maitres de Troie. 

Thtohxds, luniam de EacchuL Vaj. Thj'ane. 

7'BTOiiE , ni^ de Shaiii , et aienle de Bacchns. 

Thtb^, baguane on pique entour^e de pampre, de 
raiunietde lierre, avecDne pomme de pu au boul. Lei 
Bacchantes , Baixhuj el m pritrea, en lenoieDt toojoun 
dam leurs nuini. 

Tn^nniDt Stltteb, ,fils S'lm' roi dn Albaini, qui >e 
Doja dam on fleuTe auquet il draum ton oom , e[ doal it 
fut legfaAi conune le 'dieo. 

Tiitnis , le mime que TibAinua. 

Tnmima, I'aini de* Gla d'AntpUara) , vinl avec hj 
Iritei en Ilalie, ou iU baiirenl une ville qui ha appeUe 
Tibur. Il eut daos le lemple d'HcrcuIe , que cette villa 
Iiouocail dun cnlie p-irlirulier, uoe cbapelle ou on lui 
reiiduit de grandi Lonnrurs. 

TICIIE9. Voj. Bacchus, Admitc 

TinARDKE, Gllc de Lula et tana it Ctjiemneatre. 
EU« ful I'aleule d'^vaudre, 

TiHAHTBE. peincre famcux qui, dana an tableau du 
■aerilke d'lpliigBnie,aprra avoir doni** i sea personnagea 
ton* lea traila de la plui vive douleur, n'cn trouTanI 
|i«iutd'a»ez Gjitt pour AgamemDoD , lui mit ud voile sui 
!■ village. 

TiiuiirE, tins det ttoh VwUlw opi ^rovAfsasia. V 



tr,o Tis 

rt-racle de Jupiter de UoiioDe. Les denz autres ^ient, 
Prom^nie et Nicandre. Elles furent cbangees en oo< 
lombes. 

TufisiUB , b^ros gree | bt recviri conune m diei 
dans la vilie d'Ahd^ , dout il avok jebe lea premiBi 
fondemena. 

TxHot. G'etoit k Roaae le dieo' de U cnmm On b 
'dbtinguoit de Pavar. Gette diTtniti ^tok paitjculii&riiiMM 
ador^ par les Laced&noiueiis. 

TiPROi ou TiPHOS. Voy. Typhon, 

TiPRTS, fameux pilote qui coDduisit leoaTire Ar^, 
fur Ie<piel etoient les Argonaates pour aller oooqu^rir la 
Toison d*or. 

Tib£sias, Thebaia et lameux devin. Ayant on jour 
vu deux serpens ensemble sur le inont Gytberon , il tna 
la femelle, et fut siv-le-cbainp metamorphose en femme. 
Sept ans aprfes, il trouva de m^e deux autres serpens, 
tua le m^le , et redevint bomxne aussitot. Jupiter et Ja- 
Don , dispi^lftit un jour sur les avanti^es de Thomnie et 
de la femme, prirent Tlr^slas pour juge, qui decida en 
faveur des bommes; mais il ajouta que les femmes etoient 
cependant plus sensibles. Jupiter , par reconnoissance , 
lui donna la faculty de lire dans Tavenir; mais Junon, 
mecontente du jugement, Ten punit en le reudant 
aveugle. 

TinTNs, fib d' Argus, b&tit la ville de Tyrintbe dans le* 
Peloponese. 

TiBTNTHius , sumom d*Hercule , parce qu'il ^toit ori- 
ginaire de la ville de Tirynthe, dans le P^loponfese. C'cst 
aiissi pour la m^me raison qu'Ovidc nomme Tyrinthia ,^ 
Alcmfene, mfere d'HercuIe. 

TisAaifesE, fils d'Orcste, repna apr^s son pt^re k Argo^ 
il'oH il fut cliassc pax \eft ftetT\cX\^«&. 



TIT 45i 

Ce fat lUMi ItjMm d'ou Euncnz deritt, et celui IJ'dii 
fill de TheraiDiJn. 

TuiPBoaE, I'lmeda trail Furio inieniBlei. To;. Eu- 

Tun , Hewi4mea , habile dans I'art 'del lugurcs, 

Tuow. Toy. Mileage ou Althce. 

TiTAB, fiit de Ccelus et de Veita. Toy. 5a(urni!. SeJ 
cnbiM ^toient des ^am, nu'tm appeloU aussi Titam, du 
som de leuT pAre. Toy. Tflea. 

On doDne le nom de Titan du SoleQ, soil B*'^ qn'oo 
Tb em fils d'Hyp^on , Fun d« Titau , ciut paice qu'on 
I'a prii pour Hyperion mime. Vof ■ Kyfinon. 

TnAEiiA onTn4;ii(,PyrTha,petite-6Uede jDpel, no 
del Tilam. C'«t suui un lamom de Diane , comnie 
Pboebui oa le Soleil etoit somonime Titan. Toy. Tilan. 
Tifdnia eat eaeore Citee, Glle du Soleil; aoisi-liiea que 
Latone,petite-GlledeCceai, un de9 Titan). 

T^iiatit on TrrAB^iDit, fleute d« Thessalie, dont 
on eroyoit que les eaui lenoient du Styx. 

TiriA, I'une des femniea de Oxlns, laqnelle en eut 
iix Kpt ol&ni, nontmea Titani, du nom de Icur mire. 
La nijtholi^es paroiisent diatinguer cei Titans dea 
fill de Tiun , 6I9 de Satoine. On croil que Titea eit la 
mime que Telliu. 

TiTHEKisiEi , RHei tpt \n nouiriaei e^tsbroient & 
.Lae^lenione en rboonenr de Diane. 

Tirniiii oil Tirrni . ^ant prodigieox , fiU de Jopiter. 
II naquil dans une UTHrne , oil aa mhe I'^it cachce 
pour fiiit la coleie de Junon. Apollon et Diane le luircut 
A ebupa de fltetea, parce ^u*il avoit manque de respect 
■ Lntoiie. II etoit d'une grandeur n inonac, que, pceci- 
pile dam le Tanaie, il couTroit di aon corpi IVlcnduf 
lie oeiif Bcpena oil il etoit Rttaclie,et oil dq Tauiouc hti 



45a TOM 

TirHOS , fiU dc Laomedou. Yoy. Aurcrt. 

TiTRONiA cosjvx. C'esi Aurore. 

Tithoii£e, oymphe qui donua ion nom 4 ime WUb 
de fi6otic. 

TiTHRAS , fiLs de Pandion. 

TiTiAS, h6ros grec k qui on decema des honneins 
diviiis. 

TiTiE , d^esse particuli^rement revenSe par les Bd^ 
slens. G'est la meiuc que TItea. 

TmEHS. Ou donnoit ce nom k une societe de prttres 
d'ApoIlon , Titii Sodales^^pjo. exer^oieat Tart des au- 
gures. 

TiTTE , TiTYUs , ou TiTYON, Ic mSme que Tithius. 

Titthes. On donnoit ce nom k certains ge'nies de la 
Buite de Bacchus. 

Tlepoleme ou TLEPTOLiME , fils d'HcTGule , qui, 
ayant tue son oncle Licymnius , fils de Mars , fut oblige 
de fuir , et vint s'etablir dans Vile de Rhodes. Il alia au 
siege de Troie , ou il fut tue par Sarpedon. 

Tmolus , montagne de Phrygie , fameuse par son 
safran , et par Ic culte qu'on y rendoit h. Bacchus. C etoit 
aussi le nom du dieu dc cette montagne. 

II y eut un gcant de cc nom , leque] , accompagne de 
Telegone , autre gcant , raassacroit tous les passans ; mais 
Protee , s'etant tiansform^ en spectre , les epouvanta dci. 
telle sorte, quails ne tuerent plus personne. 

ToiLE. Voy. Pltilomele^ Arachtie, Penelope. 

Toisox n'oK. Voy. Phryxus, Jason. 

ToijTMMUS, augure du camp de Tuinas, qui sc dis- 
dnguoit daqts les colbhats. 

ZuMBEAu. Voy. Anchise, Achilley Mausole. 

1\>M0S, d'nn verhe grec qui sigaifiu roitj;er ert nior- 
9€tiux , ville de VoiA , «l\tx» «^^tV>io ^'^^^a;^ q^^ «*\\v\\.., 



TRE 453 

■ 

3it-on 7qtt^ MeSee mit en pieces son frfere Absyrte. Cette 
ville flit depuls celtbre par I'exil d'Ovide. 

TosEES , fetes argiennes en I'lonneur de Junon« 

ToNNEAU. Voy. Bacchus. 

ToiWAHT, surnom de Jupiter. 

ToswEBRE. II a et^ adore comme un dieu. Voy. Bi-^ 
dental , Puteal 

TOBCHE ABDENTE. Voy. Discovde , Bacchantcs , JVe- 
)me»itj Ceres. 

TOBTOB, c'est-a dire, hourreau; surnom d'ApoIIon,' 
pris d'un temple qu'il avoit a Rome , dans une rue ou 
Toii vendoit ks fouets dont on se servoit pour punir \e% 
crinxinels. 

ToBTUE. Voy. Paresse. 

TouB. Voy. Danae. Sur la t^e d'une femme, voy, 
Cyhele , lo, 

TouRSESOL. Voy. Clytict 

ToxoPHOBE, qest-d-dire, <\iii porte un arc* suiHom 
y'ApoUon. 

XBACHI51VS. Gcyx est ainsi surnomm^, parce qu'il 
itftoit de la ville de Trachine, aussi appele'e He'raclee, eu 
Xlbe^salie. 

TbA5qvillit£. On en avoit fait une diviuite. 

.Tbavail, fUs de I'l^rdbe et de la Nuit. 

Tbavaux d'Hebclxe. Voy. Hercule. 

Tbepied sacre. Ce trcpied soutenoit une espdce de 
petite table, ordinairemeDt dor ou d'ai^ent, surlaquelle 
les pr^tres et les pi-^trcsscs d'Apollon se pla^oient pour 
rendre leurs oracles. Apollon avoit convert celui de 
IDelpbes de la peau du serpent Python. Voy. Pythoniue. 

Tbestosee , de'esse qu'on invoquoit contre la lassi- 
tude dans les voyages. 

TRtztam , fils de P^lops , bAtit dauA le P^Voi^qIvl^s&v);!^'^ 
^Ile i laquelle U doiina son nom. 



454 TRI 

Tbiccaqs,' saraom d'Escnlape, pris da calte qa*on 
lui rendott dam la ville de lYicca, eo Mao^doin«, oiiil 
^toit n^, 

TRiciPHALB oli TbicEps, C*e8t-&-dire , qui a troit 
tites ; sumom de Mercore , pris des difierentes fonctioDs 
qu^on lui attribuoit ku ciel , snr la terre et dans les en-* 
fers. G*^toit aussi un sumom de Diane. Yoy. Triformis, 

TbiclahiA , Diane , ainsi nominee parce qu'elle avoit 
un temple dans un canton poss^d^ partrois villes, Aroe, 
Autde, Messatis. 

TmCTiiiiss ou Tbicttes, sacrifices en rhonneur det 
Man-Enyalius, 

Tredebt. Voy. Neptune, Ajax. 

Tbisentifeb .ou TRinENTiGEB, c'est - a - Hire , OTm^ 
d*u^ trident. C'est Neptune. 

Tbi^t^biques ou TBIE59ALES. On appeloit jiinsi d€t 
fdtes que les B(Sotiens et les Tbraces cel^roient tous les 
trots ans en Thonneur de Bacclius , et en m^moire de 
Texpedition des Indes. Ces £ltes etoient signalees par 
toutes sortes d'exces et de debauches. 

Tbipormis , c'est-a-dire , (fui a trots formes ; sumom 
de la Cbim^e. On sumommoit encore ainsi Diane, con^ 
sideree comme la lune dans ses trois principaux aspects; 
lorsqn'elle est nouvelle avec ses croissans ; au second 
quartier , lorsque la moitie 'de son globe paroit ^lairee ; 
et a la pleine lune. On lui donnoit encore ce sumom, 
comme ceux de Ter^emina et de Triceps, consideree 
comme Hecate avec ses trois tdtes. Voy. Hecate, Chi- 
mere. 

TniGLA. C'etoit un endroit d'Athenes ou Ton offroit d 
Hecale un mulet, poisson de mer, que les Grecs appe- 
loient Trigla; d'ou elle ^toit sumommee Triglanttne et 
Tri^Iine. 



TRI, 455 

ie la nnit, ijid dnia, dil-on, aalanl cpB ttoli ■ulres, 
tonque JupiWr tint Toir AJcmfeuB. 

TiUOCDLua, c'cst-i-dirc, qui a froii ycux; aorDoai 
da Jupiter, qu'oa tepr^ulolt quclquefcus »vcc iroii 
jcui, deui t leur place ordiiwiieaet un au miliM da 
fraDt 

TiioxEi. Cs Dial sigDiGe proplemCDt dea haift Je 
(IiajTue. Oa donaa oe nom anx ^toiln qui fonneDl la 
eonxellalioiu d«i deal onreej, que Vii^le appclle je- 
mini Trionei , comme >i eel iloHts iloleat auMDI da 
boeub qui Inbonranent le pAle artiique , oii on In Toil 
toujour^. Par septan Trioias, on eatend la ^ninde oune , 
conilellitian dant le* lept priacipalei ^iles formeut ce 
qu'on appelle DrdlnairemeDt U CKaiioi , let qnatre pre- 
mieni paroiuaol fniie leg quaire rouei, et les qiiaire au- 
tre*, le nmoo. Voy. CaliOo. 

Tdiopai , roi de Thenalii , et phe da HUrope. 

C'^oit auBii Ic nom da ptra d'ErAkhdum. 

'TmoFius, (nmom d'Apollon, particalitKment i^rtri 
■ Triopie, ville de Carie,ou I'dd eeltbroit en »n bon- 
ueur del jeui lolenneli, dan* letqoeli on doanoil de> 
tnipiadi aux vamqueun, 

XmOFs. C'est le ntme que Trit^ias. C'^it luiai k 
■om d'ua £U da Neptune. 

T>iOrD5 , fil) du Soleil , doncia ton dmb i on promoa- 
HHte el i uce vilk de U Carie. 

TMraium. Jopiiei ivott, *mu ea Bom, oa lempla 
mamiGqna dam I'^de. 

TiiFLiCFi DES, Ira troii Panpict. 

TiiPTOLtHE.filtdeCel^ui, roi d'J=:leusu,et de HU- 

olicei de Ccl^us, doDUa de ion laltii IViptoliime, quelle 
1 Du/nt rendro immortel en \e tai&anl Yl^iset y** ^ ^»w>- 



J"" 



456 TRO 

feu 1 en MCirt avec pr<eipUUoo,ce qiptcmp^dif TAl ^ 
la bonne Tok>nt< de G^rte. Elle hil appal Tart dt odli- 
ver U tcrre. Voy. Cirh. 

TBiPUDroM. C*^it propcement U manibe dontav* 
geoient les pouleti iacr^, et d6 lacpidle wrtiraitii| 
augnrea. ,. ** 

Tusoii^imi e*eit4-:dire) froii foU ^anA; 
de Mercure. 

Tbitie, fine de Triton, prttzftse de Mmerfe, 
de Mars, eu$ de lui Minalij^, ^oi bAtit dane I* 
une ville k kqaelle U donna le nom de aa mira. 

TRiToainB, c'cal4-diTe, nee de la f^; anniaaidt 
Minerve, pria d^ la xnani^ donft ka poetes onfc 
qu'elle ^t D^ Yoj. Tritonia. 

Tbitob , died marin, fils de Nqf^tnne et de la n; 
Salacia. II servoit de tiompette k Nepttme , uaant fMt 
cct efiet d'uue coquiUe on d'une cooque en forme de traitfi 
pctte. U avoit la partie aup^rieure du oorpa seniblabk i 
I'homme, et le reste semblable k un poiason. La plapart 
(les dieux marinar sont auasi appcl^s Tritons, et sont refvk^ 
seutes de la sorte avec des coquillages. 

TiuTONiA on TniTONis. Minerve fut ainsi surDomn^ 
parce qu elle avoit ^tk ^ey4e sur le bord d'uD 
iionime Triton, dans la B^tie. C^toif aussi on s< 
d'Atli^nes, parce que cctte ville 6toit sous la protecttoi 
de Minerve. 

Triumphus , surnom de Bacchus ; d'ou le cri de ]w 
io ti iomphe^ qu on ne cessoit de rcit^rer dans sea fttet. 

TniYESPEn-LEO , cVst-k-^lire , le lion da trois nuib^ 
sumom d'Hercule , le mdme que Trinoctius. 

TniviA, sumom de Diane, qui prdstdoit aax cb 
jfourchus. 






TRO 457 

TncEiml!9 BE^OS. C'ctt L-'Jn, pares iju'il «luil du 
Pi1<^n^ , ou Mint TrAtDC. 

TnoiE, Tille &dieiise dans In Phr^gle. Pilrii, Gl* da 
, Priam, roi de Cette coDtree, ajanlenleve H£UDe,(einme 
de Miu^lu, fnt canse de u mine. Cette rille essuja un 
' siege de dii ant de la part iea Greet , et fnt prise par 1e 
moycn d'un grand cheval de bnii que Pallas leur aroit 
Conseille de fabriquer, et dans Icjuel on eiiterma dei 
troupci. let Buiiigeans ayant (ait sembtant de le retlier, 
lei Trojeas mirent ies rones loua lea pieda de celte ma- 
chine, firem une grande brkrbe ti lamuraille, et la tiai- 
niient tlans la viHe. Pcodant la unit, lea soldau sortirent, 
donn^nt un signal, miicQt le ieu dans tous les qunr' 
tiers, averlireni le resle de I'amife, etla ville futbnilte 
et sBccagee. Voj. Hel^ne, PUri,, Hector, AMU, Vlyjsc, 
Priam, Do-linus, llui, LaomHon. 

TBOiif, GU de Priam et d'Hecube. Le dealin aioil ve^ 



luqueT 



ajan 



I. II 



re pDo^ ailaquer Acbille , qui le tna ; el 
pcu apr^ la ville tai prise 

Tnoius rehos. C'etl t-ate. Vtr^, C'est wusi £uqnc, 
EL de Priam. OviU 

Tkohpe D'ii.fpHiiiT. Voy. OiiVii. 

TnoMraTTE. Voy. Renomniee, CaHi'ope, Clio, fii^nt. 
En forme de miHjue ou de coquille. Voj. Triton. 

TnoPiA. Voj. I'arlicle suiranl. 

TnoP«ncHiis,ouTBOpa«t,-setTnOPins. Jupiter eloit 
ainii luinommc, parce qu'il pr^idoit aui triompbet. On 
donnoit aussi le suraom de Tropica k Juiion, pout la 

a-dire , qu'il mettoil en fniic fes ennemia. II se prend aussi 
guclqacFoia daus le memo lenS ^ue Trfs^iiM.^ts.. 



^« Troplioniu,^ 



""" " C',r,'".''°"*' ■"Crr^^- 
'*PD/U Pi, ""'«m'> au d» kT' ■ 



TtCA 



^^TtTTU, 






L. 



T X N 459 

TdtEU. Od dotmoil cc nam k la rtime du dieu ou ds 
la idimi ijD'aa nwUoitrat U pionc S'lut Taiuenu, pom 
Di| Mn i> diiiiuU ttu^laiie. T07. Tulilina. 

TariLAnt*. On noiviiuiu aioii let dieui pulkulien 
A'*qiilieu, d'uMviUi, d'niu coDtide , etc ^ 

Ua ibuaiu la mimes que let Indigitw. 

Tdtxlda , IVmuBA ou TVTEiA , daewe qui [o^sidoit 
X la conMrratioa de* gFunt recueillii et teiTw. Voiron. 

ToTU. Vbj. Tucia. 

Ttmcoi' , 1e latwe que Tnittoo. 

TrcHf , Dom que lt> Gieci doanoient 1 U Fortime. 
C'^loit aiuri le nam a'ana njmphe , GUe il« rOoiui el ile 
XritliTS, et ccloi d'luK do B;ade<. 

TiCHia, I'un desqiutre diem Larea. Voj. Anachii.' 

T^amn , habile OD*riet qui fit ie bouclier d'Aju. 

Ttcbob, nn its <lieux d« I'impunls. 

TiatE, fib d'OEn«e et d'AIlbee. 11 fut tavoji par Po- 
1jtrice«qirted'£ldad(, roidsTbibea, ponrla lonuiMr da 
Ini randie aoit rojanaie; umis cd ijuit^dDialieTa,il la 
d^fii «B tnitn nrte* de combiu , on il eul tODJoun I'svaii'' 
tage. ^liode, indigiiri de H t<ht Tsincu, lui tendit plu- 
•ieiiil pi^E^i d<»)t I'autn m tin eocore. Qnelquc tempi 
■|>rte,T;dceflMeii6ntu<aB8i£^deTkSbea.' 

Ttiiii>±«,e'eM-b-dira, fU it TyiU. Ciiat DwniUt. 

TymAbdiii. Voj. Eqypiat. 

Truterfa, Toj. Thyatita. 

Ttuuhi. Voj. Thymbrttui, 

3'TTiDlu,nHd'0Elialie,etmaride tide. Sea deacetf-. 
(buit , M c«ux de M ff nunc , funm appelea Tjndaridea. 
Voy. Caitop. 
. TTiniAiit>Ei,auplur.Ct5toretPaUui,coiiiineGl>de 
Tfudatc , et en gjofril In dncendtiu i» Tfsdua i im 
ainguX. c'eat commoiiimeDt Csiiloi. 



46o TYR 

'rvPHM. Voy. Tiphys. 

TYPaosr, TypHoi on Trnnrs, I'un dcs g^ans cpiieMAf 
di;rent le ciel. l^tant epris de Venus, il la poursuiyh iiw]ti' 
sur les bords de I'Euphrate, et deax gros poissons Upn* 
t^xent avec son fils de Taatre c6t£ de ce fleuve. On afiaM* 
que ces deux poissons furent mis au noxnbre des duM 
lignes du Zodiaque. Il y en a qui font de Typbon et de 
Typhoi deux geans difierens, mais lous deux d'une tali 
(jnorme. 

C etoit aussi un surnom de Priape. 

Ttr , ville de la Ph^nicie. Hercule y etoit paitieoli^ ' 
nicnt revdr^ ; d'ou il etoit snrnommc Tyriut. 

Ttabe ou Confcsios , £lte acheenne en riionneiir ^ 
fiacchai. 

TTniMNUS , dieu dont le cuke ^toit celdbre k Tbyatiie, 
yille de Lydie, 

Tyuius , sumom dUercule. Voy. Tyr. 

Ttso, Tune des Nereides, et m^e dt Nelee, de Pi^ 
lias , d'^son , d'Amithaon et de Pber^ Voy. Knipee. 

Tyrgmantie, divination dans laquelle on se serroit 
de fromage. 

TYBnHE5US , fils d'Atys , donna son non£ h une con- 
trde de Tltalie ou il a\'oit conduit une colonic de Ij- 1 
diens , dont les descendans furent extrSmement supersti- 
tieux. 

Tyrbhides , les enfans de Tyrrhus. 

Tyr RHUS, gardien des troupeaux du roi Latinus. Uo 
cerf qu'il avoit apprivoise, ayant 6ie lue par Ascagne,, 
fut la premiere cause de la guerre entre les Troyent el 
les Latins. Virg. 

Tyrsis. On donnoit ce nom au palais de Saturae, 
jllans les iles Baleares. 



ULY 4G, 



ULY 



^ 1 



(JcAL^GON, un des principaux Troyens, que sdn grand 
ige emp^ba de combattre centre les Grecs. ' 

UiMEE , p^e d'Eivipe , un des ancetres de TIresias. 

Vfens , un des princes d'ltalie qui donna du secours 
^ Tomus contre ^n^e. II fnt tue par un Troyen nommd 
Gyas. 

Ulius, c'est-i^-dir^ , saluhre; surnom d'Apollon. 

Uuxis. Qnelques auteurs ecrivent et prononcent 
ainsi le nom d'Ulysse. 

Ultoa, c'est-a-dire , vengeur^ surnom de Jupiter et 
ide Mars. 

Ultbices dejs f les deesses vengeresses. Ce sont les 
Furies. 

Ultsse , roi de deux petites iles de la mer lonienne , 
Ithaque et Dulichie', ^toit fils de Laerte et d'Anticl^. 11 
contrefit Vinsense, pour ne point aller au siege de Troie; 
mais Palamddc niit , pour r^prouvex!) son fils T^lomaque , 
encore enfant, derant le soc d'une cbarrue qu'il £iisoit 
tirer par des boeufs. Ulysse, de crainte de blesser son; 
fils , leva la charrue. Cptte attention decouvrit sa feinte , 
et il fut contraint de partir. II rendit de grands services 
aux Grecs par sa prudence et ses artifices. Ce fut lui qui 
alia cbercber A.cbille cbez Lycom^e , ou il le trouva 
deguisd en ferome, et le decouvrit, en prSsentant aux 
datnes de la cour des bijoux, parmi Icsquels il y avoit 
dee annes , sur lesquelles ce jeune prince se jeta aussitot; 
Vlysse enleva le Palladium avec Diomfede , fut an de 
eeux qui s'enfermerent dans le cbeval de bois, et con« 
iribua par son courage & la prise de XrQ\e. lS>tk t^v^\x\\!MB\ 




(raga , «t fi|t it\i diot «eU« de Cil; 
luiu aoprta d'ellc. EnGo wa yniiM: 
da I'ile da* Cjdopea, oii Polji^iiD 
m Hililiiti, tt rcnftnna avec Ic re> 






Cljno Mu par K 
a bieDriiUaDGc , lui 



ouTCit Oa pcaUT jiar curioiiie, lu i 
■t GrsPt on ihotdc* aHieiix. L'ma^ 
Colfsd'Afrique, lotiqu'U ^lolt 9ar k 
daiW.M patria. tt fit cncani paufiagi 
fbii.paalit Ml niaatax, qui trait ti 
wnl.inr na Btonun da boii, at urii 
iiB itatptiojtUt, MM *at mnatut 
FdH cq>eDdBiu an nomlin do ataeai 
I'sii: ^'on lioH (cqpoij, M doDt Pi 
la ptii I il an lint k bout, le Gi tetoa. 



URN 463 

Vet an secours de Turnus cootre les Troy ens. ll fiit tui^ 
par Enee. 

UNIGE5A, c*csl-A-dire , nee tl'un ^^uX'y siimom de Mi- 
nerve , parce que, sortie de la t6te de JupHer, elle n'avoit 
point^de m^re. 

Unxia, sumom de Junon qu'on inToquoit dans uM 
cer^moniedes mariages, laquelle consistoit k frotter d'huile 
ou de graisse les poteaux de la porta 'de la niaison o& les 
nouveaux maries s*eta!bIissoient , pour en ecarter les maux 
et reflfet des enchautemens. On croit que c*est de cette 
OBCtion que le nom ^nxw a ^t^ donn^ k une fismme ma- 
ri^. Vnxia 4to\t aussi une d^esse parliculi&re qui presi- 
doit k Tnsage des huiles de parfum. 

Upis. Les Lacedemoniens donnoient ce'nom k Diane. 

Ubagus , sumom de Pluton , ah uridine et agendo , 
otolui qui cc^uit 6a dirige le fea. 
' Uraitie, Vune des aeof Musetf. EUe preside k rastron* 
nomie. On la repr^sente sous la figure d'une jeune fiUd 
vi£tae d'nne robe couleur d'azur, couronnee d'^toiles, sou- 
tenant un globe avec les deux mains , et ayant autouv 
d*elle plusieurs instnuneQS de Dnathematiques. 

Uranie fut aussi le nom' de plusieurs nymphes, et un snr- 
n<Mn ckUhn deV^nup. Sous le nom'd'Uranie , c'est-d-dire, 
otfieste , on adoroit Venus, comme la deesse des plaisirs in- 
Aocens de Tesprit ; et on I'appeloit par opposition Venus 
terresfre, ^umI elle itoit Tobjet d*ua culte' in£bne et 

Uraiivp. C'est le x»^mit que Goelus, p^ de Saturne. 
Voy. CcbIus. 

Uriu8| smucim de Jupiter, ^ui r^iid m Pluyius det 
Latins. 

U]tifi$ , Ttts* ou Ton mettoit les oen^s 'des morts Ipr^ 
les avoir brul^. Voy. Dettin, Minox. On s'en servolt aussi 



464 VAN 

quels sont appuy^ les fleuTes , que les artistes repres^teriT 
sous une figure humaine. 

TJrotalt, divinite des Arabes , qui adoroient sous ce 
nom Orus 6u le Soleil. 

Uti^^mne , une des dresses qu*on invoqnoit daos ki *, 
accouchemens. ' 



• VAN 

V ACHB, Voy. /o, Iphianasse, 

Vaccsa, Vacuana ou VACA5A, divinity que les Ro- 
niains adoroient comme d^esse du repos , -principolcment 
les babitans de la campagne. On lui ofirolt des sacrifices, 
particuli^reroent dans le temps que les < travaux dtoient 
finis. Yarron croit que cette ddesse 6toit la mSmc que la 
y ictoire , surtout lorsqu'elle couronne ceux qui surpassent 
les autres en sagesse. 

Vagitaivus , dieu qui prcsidoit aux premiers cris des 
enfans. Voy. Vuticanus. 

Vaisseadx. Voy. Ar^o , Jasoriy Thesee, Vlysse^ 
^neCf etc. 

Valentia , dcesse adoree pac les premiers babitans de 
I'ltalie. C eloit aussi le premier nom de la ville de Rome. 

Vallon sAcre, selon les poeces. C'est I'espace de la 
vallee oil coulent le fleuve Permesse el la fontaine d'Hip- 
pocrene, et oil Ton croyoit que paissoit le cheval Pcgase. 
Ce vullon etoit consacre aux Muses. 

Vallohia , 'deesse des vall«ies. 

Van, instrument pour nettoyer le grain. Cctoit un 
synibole mystique de Bacdius, parce que ceux qui etoient 
iniliesasesmysteresavoicntdu 6tre purifies de leurs vices 
par les epreuves qui pre'ce'doient I'initiation , comme le 
We est separe de la pa\V\c ^dt \^ tac^J^^^ ^w nwi. Q>tv ^w^^ 



VEN '465 

m)U aussi ce symbole u Orus, commc au 'dieu du labou-, 
rage. Virg. Serv. Hist, du del. 

Vatic A,NUs , dicuqui rendoit des oracles dans iin champ 
proche de Rome. H y en a qui croient que c'est le meme 
que Yagltanus, et qu'il est ainsi nomme, parce que la 
premiere syllabe de son nom, va qu ua, est le cri des eu-^ 
funs qui viennent de naitre. 

VAUTOcn. Voy.E jyp/us, Tithlus. On peut voir aussi 
Promethee , selon la fausse opinion qui lui donne at 
oise:^u au lieu d'uQ aigle. 

Vedics , Vejovis ou Vejdpiteh , une des divihiteli 
malfaisantes que les Romains honoroicnt , non par au- 
cune esp^ance d'en recevoir du bien, mais pour ddtour- 
ner les maux qu'ils en apprehendoienL On le repr^entoit 
arroe de fieches. On croit que c*est Pluton. 

Yelleda , fameuse devineresse qui regna dans la G er^ 
manie, ou ellc fut depuis rev^e comme une divinite. 
Les Germains donnferent son nom aux femmes qui parmi 
eux predisoient Tavenir. 

YERATnix DEA, c'est-a-diie la diesse, chasseuse, C'est 
Diane. 

Yenilie, nymphe, fenune de Faimus et m§re de 
Tumus. Qnelques-uns ont dit qu*elle £toit femme do 
Neptune , et la m^me que Salada. 

YEirrs , divinites podtiques , enfans du Ciel et de laf 
Terre, ou, selon d'autres, d'Astreus et d'Herib^e. l^ole 
^toit leur roi , ct les tenoit enchain^ dans des cavemes. 
Il y en avoit quatre principaux; savoir, Eurus, Auster , 
Aquilon et Favonius : les autres ^toient Euronotus, 
Yultume , Subsolanus , Caccias; Cbaunis ou Corns , AfH- 
cus , Libonotus , etc. 

Yebulus, un des principaux d*eiitre les Latins, d^ 
manda en rain du secottrs k Dl^iCEu^*^ «Q>\i\x^ V.^ 
Trojreas, 



466 YEN 

yiws I antrt inent Cmis, fills du Ciel et de la Tern, 
oo, leloa qnelqiiflt-iins, de la Mer. Oa dit encore ({w 
Satiime fut Tautejur de la naiasuice, et qu'elle fat fo^ 
mee de recuine de la mer (voy. Saturne), qoojqoe 
d autres yeuilleot qu'ella toit fille de Jupiter et de Dione. 
U y a eu pjusienrs Venus , et il est vraisemblable (jae 
toutes les debauches qu'on n'attribue qu'k une seuie 
£^oient de plusieurs fenunes St qui on donnoit ce nom. 
<^Uoi qu*il en soil , on conte qu'aussitdt apr^ sa nais- 
•ance , les Heurc^ Teroporti^rent avec pompe dans le ciel, 
A>u tous les dieux la trouv^nt si helle , qi|' ils ToulnreDt 
r^pouser , ct la nomxndrent d^esse de Tamonr. Yulcab 
r6pousa, parce qu'il avoit forg^ des foudres k Jupiter 
centre les geans. Cctte dccsae ue pouvant sooflfrir son 
mari , k cause de sa laideur , eut une infinite de oourti- 
sans , entre autrea le dieu Mars. Vulcain Tayant surpdse 
avecce dieu, eotoura I'endroit d'une petite grille impef 
ci*ptiblet et appela ensuite tons les dieux, qui se moqad- 
rent de lui. Kile ^pousa aussi Anchise, prince trojen, 
dunt elle cut l^nee , pour qui ellc fit faire des armes par 
Vulcain f lorsque ce prince alia fonder un nouvel empire 
en Italie. Ellc aima Adonis. On dit qu'elle eut Cupidon 
du dicii Mars. Cetto deesse avoit une ceinture qui inspi-. 
roit si infailliblement de la te^dresse , que Junoji la lui 
eniprunta pour se faira aimer (fe Jupiter. V^nus ctoit tou-« 
jours accompagnee des Graces ^ des Ris, des Jeux, des 
Plaisirs et d^ Atlraits. Paris, d^vant qui elle se montra 
dans toute sa beaute, lui donna la pomme que Junon et 
P^allas dispute ient avec elle^ct que la Discorde avoit jet^ 
sur la tabic aux noces de Thetis et dc Pelee. Elle pnfsi* 
doit & tous les plaisirs, et ses fiStes se cel6broient par 
tpMtes soites de debauches. On lui butit des temples par- 
tout. Ixs plus superbes etoient ceux d'Amathonte , df 
l*9»boMf di Paphos, de Omde el ^e C>iX)ki^t&,'^V«^N«s<aSNlL 



VER 4B} 

^B U lolombe tai fat consscree , 3 cbDm 'At !■ njtnpli* 
tirktire, ^ui raida b ciieiltir des fleun, a I'Dcranon dr 
n ■gagpure a»M! CupIdoD. Voy. Ferirt^re, On U leppfr- 
KDte oTiIinaireinent Bvra CupidoD, son Gis , uu uii cl^ar 
^uu^ pur des pig^DB , OIL par dea cv^tih ■ c^ pti' <^ 
auHDcaux, el quolcperois moi^l^ 9ur un boOc if u'j ■ 
rtBD de plu tbominabla qiie toute* In ddiaaihis que 
\a peelea rBcootent de eette iaQme deesie. Onil.ilj'jin. 
JValalii Come, , etc. Voy. lacifer. 

Tebge. Voy. MfTCare, Btltoat, Caiucet. 

Tergiuei, Im miinet rjoe les Pl^dei. 

TiBTii, divinity aiygotique, fillc de Sliiinie «l injtc 
da !■ Verio. On la nprtente soua )a figure d'iui« ttuaat, 
ayadl un air majntaem, el halnllee umpkioeat 

VEBjncODiiHiios , no de> dieui 3e» Gaaloii. 

Teueac. C'eM I'un des douu unites do ZodiaqOt. 
C^it, dit-on, GBDjm^, que Juphcr pla{a ra del. 
Lh Latint le nonmieiit Aifuariia. 

Veriicohdie, tumom deT^iu< <jii> a le nAme aeiM 
que celui d'ApoKtrophic. Voy. Afosttoj^ie. 

Tebtc, diviniU all^olique , fiUe de ]« ytrhi. On Ta 
repi^nle toui la GguTe d'une Uiaiax I'imple, vitue de 
blanc, Isaiae lut nnc piene canie. £t kttiqD'oti la eon- 
sidire conime I* Foice, on la repreienle «Da« la figure 
d'nn vieilUrd gtere, tensoten n mnn oneBiauae. 

TEaTDHUE, dieu des jardini et des ver|;ers, pi&idoil 
k laulOTnne, <[, iclon d'antres, aui perseea Imniainea 
et an cbangemcnt. 11 ponvrnt pnndre Umta sorln de 
^D»9. Ili'allactia fort I Pomoue , at prlt la ^pin d'uM 
vieiUe pour lui eoDwiiW d'ainier. L'ayant peraoadie, il 
H Donuna. Lnmfu'ili fuieot dans nn dge Kvad, il •> 
tajeoQit av«c «Ue , ct na Tlola ymaai la Ibi qCil Tai axrrx 
gromae. 11 j aroJe u moii HaOAsn iiBi ^kM» <n wn 



468 ' ■*■"■ .„V;V.. • 

Gcmiiiie ee dien ^tnit tdoiri koiift miUe formed, H 
dit m> phaid', dii Veiliiniu, les 'dieux Vertan 
rommiB id n'dftf 3 y eAt en «iilaot ide Yertanmes 
ce dieu prcnoit de %iiieft diflBi.amw Docier. 

TEpTAGTOB 9 tm des diefu des IdlRNiiears. 

yum ou Yesp^i^o, 1e ibAdm qa'Hesper. Yo/. 
,ei/er^2foclHntuf; 

..Yis^fLa phifArt del adMtn dotment oe no 
Cjhm^ pnoe qn'elle dtoit, oomine Yetta, la d^ess 
fba. tl 7 en a beaacoup qpii cnuebt quH y. a ea < 
YelAi^ rone, femrae de Gooliis, el Vaiitie, feinme di 
turne. Si r<m tegnde (^yliiMe tsommo ddcme ^u fee 
TappeDe Yeeta. U WeppntenoH qja^k da vierges d 
Idb^ ics myatdres, et leui* iiiik[iifl Mun ^toit de o 
mais luMer ^idndie le fea^daos set temples. Qi 
ellea le laiaaotent tftemdre, ou ^and elles manquoi 
leur Yceu de TirgiDitS, elles itoient condamndes a 
cDiieiT^ toutea vivesw 

Yestales. G'^toient des fiiles qm se oonsacroiei 
culte *de la dccsse Vesta. Voy. Vesta. 

Yestalies , f(^tcs roinaiDss eii FLoDiieur de YesU 
faisoit ce jom-^Ui des fcstios daus les rues , ct Tod ch( 
soil des mets que Ton portoit aux Yestales poii 
oCtir h la d'esse. CVtoii la fdie des boulangers. 
. Veuve, Voy. Chera. 

ViALES , divinites qui presidoient aux grands chel 
Mcrcure y tcnoit Ic premier rang, et on leur saoi 
des pourceau^ • 

ViBiLiE , d^esse des voyageurs , qui Vinvoquoieiit 
tout quand ils s*^toicnt cgarcs de leur chemin. 

VtCA-PoTA , doessc qui pfccsidoit k la victoire. 

YiGES. Les Grecs el ks Romains en avoicnt iai 
dieux. 

ViCTA , dtes&c d!» Vwtft*. 



via 463 

ViCTTUEs. Od uonunoit victunu Ou hoslia ki ini- 
III qu^on ^gorgeojt en I'honneur dn diem. QdjV^ m 
lime elail i^at^te, oa b bnlloil qnclqnsfoil bnu 
i^, el e'en ce ^'on Bomineil boIocuDile; mail 
inaicemettt les MCiiEciiteun sn rfgemlent la plo* 
iide paclie, gardoimt I1 PKitkon pour eiix, et dcMh 
ent ie role k eeui qui fiiioient let frail dvHcriGce. 
ViCTontE ou Hici, ilivinii^ all^riqna •ja'oa dil 
; Glle de la d^eisa S171 et da g^n) Pillaa. On I1 re- 
lente iDiu la Bgnrti d'une jeaoe Glle (aaJDun gaie, 
«do ailOilenanld'uoe main une counmne d'diT[n 
de lanrrer , el de I'autre aoa brincbe de pabnier. Va 
tiaieia oe donnaient poiut d'aile« i leur ddeMt Vic- 
■e , commt pour I'einpscheT de I'jioignef d'eui. 
ViCTOn, c'e>t-^-dira, wainqueur. Jupiicr n<HI Kara 
Dom dm templei ei dea fi!ie« panindUrM. C'Aoit 
>i un winuiia d'Hereule. 
Vicinii, c'uL-ii-dire , vtclannue ; ninion da 



l''iEnGE. Voj. Aitrii, ftariai, Erijea 

ileurs BTtc ane cm™ d'abondince, »oj. Agt SOr, 

davES. Va;. Baechaniti, Ponwnc, AUithae, SrUn*, 

fntlnstis, sitmom de Japiler, pru de> mleb gm la) 

f iBjIus , fi>lt4 ronuinei. On l« c^ldxait Cn I'hoiYi 



<nn«iir de Jupiter, lor«q«'oB 
ITiBCTBu, J» iH^nie que Vift'i 



47© vol 

VlOAOV, Ltia«u Ldth. Yoj. OtfJiee, Apollon, i* 
phhnf Avion, £rQlOj Luiiic, Uereure. 

TiBAoo , c'Mt-k-dize, fsmwte tpii m \e courMje ^n 
"komme; fiiriioin de Diane et'ck Minerve. Virgile te donn 
auMi k Jutnrne. 

ViVMVt. Hippolyie Ait aiosi appele, quMid Diaah 
par U seooocs d^Etculape, lui eiU ttmin la vie. 

Ce fiu auMi le nojn.d'un fib d*lii|^Ijte, ^w doBU 
da aeooun k Tumus contre les Troyeoii. 

VinoiBAc, tcmpk' do Pallas, ou il n*ctok pemif 
qii*aiix seoles fiilea d'cotrrr , ot dans leq«el oo n'lnmoltii 
que des yictnnes fcmeUes qui o'eoaseiit poim CBObpe ei 
de petita. 

YiRGnESsis, one des deeases qui pv^aidoienl an ww 
riage. G'^toit un aumom de Uiaoe. 

YniPLACA, d^esae qui prasidoit aa racoonunodeaeiil 
des maris avM leurs feroines , quand il j avoit des lxoiiil> 
leries dans le m^na^ 

YiTisATon, c'est-d-dire, (jui plantt la vi<^ne^ od 3cf 
suFDoms de Bacchus el de Sntume. 

YiTiux , c'est-^^dire , qui noue , qui fiit des n€euis ; 
iurnom de Y^nus. 

YiTULA, dcessede la joie. selon qaelquet>un9. D*aatfct 
disent qu eile presidoit aux alimens qui servent k I'en- 
tretien de la vie. Il y eo a qui pr^teudent que ce a'^loit 
qu'un suniom de la Victoire. 

ViTt'ii!<us ou Yttunvs, dieuqui presidoit auxpremien 
isstiDS de la vie , et it aa cwiscrvation. 

VoiE LACT^E. On appelle ain<ii cette suite de tacfiet 
hlfinches qu'oo voit au cicl pendant la iiuit dans un temps 
sciein. On coote qu cllcs vicuiient dune goutte de lait 
qu<* Juuou repanilit Icirs|ire!Ie repoussa HMitule, qua 
Jupiter avoit approclie d'elU ^ur lui doimer rimmurta- 
J/t9. Yoy, Hercule^ 



VUL 47< 

VoiLE.'Voy. Pyrame, 

YoLCENS on VoLsCENs^ un des capltaines de I'arm^e 
de Turnus. Il fut tue par Nisus. 

y OLTOMBA , YoLTtniaA ou y«iiTmiu , dcesae ipnti" 
cali^rexnsni T&r4t^ par les i^ltnis^p&es. G'etoift daM torn 
temple qu'ils s'assembloient pour les affaires d't^ML 

Voltubrales el VoiiTU^BrE. Voy. Vulturne, 
. YOlitmba tt YoLLMSus , dku et d^esse de la boime 
volonte. On les invoqaoit dans les ceremonies dumariage, 

T01.UPIE ec y<xuc¥tk , d^esaes^ini^liMS qui ff^idoient 
ftuz debilaches. 

YoixTxuUk ou YocuTiHA f damn de ia raemie paiUe 
qui enveloppe le grain. 

YuLCAii* , diea du feu , tils de' Jupiter tet de ^unon. 
Comme il etoit extrfimeaietiirlfiid.ei maliait, apssitdt qu'il 
fut n^, Jupiter lui donna un coup de pied) et le jeta du 
haut en bas du dd. 'Uuhwinse <iafsa'la jambe eutombant; 
96 qui le rendit boiteub U epousa Y^BttS. II ibumissoit 
des Ibudres it Jupiter, el tenoit seO Ibiges dans les iles de 
Xypare, de Lemnos el au food du nxmt Etna, Les Gy- 
elopei, /ses ftMrgetoos, qui n'avoi<^ qu'un oeil au milieu 
du front , traTailloient ooolinueUement sons luL Yoy^ 
Venus, Jufwn. Ovid. Virjf., etc, 

Yuu:ahalb6 ou Yin<GA*iBS, filies en rhonneur de 
Yulcain. 

YuLTUiuiA. Yoy. Voltumna. 

YuLTUBSE ou VoLTXJtmEy Tint qu*on croit 6tre le m^me 
qu'Euriis. C'etoit aussi le nom d'un dieu adore il Borne | 
en rhouneur de qui il y avoit des filtes qu'oii oommojl 
YuUuniales. Ou rroil )ue o'est le nlmt que Xib^ruMU. 



47a YEU 

WO 

tV ODXS ^ GoDAH, np 3e8 dieux 'des an< 
maini. Qnclqiieft-am ont era qne c'^toit le i 

' XDT 

X A«THO f njmplie , fijUe de VOc^m et de T^t 
Xahthus oa Xahthb, fleuTe de laTroade. I 

•¥ec Scanuindre et Simoia k la detcente des C 

iin d^bordement de ses eanx. 

Un des cheraiix d'Achille s'appeloit Xantha 
Xehiub. Japiter ^tok adoi^ sous oe nomy co 

de l*ho8pitaliti£. 

Xi&aoDiCE , fille de Blinos et de Pasipha^. 
XiSlTHiivs ott XxsvTHBUs , ayant itk avert 

turne d'un deluge qui devoit inooder toute la 

construire un grand vaissean , par le moyen du 

fut garanti avec sa familie. Quand il sortit de ce 

U disparut et fut mis au nombre des dieux. 
XuTHUS, fils d'Hellen , epousa une fille d'£rec 

laquelle il eut Ion et Acba^us, dont i'un donns 

h rionie , et I'autre k I'Acbaie. 

YEU 

V EUS. Un bomme qui a des yeux par tout 
voy. Argui. Qui a trois yeux, voy. Trioculus 
qu'un ceil, voy, Polyphemej Cyclopes. Tro 
Sttns yeux, et dont I'une tient un ceil h la tS' 
Grees, Gorqones. Y\\\& vj^t ^esr «aV» \«bk^C« 
¥Qy, Jienpmmee. 



4;3 



ZET 

Zacois, mi 'Jo prineei ipii vinrent au Mcaan de 
Persis : il (ill tud par Argus , fiU de Pbrjnu. 

Ztcaini, minoni da SacchoJ. 

Zaholiu, dio^ple dc P^^agoie et Upslatmr de* 
TbrBOU, qni Ini itudireDt aprte u mort de> hoancun 
divltu. 
' ZA9. Toy. Zeat, 

ZatraMAS on Zai. Vo^. Zaa. 

ZAiiCLi,.iDOt grtc qui ugniGe /aux on /iiuciUe. Ca 
nom>tat itmai k litScilc, parce qu'on croyoit qua la 
&UI de SatDIIKy aroit ete tronvie. Aitui, Cltoryhiu 
Zanclza, dans Ovide.iignifie que te gouSndeChaiybda 
•91 vera Ici colea de la Sicile. 

ZatakA) , nn dei dieux de* Syriena. 

ZtLi*, habitant de Cyiiqiu, qoi £it Iii^ par PaUai. 

Zeit. Toy, Zeiu. 

ZioMiiDCB, c'eat-i-dire, iita noir. Lea VaadaM 
■ppetoieDE ainri le mauvaia g^nie, auquel ill oSroieut dCi 
Mecifca pmi d^tonrner aa colitc 

ZiFBTBE, Teot d'oce'ident, at ran dei qnatre [viifci- 
paui. II ^loit fill d'^leetd' Aurora, MlonqnetqiUa-DDi. 
11 aouffle avee tacl de ^oacwar, el a wpendaut teat de 
puiuaoce , qn'il rend la vie aux orbm et am &uita. II 
eponf a la deeia« Flore , dont il eul plunaun en£uLB, On 
Ic rcpresenie loua 1b. figan d'nn Jeaiia hamms ajant on 

ZipflTRiTi9, Flore, feinine de Zepliyre. 
Z^RABTHtOH ou ZtavHTHE , BQIre juneux dans la 
Tbrnce, consaorf i Hecate. On lenoit "i taci&w -v*** 



ii 
I 



57H b\j±j 

iM iDnMoniiii ZtrjtifU*. 

ZtiiVTKii , mroom de yjmu. 

Zb. Toj. Zou. 

Zfite OB Zinii , fib d* BorA 
arCdui. V^. Cakk. 

Zlm>oaZim, fibdaln^ 
qM l-TVH, ni da XUn, «H < 







mntliriKdnB, diCMnuad'Ai 
ldIsT«rkdMba^pn.C«iietti.)e 
diM U loilB d> ryMoira <la lenr B 
Lh (pun* d'm tMvMa fiuisnx, t\ 
ill ua u (gnltUniit junaii. On dit i 
faibakn, Ampbiuo dns U faunq 

Zedi, Dom que In Grea doon 

■ppdnient mui Zd , Zar, Zb, Zl 

Ziini on Zmo , njnphc , 611 

ZmxiDK , laniDiD de Junon loi 
nd tnoplg i, Ai^oc, en meiDoire t 
d(> bopii 1 U diamie poau hboni 

ZtDxiPTi, Gla d .Apollou et de la 

ZmciiB on lioiKiiii , c'cMi-Mii 
•ninotn d« Cerin. 

ZOSIAOGK. C't»i «* w?«« 4' 



475 



e \ti doUM 



ZIM 

toon pcDilaut rinii^, el qui eat dir 

ou sout dauiB comtcUuliDO* i(U*oi 

signea du Zodiaqne, et dom voici les oonu ; le BelJer, 1b 

Taaresu,lesti^eBUi,r£:creviBK, leLIoa, In Vierge, h 

BnUnce, ie Scorpion, le Sagiiuira , le Gipricotoe, le 

iVeiseau n lea Poisaons. Voj, ces ilguci chacnii niu »ii 



■/diei) 



It ^ ta c 



.Lion da 

la vie de tous les ■niiuaux. Zooganoa Aoit auui iiii aiir> 
Dom parlicalicr de Jui>iter. 

ZooiATiiiE,c'esl-ii-JIre, nJoralion dis animiux, ido-. 
|£tri^qui fat antrefoia la priiici)iale de I'Egypte. 

ZoROAaiBE, aulcui du calu idoLltre appete SobtiMne. 
Vojr. Saheimut II y a eu deux Zonwitres. Voj. HiiL ane, 
tome I , chap. 4 , art. 4- 

ZoaiiniE , luniom de HiDerre , liti d'nn tneiep mot 
uec qui aigriifia prendre let a-mes, U y avoit atuai Apol- 
lon-iZosteriiu, 

Ztou , nom aona lequel on idonHt JtmoD , cmne - 
deeaae du lieu conjugal. Pindari, 
I. Toy. Thymhrmai. 



7; 






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